Beauté froide vs beauté chaude

Partons du principe qu’ici, en terme de beauté, je parle au sens large du terme, ça évitera d’entrée de jeu des commentaires désagréable sur une éventuelle prétention de ma part sur mon apparence physique. Ceci étant posé, attaquons l’article.


Pendant longtemps, j’ai rêvé d’être une beauté froide un peu à la Carole Bouquet ou Grace Kelly, ce genre de femmes mystérieuses qui semblent connaître les mystères de l’univers mais n’ont pas le droit de les partager et ça les rend un peu triste. Vous voyez l’idée ? Bref, je me rêvais de ces héroïnes sublimes et inatteignables, marchant avec fierté, le corps droit, le menton dressé tel un défi à … à on ne sait pas trop qui. Mais force est de constater que je suis à des milliers de kilomètres de la beauté froide, je suis même précisément l’inverse : je suis une beauté chaude.

Qu’entends-je par beauté chaude ? Alors je ne parle pas en terme chromatique puisque justement, si on prend mes couleurs (peau blanche, yeux bleus, cheveux clairs), je suis plus dans le froid. Je parle plus de l’effet produit sur autrui : la beauté froide glace, la beauté chaude est plus chaleureuse. Prenons un exemple tout bête : Nina dans la rue. Prenons mardi par exemple. Mardi, j’étais légèrement à la bourre (j’ai du mal à me lever en ce moment) donc je fonce prendre le train, une première personne me demande un renseignement. Train pris, me voilà dans mon quartier, je marche vite, les écouteurs vissés aux oreilles. Et là, une dame d’un certain âge m’arrête « excusez-moi, mademoiselle, je vois bien que vous êtes pressée mais… ».  Ca, c’est à peu près mon quotidien : dès que je ne suis pas de mauvaise humeur, les gens viennent spontanément me demander des trucs, me parler… Je ne fais pas peur, je ne suis pas une beauté froide. C’est un fait.


Alors quelque part, c’est sympa que les gens vous prennent systématiquement à la bonne. Je fais rarement une mauvaise première impression parce que oui, j’ai l’air sympa et que j’ai une bonne bouille. Et je souris beaucoup aussi. Ca a des avantages certains, je m’intègre facilement dans n’importe quel groupe, les gens sont souvent gentils avec moi. Des fois un peu trop. Vu que j’ai dû intimider deux personnes dans toute ma vie entière (l’amoureux secret de ma meilleure amie du lycée qui n’osait pas lui parler car il avait peur de moi (bonjour l’excuse bidon) et un mec qui m’a dit que j’étais impressionnante car quand je rentre dans une pièce, je suis comme chez moi (mais je pense qu’il se foutait de ma gueule (c’est lourd toutes ces parenthèses (mais j’aime bien)))), les gens viennent spontanément m’adresser la parole… y compris les hommes qui en veulent à ma vertu. Oui je me fais draguer et relativement souvent mais normal : je ne fais pas peur aux hommes.


Je n’ai donc rien en commun avec la beauté froide mystérieuse. Ce n’est pas un drame non plus. Certaines me diront même qu’être une beauté froide, c’est pas si drôle quand on n’est pas actrice, que les gens nous prennent d’abord en grippe en pensant qu’on se la pète alors que pas du tout et que ça fait 3 ans qu’un homme ne les a pas draguées. Pas faux. De toute façon, j’ai jamais voulu être actrice. Par contre, il va vraiment falloir que j’apprenne par cœur un plan de Paris, ça m’évitera de donner des mauvaises directions quand je veux vraiment aider les gens mais que j’ai confondu des rues.

NB préventif : le SIDA, c’est mal, tu sais que c’est un peu ma marotte, mettre des préservatifs et tutti quanti. Et en plus, le SIDA est hyper moche, comme tu pourras le constater ici. Il a même des lèvres en forme de vagin.

NB informatif : Pour ceux qui ont raté la fête des mères (bouh, pas bien !), une petite boutique de bijoux bien sympa.

NB : Non, plus rien, j’ai fini.

