Grosse colère !

[Attention, EDIT en fin d’article]

Bon, maintenant, ça suffit, la blague a assez duré.

Ca fait un long, long moment que je suis régulièrement victime d’un troll dont les particularités sont toujours les mêmes :
– pseudo qui change à chaque fois ou presque
– utilisation d’un proxy pour cacher son IP
– des adresses mails bidons
– une orthographe improbable
– des insultes très violentes
– des liens vers des sites genre youporn ou boursorama
– un fichier sur lequel il a copié/collé son comm (vu qu’il est incapable de le retaper) qu’il reposte quotidiennement.

C’est lourd, très lourd. Mais là où vraiment, ça dépasse les bornes, c’est quand ce noble Seigneur va poster sa merde sur les blogs de mes copines. Il avait posté un comm incendiaire chez Lil Virgo pour dénoncer ma censure et là, il poste son comm insultant chez PinkLady. Ce qui est intéressant, c’est qu’il a choisi un pseudo qui correspond à mon pseudo MSN, un pseudo que je n’utilise pas forcément quotidiennement, signant mes mails autrement.

Donc il est évident qu’on se connaît. Un individu normalement constitué (pemets moi de lâcher un lol) ne viendrait pas ici quotidiennement poster de tels messages de haine et les garder sur son pc pour pouvoir les poster quotidiennement ici, des fois que je n’aie pas compris.

Alors vas-y, montre toi, aies pour une fois les couilles d’assumer tes actes. Tu fais preuve de lâcheté depuis de longs mois, prouve moi que tu vaux plus que ça. Je t’attends. Parce que tu vois, je ne vois pas bien ce que tu cherches. Me faire fermer mon blog ? Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il te gêne mon blog ? Tu sais, il y en a des millions d’autres, des milliers d’actifs au moins. Tu peux très bien vivre sans lire le mien, à me laisser à ma médiocrité crasse. Je ne représente rien, je suis lue par à peine un millier de gens, ce qui veut dire que plus de 63 millions de Français ne connaissent pas mon existence. Je ne suis pas leader politique ni leader d’opinion, je ne promeus aucune idée extrémiste, je me contente de partager mes réflexions de provinciale arrivée sur Paris et qui évolue depuis 3 ans. Je ne me trouve ni provocante, ni subversive. Que mon blog existe ou pas ne changera rien à l’histoire. Et puis je vais te dire, plus tu t’excites contre moi, moins j’ai envie de fermer mon blog, ça te ferait trop plaisir.

Je ne sais pas si tu es la même personne qui m’a forcée à porter plainte l’an dernier suite à des menaces de mort. La gendarmerie était remonté jusqu’à une personne, je ne sais pas où ça en est. Ca explique peut-être pourquoi tu te planques derrière des milliers de proxy et que tu as un abonnement sur Globenet.  Je pense que tu as sérieusement besoin d’aide car cette haine envers moi n’est vraiment pas normale.

Ah et pour te faire plaisir, je publie ce fameux comm que tu postes quotidiennement ici, pour que mes lecteurs saissise bien l’ampleur de ta psychopathie : «  tu finiras vieille fille,et tu ne seras jamais une femme. moi je connais les femmes,les trou:come toi,j’ai eu ma période mais les ptites morues de ton gends qui rèvent de devenir de vrai femmes respectées(mdr) on les retrouve toujours assises sur un tretoire à attendre des ptites pièces…t’en fais pas je t’accorderais 2 ou 3 gouttes d’urine mais le moindre centime d’euro c’est exclu 🙂 ». Evidemment, j’ai respecté l’orthographe de base.

Alors si tu as un problème avec moi, et manifestement, tu en as un, tu le règles avec moi et tu laisses les autres en paix. Mon mail n’est pas difficile à trouver, j’attends tes explications. Je suis vraiment curieuse de savoir ce que j’ai pu bien te faire pour mériter une telle haine. Et surtout savoir qui tu es car sur les trois noms des gens avec qui je me suis disputée dans ma vie, je sais qu’une n’utiliserait pas ces méthodes (enfin, pas comme ça), un ne perdrait pas de temps à ça et le troisième, j’ose espérer que depuis le temps, il est passé à autre chose. Donc qui es tu et pourquoi tu te comportes de la sorte ? Mais je sais pertinemment que tu ne répondras jamais à cette question.

