Charlene, la princesse emprisonnée

Oui, c’est samedi et j’écriiiis mais je suis un peu larguée en ce moment niveau dates, y a que le kiné qui me permet de mesurer le temps écoulé. Non parce que j’ai écopé d’un mois supplémentaire de repos forcé. Du coup, je vis mon été par procuration et je lis la presse people. En fait, la convalescence, c’est un équilibre entre vacances et chômage, je me dois donc de lire Voici, acheté par mon papa tous les samedis. Et croyez bien qu’il est devenu le roi du camouflage du Voici au sein des pages viriles de l’Equipe Mag. C’est pas qu’il assume pas, c’est que Voici, c’est pour maman. Et pour moi.

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Et cet été, les magazines people me proposent un roman fascinant : l’histoire mystérieuse de la nouvelle princesse de Monaco, Charlene Wittstock Grimaldi. Pour ceux qui auraient autre chose à faire que de lire la presse people parce que, genre, ils ont deux jambes valides, je vous résume les faits. Charlene et Albert se côtoient depuis 5 ans et ont décidé de se marier, ô joie des Monégasques (je suppose, je ne connais pas de Monégasque). Sauf que trois jours avant le mariage éclate une terrible rumeur : Charlene aurait tenté de s’évader ! S’évader oui : elle aurait été rattrapée in extremis par la police à l’aéroport et ramenée à son futur époux, le passeport en moins. Lors du mariage, tous ont scruté les gestes de tendresse entre les deux époux, les baisers officiels plutôt froids et quand Charlene s’est mise à pleurer à Ste Devote, on ne savait plus si c’était de joie ou de détresse. Et là, ultime rebondissement : lors de leur voyage de noces en Afrique du Sud, pays natal de la belle Charlene, ils auraient fait chambre à part. Provocation ultime : lorsqu’on leur a demandé de s’embrasser, la princesse a tourné la tête, présentant sa joue à Albert plutôt que sa bouche.

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Nous avons même une raison à la tentative d’évasion de Charlene : Albert aurait un troisième enfant caché. Vous allez me dire, on n’est plus à un enfant près sauf que celui-ci aurait moins de 5 ans… donc aurait été conçu alors qu’Albert était en couple avec Charlene. D’ailleurs, on nous raconte que le Prince, il aime bien lutiner les serveuses et hôtesses et qu’il déteste la capote. Parenthèse : protégez-vous bordel de merde! Voyez, après, ça fait des princesses captives.

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Reprenons. Si cette histoire est vraie, on peut se poser la question de la santé démocratique de Monaco : une citoyenne sud-africaine dont on confisque le passeport et rapatriée par la police monégasque (avec, je suppose l’aide de la police française vu que l’aéroport de Monaco n’existe pas, l’action se déroulerait donc à Nice) sans autre motif qu’abandon du domicile conjugal, c’est… pas too much du tout, tiens. Ca épicerait un peu les histoires du Rocher, on passerait de la princesse rockeuse (Stéphanie) à la prisonnière mais diplomatiquement, j’ai des doutes. Je pense sincèrement que l’Afrique du Sud n’apprécierait pas de voir une de ses ressortissantes traitée de la sorte, ressortissante qui vient justement au pays quinze jours plus tard…

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Alors si ce n’est pas vrai, pourquoi on invente ces histoires ? J’ai ma théorie : l’été, c’est la rediffusion d’Angélique Marquise des anges, ça nous inspire. D’ailleurs, comme de par hasard, Angélique est diffusé cet été sur TMC, la télé de Monte-Carlo. De là à imaginer que Charlene fait de la pub déguisée pour la télé monégasque, il n’y a qu’un pas.

 

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Mais j’ai une théorie autre qui me semble plus pertinente. En avril, nous avons eu le somptueux mariage de Kate et William qui sont beaux, amoureux… Un mariage somptueux sans le moindre couac qui a quelque peu déçu les langues de vipère, obligées d’inventer une love story entre Harry et Pippa et de se gausser d’une gamine moche. Avec Charlene et Albert, on tient notre revanche. D’abord, ils ne vont pas ensemble : ils y a un écart d’âge d’une dizaine d’années entre eux, elle est belle et lui…mmmm bref, elle a l’air toujours prête à trépasser d’ennui et, preuve ultime, elle n’a même pas appris le français en 5 ans de relation. Si c’est pas une preuve de manque d’entrain, ça ! Et puis les enfants Grimaldi nous ont toujours fourni de belles histoires croustillantes : Caroline, la veuve se consolant dans les bras d’un acteur connu avant d’épouser un alcoolique, Stéphanie et ses gardes du corps et ses acrobates, Albert, son bobsleigh et ses enfants cachés. Zut quoi, tout ça ne peut pas finir sur un beau mariage en blanc.

