10 ans

28 mars 2005, je traîne ma petite valise sur le trottoir minuscule d’un quartier résidentiel de Plume-sur-Berges, un McDo à la main, me rendant gaiement dans le super appart vide de ma soeur (elle partageait avec une amie l’étage d’une maison, canon). Le lendemain, j’allais démarrer un stage de journalisme à Paris city. Je ne pensais pas forcément moisir ici… 10 ans plus tard, je vis toujours à Plume sur Berges mais que d’aventures depuis.

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Photo piquée à Je suis cette fille (http://www.jesuiscettefille.com/)

 

C’est étrange de se dire que je vis depuis 10 ans ici, moi, la Toulousaine (je n’ai vécu “que” 7 ans à Toulouse). J’ai rencontré des tas de gens, connu quelques histoires de coeur, beaucoup d’histoire de cul, ri beaucoup, pleuré parfois, eu envie de distribuer quelques bonnes baffes. Je suis arrivée avec des rêves de journalisme, je suis aujourd’hui consultante marketing genre “head of social strategy” (faut que je l’écrive comme ça sur mon CV tiens). Je pensais enfin pouvoir écrire vu que j’avais fini mes études. J’ai ouvert un blog et pondu plus d’un millier d’articles, anéfé (on approche même des 2500) mais je n’ai plus terminé un seul roman. Je me suis fait des amis grâce à ce blog, pris des claques que je n’aurais jamais pris autrement (le courage de l’anonymat allié à la protection de l’écran), découvert que mon amitié pouvait être utilisée comme marchepied pour certain-e-s parce qu’à un moment, j’avais pleiiiiin de lecteurs. Puis j’ai trouvé du boulot et oublié un peu de travailler sérieusement mon blog et aujourd’hui, j’ai plein de lecteurs en moins mais on s’en fout. J’en parlerai pour les 10 ans du blog, tiens (ben oui, forcément).

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J’avais peur de vivre à Paris puis j’ai trouvé ça géniaaaaaal. La petite provinciale qui monte à la capitale, quelle success story. Ok, j’ai été au chômage pendant 1 an et demi (avec quelques missions de ci de là) mais j’étais Parisienne, moi, monsieur. Faussement snob, j’allais parfois savourer mon thé ou mon chocolat au Café de Flore ou aux 2 magots en mode Simone de Beauvoir, tu sais. Je me réjouissais des pique-niques sur les bords de Seine, des bars ouverts toute la nuit, de me la jouer Sex and the City en sirotant un petit Cosmopolitan au Qong, le resto designé par Starck, rien que ça. J’ai remué mon cul au Batofar, au Cab ou au Showcase, j’avais des soirées boulot au Carmen Café. Je me suis rendue chez une journaliste que je regardais à la télé plus jeune,  Yves Calvi est venu poser sa pêche dans nos toilettes du boulot, j’allais à la même cantine que Faustine Bollaert (qui était très souriante, autant le dire), j’ai appris à une dame de la télé comment on fait son blog, j’ai assisté à des avant-premières, rencontré Amélie Nothomb (enfin, en dédicace) croisé des “stars”.

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Et puis je me suis mise à en avoir marre de Paris. Marre du monde, de la foule, de devoir se battre pour tout, pour rien, ne plus aller aux expos parce qu’en semaine, je bosse et le week-end, je dors. Tout est cher, tout est surfait. Tu trouves une cantine sympa, ça devient vite moisi, tu n’as que rarement l’effet “bons clients” (mais ok, ça existe encore). Tu cours, tu cours, tu deviens infect et insupportable. Tu cours après le métro parce que tu es à la bourre pour une “régularisation de trafic” qui te laisse poireauter dans un tunnel sombre entre 2 stations. Tu cours et il t’arrive des bricoles, tu te troues la jambe ou tu te casses un bout de pied.