Pour mes autres lecteurs, je m’excuse mais qu’on aille emmerder mes copines, là, je ne suis pas d’accord. Alors pour me faire pardonner, quelques vies de merde  :
– Aujourd’hui, je suis caissier, un client dépose, entre autres, un cahier de vacances. Pour faire de l’esprit je lui dis: « Ah ! Moi aussi lorsque j’étais petit, mes parents m’en achetaient chaque été ! Je ne le faisais jamais ! » Le client m’a regardé et m’a dit : « Vous auriez peut-être dû, non ?! » VDM
– Aujourd’hui, épreuve du Bac, j’ai tenté 7 fois de réussir un créneau avec ma vieille 2CV sans jamais y parvenir devant tous les Terminales S de ma ville. J’ai dû me résigner et virer 10 personnes qui squattaient la dernière place en épi pour pouvoir m’y garer. VDM
– Aujourd’hui, mon copain à qui je propose de lui amener un café au lit me répond « c’est gentil Sophie ». Nous sommes ensemble depuis 5 ans et je m’appelle Maude. VDM
– Aujourd’hui, j’étais dans la foule en train de danser devant un très grand groupe lors d’un festival de musique. Un mec me donne une petite tape sur l’épaule, je me retourne et là il me dit : « Ah nan en fait t’es moche ». VDM

Tiens, à part Lil’ Virgo, quelqu’un a déjà posté sur Vie de merde ?

Demain, ce sera plus léger, Lucas prendra la parole.

NB : Pardon pour le chat animé…

EDIT : Ok, en fait, j’ai un gros doute, mon troll est un antisémite notoire fréquentant un blog à la limite du nazisme (il a balancé un lien vers mon blog deux fois, paraîtrait que je ne respecte pas sa liberté d’expression,on se demande bien pourquoi). Ne connaissant personne d’ouvertement antisémite voire franchement nazi, il semblerait que l’utilisation de mon surnom soit un pur hasard. En fait, j’espère VRAIMENT que je ne connais pas cette personne car là, j’ai envie de vomir. Vous ne m’en voudrez pas de pas filer le lien. Est-ce que c’est le moment de préciser que je ne suis pas juive ou pas ?

Noël, ça pue des pieds

 J-1, voire H- pas beaucoup : on est le 24 et là bientôt, c’est Noël. Je vais pas me fendre d’un brillant article vu que je sais que vous avez autre chose à faire que de me lire aujourd’hui donc comme je suis une nana subversive et wild, je vais vous parler… bé de Noël.

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La semaine dernière, je lis l’édito d’Alix Girod de l’Ain dans Elle qui dit en somme : « ils m’énervent les rabats joie anti Noël, moi, j’aime ça ». Et bien moi,
tout pareil, give me five Alix ! En fait, Noël se passe en deux phases pour moi.

Phase 1 : les courses. Ah oui alors là, je mentirais si je disais que j’adore ça car je déteste. Surtout que cette année, je n’étais plus chômeuse, si vous suivez, donc je ne pouvais pas faire les courses en journée, je devais y aller… le samedi. Paf, dans mes dents ! Donc deux samedi d’affilée, le 08 et le 15, me voici à arpenter les rues parisiennes pour trouver ce que je veux. Pour la première expédition, je me dote d’un soutien psychologique : ma sœur. Comme ça, on fait les cadeaux pour les parents, Anthony et voilà. Sauf que le truc, c’est que je peux pas acheter les cadeaux de ma sœur alors qu’elle est là, voilà pourquoi je suis de corvée à nouveau le week-end suivant. D’ailleurs, je pense que c’est là que j’ai chopé ma crève. Alors déjà, à la base, j’aime pas la foule mais à Noël, je sens que tout le monde est excédé par son voisin, on se dépêche de prendre en rayon ce que l’on veut pour pas que le connard ou la connasse à côté le prenne avant nous et qu’il n’y en ait plus. Après, faut faire la queue et là, tout le monde se guette : le premier qui double a perdu. Samedi 22, je vais faire une
course de dernière minute pour Anne dans ma ville natale. Oui, je pouvais pas l’acheter à Paris car c’était un truc en verre et je voulais pas le casser. Dans le magasin, je croise par deux fois une femme qui pue mais un truc monstrueux. Ma sœur me dit de faire la queue donc je me plante au milieu et là, Alice arrive « non mais Nina, la fin de la queue, c’est là-bas, t’es en train de doubler tout le monde, là ». J’étais en toute bonne foi mais le pire c’est que je suis même pas sûre que les gens se soient rendus compte de mon incrustation. Bon je retourne à la fin d’une des queues et remercie le ciel de voir la femme qui pue aller à l’autre parce que ça, vraiment j’aurais pas supporté.

