Comme une évidence

Par Lucas

Vous vous rappelez de ma bafouille sur Adopte un Mec ? J’y suis retourné récemment. Sauf que là j’ai pris un abonnement. Pour essayer de trouver un peu d’affection, un sourire et une complicité, un regard et une connivence ; comme disait Delerm « cet air un peu penché… » Avez-vous pris quelques minutes pour aller regarder les photos et lire les profils des femmes sur AUM ?
C’est fascinant.

La plupart du temps, les nanas sont blasées archi blasées par le jeu concupiscent des mecs libidineux et navrants. Bien sûr, il y a les ingénues et toutes les gamines, il y a  celles pleines d’énergie et d’enthousiasme, d’autres qui sont catégoriques et intransigeantes : si tu cherches un coup d’un soir, passe ton chemin (car c’est bien connu, le mec va le mettre en gros sur son profil…)

Et puis il a les tristes qui m’attristent, celles qu’on a envie de consoler, celles qui déguisent derrière un sourire factice ou une pause neutre, derrière des phrases retenues et policées, toute une angoisse et une inquiétude, plus ou moins cachées. Il ne faut pas être grand clerc pour le deviner…
Et ca m’a rappelé cette vidéo qui a fait débat sur mon profil Facebook quand je l’ai postée et que je vous invite à regarder avant de lire la suite de mon propos car je dévoile l’intrigue…

 

« J’attendrai le suivant. »
Faut-il comprendre dans ce titre que cette femme, derrière cette mélancolie, va quand même aller de l’avant ?
Va-t-elle « attendre » le prochain bonhomme qui passe ?
Va-t-elle « attendre » le prochain train pour retourner à son quotidien terne et triste ?
Va-t-elle « attendre » le prochain train c’est-à-dire se jeter sur les rails ?

Pour ma part j’ai rencontré quelqu’un,
Moment fugitif
Après un échange de mails et d’impressions, de ressentis et d’expériences. Une complicité.
Comme une évidence.
Je l’ai vue lundi après midi
Elle est arrivée et je l’ai embrassée. Sur les lèvres. Elle a souri. On a recommencé,
Comme une évidence.
on a passé deux heures ensemble. quelque chose de serein. je n’avais pas été aussi heureux depuis 3 ans. Un désir de l’écouter, d’être là pour elle,
Et que mes envies dansent. (©Grand Corps Malade)

Et puis, 6 heures après,
elle m’a dit que c’était terminé.
J’ai pulvérisé mon record de short time story.

Je suis fragile, je te sens fragile, et je ne crois pas qu’on pourra s’aider
Pour s’épanouir dans un couple il faut être bien et je ne t’ai pas senti tout a fait reconstruit et moi je ne le suis pas non plus .. je me suis trop battue, je ne sais pas si j’aurai la force.

Je crois que depuis 3 ans je balade une image de mec faible et que je me complais là dedans car mes parents m’avaient asséné que je n’étais pas guéri et qu’il fallait 3 ans pour celà, un point c’est tout. J’ai eu beau tempeter le medecin a parlé en eux et m’a assommé. Pendant un an, j’ai donc loosé.
Et periclité. Pire, la nana avec qui je bosse la mémoire depuis 1 an et demi m’a dit que j’avais bien évolué les 6 premiers mois mais que depuis un an la dépression m’avait fait décliner…

Cet accident, on en a fêté les 3 ans le 1er janvier.

Avant j’étais anxieux mais entreprenant, pugnace et volontaire,
Aujourd’hui je reste persuadé que la reconstruction elle passe par ma  volonté et Nina me l’a clairement fait comprendre avec un mail d’engueulade vif et percutant. Ce qui m’agace, c’est que
j’aurais donc du suivre ma logique d’avant, il y a un an, et envoyer chier mes parents, tout médecins qu’il étaient. Avoir une politique résolue, pleine d’allant et d’envies. J’aurais dû rebondir
et en profiter pour essayer de trouver en moi une raison d’aller de l’avant là où je la cherchais dans ma présence pour les autres auparavant…

