Avec le soleil en capricorne et Pluton en gémeaux

Puisqu’en ce moment, le thème de mes articles est « les marroniers de la nouvelle année », je vous en fais un autre. Non, te plains pas, lecteur, je fais que ce que je veux, c’est moi la chef, ici. Donc comme tu l’auras deviné grâce à mon super titre, je vais te parler des horoscopes annuels.

Comme je suis une fille, je lis un peu des magazines de filles. Et ça ne rate jamais : dans les numéros de fin d’année, j’ai droit à mon horoscope pour l’année qui suit. J’y ai droit aussi dans les magazines télés, d’ailleurs. Bon, allez, je suis détendue du bulbe en cette période de Noël (ou plutôt, j’ai agressé trois nanas dans un magasin car elles voulaient acheter le même truc que moi pour ma maman donc j’ai besoin de me détendre), je vais lire un peu ce que me réservent les astres.

 

« Bélier : Jupiter, planète d’expansion, de succès, de joie, montera haut dans votre ciel. Blablabla, choix, blablabla, bien dans votre vie, blablabla, réussite… A ses côtés, Altaïr attirera sur vous l’amitié de personnages puissants ». Petite dédicace à mon petit Poncho pour la dernière phrase. Bon, ça, c’est l’horoscope de Cosmo, tout ira bien dans le meilleur des mondes. En amour ? Alors, je lis celui des célibataire ou celui des en couple ? Non parce que j’ai bien un homme dans ma vie mais c’est tellement tout neuf que c’est peut-être un peu abusé de dire que je suis déjà en couple… Bon, quoi qu’il en soit, c’est une bonne année, regardez : « C’est une année idéale pour tomber amoureuse, s’installer en ménage, fonder une famille… ». Ce qui est bien, c’est que si mon mec lit mon horoscope, je vais pas DU TOUT lui foutre la trouille. N’empêche que dans les trois signes qui vont bien avec moi, y a celui de mon chéri, nananère ! Dans Voici aussi, d’ailleurs, ils m’ont dit que l’homme qui allait me faire craquer, cette année, il allait être de ce signe-là. Oui, chez ma mère, y a Voici et je le lis !

 

Alors, mes mois fétiches de l’année : mai, septembre et novembre. Et en attendant, j’hiberne ? Non parce que mai, c’est un peu loin, quand même… Bon, jetons un œil à l’horoscope de mon mec, pour voir. En plus, ça tombe bien, c’est aussi celui de mon ascendant, ça peut toujours servir. Bon, alors, amours, ils disent quoi ? « Jupiter attirera vers vous un nouveau style de relations, positif et enthousiaste. Un garçon [oui, c’est un magasine pour fille, alors, on va remplacer par fille] entreprenante (au moral) et « pas désagréable » (au physique) réchauffera le cœur de l’hiver (février) ». Alors je tiens à te dire, horoscope de mes deux, que si tu parles de moi, là, je suis quand même mieux que
« pas désagréable ! ». Ah, l’horoscope dit que son signe va bien avec le mien, hihihi ! « Bélier : Ecoutez le parler de son sport préféré, sa voix virile vous fera chavirer ». Bon, déjà, ma voix, elle est pas virile, je suis une fille. Par contre, parler de sport préféré, vu ce que je fais comme sport, ça doit pas être de moi dont on parle, là… Bref, je continue « En échange partagez avec lui elle vos découvertes en matière d’art, de cinéma ou de littérature. Et préparez vous pour le 7e ciel, vous y ferez de fréquents séjours ». Hihihi ! Bon, là, ça me va, on va dire que c’est moi !

 

Bon, plus sérieusement, ça m’amuse de lire ça même si j’avoue que je l’oublie quasiment deux minutes après l’avoir lu. J’ai dû en lire une dizaine et je sais pas si vous avez remarqué mais ils sont toujours super positifs. Genre, chaque année, c’est l’année de la réussite pour tout le monde. Des fois, je me dis que je devrais les garder, ces magazines, et les relire un an plus tard, juste pour voir. Par exemple, en 2006, mes mois les mieux ont été avril… Et c’est à peu près tout ! Bon, après, j’ai eu des mois sympas aussi genre septembre, novembre… Bah, tiens, on retrouve à peu près les mois qui devraient me réussir cette année ! Ca voudrait dire que mon horoscope a un an de retard ?? Ben, merde alors ! Bon, c’est vrai qu’à la fin décembre, quand on déprime parce qu’on a pris deux kilos à force de bouffer, qu’il fait froid et que le brouillard n’a même pas la décence de se lever (enfoiré !), ça fait du bien de savoir qu’on se dirige vers des jours meilleurs. Bon, l’année 2007 a commencé de façon particulièrement merdique, pire que 2006, je crois mais je préfère penser que c’est un relent de 2006 ou juste que je concentre tous les trucs sur la première semaine pour que le reste de l’année soit meilleure… Parce qu’en ce jour du 07 janvier 2007, je le répète (notez l’allitération en « ette », l’ado qui sommeille en moi se réveille !) : 2007 sera mon année. Non mais !

Premier baiser

L’autre jour, je lisais le blog de lapinmalin qui évoquait la difficulté du premier baiser, ce que je ne peux qu’approuver. Qu’il est donc dur de se lancer, d’approcher ses lèvres de celles de l’autre en espérant qu’il ne se dérobe pas… Parce que franchement, le frisson d’excitation qui se transforme en frisson d’effroi, bof !