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Depuis que je vis à Paris, il y a plein de choses que je ne fais plus car tout est loin, tout est galère. J’ai renoncé totalement aux loisirs créatifs car le magasin le plus proche de moi est à 30 mn (il vient d’ouvrir), je commande tout car j’ai plus de voiture et c’est vite galère de transporter des éléments un peu lourds dans le métro ou le train, je commande mes fringues parce que faire les courses un samedi à Paris, c’est la mort. Je suis fatiguée de tout payer 3 fois plus cher juste parce que c’est Paris et je trouve merveilleux de payer un cocktail à 7 €. J’en ai marre de la pollution qui pue, de devoir m’entasser au moindre rayon de soleil sur un misérable mètre carré de pelouse avec les groupes avoisinants qui nous imposent leur musique merdique, leur bouffe qui pue et leurs conversations navrantes (et rassurez-vous, ils pensent la même chose de nous. Alors que s’il le faut, dans un autre contexte, on se serait adorés).

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Rentrer alors en province ? Oui j’y pense. Mais pas tout de suite. Parce que j’ai conscience qu’être “head of social strategy” à Toulouse City, c’est pas si simple et que je suis en pleine réflexion pour trouver ma prochaine carrière (sachant que là, j’hésite entre instit, masseuse shiatsu et infographiste… On est clairement dans le grand n’importe quoi). Et puis à Paris, y a quand même mes amis, mon amoureux, ma soeur (mais elle va rentrer dans 2 ou 3 ans normalement… Oui, le même délai que moi. Coïncidence ? Je ne crois pas !) et des aéroports qui me permettent d’aller où je veux.

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Il y a 10 ans, je disais “la ligne TGV Toulouse-Paris en 2016 ? Ahah, je m’en fous, j’y serai plus, à Paris !”. Et bien, en 2016, je serai encore certainement à Paris mais on n’aura toujours pas le TGV.

Où trouver l’homme ? Episode 30 : à la laverie

(Lecteurs, bonjour, je rappelle que ces articles sont des fictions et ce que je raconte dedans n’est pas vrai. Dans cette histoire, je
vais à la laverie parce que ma machine est en panne alors qu’en vérité, j’y suis allée parce que j’ai pas de machine à laver pour le moment)

Dimanche, c’est le jour rêvé pour aller laver mes affaires à la laverie vu que je n’ai rien de plus intéressant à faire et que je n’ai plus rien de décent à me mettre. Après avoir blindé ma valise à roulettes, c’est parti.



En arrivant à la laverie, surprise, y a plein de gens et que des hommes en plus. Je trouve ça mignon des hommes qui font leur linge surtout que ceux là, ce sont des racailloux made in chez moi donc en gros, ils parlent en wesh et zyva mais ils disent poliment bonsoir quand je les salue et ils sont bien fringués; Alors que moi, j’ai mon jean avec la braguette cassée qui tient avec un élastique et un pull informe avec capuche intégrée [ce détail est vrai, par contre]. Après avoir cherché comment marchait la machine et finalement demandé à mes compagnons de machine à laver, c’est parti. 50 minutes, je vais mourir.

Après avoir fumé une clope, je me pose et me plonge dans un bouquin, les gens entrent et sortent. Tiens, il semblerait que je sois la seule à dire bonsoir, réflexe de provinciale ? Bon, alors, retournons à mon roman, que se passe-t-il déjà ? Pffff, c’est long, je m’emmerde. Soudain entre un jeune homme, beau gosse. Ici, c’est encore mieux que le supermarché, il est certain que les gens habitent le quartier, il est impossible qu’ils fassent des kilomètres pour une laverie, y en a partout. Et les hommes présents savent faire des machines, ce sont des hommes indépendants des années 2000. Sous entendu, si un jour cet homme est mien, il sera obligé de participer à l’opération machine à laver. De plus, nous voilà condamnés à rester de longues minutes dans la même pièce, en voilà une occasion rêvée pour discuter !

Mais la drague à la laverie comporte des pièges. En un, je ne suis pas du tout au top de ma séduction au vu de ma tenue vestimentaire et en plus, je n’ai pas pris la peine de me maquiller et si je me suis coiffée, ça a plus tenu du coup de peigne pour démêler et discipliner un minimum. Bon, essayons de relativiser : si un jour, cet homme est mien, il saura de suite à quoi je ressemble sans artifices et ne sera pas déçu de la version naturelle. Même s’il paraît que je suis aussi bien sans maquillage, me dit un jour un ex.