Et ceci étant dit

Je me casse.
J’ai 30 ans.
Les Vingtenaires c’est fini.
Vient un moment où il ne faut arrêter de se demander si on va passer le pas et où il faut franchir le gué.
Histoire de se mouiller.
Je veux aller de l’avant.
Je veux pouvoir me regarder dans une glace et être fier de moi.
Je veux qu’on me regarde en face et qu’on soit fier de moi.
Je veux retrouver cette apparente facilité et qu’elle ne soit plus apparence mais réalité,
Je me suis rendu compte lundi que j’étais dans un rôle et que ce n’était pas moi au fond qui évoluait dans la société civile.
Je veux montrer au monde que le P-O timoré et faible, le P-O inquiet et pusillanime n’existe plus . Le P-O qui emmerde les lecteurs des Vingtenaires avec ses atermoiements depuis 2 ans.
P-O, c’est à dire mon vrai prénom.
Ceci est donc un départ définitif.
« Il vient toujours un temps où il faut choisir entre la contemplation et l’action. Cela s’appelle devenir un homme. Ces déchirements sont affreux. Mais pour un cœur fier, il ne peut y avoir de
milieu. » A. Camus.

Je tiens à remercier les lecteurs qui ont suivi mes bafouilles depuis 3 ans et fait des comm souvent sympas; J’espère que quelques textes leurs ont plu.
Je tiens à saluer les Vingtenaires et j’espère bien qu’on va rester amis (et pas seulement dans l’acception que Facebook donne à ce mot) car je veux me persuader que je serai un être meilleur une fois que j’aurai un boulot.
Je vous souhaite à tous une vie pleine de joies éparses, et  vous laisse avec une petite pause sérénité sur cette page , 4 minutes 33 qui m’apaisent à chaque fois que je les vois (en HD c’est encore mieux)
Et cette fois-ci, sans retour,
Lucas tire sa révérence

Nina et les connards, le retour

Il y a presque 4 ans, j’avais écrit un article indiquant que les femmes préféraient les connards, article m’ayant valu moult insultes par des gars « gentils » qui n’appréciaient pas qu’on les apprécie à leur juste valeur. T’en fais pas, gars, vu comme tu m’insultes,  c’est normal que je n’ai aucune envie de te connaître. Donc j’avais dit ça. Depuis, j’ai vieilli (oui, je vieillis maintenant, je le sais, je vous expliquerai) et finalement, je me rends compte que j’ai totalement changé d’avis. Les connards ne m’attirent plus, ils me lassent et, limite, ils me font pitié. Explication.



Connaissez-vous How I met your mother ? Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous résume rapidement : Ted est un trentenaire New Yorkais célibataire à la recherche du grand amour. On sait déjà qu’il va le trouver puisqu’il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère mais ça fait 4 saisons qu’il raconte sa vie sans l’avoir vue. La série gravite autour de 5 personnages : Ted, le romantique, Robin la carriériste, le couple parfait Lili-Marshall et Barney, le connard. Pendant longtemps, je n’ai trouvé aucun attrait à
Barney : il est super drôle, entendons nous bien, j’adore mon personnage mais je n’aurais pas envie de coucher avec son personnage parce que c’est un connard qui accumule les conquêtes et les jette de façon assez discutable. C’est un des ressorts de la série, d’ailleurs. Puis à un moment, Barney tombe amoureux et montre ses failles et là, paf, je le trouve absolument craquant. Et c’est là que j’ai réalisé : je n’aime plus les connards, plus du tout même. Parce que le connard joue un rôle et m’épuise.


Les connards, j’ai pratiqué, beaucoup trop à mon goût avec le recul, je m’en suis pris méchamment plein la gueule, des insultes les plus immondes possible juste pour le plaisir de me blesser. Mais pourquoi le connard agit ainsi ? J’ai trois explications :

– Parce que le connard est narcissique et se fout des autres et préférera te marcher sur la gueule pour avoir 33 secondes de gloire que de te ménager un peu. De toute façon, hors de lui, rien n’existe alors t’es gentille, tu écartes les cuisses le temps qu’il fasse son affaire et après, tu fermes ta gueule, merci, au revoir. Tu es aussi priée de tomber amoureuse de lui, de pleurer sur le fait que ce n’est pas réciproque, d’insister pour qu’il ait le plaisir de te jeter méchamment.

