Je m’en foot plus du tout

Dans la vie, on change, on évolue. Par exemple, depuis que j’ai 30 ans, je prends des couleurs dès que je fais coucou au soleil, révolution. Mais surtout, depuis que j’ai 30 ans… Je regarde le foot. Un peu. Mais quand même, quelle évolution depuis le dernier Mondial.

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Bon, ok, mon soudain intérêt pour le foot est malsain, un besoin glauque de mater l’agonie en direct, celle de pas mal de bouffons surpayés et de leurs compagnons d’infortune. Celle d’un entraîneur qui préfère répondre aux questions sur les mauvaises performances de son équipe par un « ah, vous aimez le sang, vous, les journalistes ! » Ce en quoi il n’a pas tort, Aimé Jacquet est passé de paria à héros national en un Mondial. Domenech restera le sourcilleux qui demande sa fiancée en épousailles pour ne pas parler de la mauvaise performance des Bleus à l’Euro et qui ne serre pas la main de son adversaire parce qu’il a dit du mal de son équipe. Comme tout le monde…

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Alors on s’agite, on titre et surtitre sur les insultes d’Anelka, la taupe, Evra qui s’engueule avec un préparateur physique, la grève des joueurs, le jeu individuel de ce qu’on ne peut plus appeler une équipe. On saupoudre ça de propos limite racistes sur les clans de couleur, on déifie le petit Gourcuff qui est mignon, poli mais esseulé (et blanc). Bref, la France black blanc beur, on a bien zappé. Tout comme la réforme des retraites…

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Et pourtant, j’ai zieuté France Afrique du sud et de mon plein gré en plus. Et là, je me suis éclatée. Non à cause de la débâcle française mais grâce aux commentateurs. J’avais mon amour inconditionnel de ces professionnels de l’emphase, de la dramatisation, du parisianisme mais surtout, surtout, du retournage de veste. Parce que mardi, Larqué aurait mérité la médaille d’or olympique de la discipline. Quand il a vu les performances de son équipe, il a commencé à saluer les performances du goal Joseph et des joueurs dont Tshabalala (oui, j’ai retenu son nom parce que je le trouve magique), Pinard (pourquoi il joue pas en France, lui ?), Kiabi et je sais plus qui. A la fin, son léchage de cul pro-Bafana Bafana en devient limite gênant surtout qu’il fayote auprès d’Arsène Wenger qui aurait acheté un joueur Sud-Africain genre « mais quel bel achat Arsène, huhuhu ». En même temps, il tire à boulets rouges sur l’équipe de France qui est indigne de nous représenter et je ne sais plus quoi. Des fois, je me dis que je devrais enregistrer les commentateurs sportifs pour en faire une analyse de texte. Car Larqué a réagi en la matière comme le Français lambda, déçu de son équipe. Ce qui est à la limite légitime, on a vraiment été ridicule (mais faudrait pas oublier qu’il y a bien plus dramatique dans la vie…) mais quand même, il me semble qu’en temps que professionnel, le commentateur sportif se doit d’être objectif. Je sais, ahahah.

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Bref, je pourrais me désoler de la débâcle, mais en fait, je m’en fous. Il y a des défaites qui font du bien, je pense que si on pouvait dégonfler quelques chevilles (pas pratique pour courir) et quelques salaires, on ne s’en porterait que mieux mais au fond, peu importe. Je ne commenterai pas le racisme latent de toute cette histoire et le plaisir manifeste qu’ont certains à souligner que l’équipe est trop noire et que Gourcuff, il est mis de côté car il est blanc. Notons au passage que le principal anti-Gourcuff serait Ribéry, un mec très noir, donc. Bref, je préfère ne pas aborder ce chapitre là, hautement casse-gueule même si ça ne me laisse pas indifférente. Non moi, je ne garde que ce qui m’intéresse : les commentateurs sportifs. Rien que pour ça, j’ai envie de continuer à regarder, à noter toutes les preuves manifestes de subjectivité, les retournements de veste en triple lutz piqué, la mauvaise foi, tout
ça…

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(c) Guillaume de Trimtab, un gars qu’il est bien

Dans une prochaine vie, faudra que je sois commentateur sportif

Pour rigoler, une vidéo qui m’a bien fait rire.

Football Story (Parodie) – Les Missionnaires TV
envoyé par ltvprod. – Regardez plus de vidéos comiques.