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En tout cas, l’histoire de la princesse emprisonnée, moi, ça m’inspire !

Je suis une influenceuse… Ou pas

Pour ceux qui suivent mes aventures sur le blog Modo, vous le savez : je me passionne pour la blogosphère et le buzz en ce moment. Pour les autres, je vous l’annonce : je me passionne pour la blogosphère et le buzz en ce moment. Voilà, maintenant que tout le monde est au courant, avançons. Il y a quelques temps, en surfant sur le web, je tombe sur le site de buzzparadise et me voici devenue une influenceuse. Mais le suis-je vraiment ?

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Ces derniers temps, j’ai pas mal rencontré de blogueurs ou discuté avec eux pour Modo. Dans ma vie privée, j’en fréquente quelques uns aussi et on parle souvent de nos blogs
respectifs. On s’est tous piqués au jeu plus qu’on ne l’aurait voulu. Le matin, je me lève, je me toilette et je fonce sur le net mettre mon article en ligne, répondre aux comms, examiner mes stats. Il y a des jours où le nombre de lecteurs explose, d’autres où ça diminue sans qu’on sache bien pourquoi. Ca plaît plus ce que je dis ? Je dois parler plus de cul ? C’est vrai que ces derniers temps, je n’en parle plus tôt mais niveau sexe, il ne reste plus grand-chose dans mon escarcelle et je ne veux pas faire de racolage non plus. Quoi qu’il en soit, je reste au dessus du millier de lecteurs, tout va bien. Et puis le but, c’est d’avoir son lot de fidèles, pas un tas de googlonautes qui cherchent leur part de cul… Surtout que moi, je file pas de conseils et je mets même pas de photos cochonnes !

 

Bref, revenons-en à nos moutons. Selon mes stats, vous êtes environ 80% à venir ici directement donc je suppose que vous venez lire ce que je –enfin nous- racontons. A partir de là, je me pose légitimement la question : ai-je le pouvoir de vous influencer. Dans le bon sens du terme, rassurez-vous. Je ne parle pas de changer votre vie ou autre, jamais je n’aurais une telle prétention. Mais quand je parle d’un livre ou d’un film, allez-vous le voir car je vous en ai donné envie ? Ou, au contraire, vous en ai-je dégoûté ? Visitez-vous mes liens ? Quand j’ai lancé le blog Modo, j’ai eu 82 lecteurs uniques le premier jour… Soit 6% du lectorat des vingtenaires à peu près. C’est peu ! Ou alors, c’est déjà pas mal ? Quelles retombées puis-je espérer avec ce blog ? Après tout, en tant que lectrice de blog, est-ce que je clique sur tous les liens qu’on m’offre ? Non, certainement pas. Je regarde rarement les youtube en ligne et je lis juste les blogs que j’aime. Je n’ai pas forcément le temps de fouiller tous les liens que l’on m’offre. Quant aux œuvres que l’on me présente, les lis-je ? J’avoue avoir acheté « Sur l’amour et la mort » de Patrick Süskin, conseillé par Kamui sur son blog, mais après ? Je précise que j’ai beaucoup aimé ce petit essai, avalé en une poignée d’heures donc si je n’ai pas acheté de livres conseillés sur des blogs depuis, ce n’est pas suite à une mauvaise expérience !

 