– Parce que le connard est faible.  Il n’a aucune confiance en lui (à tort ou à raison) et il n’a rien trouvé de mieux pour se vendre auprès des filles que de se créer une image de playboy briseur de cœur, l’Everest des nanas en gros : le conquérir est le défi ultime. Sauf que le connard exagère parfois considérablement son tableau de chasse et une fois au lit, on se rend compte qu’il a une connaissance très limitée du corps féminin et qu’on s’ennuie un peu… beaucoup.

– Le connard est du type pervers narcissique qui ne trouve de valorisation de son ego que dans la destruction de celui d’autrui et plus précisément le vôtre. Il a couché avec vous mais c’était par pitié/ivresse ou ceux que vous voulez mais certainement pas parce que vous êtes assez bien pour lui. Non mais ça va pas la gueuse ? Vous n’êtes ni assez jolie ni assez brillante, spirituelle, drôle, cultivée, grande, petite, mince, plantureuses, blonde, brune, blanche, noire ou peu importe pour pouvoir faire jeu égal avec lui. Vous devriez
d’ailleurs lui baiser les pieds pour le remercier d’avoir daigné partager un lit avec vous. Et c’est là que tout le vice du pervers narcissique agit : ça ébranle votre confiance en vous, vous vous sentez comme une toute petite merde de lapin constipé et dès qu’il revient pour vous sauter, vous en tombez accro parce qu’un mec aussi merveilleux daigne quand même vous honorer à nouveau. Oui, dans pervers narcissique, y a pervers.




Et puis surtout, le connard ne présente aucun intérêt ludique. Il veut vous mettre dans son lit et ne s’en cache pas. A partir de là, le jeu de séduction est très limité, autant dire oui de suite. Aucune surprise, aucune montée en tension érotique, rien. Pas d’attente, c’est à consommer de suite parce que le connard n’attend pas. Or ce qui m’excite, moi, c’est précisément le jeu de séduction. Du coup, le connard m’ennuie, me laisse indifférente et à ce niveau là, je me dis qu’une masturbation me procurera certainement plus de plaisir que ça.




Finalement, les romantiques à la Ted Mosby ne sont pas si mal que ça.

La schizophrénie du blogueur

Deux ans et demi  que je blogue, j’en ai vu et lu des choses. Maintenant, c’est même mon métier les blogs, c’est dingue. Mais je ne vais pas faire un bilan bloguesque, ça, je
le ferai quand ce sera l’annif du blog. Non, je veux parler du comportement étrange de certains blogueurs. A savoir vivre sa vie pour son blog.

Il y a quelques temps, je discutais sur MSN avec une grande consommatrice de blogs et on en vient à parler d’un blogueur que j’analyse en 2 mn de la façon suivante : « ce
qui est triste, c’est que maintenant, il fait ça juste pour remplir son blog. ». Peu importe de qui je parlais, ça pourrait être pas mal de gens. Je ne compte pas régler mes comptes (surtout que c’est un bloggeur qui n’est ou ne fut pas proche de moi) mais de présenter une dérive que j’ai observée avec d’autres personnes. Un blog, c’est quoi ? En gros un espace perso où on peut partager ses passions ou raconter sa vie, entre autres. Moi, je parle des blogs de type journaux intimes comme le mien. Donc le but premier du blog, c’est de créer un journal extime (© Kamui dans un vieux commentaire, je sais plus du tout où, sorry !) où on partage tout ce que l’on veut partager. Sa vie amoureuse, sexuelle, pro, ses pensées, ses joies et ses peines, ses délires et tout ça. Aujourd’hui, je m’en sers surtout pour partager mes visions de la société, étaler mes opinions. Ma sexualité est devenue un sujet annexe, souvent évoquée sous forme de blague (héééééé, ma maman me croit lesbienne !). Mais de mes derniers amants/mecs, vous n’avez rien su ou si peu. Sans doute car aujourd’hui, j’assume suffisamment ma sexualité pour ne pas avoir besoin de la raconter, que je suis sûre de ma séduction et que je n’ai plus besoin d’étaler mon tableau de chasse. Bref, bref.