Faut que tu prennes le temps de vivre

Ces derniers temps, je n’ai plus le temps de tenir ce blog à jour vu que le jour, je bosse et le soir, je sors et/ou je dors. Et comme mes dernières vacances furent celles de Noël, celles où on court plus qu’on ne se repose, je suis littéralement épuisée.

Donc plutôt que de me lamenter sur le fait que j’ai dû annuler mon rendez-vous chez le coiffeur hier, j’ai fait un dessin. Voilà, voilà. Après tout, en 2010, j’avais dit que je voulais dessiner, c’est fait. Colo sur photoshop, je vous prie. Faudra juste que j’apprenne à faire les ombres (et à un peu mieux dessiner aussi mais c’est un détail ça).

 

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Tout ça pour dire qu’il faut que je reprenne les choses en main, je peux pas trop me balader avec cette tête ad eternam, je vais finir par me faire frapper par un chasseur de zombie. Quoi qu’heureusement, mes week-ends pro (oui, je bosse aussi le week-end parfois) m’ont permis de bronzer, ouf !

Par contre, contrairement au dessin, j’ai pas perdu 20 kg en 3 mois vu que j’ai pas le temps d’aller au sport (mais j’ai pas toujours faim en rentrant vu que je fume beaucoup pour tenir donc ça compense un peu)

Mets ta crème, fillette

[Aujourd’hui, je lance une nouvelle rubrique « lettres à mon ancien moi », idée piquée à Vicky mais elle m’a dit que je pouvais]

Chère moi d’avant,

J’ai des tas de choses à te dire, je ne sais pas par où commencer. Tu sais, aujourd’hui, à 29 ans, je me rends compte que si j’avais fait quelques trucs un peu avant, ma vie serait peut-être un chouia mieux. Oh, ne panique pas, je ne suis pas une pauvre chose désespérée, loin s’en faut. Je te parlerai de plein de choses plus tard mais commençons par la base, veux-tu. Je vais te parler hygiène et soin du corps.


Donc  là, tu as 13 ou 14 ans et t’es un peu le vilain petit canard, cet âge particulièrement ingrat ou tout ne pousse pas en même temps sur ton visage et ton corps. Oui, rassure-toi, un ado, c’est moche, toi comme les autres mais on ne s’en rend compte qu’avec le recul. Non parce que là, tu kiffes…  Pardon, craques (le verbe kiffer n’existait pas en 93-94, selon mes souvenirs) sur des mecs à la voix muante et à la moustache de poils de cul poussant ridiculeusement sous leur nez.  Bientôt, tu vas adorer les voir arriver en classe avec un immense hansaplast leur barrant la joue se la jouer mâle viril « je me suis coupé en me rasant ». Je te jure, c’est excellent.



Bref, donc tu as 13 ou 14 ans et une connaissance limitée de ton corps puisqu’il te faudra attendre un cours de bio où le professeur nous expliquera qu’à la puberté, le corps change pour remarquer que, ah ben oui, tu as une taille et des hanches. Les seins, tu le savais déjà.  Mais justement parce que ton corps change, tu vas arrêter de le laisser en jachère comme tu le fais. Non, je ne parle pas épilation, à la limite, ça, on s’en fout pour le moment (il sera toujours temps de souffrir ma fille). Je te parle de soin du corps, vraiment.


Pose toi devant la glace et regarde. Tu les vois ces vilaines zébrures rouges qui apparaissent sur ton ventre, tes hanches et tes seins ? Alors c’est ce qu’on appelle communément des vergetures, c’est la peau qui se craquèle car trop tendue vu que tu passes du corps d’une enfant à celui d’une femme. No panic, c’est normal.  Et là, que se,passe-t-il ? Maman, toujours bien intentionnée (ta mère est toujours bien intentionnée, note ça dans ton crâne, merci), t’offre une crème anti vergetures. Et toi, évidemment, tu trouves ça trop chiant, trop contraignant et tu n’en mets pas. Sache que 15 ans plus tard, je t’en veux et beaucoup. D’abord, fillette, apprends que se tartiner de crèmes est l’une des joies quotidiennes de la femme. Si tu savais tout ce que tu allais te tartiner dans quelques années… Difficile de croire que toi et moi soyons la même personne.  Mais voilà, tu as raté ça et maintenant, moi, j’ai des cicatrices. Oh, elles ne se voient pas trop, ok, vu que je suis un peu blanche comme un cul. Oui apprends que vers 17 ans, tu vas perdre ta capacité à bronzer, c’est comme ça. Mais tu vas devenir plus bonnasse et tu auras des cheveux superbes, ça compense. D’ailleurs, tes cheveux, t’es mignonne mais tu les coiffes et tu les laves un peu plus régulièrement, merci.



