Un petit crush au bureau, ça ne fait pas de mal

(Article à lire comme une réflexion et non comme une confession, je ne suis pas amoureuse d’un de mes collègues. Surtout depuis que le plus choupinou d’entre tous a roucoulé au téléphone avec sa femme à portée de mes oreilles)

flirting-footsie.jpg

Dans la vie, j’ai des principes. Flexibles, ok. Si je reprenais toute la liste des “jamais je ne ferais ça” que j’ai finalement fait… Mais si certains d’entre eux n’avaient au fond aucune incidence sur ma vie, il y en est un qu’il ne faut violer en aucun cas, le fameux “no zob in job”. Pourquoi ? Parce que c’est la galère. Dans le meilleur des cas, vous vivez une folle idylle qui se termine par un concubinage voire, soyons fou, un mariage et des enfants. Un peu comme mes parents mais n’oublions pas que le couple de mes parents est tellement parfait qu’il y a des jours, j’ai du mal à croire que je suis pas dans une sorte de Truman Show. Ce qui serait une explication cohérente à pas mal de choses, finalement… Bref. Ca, c’est le meilleur des cas. Souvent, l’idylle se fane et meurt et là, deuxième effet kiss kool, vous allez passer 8h par jour pendant 5 jours d’affilée avec votre ex sous le nez. Si vraiment, vraiment, vous ne pouvez pas chasser ailleurs, essayez au moins d’éviter de choisir votre tendre moitié dans le même open space, merci.


crm-direction.gif

Donc pas de zob in job, ok. Cependant, même si on conclue pas, est-ce que c’est pas une bonne idée d’avoir un petit crush pour un collègue ? Je m’explique. Imaginons que dans mon open space, il y ait un garçon très charmant que nous appellerons Nicolas, parce qu’il y a toujours un Nicolas dans les open spaces. Donc Nicolas, il est trop charmant et
pas con en plus, c’est un bonheur. Peut-être que Nicolas est fiancé, peut-être pas mais peu importe, on ne veut pas faire notre vie avec, on veut juste flirter un petit peu, l’air de rien. Pourquoi ? D’abord le crush au bureau nous motive à nous lever le matin, c’est quand même pas négligeable. Surtout si, comme moi, le matin, ce n’est pas votre truc. Ensuite, comme on veut quand même que Nicolas se dise “ah, elle ne serait pas ma collègue et je ne serais pas fiancé, ce serait la femme de ma vie” donc on se pomponne. Aucun risque de venir le cheveu douteux, le look alternatif et le maquillage tellement léger qu’en fait, on a carrément oublié de le mettre. Ca peut vous sauver une vie en cas de rendez-vous professionnel impromptu (c’est légèrement du vécu, ça sauf le cheveu douteux, j’ai toujours les cheveux propres). Puis comme on veut bien paraître, on a une bonne raison en plus de se défoncer au travail (les autres étant l’amour de son travail et le salaire).

Motivation-egale-efficacite.gif

Par contre, faut pas croire, ce n’est quand même pas la panacée. Déjà, je ne sais pas vous mais personnellement, les crushes me passent vite. Ca m’amuse un temps puis je me lasse. Or mon open space n’est pas extensible à l’infini et les nouveaux arrivants assez rares donc impossible de crusher tous les 15 jours voire tous les mois avec une nouvelle cible.
C’est de suite moins drôle. Donc il faut arriver à maintenir le flirt sans franchir la ligne rouge ni passer pour une allumeuse. Surtout que si les manoeuvres se voient trop, autant Nicolas saura qu’il ne se passe rien entre vous, autant rien n’est moins sûr pour les autres collègues. Et les potins, Dieu sait que ça circule vite. Sans parler du fait que Nicolas n’est pas non plus obligé de rentrer dans notre jeu “Ecoute Nina, j’ai bien remarqué que tu en pinçais un peu pour moi mais tu sais, je suis marié, j’ai des enfants et je suis fidèle alors tu es mignonne, tu vas jouer ailleurs”. Gloups ! Et là, on en revient un peu à l’histoire de croiser son ex 5 jours sur 7 à raison de 8h par jour minimum. Evidemment, c’est moins pénible qu’un ex mais c’est carrément plus la honte. 

la-honte-mieux-vaut-prevenir-que-guerir.jpg

Ou alors on considère que l’amour de son travail et la carotte du salaire suffisent à être au top de soi même et on s’évite des situations gênantes. Voilà.

Tiens, faudrait que j’écrive un “où trouver l’homme” au bureau…

Quand mes voisins pénètrent mon intimité

Ça fait maintenant un an et demi que j’ai investi cet appart (je crois que pour la crémaillère, c’est mort). Un an et demi que je suis à nouveau la fille au chat qui miaule pour tout le 3e étage. Et je m’amuse parfois à imaginer ce que pensent mes voisins de moi selon les données qu’ils ont. Ou comment je dois passer pour une hétéro refoulée.

megan-fox.jpg

Un dimanche fin de journée, je rentre d’un week-end pro en province et je croise ma voisine, une des seules identifiées (elle et son mari qui savait déjà qui j’étais la première fois que je l’ai identifié ce qui m’a un peu fait flipper). On discute poliment et là, elle me balance l’air de rien : « oui, je vous entends rentrer le soir avec votre petit chat qui miaule et vous qui lui courez après ». Ah…ahah…hum. Il faut savoir que dès que j’ouvre la porte de mon appart, Kenya sort comme une flèche en pioutant comme une débile donc, c’est un fait, mes voisins sont au courant de mes allées et venues.

judas.jpg

Alors je me suis amusée à imaginer ce que pourraient penser mes voisins s’ils observaient les visites chez moi et force est de constater que je sens l’hétéro refoulée à plein nez. Concrètement, pendant ces un an et demie, j’ai très souvent reçu la visite de Vicky qui a même vécu chez moi pendant un mois. Pourtant, pendant cette période de concubinage, si le voisin tend l’oreille, point de bruit de sexe. Contrairement aux fois où j’ai reçu des hommes aux petites heures de la nuit. Mais bon, Vicky est repartie, notre couple lesbien est bel et bien mort et comme elle ne vient plus chez moi, mes voisins doivent imaginer le pire.

rupture-tranquille.jpg

Et dernièrement, il s’est passé un truc. Un matin, le réveil sonne, je retarde au maximum le pénible lever jusqu’au moment où mon retard flirte avec l’indécence. Je finis par m’extirper du lit, attrape Kenya que je trouve bien dissipée pour lui faire un câlin et là, je le trouve face la porte d’entrée ouverte… Alors que je suis nue. Je la claque, éberluée, me demandant comment j’ai pu ne pas la fermer la veille. Je comprends soudain pourquoi durant la séance de « grml grml encore 5 mn », j’entendais aussi distinctement mes voisins. Mais pendant ma douche, j’angoisse. Dans la soirée, je me suis rendue plusieurs fois à la salle de bain, j’aurais vu que la porte était ouverte. Et si je devenais somnambule et que je m’étais baladée à poil une partie de la nuit dans l’immeuble ? Oh mon Dieu ! En fait, j’ai eu la réponse le soir même : j’avais juste mal claqué la porte et un courant d’air l’a ré ouverte.

278_porte_ouverte.jpg

Ceci étant, je note que si je dois un jour me faire assassiner chez moi, j’aimerais que ce ne soit pas dans cet appart. Ben oui, mes voisins sont passés devant ma porte ouverte sans rien faire, j’en conclus donc qu’en cas d’assassinat, mon chat aura eu 3 fois le temps de me manger avant qu’ils ne réagissent. Et je rappelle que mon chat a des tendances anorexiques…