Deuxième piège et là, ça peut être dramatique : le contenu du tambour. Comme je lave mes dessous à la main parce que c’est fou comme ça se salit vite ces petites choses et que je refuse toujours de désaccorder le soutien gorge et la culotte. Donc dans mon méli mélo de vêtements, je sais qu’il n’y a aucune culotte dossier genre ma culotte rouge petit bateau spécial week-end, quand je ne sors pas et que je ne mets pas de soutien gorge. Mais en révisant mentalement la liste de mes affaires en train de laver, je frémis. Au milieu de mes pantalons tailleur et tops fantaisie jolis, il y a THE chemise de nuit. Vous voyez, la chemise de nuit de célibataire d’hiver quand il fait trop froid pour dormir toute seule ? La mienne est déformée de partout, elle a des nounours dessus et elle se marie à merveille avec mes jambes non épilées de célibataire qui ne met pas des jupes en hiver car il faut être malade ou insensible au froid pour oser une telle tenue. Je vais la brûler en rentrant chez moi.


Bon, il se plonge lui aussi dans un bouquin, c’est mal barré. Ah, ma machine se termine, avant la sienne vu qu’il est arrivé après. Ma mission si je l’accepte : attraper mes fringues de telle façon que ma chemise de nuit soit cachée par tout le reste. Et évidemment, en me compliquant la vie, je fais tomber mon linge propre sur le sol douteux. Mission échouée.

Je balance tout dans le sèche linge et replonge le nez dans mon bouquin, penaude. De toute façon, la laverie, c’est trop moche pour y draguer, na !

Grosse colère !

[Attention, EDIT en fin d’article]

Bon, maintenant, ça suffit, la blague a assez duré.

Ca fait un long, long moment que je suis régulièrement victime d’un troll dont les particularités sont toujours les mêmes :
– pseudo qui change à chaque fois ou presque
– utilisation d’un proxy pour cacher son IP
– des adresses mails bidons
– une orthographe improbable
– des insultes très violentes
– des liens vers des sites genre youporn ou boursorama
– un fichier sur lequel il a copié/collé son comm (vu qu’il est incapable de le retaper) qu’il reposte quotidiennement.

C’est lourd, très lourd. Mais là où vraiment, ça dépasse les bornes, c’est quand ce noble Seigneur va poster sa merde sur les blogs de mes copines. Il avait posté un comm incendiaire chez Lil Virgo pour dénoncer ma censure et là, il poste son comm insultant chez PinkLady. Ce qui est intéressant, c’est qu’il a choisi un pseudo qui correspond à mon pseudo MSN, un pseudo que je n’utilise pas forcément quotidiennement, signant mes mails autrement.

Donc il est évident qu’on se connaît. Un individu normalement constitué (pemets moi de lâcher un lol) ne viendrait pas ici quotidiennement poster de tels messages de haine et les garder sur son pc pour pouvoir les poster quotidiennement ici, des fois que je n’aie pas compris.

Alors vas-y, montre toi, aies pour une fois les couilles d’assumer tes actes. Tu fais preuve de lâcheté depuis de longs mois, prouve moi que tu vaux plus que ça. Je t’attends. Parce que tu vois, je ne vois pas bien ce que tu cherches. Me faire fermer mon blog ? Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il te gêne mon blog ? Tu sais, il y en a des millions d’autres, des milliers d’actifs au moins. Tu peux très bien vivre sans lire le mien, à me laisser à ma médiocrité crasse. Je ne représente rien, je suis lue par à peine un millier de gens, ce qui veut dire que plus de 63 millions de Français ne connaissent pas mon existence. Je ne suis pas leader politique ni leader d’opinion, je ne promeus aucune idée extrémiste, je me contente de partager mes réflexions de provinciale arrivée sur Paris et qui évolue depuis 3 ans. Je ne me trouve ni provocante, ni subversive. Que mon blog existe ou pas ne changera rien à l’histoire. Et puis je vais te dire, plus tu t’excites contre moi, moins j’ai envie de fermer mon blog, ça te ferait trop plaisir.