Tant qu’on est à parler d’hygiène, tu as des boutons, ma fille. Normal, tu es ado et en plus, tu n’en a pas tant que ça. C’est vrai mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire. Alors tu vas me prendre ce flacon d’eau précieuse et t’en servir. Oui, je sais, en 93-94, l’eau précieuse puait, tu la détestais. Je me souviens de cette odeur, ça sentait la vieille fille vierge (ma mère m’expliquait que les vieilles vierges, genre les nonnes, avaient une odeur particulière. On en apprend tous les jours). Bonne nouvelle, dans 15 ans, ça ne sentira plus rien et tu en mettras tous les jours avec bonheur. Oui, je t’ai dit que tu allais passer beaucoup de temps dans ta salle de bain plus tard même si là, ça te semble un peu improbable vu que tu te contentes du minimum vital (et tu te prives de bien de sources de plaisir, ma petiote, si tu savais. Rien de sexuel, là dedans, t’as 13 ans et tu ne conçois pas qu’un garçon puisse mettre son zizi dans toi et c’est très bien comme ça). Mais bon, je sais, ça pue mais on s’en fout. Déjà, tu as la chance de ne plus avoir d’appareil dentaire contrairement à tes camarades, une belle peau te fera le plus grand bien.



La prochaine fois, je t’apprendrai l’importance de faire du sport. Si ! Parce que figure toi que dans 15 ans, tu te découvriras sportive. Incroyable, non ?

Etat des lieux

Voici donc mon contrat de location signé, l’appart et moi avons uni nos destinées. Ceci étant, signer un bail, faire l’état des lieux, c’est mieux. Un état des lieux, c’est un peu comme une nuit de noce quand les mariés sont restés vierges : on s’est vus mais là, on se découvre dans les détails et parfois, on se dit qu’on serait bien restés puceaux à vie.


Mais revenons à mon état des lieux, ça m’évitera de faire des comparaisons inquiétantes. Mais je vais bien, hein, faut pas croire. J’arrive avec royalement 10 minutes de retard et l’agent immobilier me sermonne gentiment que bon, j’aurais dû l’appeler. Comme si j’avais pensé à prendre son numéro. Ceci étant dit, quand je l’avais appelé par accident car je n’avais pas verrouillé mon clavier, il  n’avait pas accroché, il a écouté ma vie pendant 8mn donc on dira qu’on est quitte. Surtout quand on sait que ces 8 minutes ont dû donner à peu près : « clap clap clap (talons sur le bitume) – arrêt- pfffff – Bonjour, je veux recharger mon navigo pour le mois et je paie en chèque [c’est au moment où j’avais plus ma carte bleue]. – Oui il me faut une carte d’identité. Oh, elle est périmée. Bon, c’est pas grave. Bonne journée ! Merci vous aussi ! ». Clap clap clap. Arrêt. Farfouille dans le sac. Raccroche ». Ca vaut bien la peine de perdre 8 mn de sa vie…


Comme j’ai désormais le statut de locataire qui va donner des sous tous les mois, il est beaucoup plus sympa que quand j’étais une nana qui visitait un appart et qui n’affichait pas son salaire sur son visage… Et surtout celui de son père, évidemment. Des fois, je me demande jusqu’à quand je devrai parler de mon papa pour pouvoir louer un appart (bien que je compte pas rechanger d’appart). Là, je réalise les fameux détails : le parc à côté de chez moi n’a pas vraiment d’espace vert, où je vais m’étaler pour bronzer en été ? Tiens, dans mon souvenir, la salle de bain était plus grande et l’appart aussi… Bon, il reste bien quand même mais là, je panique : y a pas de prise pour la machine à laver, c’est la merde. Je n’avais pas fait attention à la visite (si je faisais attention à tout, ça se saurait mais quand j’avais appelé l’agence, ils m’avaient dit qu’il y avait sans doute ce qu’il fallait. Quels menteurs. Mais tandis qu’on examine la salle de bain, l’agent immobilier me dit :

« Si vous voulez faire des travaux pour mettre la machine à laver, par exemple, vous pouvez. Y a une prise de terre là, il suffit d’enlever le bidet.

