Courrier des coeurs : réponse à Cyril

Cette semaine, Cyril nous a posé la question suivante : « Ca fait 3 ans et quelques que je suis avec ma copine et je voudrais
qu’on se marie. Seulement, j’aimerais une demande en mariage originale, un truc dont elle se souviendra qui ne soit ni cheap ni too much. Des idées?
« 

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons :

Petite Cervoise : Oké, moi je donne mon idée que c’est celle que j’aimerais bien qu’on me fasse.

 Benicio del Toro, si tu lis ces lignes, sache que n’importe quelle option m’ira bien.  Bref.
Tu achètes une bague, à sa taille tout pile (prends une de ses bagues pour avoir un modèle).
Pendant qu’elle dort, tu lui passes la bague au doigt (au besoin, s’aider d’un peu de vaseline, pour une fois, tu pourras dire que tu l’as VRAIMENT utilisé sur ta copine).  Le matin, tu la réveilles tendrement avec des petits bisous et de gentilles papouilles sur le cou, les épaules, les bras… les poignets…  et si tu te débrouilles bien, elle dira « haaaaaaaann mais… c’est quoi ?… » en ouvrant les yeux tout ronds et en regardant son doigt décoré.  Et là, tu lui demandes si elle veut bien t’épouser.
Fastoche.
(Si elle répond non, t’es un peu mal car elle peut se barrer avec la bague)
Sous vos applaudissements.

Jane : Le problème de la déclaration, c’est que soit tu fais ça dans les règles de l’art et tu combles le côté princesse de conte de fée de ta moitié, soit tu tentes d’être original et tu prends le risque de te vautrer. Ca ne veut pas dire que tu dois absolument te mettre à genou au restau, tu peux par exemple le faire n’importe où, du moment que c’est un endroit paradisiaque, et qu’il y a un truc genre un coucher de soleil, un dauphin, des pétales de rose (t’es pas non plus obligé de cumuler) Auchan, par exemple, tu oublies, ça marche pas, même un soir devant le rayon fleurs coupées.

Ca te semble niais? Normal, tu es un homme, tu n’es pas chromosomiquement équipé pour comprendre ça. Ok, je suis une femme et j’ai un peu de mal avec le dauphin, donc on va le retirer de la liste.

Ah oui, à éviter aussi: La demande en plein coït (on se marre pas, y en a qui disent des conneries plus grosses qu’eux avec un bon
shoot d’endorphines) Parce qu’on ne peut décemment pas raconter ça à nos copines / notre mère / nos collègues de bureau. Non en fait, je retire ma réponse, je veux juste que petite Cervoise me demande en mariage.

Keira : Je suis d’un genre classique pour les aspirations de demandes.

En plus n’ayant pas envie de me marier ça semblera encore plus ridicule.

Je suis assez fan de la déclaration au coucher de soleil.

Mais surtout pas le coup « au restaurant avec la bague dans le champagne ».

A mon avis c’est une décision très privée qui devrait être prise dans un lieu vide de monde.

Juste au cas où…

Enfin voilà.

Sinon t’as le coup de la balade en barque, mais si elle a le mal de mer, t’es mal barré.

Enzo : Faire une demande de mariage originale, oh comme c’est original comme idée…..
La (vaine) originalité est censée faire oublier que tu fais simplement comme la société t’a conditionné et encouragé ?
Bref, pour moi ça sera « joker » pour cette question Love&Sex histoire de garder mon capital sympathie (si j’en ai). Mais toutes mes félicitations quand même (il parait qu’il faut dire cela, enfin si elle dit oui) !

Lucas : Je ne répondrai pas à cette question car pour moi le mariage est une comédie sociale et je préfère laisser la parole à
Barbara chantant Brassens car il exprime très bien le fonds de ma pensée sur la question.http://www.deezer.com/track/894887

Ella Sykes : – Pour les friqués : Un week end à New York et une belle bague avec un diamant ni trop petit (ça fait mesquin) ni
trop gros (ça fait vulgaire) chez Tiffany (What else?) puis tu l’emmènes faire un tour dans Central Park la nuit, dans les carosses tirés par un pauvre cheval déprimé. Elle NE PEUT PAS dire non.

