Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel…

Cher Père Noël,

Contrairement à la dernière fois, je t’écris avant Noël histoire de pas attendre mon cadeau trop longtemps. Que veux-je cette année ? Un boulot ? J’ai déjà. Alors un mec pour aller avec ma nouvelle vie de businesswoman. La dernière lettre que je t’avais écrite marche toujours, je te la renvoie de suite, inspire t’en. Tu m’avais trouvé un mec vraiment top mais comme j’ai un peu omis de préciser que je voulais le garder, tu m’en as livré un périssable. Ca m’apprendra, tiens.

Alors à ma lettre première, voici ce que je rajoute :
– je veux le garder mon homme parfait
– il doit être fidèle
– attentionné
– habiter en Ile de France.

Pourquoi tu devrais exaucer mon vœu ? D’abord parce que t’es le père noël et c’est ta mission. Mais surtout, cette année, j’ai été sage quand même. Bon d’accord, j’ai fricoté avec quelques hommes mais pas plus que l’an dernier et y en a même deux ou trois que j’aurais bien aimé garder. Bon et puis surtout, voyons les aspects positifs de ma vie 2007 :

– j’ai trouvé du boulot et même deux fois, 2 CDI, même. Ca mérite récompense.

– j’ai été très sage dans mes soirées, aucune cuite sérieuse (à peine un peu grisée mais aucune gueule de bois au compteur), je n’ai dormi dans aucune toilette, léché aucune vitrine. J’ai été très sage, quoi. Pourtant, je suis quand même beaucoup sortie, comme quoi…

Donc voilà, moi, je dis que ça mérite un beau cadeau. Alors bon, je sais que je l’aurai pas à Noël pile pile, je saurai être un peu patiente. Mais assure quoi, Père Noël. Après tout, tu as été jeune toi aussi, souviens toi ce que c’était la vie sans mère Noël, mmmm ? Bon, ok, ma vie sans M. Nina n’est pas insupportable, loin de là. Mais là, j’ai très froid et une présence dans le lit, ça me ferait chaud à mon petit cœur. Et à mon petit corps surtout parce que c’est surtout lui qui a froid.

Alors voilà, n’oublie pas mes petits souliers !

La mue s’’opère

Il y a quelques temps, je vous parlais de faire une mue, un petit bilan s’impose. Ouais, je suis fan des bilans et comme j’ai pas encore fait celui de 2006 (qui fut une année assez bizarre), je vous ai fait celui-là en attendant. Il y a des moments dans la vie où des événements font qu’on réfléchit sur soi. Si vous n’avez rien compris à cette phrase, c’est pas très grave, elle est volontairement obscure et je ne vais pas expliquer. Mais la suite est plus sibylline, promis.

Mue_imaginale_dun_monarque

J’avais donc décidé en octobre de reprendre ma vie en main et d’arrêter la déconnade et mine de rien, je m’y tiens. Je n’ai plus pris une cuite depuis. Il m’est arrivée d’être un peu joyeuse suite à l’ingestion de vin. Je me souviens notamment d’un après-midi avec Marine et Lucas où nous refaisions le monde autour d’un verre de vin (chardonnay mon amour), à la fin, je planais un peu (et je parlais très fort !) mais je suis rentrée chez moi sans soucis. Donc, depuis ma résolution, je n’ai pas failli, mais y a pas tellement de mérite non plus… C’est pas comme si j’étais une alcoolique invétérée. Je me suis contentée de fuir les soirées où l’on boit parce qu’on n’a rien se dire donc on comble comme on peut. Je préfère les soirées où on boit peu ou pas et où on refait le monde. Je ne suis plus allée en boîte depuis mon excursion en boîte hétéro et j’avoue que ça ne me manque pas du tout. Mais alors vraiment pas. Limite, je suis contente de rester peinarde chez moi le samedi soir.