– Ah oui mais ils sont où les tuyaux ?

– Ben dans le bidet : y en a un pour l’arrivée d’eau et un pour la sortie.

– … »

C’est beaucoup plus évident quand on s’y connaît. Moi, ma machine à laver, c’est Anthony qui m’a tout mis en place quand j’ai emménagé et j’ai plus jamais touché. Ah sauf la fois où la machine s’est promenée dans la cuisine, arrachant le tuyau d’évacuation et mettant de l’eau partout mais depuis…


Bon, tout est ok et maintenant, je pose the question : « oui et alors pour la place de parking et la cave ? 

– Je ne sais pas lesquelles c’est, c’est écrit sur votre bail. Signez, merci, au revoir. »

Je dis au revoir au monsieur puis je décide de profiter 10 minutes de mon appartement avant de retourner au boulot. Etape 1 : le pipi. Y a déjà du papier, cool. Etape 2, je retourne dans la pièce centrale où il y a une espèce de niche qui irait bien pour mettre le lit mais serait-elle assez grande ? Pour le savoir, je prends des mesures : je me couche par terre, bras tendus. Bon, oui, ça va aller.

Une fois que je me suis roulée par terre, je décide d’aller trouver la cave : mon oncle doit m’apporter le lave-vaisselle qu’il y avait dans mon appart quand j’avais aménagé en 2005 et qui moisissait chez mes parents. Je descends au -2, découvrant au passage que pour aller dans les sous-sols, faut une clé. Ah, -2, pas de cave. Bon -1. Et je les fais toute. Je me retrouve même dans le noir à un moment. Et évidemment, et je vous jure que c’est vrai, ce fut la dernière. J’ouvre et là, surprise ! L’ancienne locataire, qui a refait les murs, m’a laissé les pots de peinture, un « lustre » (enfin un abat jour d’ampoule au plafond, quoi) et même un bout de moquette. Ca tombe bien, je compte la changer…


Je referme ma cave et m’en vais. Prochaine étape : trouver des déménageurs pas chers.

Mélanine, t’es pas ma copine

Oyé, oyé ! En ce lundi 14 juillet ferié, je suppose que peu d’entre vous squattent leur écran et je dirais qu’ils ont bien raison. Moi-même, je suis sans doute ailleurs à l’heure qu’il est. Magie du net, quand on y pense, être là sans être là… Enfin, cet article léger de jour férié n’abordera pas cet aspect ésotérique de la blogosphère donc passons à l’essentiel : mon problème récurent avec le soleil.

C’est en juillet 79, sur le canapé de l’appart en bord de mer de la famille Bartoldi que je fus conçue. Je sais, c’est bizarre de savoir où on a été, à priori, conçu, surtout quand on vient de passer une semaine à poser ses fesses sur ledit canapé. Bref, au moment où la fusion entre le spermatozoïde et l’ovule s’est faite (selon une intervention divine bien sûr), le partage des gênes a eu lieu. Ca aurait pu donner à peu près ça :

« Bon alors, couleur des yeux, on a quoi ?

– Beaucoup de bleu, un peu de vert chez la mamie maternelle.

– Bon, on reste au bleu. Cheveux ?

– Châtain clair limite blond ou châtain clair plus foncé.

– Bon, on fait du châtain clair tout court, mettez une mèche blonde, tiens. Couleur de peau ?

– On a du blanc, peau très blanche du père ou peau moins blanche de la mère.

– Bof, on a déjà mis plein de couleur, on va en rester là, moi, j’en ai marre. »

Et voilà ! Depuis 28 ans, j’ai la mélanine flemmarde. Pourtant, j’ai un père catalan, une mère à moitié bretonne, j’ai une relation passionnelle avec l’eau mais non, ma peau déteste le soleil. Petite pourtant, je bronzais… Après être passée par l’étape coup de soleil qui fait mal bien sûr, mais quand même. En grandissant, ça vire au n’importe quoi. D’ailleurs, je n’avais pas réellement bronzée depuis 2004 à peu près. L’an dernier, en vacances de travailleuse (celles où j’ai légitimement le droit de ne rien faire), j’ai essayé de bronzer, je
m’étalais au soleil pour lire mais au bout de 3 jours, non seulement j’avais aucune trace du maillot (alors que je bronzais avec) mais en plus, j’avais une allergie au soleil avec de jolis plaques grattantes dans le dos.