 Quand je lis les blogs de certains, je note certaines « déviances ». Des gens qui nous semblaient sincères au départ mais qui tombent dans un espèce de cercle vicieux : vite, il doit m’arriver des trucs pour alimenter mon blog. Et faire les courses à la supérette et avoir la caissière qui dit bonjour/merci/au revoir, ça compte pas. Il faut qu’il m’arrive des trucs de ouf genre j’ai baisé avec George Clooney, j’ai fait un coma éthylique, j’ai pris une nouvelle drogue top démente qui vient tout juste de sortir et qui fait faire des bulles

(ah, merde, en fait, c’était un bout de savon, je me sens flouée, là), j’ai été embauchée rédac chef au Monde, j’ai gagné au loto… Bon, ok, je grossis considérablement le trait, là, mais vous saisissez la substance. En gros, le rapport s’inverse. Avant, on faisait des choses et on les racontait sur son blog. Maintenant, on fait des choses pour les raconter sur son blog. On n’est plus soi mais on est « machin le blogueur », une identité qui prend le pas sur la nôtre.

 

Des fois, je me demande si je ne suis pas dans ce schéma aussi mais vu ce que ma vie est excitante en ce moment, je crois pas. Non parce que je voudrais vous mettre du
croustillant, je serais retournée sur meetic, pour commencer. Puis je fréquenterais des milieux interlopes pour vous raconter tout ça, aussi. Là, j’avoue que ma vie a été plus subversive que ça : je me lève, je bosse, je rentre, je papote un peu, je me couche. No sex. De toute façon, en ce moment, j’ai pas envie de séduire. Là, le côté trépidant, inédit, qui fait rêver, j’ai pas. Et je vais franchement pas provoquer pour avoir trois lecteurs de plus, j’ai pas le temps et puis j’ai pas envie de jouer un rôle, ici comme ailleurs. Je m’étais perdue de vue y a quelques temps (sans rapport avec le blog, ça avait commencé avant), je me suis retrouvée enfin, c’est pas pour recommencer.

Mais surtout, ce genre de comportement m’interpelle. Pourquoi ? Il y a des gens dont c’est le métier de se créer un personnage, je pense à des blogs BD ou d’acteurs et
d’actrices. Là, je comprends, c’est normal. Mais les autres ? Les comme moi qui ont une vie normale, un métier qui n’appelle pas à se créer un univers, à se vendre, pourquoi se laisser
embarquer dans ce jeu ? Bien sûr que le nombre de lecteurs qui croît, c’est exaltant. Bien sûr que ça fait plaisir de voir que nos tribulations suscitent la curiosité ou l’envie ou la
réprobation. Ca peut permettre à des gens de se poser des questions. Mais à nous, ça nous apporte quoi ? Je n’ai pas envie d’être Nina à part entière, je suis plus que ça et je refuse de
livrer ce plus en pâture pour attirer plus de lecteurs. Je pourrais vous parler de mes pratiques solitaires, tout vous détailler. Je pourrais coucher avec tous les mecs qui m’allument pour faire monter mes stats. Mais pourquoi ? Pour prouver que j’existe ? Mais j’existais avant ce blog et j’existerais après lui, seul mon pseudo disparaîtra dans les limbes virtuelles. Des fois, 
je me demande si ces personnes s’arrêtent sur leur vie, si elles réfléchissent à ça et ce qu’elles en pensent. Je parle de vraies introspections, pas d’un article sur un blog pour récolter des « mais non, t’es génial(e), change pas ». Parce que même si je t’aime beaucoup lecteur, tu ne me connais pas comme moi je me connais, normal. Tu ne sais que ce que je te dis, tu n’es pas dans ma tête. Sinon, ce serait invivable, tous ces gens qui squattent ma boîte crânienne. Bien sûr que j’ai eu ce travers à une époque, je mentirais en prétendant le contraire mais aujourd’hui, quand je vois les guéguerres entre blogs pour avoir trois lecteurs de plus et tout ça, je préfère me retirer de tout ça. Ma vie n’est pas trash, ça ronronne comme une Kenya. Et alors ? C’est ma vie, je l’assume pleinement.