Je ne sais pas si tu es la même personne qui m’a forcée à porter plainte l’an dernier suite à des menaces de mort. La gendarmerie était remonté jusqu’à une personne, je ne sais pas où ça en est. Ca explique peut-être pourquoi tu te planques derrière des milliers de proxy et que tu as un abonnement sur Globenet.  Je pense que tu as sérieusement besoin d’aide car cette haine envers moi n’est vraiment pas normale.

Ah et pour te faire plaisir, je publie ce fameux comm que tu postes quotidiennement ici, pour que mes lecteurs saissise bien l’ampleur de ta psychopathie : «  tu finiras vieille fille,et tu ne seras jamais une femme. moi je connais les femmes,les trou:come toi,j’ai eu ma période mais les ptites morues de ton gends qui rèvent de devenir de vrai femmes respectées(mdr) on les retrouve toujours assises sur un tretoire à attendre des ptites pièces…t’en fais pas je t’accorderais 2 ou 3 gouttes d’urine mais le moindre centime d’euro c’est exclu 🙂 ». Evidemment, j’ai respecté l’orthographe de base.

Alors si tu as un problème avec moi, et manifestement, tu en as un, tu le règles avec moi et tu laisses les autres en paix. Mon mail n’est pas difficile à trouver, j’attends tes explications. Je suis vraiment curieuse de savoir ce que j’ai pu bien te faire pour mériter une telle haine. Et surtout savoir qui tu es car sur les trois noms des gens avec qui je me suis disputée dans ma vie, je sais qu’une n’utiliserait pas ces méthodes (enfin, pas comme ça), un ne perdrait pas de temps à ça et le troisième, j’ose espérer que depuis le temps, il est passé à autre chose. Donc qui es tu et pourquoi tu te comportes de la sorte ? Mais je sais pertinemment que tu ne répondras jamais à cette question.

Pour mes autres lecteurs, je m’excuse mais qu’on aille emmerder mes copines, là, je ne suis pas d’accord. Alors pour me faire pardonner, quelques vies de merde  :
– Aujourd’hui, je suis caissier, un client dépose, entre autres, un cahier de vacances. Pour faire de l’esprit je lui dis: « Ah ! Moi aussi lorsque j’étais petit, mes parents m’en achetaient chaque été ! Je ne le faisais jamais ! » Le client m’a regardé et m’a dit : « Vous auriez peut-être dû, non ?! » VDM
– Aujourd’hui, épreuve du Bac, j’ai tenté 7 fois de réussir un créneau avec ma vieille 2CV sans jamais y parvenir devant tous les Terminales S de ma ville. J’ai dû me résigner et virer 10 personnes qui squattaient la dernière place en épi pour pouvoir m’y garer. VDM
– Aujourd’hui, mon copain à qui je propose de lui amener un café au lit me répond « c’est gentil Sophie ». Nous sommes ensemble depuis 5 ans et je m’appelle Maude. VDM
– Aujourd’hui, j’étais dans la foule en train de danser devant un très grand groupe lors d’un festival de musique. Un mec me donne une petite tape sur l’épaule, je me retourne et là il me dit : « Ah nan en fait t’es moche ». VDM

Tiens, à part Lil’ Virgo, quelqu’un a déjà posté sur Vie de merde ?

Demain, ce sera plus léger, Lucas prendra la parole.

NB : Pardon pour le chat animé…

EDIT : Ok, en fait, j’ai un gros doute, mon troll est un antisémite notoire fréquentant un blog à la limite du nazisme (il a balancé un lien vers mon blog deux fois, paraîtrait que je ne respecte pas sa liberté d’expression,on se demande bien pourquoi). Ne connaissant personne d’ouvertement antisémite voire franchement nazi, il semblerait que l’utilisation de mon surnom soit un pur hasard. En fait, j’espère VRAIMENT que je ne connais pas cette personne car là, j’ai envie de vomir. Vous ne m’en voudrez pas de pas filer le lien. Est-ce que c’est le moment de préciser que je ne suis pas juive ou pas ?