Cette année, j’ai un bronzage qui ne ressemble à rien : blanc de blanc par endroits, rouge écarlate à d’autres avec option « je peux pas dormir dans certaines positions parce que ça fait très mal ». C’est pas comme si je me protégeais pas, en plus, mains indice 30, c’est pas encore suffisant, apparemment.  Je suis un peu déçue, quand même, moi qui me voyais déjà revenir sur Paris la mine splendide, avec cette douce couleur de caramel blond qui était la mienne quand j’étais enfant. Raté.

J’espère désormais qu’il pleuvra tout l’été comme ça, je serai pas la seule à être blanche. Je sais, c’est égoïste mais vous n’avez qu’à expliquer ça à mes foutus gênes.

Les premières vacances d’une jobeuse

La semaine dernière, j’étais donc chez mes parents pour de vraies vacances. De vraies vacances ? Oui, celles où je passe pas ma journée sur le pc à chercher une annonce pour y
répondre, à travailler sur ma candidature… De vraies vacances sans culpabilité, sans me dire « zut, si je descends, je vais peut-être rater une annonce, un entretien, un rédac chef qui viendrait toquer à ma porte… ». Là, c’étaient de vrais vacances pour se reposer et faire le point. Oui, j’adore faire le point, c’est ma spécialité.
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Bon, j’avais un planning chargé : bronzing et reposing. Oui, quand on met en ing, ça fait de suite très hype. Mais pas que ça quand même. J’ai fait des soldes, appelé ma
conseillère financière, crée mon netvibes, vu Anne (mais raté Guillaume 1er qui était en vacances) et mes deux mamies. Puis, j’en ai profité pour réfléchir un peu à ma vie. Depuis que j’ai du taf, je me la coule douce niveau projet de vie et tout ça. Ok, j’ai mérité de savourer ma nouvelle stabilité professionnelle mais va falloir à nouveau aller de l’avant, à présent, avoir de nouveaux projets perso parce que j’adore ça, que ça me motive et qu’en plus, c’est bientôt la rentrée, période hyper motivante pour se lancer dans de nouveaux trucs.
 
Alors, j’ai des envies de tas de choses. Déjà, j’ai pas mal de projets niveau blog, ici et ailleurs. Pour ici, j’ai envie de lancer des « séries », pas de fiction mais des grands thèmes, un peu comme la saga de l’été de Marine sauf que ce serait par thème et pas une histoire, en gros. J’ai envie de lancer aussi le coup de cœur de la semaine, un blog que j’aime
et que je mettrais en avant. Je sais pas si je vais laisser les liens tels quels, je verrai. Les autres projets, on verra ce que ça donne.
 
Pour le reste, faut pas que je stagne car aujourd’hui, on ne reste pas toute sa vie dans la même boîte donc je dois embellir mon CV. J’envisage très sérieusement de prendre des
cours de russe, faudrait que je trouve une école parce que les cours particuliers sont atrocement chers. Puis faudrait que je trouve une pige ou deux rémunérées, ça mettrait du beurre dans les épinards et ce serait ça de pris comme expérience.
 
Ensuite, dans la série, je prends ma vie en main, je recherche des cours d’aquagym mais qui sont bien, pas les trucs de mémères tous mous. Non, des trucs qui bougent, qui remuent,
qui font bosser le muscle. Parce que les longueurs, c’est sympa mais arrive un moment où pas tant que ça finalement. Avec Summer et Vicky, on aimerait faire de la danse également.
 
Vous allez me dire : Nina, c’est bien tout ça mais tu te disperserais pas un peu là ? Tu travailles et tes journées ne font toujours que 24h. Je sais, je sais, mais je pense à tout. Idéalement, si je fais mon sport et mes cours de russe tôt le matin, c’est bon. Après, je vais taffer et le soir, je fais ce que je veux puisque n’oublions pas que je compte venir vivre sur Paris avec Future Coloc donc moins de transports en perspective, youpi you ! Tout est question d’organisation et de planning. Bien sûr, quand on est motivés, tout nous semble
réalisable et quand on s’y met, on finit par lâcher, allez-vous me dire. Certes mais moi, j’ai besoin d’aller de l’avant, d’avoir des projets. J’ai bien savouré ma stabilité professionnelle, je ne suis plus du tout déprimée, je dois profiter de cette énergie pour faire des choses.
 