En guise de conclusion, une « révélation ». Et même deux. Arrêtons de prendre les lecteurs pour des cons, ils voient souvent quand on joue un rôle, quand on perd notre sincérité. Et ça les fait fuir. Perso, j’adore les blogs simples où je me reconnais, je me marre plus en lisant les tribulation d’une Lalie ou d’une Vicky que de gens qui grossissent tellement le trait que ça finit par me gonfler. Et enfin, grande phrase à méditer : y a aussi une vie en
dehors des blogs.

PS : Cet article n’est dirigé contre personne, si vous vous sentez visé(e), je n’y peux rien donc pas la peine de se défouler en comm, heiiiiiiiin

La mue s’’opère

Il y a quelques temps, je vous parlais de faire une mue, un petit bilan s’impose. Ouais, je suis fan des bilans et comme j’ai pas encore fait celui de 2006 (qui fut une année assez bizarre), je vous ai fait celui-là en attendant. Il y a des moments dans la vie où des événements font qu’on réfléchit sur soi. Si vous n’avez rien compris à cette phrase, c’est pas très grave, elle est volontairement obscure et je ne vais pas expliquer. Mais la suite est plus sibylline, promis.

Mue_imaginale_dun_monarque

J’avais donc décidé en octobre de reprendre ma vie en main et d’arrêter la déconnade et mine de rien, je m’y tiens. Je n’ai plus pris une cuite depuis. Il m’est arrivée d’être un peu joyeuse suite à l’ingestion de vin. Je me souviens notamment d’un après-midi avec Marine et Lucas où nous refaisions le monde autour d’un verre de vin (chardonnay mon amour), à la fin, je planais un peu (et je parlais très fort !) mais je suis rentrée chez moi sans soucis. Donc, depuis ma résolution, je n’ai pas failli, mais y a pas tellement de mérite non plus… C’est pas comme si j’étais une alcoolique invétérée. Je me suis contentée de fuir les soirées où l’on boit parce qu’on n’a rien se dire donc on comble comme on peut. Je préfère les soirées où on boit peu ou pas et où on refait le monde. Je ne suis plus allée en boîte depuis mon excursion en boîte hétéro et j’avoue que ça ne me manque pas du tout. Mais alors vraiment pas. Limite, je suis contente de rester peinarde chez moi le samedi soir.

 

Du coup, ça a des conséquences sur ma vie. Sans parler de mes multiples activités annexes et du fait que j’ai meilleure mine, plus de migraines et que je vomis pas pour cause d’éthylisme (mon système digestif en est ravi), je me rends compte que mon entourage est en train de changer, que je le veuille ou non. J’ai « viré » quelques amitiés vaseuses, remplacées par de nouveaux amis plus calmes. D’autres amitiés en ont souffert sans que je le veuille. Je ne sais pas si c’est normal, je préfère ne pas me prononcer sur la question. Mais force est de constater qu’en ce moment, je fréquente déjà pas mal de trentenaires. Les trentenaires, j’avoue que je les aime beaucoup. Je me sens moi avec eux, je sais pas trop l’expliquer. En gros, j’ai la sensation qu’on se comprend et que je n’ai pas besoin de jouer un rôle. Je suis juste moi et je n’ai pas peur de l’image que je peux leur donner. Je peux parler de tout avec eux, j’ai la sensation d’être comprise quoi qu’il arrive. Ca ne veut pas dire que je délaisse les vingtenaires, non, ça n’a même rien à voir. Mais tout est lié. En gros, dans ma quête d’une nouvelle vie, je nettoie l’intérieur et l’extérieur. En privilégiant certaines sorties plutôt que d’autres, je suis amenée à fréquenter plus certaines personnes que d’autres. Après, certains de mes amis sont pris dans leur vie donc on se voit moins : je n’ai pas vu Zoé depuis juin (mais on parle quasi quotidiennement sur MSN), je vois moins Tatiana aussi. Par contre, je vois plus souvent Marine puisqu’on ne vit plus très loin maintenant.