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Si je fais la liste de mes premiers baisers, on peut les classer en trois catégories : le baiser dont monsieur a pris l’initiative, le baiser simultané et le baiser dont j’ai pris l’initiative. Ben en gros, si on cumule les deux dernières catégories, on arrive à… 3 premiers baisers. C’est nul. Bon, quand même, dans le lot, y a
Guillaume 1er, c’est un peu moi qui me suis jetée sur lui mais d’un autre côté, quand on le connaît, j’ai bien fait car on serait encore en train de moisir sur le canapé. Et puis y a eu Alex, aussi, seul cas de baiser simultané, sur le quai de la gare. Pour le reste, je n’ai rien fait, si ce n’est envoyer des signes autorisant le monsieur à m’embrasser. Mais c’est pas toujours facile d’envoyer des signes, il paraît même que les miens sont plus que flous. Cet été, j’ai flirté avec un mec maqué, comme je l’ai déjà raconté (oui, c’est mal, blabla). On se retrouve
dans un café, on boit un verre puis il me propose d’aller chez moi pour fumer une cigarette qui fait rire. Une fois la substance fumée, je m’arrête de parler et le regarde droit dans les yeux, genre « si tu veux y aller, là, c’est le moment ». Et là, il m’annonce qu’il a très envie de m’embrasser, je lui réponds que j’attends que ça ! Bon, bref, on en rediscute quelques temps après et il m’avoue qu’il pensait que je n’étais pas du tout intéressée vu que par moment, je fuyais son regard (alors qu’en fait, je ne quittais son regard que pour boire mon coca).

Parce qu’il y a deux façons de provoquer un baiser, selon moi. Se jeter sur l’homme et lui envoyer des signaux. Moi, j’use et j’abuse de la deuxième

technique et vu les résultats, elle marche plutôt bien (si le monsieur est intéressé, hein !). Je m’applique à regarder l monsieur dans les yeux (sauf quand je bois mon coca), à pousser des petits soupirs, à caresser mes cheveux et tout ça. En gros, l’air de rien, je dis : « tu vois, là, si tu m’embrasses, je te laisserai faire ».

Mais bon, y a des fois où il faut brusquer les choses parce que tous les mecs ne font pas le premier pas. On ne peut pas le leur reprocher. Après tout, vive l’égalité des sexes. Bon, moi, très franchement, je sais jamais brusquer les choses. D’abord parce que ce n’est pas toujours facile de savoir si le monsieur est motivé ou pas et je préfère que ce soit lui qui se prenne un râteau que moi. Oui, j’ai une réputation à tenir, moi, je peux pas trop me prendre de râteau. Déjà que je vomis devant un mec choupi, hein ! Quoi qu’un bon vieux râteau, ça fait toujours un article rigolo. Bon, bref, maintenant, faudrait que je prenne un peu le taureau par les cornes et embrasser un mec si j’en ai envie. C’est pas
compliqué je m’approche, je tends les lèvres et je vois. Sauf que bon, vu ma taille, faudra qu’on soit assis sinon, on n’y arrivera pas. Enfin, la dernière fois que j’ai voulu prendre l’initiative, c’état avec Cyril et il m’a devancé, finalement.        

 

Mais, déjà, avant se de lancer, il faut sentir le bon moment. Et alors là, bonjour l’angoisse. Non mais c’est vrai, comment savoir que c’est le moment et surtout que ça l’est pas. Petite mise en situation (ça faisait longtemps, hein ?). Bon, je suis avec Sergueï, le divin voisin molto bono, on discute sur le canapé après une
délicieuse soirée, mon regard navigue de ses yeux de braises à sa bouche sensuelle, je suis tellement collée à lui que pour être plus près, je dois lui grimper dessus mais il réagit pas. Bon, ok, c’est à moi d’agir. Bon, il est en train de me parler de sa Slavie natale (je sais, c’est pas un pays mais le slave, je trouve ça sex comme langue et les mecs qui vont avec aussi), je n’écoute
que d’une oreille, pensant que j’ai très envie de lui, qu’il est beauuuuuuuuuuuuu et que je me demande s’il parle slave quand il fait l’amour et rien que d’y penser, je suis en train de dévaster ma culotte. Bon, alors, il va falloir que je me lance. Bon, il arrête de parler oui ? Il voit pas que je lui souris niaisement et que je préfère parler de sa Slavie plus tard ? Ohlala, il est passionné, dis donc. Bon, alors, soit je lui saute dessus et l’embrasse pour lui clouer le bec, soit j’attends une ouverture. La première tactique est risquée mais ça peut marcher, Reno
l’avait fait avec moi mais bon, le monsieur n’est pas obligé d’apprécier que je le coupe pendant son exposé touristique. Et puis faut pas se rater à se jeter sur quelqu’un. Non parce qu’imagine, lecteur, je me penche pour l’embrasser (enfin, moi, je me penche pas, je lève la tête pour mais t’as compris) et là, il tourne la tête et pif, ça tombe sur la joue et c’est un peu ridicule. Au mieux, il rit et ça passe, au pire, tout le monde est gêné et je déménage.

 

Alors attendons une pause. S’il en fait une. Non parce que la situation géopolitique de la Slavie, ça m’intéresse mais pas à ce moment-là. Et s’il ne
s’arrêtait jamais. Donc je ne fais rien et la soirée se termine sans baiser. Et s’il le faut, Sergueï repartira en Slavie ou il se trouvera une nana plus entreprenante et là, je m’en voudrai à mort de pas l’avoir embrassé… Car après tout, ne vaut-il mieux pas un bon vieux râteau qu’un « mais s’il le faut, lui aussi, il voulait que je l’embrasse ! » qui va me turlupiner longtemps.

 

Bon, allez, la prochaine fois, je me jette à l’eau. Si le monsieur m’en laisse le temps !