En fait, ses vacances m’ont permis de me ressourcer, de me rendre compte à quel point ma vie me plaît en ce moment. Certains diront qu’il me manque plus qu’un mec mais même pas. J’ai suffisamment d’amour et d’affection dans ma vie, ce serait un bonus mais pas un besoin. De toute façon, tout est question de cercle, quand on est dans un cercle vertueux, tout ne peux que me sourire, c’est mathématique. Puis en plus, je me suis acheté du Mixa Bébé avec autobronzant pour avoir bonne mine.
 
Bref, en ce moment, c’est vrai que j’ai l’impression d’avoir les moyens de faire ce que je veux. Que si je m’en donne les moyens, tout est à portée. Sauf faire 1m70 ok, mais c’est
pas grave. Je me sens conquérante, c’est tellement bon d’avoir repris confiance en soi, de ne plus se sentir une merde qui trouve pas de taf, qui fait rien de sa vie, gna gna gna. Donc puisque ’ai confiance en moi, autant en profiter pour faire des choses, commencer à construire ma prochaine marche.

La liste de la fille caramélisée et bronzée

Putain, demain, je rentre à Paris

– Je suis pas douée au billard. Ni aux fléchettes, ni au bowling. Vive le tarot et la belote mais là, j’ai jamais de chance. J’envisage de me louer pour des soirées ou autres, genre « vous avez un ami très mauvais joueur qui ne supporte pas d’être dernier ? Pas de panique, louez Nina, elle fera toujours pire que lui ». Oui, je capitalise ma lose.

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– Des fois, je découvre à quel point je suis une pudique de circonstances. C’est-à-dire qu’à des moments, je le suis pas. Ma pudeur est un bon indicatif de mon degré d’intimité avec une personne, je m’en fous de me balader à poil devant mon mec/amant (même que curieusement, je me sens plus belle nue qu’habillée alors qu’à poil, on peut pas cacher ses bourrelets et sa cellulite). Et passer la journée avec Vicky en culotte et nuisette, je m’en fous aussi.

– Paris plage, le soir, c’est sympa même si les mecs arrêtaient pas de mater la brochette de filles (certes trop canon) que nous étions. Nous, c’est Summer, Tatiana et moi. On a prévu plein d’happenings pour la girlie team en août, le but serait de nous réunir toutes les 5 (les 3 précitées ainsi que Vicky et LilVirgo). En fait, il serait temps qu’on définisse qui est dans la girlie team parce que c’est pas super clair. En attendant, je sens que je vais créer le myspace girlie team avec des flyers pour nos réunions. Personne n’aura le droit de venir mais c’est
juste que photoshop me démange. Sinon, on s’est fait une nouvelle copine vendredi soir. On marchait dans la rue et on parlait du dernier Harry Potter quand une nana à la classe innée se retourne vers nous et beugle : « A la fin, il meurt Harry Potter ! » ? Okéééééééééé… On s’installe à notre cantine fétiche bis et là, qui s’installe à la table voisine, notre nouvelle amie qui se met à huler « A LA FIN, IL MEURT HARRY POTTER, IL MEURT, IL MEURT !!! A LA FIN, IL MEURT HARRY POTTER ! ». Arrête la drogue, ma fille, c’est le mal.

– Si tu veux être top tendance, fais du Velib.

– Samedi soir, après une soirée passablement arrosée à notre QG du forum pour célébrer la venue de notre Belge préférée, Boulou, on s’entasse dans la voiture d’un ami de Van, les deux garçons devant, Summer, Boulou et moi derrière. Après un mic mac pas possible, on arrive à s’attacher toutes les trois. Vitre ouverte, je profite de l’air. Sur les Champs, on mate les mecs des voitures voisines. Si tu conduisais une mini noire sur les Champs samedi dernier à 1h30, que tu es petit, brun et mal rasé, fais moi signe.

– A la question « suis-je en couple », Vicky dit que non, Summer, oui, Tatiana, Boulou et KC sont partagées. Merci les filles, ça fait pas avancer le shmiblick, tout ça.