 Bref, les courses, c’est chiant et encore, quand on sait ce qu’on veut, ça va. Mais quand, en plus, on va dans les magasins à l’aveuglette, là, c’est carrément du suicide. Alors, oui, vu que je déteste la foule, les bousculades et les queues à la caisse (surtout si y a des gens qui puent), les courses de Noël, je déteste. Oui, le côté mercantile, c’est nul, blablabla.
 

Mais, phase 2 : le jour J. Enfin, du moins, dans ma famille. Pour l’occasion, on est là tous ensemble, à ouvrir les paquets. La veille, on a fait un réveillon tranquille à manger des toasts qu’on a fait collégialement en regardant des vidéos marrantes. Le jour de Noël, à midi, ma grand mère vient manger, parfois avec ma tante. C’est en gros une journée où toutes les tensions sont évacuées, on se fait tous des cadeaux, on rigole, on mange, on discute. Bref, c’est juste une bonne journée de félicité familiale.

Alors j’emmerde la mode du « Noël, c’est que mercantile, trop Sarkozyste ». Oui, Sarkozyste, c’est un peu l’insulte suprême du moment (enfin, pour les gens de gauche), c’est ce qu’on vous balance dès qu’on n’est pas d’accord avec vous. « Non mais toi, t’es qu’un(e) Sarkozyste refoulée ». A croire qu’à gauche, on ne peut que suivre un dogme unique et si tu le suis pas, t’es donc sarkozyste. Moi, Noël, je le fêtais déjà sous Mitterrand. J’ai de très bons souvenirs de l’époque où je croyais encore au Père Noël et même d’après. Quand je faisais des cadeaux à 50 francs pour tout le monde (à l’époque, c’était possible) puis les complots avec Alice pour trouver des cadeaux communs au parents. Ce que j’aime dans Noël, c’est quand on offre le cadeau qu’on s’est creusé à trouver et qu’on découvre qu’on a touché juste. Alors oui, rien que pour ce moment où tout va bien et où tout le monde est heureux, ben, moi, j’aime Noël. Et je ne
bouderai pas mon plaisir à cause de trois grincheux qui ne peuvent pas s’empêcher de trouver à redire à tout, parce que c’est mercantile, parce que le Père Noël est rouge à cause de coca. Moi, je m’en fous, c’est la fête de famille ou personne en particulier n’est à l’honneur. Et puis j’aime faire le sapin, manger à m’en éclater la panse en arrosant le tout de champagne en écoutant ma
grand-mère raconter la même histoire pour la vingtième fois. De toute façon, c’est pas comme si j’étais du genre à ne pas profiter de ces moments parfaits. Parce que, ouais, Noël en est un. Pour une fois qu’on a un motif d’être contents, autant en profiter.

La schizophrénie du blogueur

Deux ans et demi  que je blogue, j’en ai vu et lu des choses. Maintenant, c’est même mon métier les blogs, c’est dingue. Mais je ne vais pas faire un bilan bloguesque, ça, je
le ferai quand ce sera l’annif du blog. Non, je veux parler du comportement étrange de certains blogueurs. A savoir vivre sa vie pour son blog.

Il y a quelques temps, je discutais sur MSN avec une grande consommatrice de blogs et on en vient à parler d’un blogueur que j’analyse en 2 mn de la façon suivante : « ce
qui est triste, c’est que maintenant, il fait ça juste pour remplir son blog. ». Peu importe de qui je parlais, ça pourrait être pas mal de gens. Je ne compte pas régler mes comptes (surtout que c’est un bloggeur qui n’est ou ne fut pas proche de moi) mais de présenter une dérive que j’ai observée avec d’autres personnes. Un blog, c’est quoi ? En gros un espace perso où on peut partager ses passions ou raconter sa vie, entre autres. Moi, je parle des blogs de type journaux intimes comme le mien. Donc le but premier du blog, c’est de créer un journal extime (© Kamui dans un vieux commentaire, je sais plus du tout où, sorry !) où on partage tout ce que l’on veut partager. Sa vie amoureuse, sexuelle, pro, ses pensées, ses joies et ses peines, ses délires et tout ça. Aujourd’hui, je m’en sers surtout pour partager mes visions de la société, étaler mes opinions. Ma sexualité est devenue un sujet annexe, souvent évoquée sous forme de blague (héééééé, ma maman me croit lesbienne !). Mais de mes derniers amants/mecs, vous n’avez rien su ou si peu. Sans doute car aujourd’hui, j’assume suffisamment ma sexualité pour ne pas avoir besoin de la raconter, que je suis sûre de ma séduction et que je n’ai plus besoin d’étaler mon tableau de chasse. Bref, bref.