– Pour les … (Euh) … fauchés (?) : Invites des amis à la maison pour un dîner et mets les dans la confidence, files leur des
pancartes avec chacun un mot formant la phrase (Veux-tu m’épouser ?). Quand elle ira aux toilettes ou dans la cuisine, à la fin du repas genre au dessert, à son retour, tu leur demandes de tous s’aligner de façon à ce que les pancartes forment la phrase (Ouais, j’ai vu ça dans « Mon beau-père et moi », drôle non ce film ?), bien sûr n’oublies pas la bague hein.

– Pour les originaux et les inconscients : Tu peux faire un jeu, un week end, tu fais un jeu de piste avec elle, tu lui laisses des
mots partout dans l’appartement, chaque post-it donnera un indice pour trouver le suivant, etc, et le but est que dans chaque mot tu lui rappelles un souvenir heureux que vous avez partagé, tu peux même faire en sorte qu’un de tes mots soit en fait une vidéo genre photomontage que tu aurais fait avec toutes les photos ou vidéos sur lesquelles vous êtes, puis le dernier mot serait évidemment ta demande en mariage.  Si c’est sa réponse est « oui » dis lui de mettre sa plus belle robe et qu’elle te rejoigne quelque part en ville pour aller dîner ensemble et recevoir sa bague. 

Bonne chance.

Summer : hum, je crois que ce n’est pas l’originalité qui fera qu’elle s’en souviendra toute sa vie mais les sentiments que tu
exprimes à ce moment là, le fait qu’à ce moment précis tu sais que tu as envie de passer toute ta vie avec elle et que tu lui dises etc… Selon moi, il n’y a pas besoin de faire les choses en grand bien au contraire il y aurait plus des clichés et des actes à éviter en fait. Le coup de la bague dans le verre on oublie, de même qu’on oublie le restaurant bondé et toi un genou à terre, comme il a été dit précédemment, il vaut mieux un lieu plus intime et pourquoi pas un lieu qui signifie quelque chose pour vous comme celui de votre rencontre, votre chez vous, celui de votre premier baiser, premier je t’aime etc… bref, y’a le choix. Plus important encore, il y a le moment. Là aussi il faut éviter certains clichés comme la Saint Valentin, son anniversaire, le tiens, à la limite le jour de votre rencontre mais si tu veux faire de ce jour un jour unique autant choisir une autre date. En fait l’originalité réside essentiellement dans ce que tu lui diras et non dans le contexte et ca, ca ne dépends que de toi finalement.

Lucas : Les deux premières propositions de Hell sont déprimantes. Merde, on est là pour lui démontrer qu’on veut faire des
efforts pour elle, qu’on veut être présent, attentif, qu’on veut s »engager à la regarder tous les jours avec les yeux de l’amour, à se géner pour elle et en être content, la rendre heureuse car la voir sereine aura un impact alrededor. Ce serait moi, je ferais alors un truc que j’abhorre et qu’elle adore, un truc énorme montrant mon amour, juste pour lui faire remarquer qu’elle m’a donné envie de faire des efforts pour elle, pour passer dix ans ou une vie à ses cotés.

Tatiana : Ma réponse à moi qui va grandement t’aider : mets toi à pleurer ça va donner un effet émotionnel en plus (pour ça t’as
qu’à essayer de t’épiler les aisselles ou le maillot tu vas voir les larmes vont venir direct). Pour le reste, ben si tu te mets à pleurer t’auras déjà fait 80% du travail. Désolée, je ne peux pas mieux faire. Je n’ai jamais réfléchi à la question car je n’ai jamais souhaité être demandé en mariage. Du coup j’ai du mal à savoir ce qui ferait vraiment plaisir à ta copine.