 

Evidemment, tout ça change mes activités aussi. Je lis beaucoup en ce moment, je fais pas mal de sorties culturelles avec un couple d’amis. Et j’avoue que tout ça fait du bien à mon ego. Et à mon porte monnaie aussi : je finis mes mois en positif, ma conseillère financière doit penser que je suis dans le coma à l’hôpital. Parce que les sorties boîte-alcool, c’est pas donné non plus. Et puis en plus, l’alcool, en plus de pas être bon pour mon foie, c’était pas bon pour ma ligne.

 

Bon, maintenant, je dois continuer sur ma lancée. Prochaine étape : stop à la clope. J’ai un peu l’impression de me retrouver depuis quelques temps et de me rapprocher de la stabilité à laquelle j’aspire. Je pense avoir largement profité de la déconne mais je pense que ça fait du bien quand ça s’arrête. Ca ne veut pas dire que je ne veux plus faire la fête ou quoi, je prévoie une nouba monumentale pour mon anniversaire en avril. Mais on en est pas là. Bref, je suppose que je rentre définitivement à l’âge adulte, c’est sans doute pour ça que je me sens si à l’aise avec les trentenaires. A partir de là, je pense que la stabilité que je souhaite va arriver, c’est un peu la suite logique. Rien ne vaut un esprit sain dans un corps sain pour réussir…

 
J’aimerais à présent que tout le monde le comprenne…

Je suis une influenceuse… Ou pas

Pour ceux qui suivent mes aventures sur le blog Modo, vous le savez : je me passionne pour la blogosphère et le buzz en ce moment. Pour les autres, je vous l’annonce : je me passionne pour la blogosphère et le buzz en ce moment. Voilà, maintenant que tout le monde est au courant, avançons. Il y a quelques temps, en surfant sur le web, je tombe sur le site de buzzparadise et me voici devenue une influenceuse. Mais le suis-je vraiment ?

 influencer

Ces derniers temps, j’ai pas mal rencontré de blogueurs ou discuté avec eux pour Modo. Dans ma vie privée, j’en fréquente quelques uns aussi et on parle souvent de nos blogs
respectifs. On s’est tous piqués au jeu plus qu’on ne l’aurait voulu. Le matin, je me lève, je me toilette et je fonce sur le net mettre mon article en ligne, répondre aux comms, examiner mes stats. Il y a des jours où le nombre de lecteurs explose, d’autres où ça diminue sans qu’on sache bien pourquoi. Ca plaît plus ce que je dis ? Je dois parler plus de cul ? C’est vrai que ces derniers temps, je n’en parle plus tôt mais niveau sexe, il ne reste plus grand-chose dans mon escarcelle et je ne veux pas faire de racolage non plus. Quoi qu’il en soit, je reste au dessus du millier de lecteurs, tout va bien. Et puis le but, c’est d’avoir son lot de fidèles, pas un tas de googlonautes qui cherchent leur part de cul… Surtout que moi, je file pas de conseils et je mets même pas de photos cochonnes !