 Quand je lis les blogs de certains, je note certaines « déviances ». Des gens qui nous semblaient sincères au départ mais qui tombent dans un espèce de cercle vicieux : vite, il doit m’arriver des trucs pour alimenter mon blog. Et faire les courses à la supérette et avoir la caissière qui dit bonjour/merci/au revoir, ça compte pas. Il faut qu’il m’arrive des trucs de ouf genre j’ai baisé avec George Clooney, j’ai fait un coma éthylique, j’ai pris une nouvelle drogue top démente qui vient tout juste de sortir et qui fait faire des bulles

(ah, merde, en fait, c’était un bout de savon, je me sens flouée, là), j’ai été embauchée rédac chef au Monde, j’ai gagné au loto… Bon, ok, je grossis considérablement le trait, là, mais vous saisissez la substance. En gros, le rapport s’inverse. Avant, on faisait des choses et on les racontait sur son blog. Maintenant, on fait des choses pour les raconter sur son blog. On n’est plus soi mais on est « machin le blogueur », une identité qui prend le pas sur la nôtre.

 

Des fois, je me demande si je ne suis pas dans ce schéma aussi mais vu ce que ma vie est excitante en ce moment, je crois pas. Non parce que je voudrais vous mettre du
croustillant, je serais retournée sur meetic, pour commencer. Puis je fréquenterais des milieux interlopes pour vous raconter tout ça, aussi. Là, j’avoue que ma vie a été plus subversive que ça : je me lève, je bosse, je rentre, je papote un peu, je me couche. No sex. De toute façon, en ce moment, j’ai pas envie de séduire. Là, le côté trépidant, inédit, qui fait rêver, j’ai pas. Et je vais franchement pas provoquer pour avoir trois lecteurs de plus, j’ai pas le temps et puis j’ai pas envie de jouer un rôle, ici comme ailleurs. Je m’étais perdue de vue y a quelques temps (sans rapport avec le blog, ça avait commencé avant), je me suis retrouvée enfin, c’est pas pour recommencer.

Mais surtout, ce genre de comportement m’interpelle. Pourquoi ? Il y a des gens dont c’est le métier de se créer un personnage, je pense à des blogs BD ou d’acteurs et
d’actrices. Là, je comprends, c’est normal. Mais les autres ? Les comme moi qui ont une vie normale, un métier qui n’appelle pas à se créer un univers, à se vendre, pourquoi se laisser
embarquer dans ce jeu ? Bien sûr que le nombre de lecteurs qui croît, c’est exaltant. Bien sûr que ça fait plaisir de voir que nos tribulations suscitent la curiosité ou l’envie ou la
réprobation. Ca peut permettre à des gens de se poser des questions. Mais à nous, ça nous apporte quoi ? Je n’ai pas envie d’être Nina à part entière, je suis plus que ça et je refuse de
livrer ce plus en pâture pour attirer plus de lecteurs. Je pourrais vous parler de mes pratiques solitaires, tout vous détailler. Je pourrais coucher avec tous les mecs qui m’allument pour faire monter mes stats. Mais pourquoi ? Pour prouver que j’existe ? Mais j’existais avant ce blog et j’existerais après lui, seul mon pseudo disparaîtra dans les limbes virtuelles. Des fois, 
je me demande si ces personnes s’arrêtent sur leur vie, si elles réfléchissent à ça et ce qu’elles en pensent. Je parle de vraies introspections, pas d’un article sur un blog pour récolter des « mais non, t’es génial(e), change pas ». Parce que même si je t’aime beaucoup lecteur, tu ne me connais pas comme moi je me connais, normal. Tu ne sais que ce que je te dis, tu n’es pas dans ma tête. Sinon, ce serait invivable, tous ces gens qui squattent ma boîte crânienne. Bien sûr que j’ai eu ce travers à une époque, je mentirais en prétendant le contraire mais aujourd’hui, quand je vois les guéguerres entre blogs pour avoir trois lecteurs de plus et tout ça, je préfère me retirer de tout ça. Ma vie n’est pas trash, ça ronronne comme une Kenya. Et alors ? C’est ma vie, je l’assume pleinement.