Nina : Pendant le brossage de dents commun, tu lui dis : « tu sais, j’ai toujours été pudique avec mon brossage de dents mais avec toi, ça ne me gêne pas, veux-tu m’épouser ? » Oh bah quoi, c’est original. Sinon, je vote pour le jeu de piste parce que je crois que c’est ce qui me plairait le plus. Parce que bon, l’idée de mariage ne m’emballe pas des masses alors que jouer, si. Donc jeu de piste. Mais attention, faut pas qu’elle devine pour quoi c’est sinon, ça perd de son charme.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à poser, tu sais où nous trouver.

On arrête de toucher à mes madeleines

Le temps passe et voilà, j’ai déjà 28 ans, je dis des phrases du genre « tu vois, ça fait 14 ans que je mets des tampons, j’ai jamais eu des problèmes », des « ça fait 10 ans que j’ai le bac »… Je grandis et maintenant, je parle parfois en dizaine d’années. Cette année, par exemple, j’ai rempli pour la première fois ma déclaration d’impôts et ça m’a un peu déprimée : cette fois, c’est officiel, je suis grande.


Du coup, je suis très attachée à certains souvenirs, certains endroits, certains détails. Proust avait ses madeleines, moi, j’ai plein de choses. Mais parfois, on se rend compte que la madeleine a un peu moisi et ça me fait un pincement au cœur. Cette année, pour mes vacances, je suis partie avec mes parents dans l’appart familial en bord de mer, celui où j’ai passé toute mon enfance et mes vacances avec Guillaume 1er. En gros, ça faisait 4 ans que je n’y avais pas mis les pieds pour des séjours de plus de 3 heures. Et là, j’ai été déçue, en fait. Pas par les vacances en elles-mêmes mais par le lieu. Avec mes yeux d’adultes, j’ai vu à quel point la station était laide et délabrée, les fissures au sol, le cheap qui m’agresse de toute part. Sans parler du bruit le soir. On habite au dessus d’une place avec bars et resto et le vendredi soir, on a eu droit à deux karaokés. Avec ma mère, on n’en pouvait tellement plus
qu’on a embarqué mon père pour une marche nocturne. Finalement, on s’est posés sur la plage un peu plus loin, au calme. Ca au moins, ça ne change pas.

Autre détail. En juin, je suis allée rendre visite chez ma tante chez qui j’ai passé de longues heures à jouer pendant mon enfance. Là, j’ai soudain remarqué qu’elle avait coupé les branches basses de ses chênes, celles qui nous servait à grimper dedans. Je me souviens comme on pouvait s’éclater dans ses arbres. Et là, mes parents émettent l’idée de vendre leur maison dans quelques années (on parle en dizaine, quand même) pour quelque chose de plus petit et là, j’ai protesté : « ah non, hein ! Vous avez déjà vendu l’appart de mon enfance, vous gardez la maison ! ». Il faut savoir qu’on a beau avoir vendu l’appart de mon enfance depuis 15 ans, j’en rêve encore souvent. Même que quand Vicky est venue chez mes parents en octobre, je l’avais amenée en pèlerinage devant mon ancien immeuble. Première fois que je conduisais dans ce parking où j’ai passé des milliers d’heures (je jouais au
tennis contre un mur, souvent, là) et ça m’a paru petit, finalement, un peu différent. Moisie la madeleine.