 

Bref, revenons-en à nos moutons. Selon mes stats, vous êtes environ 80% à venir ici directement donc je suppose que vous venez lire ce que je –enfin nous- racontons. A partir de là, je me pose légitimement la question : ai-je le pouvoir de vous influencer. Dans le bon sens du terme, rassurez-vous. Je ne parle pas de changer votre vie ou autre, jamais je n’aurais une telle prétention. Mais quand je parle d’un livre ou d’un film, allez-vous le voir car je vous en ai donné envie ? Ou, au contraire, vous en ai-je dégoûté ? Visitez-vous mes liens ? Quand j’ai lancé le blog Modo, j’ai eu 82 lecteurs uniques le premier jour… Soit 6% du lectorat des vingtenaires à peu près. C’est peu ! Ou alors, c’est déjà pas mal ? Quelles retombées puis-je espérer avec ce blog ? Après tout, en tant que lectrice de blog, est-ce que je clique sur tous les liens qu’on m’offre ? Non, certainement pas. Je regarde rarement les youtube en ligne et je lis juste les blogs que j’aime. Je n’ai pas forcément le temps de fouiller tous les liens que l’on m’offre. Quant aux œuvres que l’on me présente, les lis-je ? J’avoue avoir acheté « Sur l’amour et la mort » de Patrick Süskin, conseillé par Kamui sur son blog, mais après ? Je précise que j’ai beaucoup aimé ce petit essai, avalé en une poignée d’heures donc si je n’ai pas acheté de livres conseillés sur des blogs depuis, ce n’est pas suite à une mauvaise expérience !

 

Bref, quelles retombées espérer en parlant d’un livre, film, blog ou je ne sais quoi ? Puis-je prétendre booster des ventes ? Ou une poignée de lecteurs supplémentaires sur un blog est-il déjà une belle performance ? Je n’ai pas la prétention d’être une réelle influenceuse. Je pense que beaucoup de gens viennent ici pour lire les aventures de Nina et ses potes mais ne cherchent pas à aller plus loin. Et puis qu’est-ce qu’un blog dans cette immense galaxie blogosphérienne ? Déjà, quand je lis la chronique d’un livre ou d’un film dans un journal et que je suis tentée, rien n’indique que je vais sauter le pas. Alors pour un blog… Parce que moi, je parle de trucs que j’aime (ou que je déteste et qui m’énervent) mais je ne suis pas critique. Vous ne connaissez que peu mes goûts et il est dur de savoir si je suis « fiable » ou pas en matière de littérature ou musique. Pourtant, j’avais été contactée par
buzzparadise avant de retomber sur leur site cet été, ça montre sans doute que mon blog compte un peu dans la blogosphère, que j’ai un tout petit pouvoir sur mes lecteurs. Car si je n’avais pas parlé de Modo, ici, combien aurais-je de lecteurs là-bas ? Combien de signatures aurions-nous en moins sur la liste de soutien ? Peut-être que la différence aurait été faible, très faible. Peut-être pas. Impossible de quantifier (surtout que je n’ai pas la provenance du trafic !).

 

Mais bon, je me plais à espérer que mon petit blog peut jouer un petit rôle. Oh, je ne parle pas de choses très sérieuses, je n’aurai aucun rôle à jouer dans les élections 2007,
par exemple, soyons sérieux trente secondes ! Mais peut-être que grâce à ce blog, de jeunes gens auront mis une capote au lieu de déconner. Peut-être que d’autres auront compris des choses en me lisant et auront changé de petites choses dans leur vie. Peut-être que d’autres encore ont acheté un livre que j’ai aimé et l’ont apprécié autant que moi. Peut-être que grâce à moi, une poignée de livres auront été vendus en plus. Peut-être que grâce à moi, quelqu’un a crée un blog. Enfin, ça, d’ailleurs, je le sais, j’ai inspiré quelques nouveaux blogueurs, c’est toujours flatteur.

 

Bref, alors que je travaille à fond sur la blogosphère et le buzz, je suis toujours émerveillée de voir que certains blogs sont de telles références qu’y apparaître dessus est un
véritable privilège. Mais cette apparition est-elle suivie des faits ? En gros est-ce que les plus gros blogs sont-ils de réels influenceurs ? Je n’en sais rien. Mais au fond, quelle importance ? Après tout, je continue de parler de ce qu’il me plaît, tant pis si ça n’a pas de répercussions. Après tout, vous êtes assez grands pour savoir si vous avez envie de me suivre ou pas !