En guise de conclusion, une « révélation ». Et même deux. Arrêtons de prendre les lecteurs pour des cons, ils voient souvent quand on joue un rôle, quand on perd notre sincérité. Et ça les fait fuir. Perso, j’adore les blogs simples où je me reconnais, je me marre plus en lisant les tribulation d’une Lalie ou d’une Vicky que de gens qui grossissent tellement le trait que ça finit par me gonfler. Et enfin, grande phrase à méditer : y a aussi une vie en
dehors des blogs.

PS : Cet article n’est dirigé contre personne, si vous vous sentez visé(e), je n’y peux rien donc pas la peine de se défouler en comm, heiiiiiiiin

Liste de la fille qu’a vu Rocco

– Je n’aime pas les vieux. Rectificatif : je n’aime pas les vieux qui sont sur ma route. Non parce que moi, je suis une citadine, une vraie, qui marche à 100 à l’heure, sauf jour de talons parce que je tiens à mes chevilles. Lundi midi, je vais au distributeur retirer de l’argent. Oui, je sais, toujours aussi subversive et originale la Nina. Une vieille se plante devant moi. Deux minutes plus tard, elle sort enfin sa carte, elle effectue son retrait et là, vas-y que je sors mon porte-monnaie, que je pose mon billet… « Pardon, madame, vous pourriez vous pousser ? Je suis pressée. » Et évidemment, je me suis faite engueuler. Connasse, si tu mettais pas 5 minutes à faire ce qui prend une demi-minute à des êtres normalement constitués, je te dirais rien. Sinon, j’ai failli me prendre la gamelle du siècle le même jour alors que je courais à la gare pour choper mon train (vive les chaussures sans talons, je suis inspirée des fois) et là, un vieux s’engage sur ma trajectoire, j’ai failli me manger sa valise à roulettes. Non, regarde pas où tu vas, t’as raison.

– J’ai eu une nouvelle expérience sexuelle, cette semaine. Bon, ok, j’exagère. Dimanche, avec future coloc, nous sommes allées dans un établissement et nous sommes descendues au sous-sol. C’est joli, des pierres blanches, de larges banquettes, c’est clean, c’est beau. Un monsieur piercé et tatoué nous accueille. A côté de nous, un couple que nous pressentons illégitime se fait des papouilles. Le piercé-tatoué m’appelle mais future coloc veut débuter donc je la laisse faire. Puis vient mon tour. Le jeune homme me met à l’aise car je suis un peu tendue, je fais la warrior mais mon estomac fait des galipettes dans mon ventre. Le jeune homme me présente les objets qu’il va utiliser puis m’invite à m’allonger. Là, il m’enfonce son…gros coton tige dans le nez ! Puis il approche une aiguille dans le nez et me perce le nez. Voilà, ça, c’est fait, me voici avec un piercing. Enfin, me revoici avec un piercing car j’en avais eu un y a presque 7 ans. Désormais, ma narine gauche s’orne d’un beau bijou. Future coloc aussi. Oui on a décidé de faire toit et personnalité commune, c’est reposant.

– Des fois, je m’impressionne toute seule. Exemple : mardi, panique au taf, la prévisualisation du jeu concours du mercredi marche pas, c’est un peu la lose : c’est juste la prévisualisation ou le jeu qui marche pas ? Mon collègue me dit de demander de l’aide à Tchèque 1. Oui, on bosse avec des Tchèques qui ont des prénoms tchèques (dingue!) et je ne les connais pas donc on numérotera. Donc je vais parler à Tchèque 1 qui me dit « haaaaaan, pas le temps, vas voir Tchèque 2 ». Ok mais en quelle langue lui parler à Tchèque 2 ? In english. Oh sa mère, je suis nulle en anglais. Donc c’est parti ! « Hi Tchèque 2, I have a pb with edit contest, can you help me? ». Et voilà que je lui explique mon problème technique en anglais et qu’en plus, il me comprend et je comprends ses réponses. Bordel, en fait, I speak english!