– Dimanche, je prends le train de 8h15, en 1ère parce que ça coûtait moins cher. Je pensais naïvement terminer ma nuit dans le TGV sauf qu’en 1ère, y a que
des clubs 4 donc c chiant pour les jambes. Et surtout, en face, on a l’Attila du bac à sable, un gamin très agité. Heureusement, son accompagnatrice (mère ou grand mère ?) lui a fait faire un somme donc j’en profite, je me plie tant que je peux sur le siège (ce qui est bien en première, c’est qu’entre les deux accoudoirs, on rentre une Nina pliée eu deux). Au moment où j’arrive
enfin à m’installer sans avoir mal quelque part, je ferme les yeux et 2mn plus tard, le contrôleur passe. Puis Attila se réveille. J’ai donc pas dormi.

– En fait, au lieu de bronzer, j’allergise. C’est atroce, ça graaaaaaaaaaatte !

– J’adore mamie Parmentier. Jeudi soir, on va au resto, papa, maman, mamie Parmentier, Tante 1 (ma marraine) et moi. Faut savoir que mamie Parmentier est un peu sourde, c’est important pour la suite. Mamie Bartoldi aussi, d’ailleurs. Donc on discute et à la table derrière, y a le boucher de la famille donc ma mère, ma tante et moi, on lui explique plusieurs fois « C’est Chevalin », « oui, oui ! ». Fin du repas et là, ma grand-mère s’écrie discrètement « Mais c’est Chevalin ! ». J’avoue que j’étais morte de rire.

– Cette semaine, je suis allée à l’aquagym de ma maman. Le bon plan : c’est une piscine privée, c’est-à-dire que la prof a une piscine couverte chez elle rentabilisée par les cours d’aquagym. N’empêche que c’est de la vraie aquagym, ça, pas un truc de mémé ou de bonnes femmes en post-natal. Même que la gamine de 13-14 ans, elle suivait pas du tout alors que moi, si. Sauf que j’arrivais pas à pas bouger quand on faisait les exercices avec les frites et je me retrouvais toujours au milieu du bassin.

– Y avait un mec, je croyais que c’était un connard mais en fait non. Du coup, c’est un peu moi la connasse dans l’histoire.

– J’ai un nouveau mobïle qui déchire sa maman et je peux prendre plein de photos avec, mieux que l’ancien (parce que celles là, je peux les mettre sur pc)

Et voilà…

Pour la première fois en un an et plus, la cata : je n’ai aucun article de prêt pour ce blog. Des idées d’articles, j’en ai plein les tiroirs mais je n’ai pas vraiment le temps de les écrire, j’ai du boulot par-dessus la tête. Et en plus, ce soir, je m’en suis rajoutée : l’association va mettre en place une soirée mi octobre, j’ai demandé que mon stage soit allongé jusque là pour que je puisse participer à la préparation de cette soirée. Parce que je n’ai jamais fait ça et que ça me branche. Puis j’ai un gros projet à mettre sur pied aussi, un gros boulot en perspective.
 

Mais je ne t’oublie pas lecteur. Je sais que si je ne poste pas, tu vas t’inquiéter. Tu vas te dire que je suis morte, que je déprime ou que j’ai passé une folle nuit dans les bras d’un homme. Et bien même pas. Je ne suis ni morte, ni dépressive et je n’ai aucune vie sexuelle. Enfin, si, j’en ai une avec ma propre personne et j’avoue que je me trouve bon coup, je marque à tous les coups.

Alors, je vais écrire un article plein de riens, des conneries histoire de t’occuper en ce vendredi car je sais que tu pars en vacances parce qu’on arrive au mois d’août. Tu vas m’abandonner, lecteur, tu rateras ma folle nuit d’amour avec Sagamore… ou pas. Tu vas rater mon embauche dans une prestigieuse rédaction… ou pas. Tu vas rater des articles super drôles, bien tournés et tout. Tu vas rater mon article sur l’épilation (spéciale dédicace à un lecteur). Tu vas rater des articles sur ma folle vie, sur mon boulot, sur ce que je pense sur tout et n’importe quoi. Et oui, lecteur, quand tu seras sur la plage à te rôtir les miches, moi, je serai enfermée dans mon appart devant mon bureau, mon ventilo à gauche et mon brumisateur à droite. Oui, je suis une fille qui utilise son espace de façon ergonomique.