Dolce Vita

Dans mon escarcelle à idées pour l’article du dimanche, j’avais soit la ringardise hype soit l’impudeur médiatique rapport à la mort de Serrault comme tout personnalité qui décède.
Ca, je le ferai plus tard (oui, c’est ce qu’on appelle du teasing). Parce que j’ai décidé de vous saouler avec mes vacances un max donc je vais vous parler de la dolce vita du sud, si précieuse à mes yeux.

ladolcevita

Dans ma vie, j’ai donc vécu dans trois villes : 18 ans dans ma vie natale, 7 ans à Toulouse et 2 ans à Paris. Si ma ville natale et Toulouse ne sont espacés que d’une centaine
de km à peu près et offrent un rythme de vie à peu près similaire, autant entre mon sud ouest et Paris, c’est le jour et la nuit. A Toulouse, on commence la journée vers 8h30 ou 9h, sauf commerces, on déjeune pendant une à deux heures puis retour au boulot jusqu’à 18h, 18h30 au plus tard. Puis on rentre chez soi et parfois, on ressort ou pas. A Paris, on fait plus du 10-19h (voire plus tard) avec une pause déj minimale puis on multiplie les after works pour voir ses amis, se faire de nouveaux contacts et co… De la même façon, l’espace et le temps sont pensés différemment. Quand j’étais à Toulouse, une heure de transport pour aller bosser, c’était vraiment le bout du monde. Je mettais 25 mn à pied pour aller à la fac, 15 mn en métro les premières années. A Paris, pour aller bosser, je mets quasi 45 mn quand tout se passe bien (record : 1h30) mais comme je n’ai qu’une correspondance, ça me dérange pas outre mesure. J’habite également à 45 mn de trajet de chez Gabriel, ce n’est pas gênant, ce qui le serait beaucoup plus dans mon sud ouest.

De la même façon, on ne se déplace pas de la même façon : vendredi, je pars de chez ma grand mère, je dois me rendre au Capitole, je commence à calculer instantanément métro.
Là, soudain, je me sens ridicule : j’ai vécu 3 ans dans ce quartier, je sais très bien que je suis à une vingtaine de minutes à pied du Cap. Mais j’ai quand même pris le métro pour tester la ligne B. Tout est différent dans le sud, on est moins stressés, moins pressés, moins agressifs. Dans la rue, on a de la place (quoi que certaines rues, c’est un peu le cauchemar), les gens ne courent pas… Le soir, chez mes parents, on profite. Après le repas, on profite de la douceur estivale, on discute autour d’un verre de vin, on regarde les canards passer (enfin, surtout mon papa) en attendant que la fraîcheur nous pousse à débarrasser la table. Bon, bien sûr, je suis en vacances mais j’ai tellement la sensation d’un double temps, d’une vrai dolce vita.

Dans les pubs qui aiment tant exploiter les clichés, dans le sud, on fait la sieste sous les oliviers. Bon, je ne suis pas de la provence, on ne sieste que le jours chômés. Mais

c’est vrai que quand je compare ma vie parisienne et ma vie toulousaine, j’ai vraiment la sensation que la seconde, c’est la dolce vita. Dans mon pays, tout me paraît plus simple, moins basé sur les apparence. Et pourtant, tout le monde se connaît et tout se sait alors qu’à Paris, on est anonyme mais Paris, c’est ma ville de carrière, on dira, je dois me tisser un réseau alors que dans le sud, je n’ai plus que ma famille, Anne et Guillaume 1er. Je sors en ville sans trop me farder, ça m’est un peu égal, au fond. Je prends le temps, je savoure.

 

Dans le sud, les gens sont un peu indisciplinés, surtout en voiture. Leur demandez pas de regarder dans le rétro, ils connaissent pas. Le cligno non plus, pas plus que les trajectoires et le feu, bof, ça dépend. Faut pas être stressé en voiture dans le sud sinon, vous n’y survivrez pas.

Mais surtout, mon sud à moi, c’est jeter une serviette sur la pelouse et bronzer tranquillement en attendant que l’allergie se manifeste et me force à me pousser de là. Ce sont des fruits à cueillir à même l’arbre pour dégustation immédiate, ce sont les mûres qui poussent partout le long des chemins. C’est le ciel bleu pur parce que moins pollué, ce sont les grillons qui chantent, les grenouilles qui croassent. Bref, dans mon sud, on entend la nature.