En fait, il y a des jours où la vie adulte m’ennuie. Evidemment, c’est plein de défis, tout ça, mais c’est vrai que c’est un peu angoissant. Je me souviens, en terminale, j’avais décidé un matin de ne pas avoir le bac car avoir le bac signifiait partir vivre seule et ce que ça impliquait me filait une trouille monstre. A l’arrivée, ça fait maintenant 10 ans que je vis seule, 3 que je ne rentre plus tous les week-ends chez mes parents. Je remplis même des papiers administratifs, je gère mon argent… Bref, je suis une grande fille. Sauf que je suis encore loin d’avoir tout fait. Parce que là, j’ai toute ma carrière à construire, je suis encore au bas de l’escalier que je veux gravir. Et ma vie privée, c’est pire que tout. Vivre à deux, je l’ai déjà fait, même si c’était officieux mais un jour, je me reproduirai sans doute et là, ce sera le grand saut dans le vide. Comment on fait pour être parent ? Comment je peux être responsable d’un petit être ? Ok, j’ai un chat, je suis techniquement responsable d’un petit être mais ça n’a strictement rien à voir. Un enfant, il faut tout lui inculquer, des valeurs, des
principes, des connaissances… Il faut lui donner tout ce qu’on peut pour qu’il parte bien dans la vie. Sans parler de l’inquiétude quand on a un gosse. Telle que je me connais, j’ai toutes les cartes en main pour être du type mère abusive qui colle trop ses gosses… Bon, ma mère est très anxieuse aussi et on n’a pas trop été étouffés quand même. Ceci dit, j’ai passé la semaine à travailler sur le forum parental de Ioulia qui est en vacances et être parent, ça me paraît hyper stressant. « Mon enfant ne marche pas encore », « mon fils n’arrive pas à marcher », « il ne parle pas, est-ce normal ? ». Déjà que j’angoisse rien qu’à lire ça… Heureusement que Ioulia ne part que 15 jours, j’aurais fait une grossesse nerveuse à force.

Alors face à l’énorme Inconnu avec majuscule qui se dresse devant moi, les souvenirs d’enfance sont un peu mes bulles de réconfort. Alors maintenant, on va arrêter de toucher avec mes madeleines ou je vais me fâcher tout rouge !

Les films pornos rigolos

(Comme je n’ai pas le moral, je fais un article rigolo histoire de se détendre un peu)
 
Hier soir, rencontre entre blogueuses : Nina et Banana sont dans la place ! Pour faire bonne figure, j’ai amené avec moi Gauthier, nouveau parisien. On s’installe dans un bar et on abuse de l’happy hour, nous sirotons nos verres en rigolant. Arrive un moment où nous abordons un thème hautement intellectuels : les films pornos rigolos.
Le sexe, c'est rigolo
 
Extase spatiale
Premier film porno rigolo qui m’a été donné de voir. Août 1999, on se fait une soirée entre filles chez une copine. A 2h du matin, alors que l’on zappe sur le câble, on tombe sur un film porno, un vrai de vrai, avec des gros plans sur les sexes qui s’emboîtent. Il y en a bien, une, prude au possible, qui fait la gueule mais nous, on rigole, et il y a de quoi ! Voici l’histoire : dans un vaisseau spatial en forme d’appareil génital masculin (pénis et testicules), des spationautes doivent se rendre sur la planète Vénus, peuplée d’amazones. Ouais, ces
garces ont volé le pénis de M. Sperme ! Donc pendant la phase d’atterrissage, tout le monde baise joyeusement jusqu’à ce que le capitaine arrive dans la salle de contrôle interrompe le docteur avec une femme (je n’ai pas compris qui elle était). La seule chose dont je me souviens, c’est qu’elle était asiatique et avait des boutons sur les fesses. Le capitaine d’un air renfrogné, fait : « Je ne comprends pas, personne n’est à son poste ! ».
 
Bon, le capitaine embarque le docteur sur la planète Vénus, l’asiatique en profite pour se taper un spationaute qui restait dans le vaisseau. Arrivés sur place, ils trouvent les amazones, des bombasses blondes dévêtues. La chef des amazones a une télécommande magique qui sert à tout. D’abord, elle s’en sert pour montrer une vidéo de M. Sperme qui se tape une amazone : « regardez, quand il jouit, même ses oreilles grandissent ! » Effectivement, on voit les oreilles pointues de M. Sperme qui poussent, qui poussent, qui poussent…
« Ah, rendez-nous le sexe de M. Sperme !
– Non, nous voulons le garder pour nous !
– Non, rendez-le nous !
– Puisque c’est ça, nous allons vous faire mourir de plaisir ! »
Et là, voilà notre amazone qui tape sur sa zapette et le docteur commence à se trémousser. « Ah, ah, aaaaaah !! » gémit-il. Le capitaine est horrifié et là, il sort
LA phrase culte de ce film : « Oh non, c’est horrible ! Il va tâcher son super pantalon de l’espace ! ». Ah oui, là, on sent bien la tension dramatique, tout de
même !
 