Où trouver l’homme ? Episode 10 : le smirting

(Je rappelle à mon lectorat et surtout à ceux qui tomberaient ici pour la première fois que cette série est une joyeuse fiction. Actuellement, le seul homme dont j’aurais besoin, c’est d’un kiné).


A la recherche du prince charmant

Le smirting, qu’est-ce que c’est ? C’est la drague entre fumeurs sur le trottoir devant les bars, c’est donc une pratique très 2008. N’ayant pas réussi à verrouiller une cible dans le bar, je vais aller m’en griller une petite sur le trottoir ne sait-on jamais.

 

Etape 1 : oublier son briquet. Ben oui, c’est super bateau mais c’est toujours la meilleure façon d’entamer la conversation sans en avoir l’air. Me voici donc dehors. Erreur tactique numéro 1 : il fait froid donc j’ai ma doudoune d’hiver, je ressemble plus à Mme Michelin qu’à Carmen Electra. Mais bon, la veste en jean, là, c’est pas possible, je vous rappelle qu’il a neigé y a une semaine. Ah tiens, y a un mec pas mal là mais il est avec quelques potes, je tente ou pas ? De toute façon, faut bien que je demande du feu, j’en ai pas.

Allez, à trois, je me lance.

Etape 2 : voix de velours et grand sourire. « Bonsoir, est-ce que je pourrais vous demander du feu, s’il vous plaît ? Merci ! ». Là, le truc, c’est de pas lâcher la proie et enchaîner de façon intelligente. Alors je pourrais faire remarquer qu’il fait froid mais ils sont pas cons, ils ont dû remarquer tous seuls. Puis ça donne de suite l’image de la nana creuse, c’est pas topissime. On va pas non plus commencer de suite par un sujet politique ou artistique, ça va leur faire peur. Non mais imaginez une petite nana cachée dans sa doudoune qui vous demande du feu et fait : « ouais et alors, le passage de la flamme olympique à Paris, vous en avez pensé quoi ? » ou encore mieux « et alors, t’as voté pour quoi aux dernières présidentielles ? », non, non, non, je vais passer pour une tarée. Surtout que j’ai tendance à avoir des opinions et à les défendre avec de grands moulinés de bras. Bon, on va tenter le bateau : « vous connaissez ce bar, vous le fréquentez souvent ? ». Tarte powaaaaaaa !


Etape 3 : Essayer d’attiser la conversation, toujours en laissant de côté les sujets qui fâchent. Alors deux hypothèses : les messieurs ne sont que de passage sur Paris alors il va falloir vanter les charmes de notre chère capitale. Soit ce sont des gars du coin et là, va falloir se la jouer provinciale benête (féminin de benêt)
« Ouiiiiiiii, je viens d’arriver sur Paris et je connais pas trop, tu compreeeeeeeends, hihi ! ». Ben oui, le prince charmant est par définition serviable et il sera ravi de me
faire découvrir la capitale, main dans la main, yeux dans les yeux, tout ça quoi. Hé oui la balade romantique, c’est peut-être cliché mais ça marche toujours. Les messieurs me répondent, ce sont des Parisiens alors jouons la carte de la provinciale, retrouvons notre accent toulousaing. Je leur demande quelques bonnes adresses, des endroits sympas pour se balader « les quais de Seine, le dimanche, c’est sympa, on peut faire du roller ! ». Ah ouais mais moi, le roller, c’est fini ! Je leur raconte ma mésaventure, ils rient. Homme qui rit, à moitié conquis. Ah, y en a un qui semble très motivé pour me faire visiter sa ville, cool. Je suis trop forte.

Je finis ma cigarette. Heureusement, si j’ai pas pris mon briquet, j’avais pris mon portable pour noter son numéro, mouahahahah. Ainsi, la semaine prochaine, je
draguerai en balade romantique à travers Paris.