 Bien sûr, vous me direz que y a pas que chez moi qu’on trouve tout ça, Dieu merci d’ailleurs. Mais à présent que ce pays est mon pays de détente et de vacances, c’est plus que jamais, le pays de ma dolce vita.  

Liste de la fille qu’a vu Rocco

– Je n’aime pas les vieux. Rectificatif : je n’aime pas les vieux qui sont sur ma route. Non parce que moi, je suis une citadine, une vraie, qui marche à 100 à l’heure, sauf jour de talons parce que je tiens à mes chevilles. Lundi midi, je vais au distributeur retirer de l’argent. Oui, je sais, toujours aussi subversive et originale la Nina. Une vieille se plante devant moi. Deux minutes plus tard, elle sort enfin sa carte, elle effectue son retrait et là, vas-y que je sors mon porte-monnaie, que je pose mon billet… « Pardon, madame, vous pourriez vous pousser ? Je suis pressée. » Et évidemment, je me suis faite engueuler. Connasse, si tu mettais pas 5 minutes à faire ce qui prend une demi-minute à des êtres normalement constitués, je te dirais rien. Sinon, j’ai failli me prendre la gamelle du siècle le même jour alors que je courais à la gare pour choper mon train (vive les chaussures sans talons, je suis inspirée des fois) et là, un vieux s’engage sur ma trajectoire, j’ai failli me manger sa valise à roulettes. Non, regarde pas où tu vas, t’as raison.

– J’ai eu une nouvelle expérience sexuelle, cette semaine. Bon, ok, j’exagère. Dimanche, avec future coloc, nous sommes allées dans un établissement et nous sommes descendues au sous-sol. C’est joli, des pierres blanches, de larges banquettes, c’est clean, c’est beau. Un monsieur piercé et tatoué nous accueille. A côté de nous, un couple que nous pressentons illégitime se fait des papouilles. Le piercé-tatoué m’appelle mais future coloc veut débuter donc je la laisse faire. Puis vient mon tour. Le jeune homme me met à l’aise car je suis un peu tendue, je fais la warrior mais mon estomac fait des galipettes dans mon ventre. Le jeune homme me présente les objets qu’il va utiliser puis m’invite à m’allonger. Là, il m’enfonce son…gros coton tige dans le nez ! Puis il approche une aiguille dans le nez et me perce le nez. Voilà, ça, c’est fait, me voici avec un piercing. Enfin, me revoici avec un piercing car j’en avais eu un y a presque 7 ans. Désormais, ma narine gauche s’orne d’un beau bijou. Future coloc aussi. Oui on a décidé de faire toit et personnalité commune, c’est reposant.

– Des fois, je m’impressionne toute seule. Exemple : mardi, panique au taf, la prévisualisation du jeu concours du mercredi marche pas, c’est un peu la lose : c’est juste la prévisualisation ou le jeu qui marche pas ? Mon collègue me dit de demander de l’aide à Tchèque 1. Oui, on bosse avec des Tchèques qui ont des prénoms tchèques (dingue!) et je ne les connais pas donc on numérotera. Donc je vais parler à Tchèque 1 qui me dit « haaaaaan, pas le temps, vas voir Tchèque 2 ». Ok mais en quelle langue lui parler à Tchèque 2 ? In english. Oh sa mère, je suis nulle en anglais. Donc c’est parti ! « Hi Tchèque 2, I have a pb with edit contest, can you help me? ». Et voilà que je lui explique mon problème technique en anglais et qu’en plus, il me comprend et je comprends ses réponses. Bordel, en fait, I speak english!