Le capitaine ne peut laisser faire ça, il enfile donc l’amazone et lui pique sa télécommande, il sauve le docteur et récupère le sexe de M. Sperme. Bon, évidemment, il y a eu une scène lesbienne entre deux amazones mais je ne me souviens plus comment elle est arrivée dans le film. Ouf ! Le docteur remet donc le sexe de M. Sperme à son propriétaire. Le capitaine, consciencieux, lui demande : « Vous pensez qu’il remarchera ? » Et là, conclusion naze au possible : « je sais pas, il baise tous les 7 ans et je ne serai plus sous contrat, de toute façon ! ».
 
Le film « the ring », version gay
C’est Gauthier qui nous l’a raconté. Deux hommes, deux copains, sont en train de regarder un film quand le téléphone sonne.
« Allo ?
– Dans sept jours, tu seras gay ! »
Le mec raccroche, affolé. Son pote lui demande ce que c’était mais il répond que c’est une erreur. Puis il va dans sa chambre et voit un cercle sur le mur. « Non, je ne suis pas gay ! »
Il retourne voir son pote, il arrive derrière lui, musique angoissante ! Tatatatan ! Il s’approche, la main tendue, les yeux exorbités, il va étrangler son ami ! Et
là… il lui passe la main dans les cheveux !
« Mais que fais-tu ?
– Heu… je sais pas…
– Mais tu es gay !
– Non, je suis pas gay ! »
Donc l’ami, sympa, se propose de tester l’hétérosexualité de son ami. Il fouille dans les cassettes et trouve un film porno hétéro. Avant, il a pris soin de dévêtir son ami, histoire de vérifier son émoi. Donc il met le film, pile sur la scène de lesbienne et l’autre, il réagit pas, tout mou de partout. Alors son ami commence à lui faire un strip tease mais un truc ridicule, style je me caresse les têtons, enfin cheap au possible. Et évidemment, notre ami « non, je ne suis pas gay » se met à bander ! Du coup, je suppose qu’ils ont profité de l’occasion pour…hum… jouer au scrabble !
 
Un autre film gay
Premier samedi du mois, minuit. Avec Guillaume, on décide de regarder le film porno de Canal +, histoire de… Pas de chance pour nous, c’est un film gay. Oui, Canal + en passe un par an, on tombe dessus ! Ceci étant, le début est assez marrant, on regarde.
« Ah, quelle semaine, John !
– A qui le dis-tu, Bill !
– Ça te dirait de venir dans ma maison de campagne ce week-end, John ?
– Oh, bonne idée, Bill ! »
Et les voilà à la campagne, habillés en cow-boy mais des cow-boy chics avec des jeans bleu pétrole moulants, un petit foulard autour du cou… Pour accompagner le tout, il y avait une petite musique country très sympathique composée par M. Bontempi pour ses synthétiseurs. Donc John arrive chez Bill et ce dernier entreprend de lui faire visiter sa ferme, avec 2 garçons de
ferme qui traînent dans une grange. Bon, évidemment, John, c’est pas un campagnard donc il oublie sa belle botte dans une bouse. Du coup, il veut s’asseoir sur un ballot de foin pour s’essuyer mais une poule avait osé pondre là. C’est con une poule, quand ça s’y met ! Alors John, il n’est pas content, il n’arrête pas : « Merde, merde, putain ! ». Le tout avec un doublage synchronisé de façon assez expérimentale dans le style la bouche s’ouvre, la voix arrive trente secondes après. Bon, du coup, Bill ramène John pour qu’il se change et les garçons de ferme en profite pour faire des pompes l’un dans l’autre donc on coupe le film-là.
 
20 ans de plaisirs : le film anniversaire de Canal +
Je pense que c’est le summum du film porno drôle ! C’est très amusant, très bien trouvé, une réussite. Bon, je l’ai pris en cours et je l’ai quitté avant la fin mais j’ai retenu quelques scènes culte (ou cul-te, au choix).
 