Bref, quelles retombées espérer en parlant d’un livre, film, blog ou je ne sais quoi ? Puis-je prétendre booster des ventes ? Ou une poignée de lecteurs supplémentaires sur un blog est-il déjà une belle performance ? Je n’ai pas la prétention d’être une réelle influenceuse. Je pense que beaucoup de gens viennent ici pour lire les aventures de Nina et ses potes mais ne cherchent pas à aller plus loin. Et puis qu’est-ce qu’un blog dans cette immense galaxie blogosphérienne ? Déjà, quand je lis la chronique d’un livre ou d’un film dans un journal et que je suis tentée, rien n’indique que je vais sauter le pas. Alors pour un blog… Parce que moi, je parle de trucs que j’aime (ou que je déteste et qui m’énervent) mais je ne suis pas critique. Vous ne connaissez que peu mes goûts et il est dur de savoir si je suis « fiable » ou pas en matière de littérature ou musique. Pourtant, j’avais été contactée par
buzzparadise avant de retomber sur leur site cet été, ça montre sans doute que mon blog compte un peu dans la blogosphère, que j’ai un tout petit pouvoir sur mes lecteurs. Car si je n’avais pas parlé de Modo, ici, combien aurais-je de lecteurs là-bas ? Combien de signatures aurions-nous en moins sur la liste de soutien ? Peut-être que la différence aurait été faible, très faible. Peut-être pas. Impossible de quantifier (surtout que je n’ai pas la provenance du trafic !).

 

Mais bon, je me plais à espérer que mon petit blog peut jouer un petit rôle. Oh, je ne parle pas de choses très sérieuses, je n’aurai aucun rôle à jouer dans les élections 2007,
par exemple, soyons sérieux trente secondes ! Mais peut-être que grâce à ce blog, de jeunes gens auront mis une capote au lieu de déconner. Peut-être que d’autres auront compris des choses en me lisant et auront changé de petites choses dans leur vie. Peut-être que d’autres encore ont acheté un livre que j’ai aimé et l’ont apprécié autant que moi. Peut-être que grâce à moi, une poignée de livres auront été vendus en plus. Peut-être que grâce à moi, quelqu’un a crée un blog. Enfin, ça, d’ailleurs, je le sais, j’ai inspiré quelques nouveaux blogueurs, c’est toujours flatteur.

 

Bref, alors que je travaille à fond sur la blogosphère et le buzz, je suis toujours émerveillée de voir que certains blogs sont de telles références qu’y apparaître dessus est un
véritable privilège. Mais cette apparition est-elle suivie des faits ? En gros est-ce que les plus gros blogs sont-ils de réels influenceurs ? Je n’en sais rien. Mais au fond, quelle importance ? Après tout, je continue de parler de ce qu’il me plaît, tant pis si ça n’a pas de répercussions. Après tout, vous êtes assez grands pour savoir si vous avez envie de me suivre ou pas !

 

Et voilà…

Pour la première fois en un an et plus, la cata : je n’ai aucun article de prêt pour ce blog. Des idées d’articles, j’en ai plein les tiroirs mais je n’ai pas vraiment le temps de les écrire, j’ai du boulot par-dessus la tête. Et en plus, ce soir, je m’en suis rajoutée : l’association va mettre en place une soirée mi octobre, j’ai demandé que mon stage soit allongé jusque là pour que je puisse participer à la préparation de cette soirée. Parce que je n’ai jamais fait ça et que ça me branche. Puis j’ai un gros projet à mettre sur pied aussi, un gros boulot en perspective.
 

Mais je ne t’oublie pas lecteur. Je sais que si je ne poste pas, tu vas t’inquiéter. Tu vas te dire que je suis morte, que je déprime ou que j’ai passé une folle nuit dans les bras d’un homme. Et bien même pas. Je ne suis ni morte, ni dépressive et je n’ai aucune vie sexuelle. Enfin, si, j’en ai une avec ma propre personne et j’avoue que je me trouve bon coup, je marque à tous les coups.

Alors, je vais écrire un article plein de riens, des conneries histoire de t’occuper en ce vendredi car je sais que tu pars en vacances parce qu’on arrive au mois d’août. Tu vas m’abandonner, lecteur, tu rateras ma folle nuit d’amour avec Sagamore… ou pas. Tu vas rater mon embauche dans une prestigieuse rédaction… ou pas. Tu vas rater des articles super drôles, bien tournés et tout. Tu vas rater mon article sur l’épilation (spéciale dédicace à un lecteur). Tu vas rater des articles sur ma folle vie, sur mon boulot, sur ce que je pense sur tout et n’importe quoi. Et oui, lecteur, quand tu seras sur la plage à te rôtir les miches, moi, je serai enfermée dans mon appart devant mon bureau, mon ventilo à gauche et mon brumisateur à droite. Oui, je suis une fille qui utilise son espace de façon ergonomique.