– Ok, mes blogueurs adultes sont débiles. Non mais je veux pas me moquer mais y en a qui sont grave attaqués quand même. Exemple : un mec me demande comment ça se fait qu’il ait perdu des points (y a un espèce de système de points qu’on donne et qu’on nous donne mais on n’en perd pas) donc je lui demande s’ils « diminuent de façon significative ». Réponse : « je sais pas ce que ça vx dire
lol » (notez la conjugaison du verbe vouloir). Là, je suis restée digne, j’ai pas pleuré. Sinon, grand moment de la semaine avec Mononeuronal. Mononeuronal a dû rouvrir un nouveau compte et
voulait récupérer ses bons points restants. Donc je vais sur son compte, regarde combien de bons points il lui reste et je les lui donne. Et là, le mec me dit « il m’en reste 16 000 à me donner ».
En fait, dans les stats, vous avez les bons points donnés, les bons points reçus et ceux qui restent. Donc il en a reçu 16000 et donné tout autant. 16 000 – 16 000 = 0. Je lui explique. Il me
redemande ses 16 000 points donc je lui réexplique. Deux fois, trois fois, quatre fois. A chaque fois « oui, j’ai compris mais je peux pas avoir mes 16 000 points restants ? ». A la fin, je lui ai
demandé s’il se foutait de moi, insistant bien sur le fait que je suis pas censée faire ça déjà et il me fait perdre du temps à pas comprendre. Du coup, il me menace de fermer ses blogs, je lui réponds « merci de votre gratitude, ça m’apprendra à faire une entorse à la règle ». Paf, vas-y que je te fais culpabiliser du con.

– J’avais oublié pourquoi meetic, ça puait. J’ai eu la bonne idée de mettre une photo (pas forcément la plus belle, je suis blanche comme un cul dessus). J’étais tellement assaillie de toute part
que je me suis barrée en courant. Désolée aux messieurs à qui j’ai pas répondu mais 10 chats en même temps, c’est pas gérable. Non, c’est pas que je vous snobe, m’insultez pas. Bref, j’avais
oublié la sensation que c’est d’être un steack dans un supermarché rempli de carnivores.

– En fumant ma clope tout à l’heure (oui, je sais, c’te lose d’avoir repris, c’est mal, tout ça tout ça), je regardais les clios de la Poste garée devant chez nous (on a une grosse poste en face). Voiture 1 : rétroviseur conducteur pété. Voiture 2 : rétroviseur conducteur pété et grosses éraflures sur le côté. Voiture 3 : rétroviseur conducteur pété, plaque d’immatriculation en mauvais état. Voiture 4 : je suis pas allée voir. Conclusion : ils vérifient qu’ils ont le permis avant de filer la voiture à des gens à la Poste? Bref, si vous êtes motorisés, méfiez vous des voitures jaunes, on ne le répète jamais assez.

– Ce qui est bien, c’est que dès que je déclare que je deviens lesbienne abstinente, je repasse aussi sec dans la catégorie hétéro pratiquante. Donc pour l’heure, je sais pas si j’ai un nouveau
PCR (plan cul régulier) ou un nouveau mec, à suivre. Je tiens juste à préciser qu’il est à moitié russe, mouahahah ! Du coup, vendredi, au taf, j’étais totalement en vrac, Rémi me regarde : «
toi, t’as la tête des grands jours

– Gmrl ml ml

– T’es une coquine toi ! »

Putain, je me suis faite goalée. Mais il m’a aussi demandé si je couchais avec Future Coloc (il va falloir m’expliquer, là !). Donc euh…

– J’ai vu 5 mn d’un film avec Rocco Siffredi, j’ai donc effectivement vu la bête, la vache ! Par contre, le film était tout pourri genre Rocco sort d’un buisson et le cameraman l’interpelle, il récupère trois nanas sur un banc fringuées comme des putes, les ramène chez lui ou deux potes l’attendent et ça baise. Donc y a pas de scénario. Mais les doublages sont très drôles parce qu’ils ont gardé les voix de base où on entend très nettement Rocco dire « Fuck me, fuck me aaaaaaaah ! » avec son accent italien pendant que les voix françaises font « aaaaaaaaah aaaaaaaah aaaaaaah ». Par contre, faudrait expliquer à Rocco que s’il dit fuck me, fuck me, il risque d’avoir une drôle de surprise, rappelons que deux de ses potes rôdent.