L’histoire : un producteur de film cul parle de ses projets avec Katsuni et un autre gars et ils imaginent des scènes du film en question. Souvent, il s’agit de parodies de films connus donc c’est extrêmement drôle.
 
Première scène : l’amour dans le frigo. Alors cette scène est particulièrement chère à mon cœur (si j’ose dire) car elle est directement reliée à un délire que j’avais avec Gauthier durant nos premières années de fac. En effet, à l’époque, nous nous faisions de grandes déclarations du style : « hou, je te prendrai la tête dans le frigo ! ». Et bien dans ce film, il y a une scène comme ça ! En fait, le couple commence à s’amuser avec de la nourriture, la demoiselle caresse le sexe de son ami avec du miel pour la fameuse pipe au miel, ce qui m’a un peu interpellée : le miel, ça colle, bonjour l’épilation post-coïtale quand il s’agira d’enlever le miel des poils… Bref, les voilà partis pour une joyeuse levrette, la
dame la tête entre le lait et le beurre puis il finit par lui éjaculer dessus et la pauvre fille fait : « atchoum ! » Et le monsieur, tout affectueux : « Ben alors ma petite puce, on s’enrhume ?
– Ben oui, faire l’amour dans le frigo, c’est sympa mais c’est froid. »
 
Mais ce n’est pas le pire ! On passe à une scène plus soft : Laurent Weil, le présentateur de l’émission cinéma de Canal se la joue inspecteur dans Basic Instinct, il interroge une superbe blonde glaciale, imperturbable. Arrive le moment clé : la blonde déplie les jambes et là, entre ses deux cuisses… un énorme pénis. Et là, Laurent Weil fait une tête terrible !
 
Il y a aussi Moustic qui passe dans ce film, il joue le rôle d’un mec qui se retrouve dans la peau d’un étalon face à une donzelle pas farouche et très souple.
 
Parfois, il y a des efforts esthétiques : à un moment, y a un monsieur qui dort à côté de sa femme et, au plafond, il voit une nymphette nue en train de se dandiner sur un lit de pétales, c’était très joli comme effet. Bon après, elle descend dans son lit, elle fait : « je suis toujours vierge.
– Ne t’en fais pas, je serai très doux ! »
Et là, il a été très doux, il l’a même pas prise en levrette ! Je n’avais jamais vu de films X où y avait une scène en missionnaire ! Bref, la jeune demoiselle, elle va
vivre une initiation très poussée puisque la dame se réveille après et ils se mélangent tous joyeusement.
 
Mais la scène culte de ce film, la scène que j’ai mimé avec une rare délicatesse hier soir et qui a fait beaucoup rire Banana et Gauthier, la scène Blairwitch ! Alors on voit une fille dans le noir, éclairée par en dessous par une lampe torche. « J’ai peur, j’entends du bruit ! » et là, deux pénis arrivent de chaque côté et la voilà partie dans une double fellation effrénée. Ça donnait à peu près ça : « Hum…hum… J’ai…mmm… slurp… peur ! ». Logique, moi, quand j’ai peur, je taille des pipes, c’est très utile ! Bon, pendant qu’elle s’exécute, des mains étrangères viennent lui tripoter les seins…. « Aaaah, aaah, mmm slurp…que… mmmm… se ahah ! passe-t-il ? slurp hummm ! ». Bon ces messieurs finissent par lui éjaculer joyeusement dessus, je vous raconte pas l’effet avec l’éclairage lampe-torche… Et là, on voit la tente de l’extérieur (oui, ça se passe dans une tente)
et des voix masculines surgissent du néant : « allez, n’aies pas peur, c’était nous !
– Oh, vous êtes trop con, les mecs ! »
 
Le problème des films pornos, c’est qu’il y en a un de drôle (pas toujours volontairement) pour dix de pure baise. Mais quand ils sont drôles, il valent vraiment le coup d’être vus,on peut ensuite en parler en société et mimer une double fellation de façon forcément discrète. Personnellement, je milite pour les films pornos comiques… Pour passer de folles soirées entre amis !