Moi, je ne suis jamais partie en vacances en août. Dans ma famille, on partait du 15 au 30 juillet, à peu près parce qu’après, y a vraiment trop de monde et chez les Bartoldi, on aime pas le monde. Surtout à la plage. Parce que les chiens à leur mémère qui font leur trou à 2 cm de notre serviette, ça fait chier. Les gens qui viennent s’étaler limite sur notre serviette aussi. En août, moi, j’allais en centre aéré avec quelques gamins de la té-ci, ça m’apprenais la vie. J’ai appris beaucoup de chose en centre aéré : faire des crocodiles en perle, des bracelets brésiliens ou comment mettre une capote, comment on roule une pelle et comment on joue à action ou action (parce qu’on s’en fout de la vérité, on veut juste s’embrasser sous la tente). J’ai aussi appris à faire du sel coloré qu’on met dans des bouteilles, c’est joli, ça décore. On préparait aussi un spectacle pour la fin du centre aéré, on dansait, on chantait, on jouait des petits sketches, c’était marrant.

Moi, mes « vacances » sont terminées, je suis rentrée hier sur Paris avec des coups de soleil partout, une vraie touriste allemande. Maintenant, ça va mieux, je suis bronzée et trop canon… Faudrait que je bronze plus souvent, tiens, même si c’est pas bon pour ma peau. Pendant mes « vacances », je me suis levée tous les jours à 8h15. Aujourd’hui, première matinée sur Paris, j’ai lamentablement quitté ma couche à … 12h. Mais Dieu s’est vengé, il m’a fait faire un cauchemar horrible. Au début, j’allais au cinéma avec Gaugau voir Superman Returns, avec un super ascenseur qui monte dans les nuages. En sortant de la séance, je me rends compte que j’avais pas mis mes lunettes. Je rentre chez moi et là, je me rends compte que j’ai une espèce de bulle d’eau sur mon iris gauche. Ca fait comme une lentille super épaisse et qui commence à éclaircir le bleu de mon œil. Après, je vais dans une espèce d’endroit où je suis censée avoir un cours de je sais pas quoi. Là, j’ai mal à l’œil, je me regarde dans la glace et c’est l’horreur : le bleu est en train de se diluer dans le blanc de l’œil, la pupille commence à se brouiller aussi. Je montre mon œil à la prof, je veux à tout prix aller à l’infirmerie, surtout que la bulle d’eau se forme aussi à droite. Je suis morte de trouille, j’ai peur de perdre la vue. La prof me dit que c’est très grave, une maladie qui touche une personne sur 6 millions, à peu près, que je vais perdre mes yeux et tout. Je veux aller à l’infirmerie mais c’est le bordel en cours, personne ne m’écoute. Et là, arrive mon père, je lui montre mes yeux et il me dit : « mais non, c’est pas grave ! ». Et là, mon réveil (re)sonne, merci !

Mais bon, même si je me levais tôt chez mes parents et que je bossais, c’était quand même un peu les vacances, je travaillais le matin dans le jardin puis quand j’avais trop chaud, j’allais faire un plouf dans la piscine. Kenya jouait tranquille dans le jardin avec Clio, la petite chatonne de mes parents. Faut savoir qu’au début, ma bestiole ne voulait pas que l’autre l’approche, elle lui soufflait dessus et se barrait en courant si l’autre l’approchait. A la fin, Kenya lui foutait de sacrées claques à Clio mais c’était juste pour jouer. Au vu de la canicule et tout, j’ai finalement laissé ma cro-crotte à mes parents pour le mois d’août et je culpabilise à mort. J’ai l’impression de l’avoir abandonnée. Mais bon, c’est comme un gosse : si j’avais des enfants, ne les laisserais-je pas chez papi mamie pour profiter encore un peu de la campagne ? Si, sans doute. En plus, ça lui a évité de se taper le train et tout. Bon, le train, ça va, il était climatisé mais le métro, lui, non. Et pour bien en profiter, la conductrice nous a fait descendre à mi parcours en nous demandant de prendre le suivant. Je sais pas si tu as remarqué, lecteur, mais l’été, le métro, ça sent la sueur et les pieds, ça pue, quoi.

Et puis voilà. Je ne sais plus quoi raconter, il est tard et je vais aller me coucher, j’ai bobo la tête. Demain, j’ai plein de boulot, je sens que ça va déborder un peu sur le week-end. Mais comme Gaugau est pas là, j’aurai pas grand-chose à faire, même si je dois voir Tatiana et peut-être une autre copine.

Tu trouves pas que ma vie est passionnante, lecteur ?