Moi, je ne suis jamais partie en vacances en août. Dans ma famille, on partait du 15 au 30 juillet, à peu près parce qu’après, y a vraiment trop de monde et chez les Bartoldi, on aime pas le monde. Surtout à la plage. Parce que les chiens à leur mémère qui font leur trou à 2 cm de notre serviette, ça fait chier. Les gens qui viennent s’étaler limite sur notre serviette aussi. En août, moi, j’allais en centre aéré avec quelques gamins de la té-ci, ça m’apprenais la vie. J’ai appris beaucoup de chose en centre aéré : faire des crocodiles en perle, des bracelets brésiliens ou comment mettre une capote, comment on roule une pelle et comment on joue à action ou action (parce qu’on s’en fout de la vérité, on veut juste s’embrasser sous la tente). J’ai aussi appris à faire du sel coloré qu’on met dans des bouteilles, c’est joli, ça décore. On préparait aussi un spectacle pour la fin du centre aéré, on dansait, on chantait, on jouait des petits sketches, c’était marrant.

Moi, mes « vacances » sont terminées, je suis rentrée hier sur Paris avec des coups de soleil partout, une vraie touriste allemande. Maintenant, ça va mieux, je suis bronzée et trop canon… Faudrait que je bronze plus souvent, tiens, même si c’est pas bon pour ma peau. Pendant mes « vacances », je me suis levée tous les jours à 8h15. Aujourd’hui, première matinée sur Paris, j’ai lamentablement quitté ma couche à … 12h. Mais Dieu s’est vengé, il m’a fait faire un cauchemar horrible. Au début, j’allais au cinéma avec Gaugau voir Superman Returns, avec un super ascenseur qui monte dans les nuages. En sortant de la séance, je me rends compte que j’avais pas mis mes lunettes. Je rentre chez moi et là, je me rends compte que j’ai une espèce de bulle d’eau sur mon iris gauche. Ca fait comme une lentille super épaisse et qui commence à éclaircir le bleu de mon œil. Après, je vais dans une espèce d’endroit où je suis censée avoir un cours de je sais pas quoi. Là, j’ai mal à l’œil, je me regarde dans la glace et c’est l’horreur : le bleu est en train de se diluer dans le blanc de l’œil, la pupille commence à se brouiller aussi. Je montre mon œil à la prof, je veux à tout prix aller à l’infirmerie, surtout que la bulle d’eau se forme aussi à droite. Je suis morte de trouille, j’ai peur de perdre la vue. La prof me dit que c’est très grave, une maladie qui touche une personne sur 6 millions, à peu près, que je vais perdre mes yeux et tout. Je veux aller à l’infirmerie mais c’est le bordel en cours, personne ne m’écoute. Et là, arrive mon père, je lui montre mes yeux et il me dit : « mais non, c’est pas grave ! ». Et là, mon réveil (re)sonne, merci !

Mais bon, même si je me levais tôt chez mes parents et que je bossais, c’était quand même un peu les vacances, je travaillais le matin dans le jardin puis quand j’avais trop chaud, j’allais faire un plouf dans la piscine. Kenya jouait tranquille dans le jardin avec Clio, la petite chatonne de mes parents. Faut savoir qu’au début, ma bestiole ne voulait pas que l’autre l’approche, elle lui soufflait dessus et se barrait en courant si l’autre l’approchait. A la fin, Kenya lui foutait de sacrées claques à Clio mais c’était juste pour jouer. Au vu de la canicule et tout, j’ai finalement laissé ma cro-crotte à mes parents pour le mois d’août et je culpabilise à mort. J’ai l’impression de l’avoir abandonnée. Mais bon, c’est comme un gosse : si j’avais des enfants, ne les laisserais-je pas chez papi mamie pour profiter encore un peu de la campagne ? Si, sans doute. En plus, ça lui a évité de se taper le train et tout. Bon, le train, ça va, il était climatisé mais le métro, lui, non. Et pour bien en profiter, la conductrice nous a fait descendre à mi parcours en nous demandant de prendre le suivant. Je sais pas si tu as remarqué, lecteur, mais l’été, le métro, ça sent la sueur et les pieds, ça pue, quoi.

Et puis voilà. Je ne sais plus quoi raconter, il est tard et je vais aller me coucher, j’ai bobo la tête. Demain, j’ai plein de boulot, je sens que ça va déborder un peu sur le week-end. Mais comme Gaugau est pas là, j’aurai pas grand-chose à faire, même si je dois voir Tatiana et peut-être une autre copine.

Tu trouves pas que ma vie est passionnante, lecteur ?