– Ok, mes blogueurs adultes sont débiles. Non mais je veux pas me moquer mais y en a qui sont grave attaqués quand même. Exemple : un mec me demande comment ça se fait qu’il ait perdu des points (y a un espèce de système de points qu’on donne et qu’on nous donne mais on n’en perd pas) donc je lui demande s’ils « diminuent de façon significative ». Réponse : « je sais pas ce que ça vx dire
lol » (notez la conjugaison du verbe vouloir). Là, je suis restée digne, j’ai pas pleuré. Sinon, grand moment de la semaine avec Mononeuronal. Mononeuronal a dû rouvrir un nouveau compte et
voulait récupérer ses bons points restants. Donc je vais sur son compte, regarde combien de bons points il lui reste et je les lui donne. Et là, le mec me dit « il m’en reste 16 000 à me donner ».
En fait, dans les stats, vous avez les bons points donnés, les bons points reçus et ceux qui restent. Donc il en a reçu 16000 et donné tout autant. 16 000 – 16 000 = 0. Je lui explique. Il me
redemande ses 16 000 points donc je lui réexplique. Deux fois, trois fois, quatre fois. A chaque fois « oui, j’ai compris mais je peux pas avoir mes 16 000 points restants ? ». A la fin, je lui ai
demandé s’il se foutait de moi, insistant bien sur le fait que je suis pas censée faire ça déjà et il me fait perdre du temps à pas comprendre. Du coup, il me menace de fermer ses blogs, je lui réponds « merci de votre gratitude, ça m’apprendra à faire une entorse à la règle ». Paf, vas-y que je te fais culpabiliser du con.

– J’avais oublié pourquoi meetic, ça puait. J’ai eu la bonne idée de mettre une photo (pas forcément la plus belle, je suis blanche comme un cul dessus). J’étais tellement assaillie de toute part
que je me suis barrée en courant. Désolée aux messieurs à qui j’ai pas répondu mais 10 chats en même temps, c’est pas gérable. Non, c’est pas que je vous snobe, m’insultez pas. Bref, j’avais
oublié la sensation que c’est d’être un steack dans un supermarché rempli de carnivores.

– En fumant ma clope tout à l’heure (oui, je sais, c’te lose d’avoir repris, c’est mal, tout ça tout ça), je regardais les clios de la Poste garée devant chez nous (on a une grosse poste en face). Voiture 1 : rétroviseur conducteur pété. Voiture 2 : rétroviseur conducteur pété et grosses éraflures sur le côté. Voiture 3 : rétroviseur conducteur pété, plaque d’immatriculation en mauvais état. Voiture 4 : je suis pas allée voir. Conclusion : ils vérifient qu’ils ont le permis avant de filer la voiture à des gens à la Poste? Bref, si vous êtes motorisés, méfiez vous des voitures jaunes, on ne le répète jamais assez.

– Ce qui est bien, c’est que dès que je déclare que je deviens lesbienne abstinente, je repasse aussi sec dans la catégorie hétéro pratiquante. Donc pour l’heure, je sais pas si j’ai un nouveau
PCR (plan cul régulier) ou un nouveau mec, à suivre. Je tiens juste à préciser qu’il est à moitié russe, mouahahah ! Du coup, vendredi, au taf, j’étais totalement en vrac, Rémi me regarde : «
toi, t’as la tête des grands jours

– Gmrl ml ml

– T’es une coquine toi ! »

Putain, je me suis faite goalée. Mais il m’a aussi demandé si je couchais avec Future Coloc (il va falloir m’expliquer, là !). Donc euh…

– J’ai vu 5 mn d’un film avec Rocco Siffredi, j’ai donc effectivement vu la bête, la vache ! Par contre, le film était tout pourri genre Rocco sort d’un buisson et le cameraman l’interpelle, il récupère trois nanas sur un banc fringuées comme des putes, les ramène chez lui ou deux potes l’attendent et ça baise. Donc y a pas de scénario. Mais les doublages sont très drôles parce qu’ils ont gardé les voix de base où on entend très nettement Rocco dire « Fuck me, fuck me aaaaaaaah ! » avec son accent italien pendant que les voix françaises font « aaaaaaaaah aaaaaaaah aaaaaaah ». Par contre, faudrait expliquer à Rocco que s’il dit fuck me, fuck me, il risque d’avoir une drôle de surprise, rappelons que deux de ses potes rôdent.