 

Du coup, ça a des conséquences sur ma vie. Sans parler de mes multiples activités annexes et du fait que j’ai meilleure mine, plus de migraines et que je vomis pas pour cause d’éthylisme (mon système digestif en est ravi), je me rends compte que mon entourage est en train de changer, que je le veuille ou non. J’ai « viré » quelques amitiés vaseuses, remplacées par de nouveaux amis plus calmes. D’autres amitiés en ont souffert sans que je le veuille. Je ne sais pas si c’est normal, je préfère ne pas me prononcer sur la question. Mais force est de constater qu’en ce moment, je fréquente déjà pas mal de trentenaires. Les trentenaires, j’avoue que je les aime beaucoup. Je me sens moi avec eux, je sais pas trop l’expliquer. En gros, j’ai la sensation qu’on se comprend et que je n’ai pas besoin de jouer un rôle. Je suis juste moi et je n’ai pas peur de l’image que je peux leur donner. Je peux parler de tout avec eux, j’ai la sensation d’être comprise quoi qu’il arrive. Ca ne veut pas dire que je délaisse les vingtenaires, non, ça n’a même rien à voir. Mais tout est lié. En gros, dans ma quête d’une nouvelle vie, je nettoie l’intérieur et l’extérieur. En privilégiant certaines sorties plutôt que d’autres, je suis amenée à fréquenter plus certaines personnes que d’autres. Après, certains de mes amis sont pris dans leur vie donc on se voit moins : je n’ai pas vu Zoé depuis juin (mais on parle quasi quotidiennement sur MSN), je vois moins Tatiana aussi. Par contre, je vois plus souvent Marine puisqu’on ne vit plus très loin maintenant.

 

Evidemment, tout ça change mes activités aussi. Je lis beaucoup en ce moment, je fais pas mal de sorties culturelles avec un couple d’amis. Et j’avoue que tout ça fait du bien à mon ego. Et à mon porte monnaie aussi : je finis mes mois en positif, ma conseillère financière doit penser que je suis dans le coma à l’hôpital. Parce que les sorties boîte-alcool, c’est pas donné non plus. Et puis en plus, l’alcool, en plus de pas être bon pour mon foie, c’était pas bon pour ma ligne.

 

Bon, maintenant, je dois continuer sur ma lancée. Prochaine étape : stop à la clope. J’ai un peu l’impression de me retrouver depuis quelques temps et de me rapprocher de la stabilité à laquelle j’aspire. Je pense avoir largement profité de la déconne mais je pense que ça fait du bien quand ça s’arrête. Ca ne veut pas dire que je ne veux plus faire la fête ou quoi, je prévoie une nouba monumentale pour mon anniversaire en avril. Mais on en est pas là. Bref, je suppose que je rentre définitivement à l’âge adulte, c’est sans doute pour ça que je me sens si à l’aise avec les trentenaires. A partir de là, je pense que la stabilité que je souhaite va arriver, c’est un peu la suite logique. Rien ne vaut un esprit sain dans un corps sain pour réussir…

 
J’aimerais à présent que tout le monde le comprenne…

Chronique d’’un suicide annoncé

Par Gauthier
 
Voilà nous sommes mi-octobre, et je vis à Paris.
Alors je sais que ce blog a comme vocation de raconter nos errances sentimentales, sexuelles, éthyliques, donc l’histoire de mon installation dans la capitale ne rentre pas vraiment en ligne de compte. Mais bon je fais ce que je veux, donc j’ai décidé de vous emmerder avec ma vie, un peu plus encore.
 
Au moment où je commence à écrire cet article je suis plutôt d’humeur mélancolique (cf le titre de l’article), j’ai peur que cela se ressente alors je préfère prévenir…
 
Donc petit flash back, au début du mois j’ai appris que j’étais pris en master pro sur Paris, oh joie oh délectation suprême !!! la fièvre retombe très vite et se transforme en immense angoisse du fait que la rentrée a lieu 4 jours après, ARGH !!! là c’est l’angoisse. Sur Paris je connais quelques personne dont notre Nina nationale, mais bon mon réseau social va sévèrement s’étioler, et je ne parle pas du fait qu’il faille que je trouve un appartement en 4 jours, là c’est de la SF.
Bref heureusement pour moi, j’ai de la famille sur paris, donc je me fais héberger gratuitement « le temps nécessaire ». Ouf !!!
Mais avant ça d’ailleurs je me rends compte que je ne vous ai pas parlé du week end avant mon départ ! Rha lalalala je fais n’importe quoi. Donc je rentre sur Toulouse le vendredi sachant que le Lundi je dois repartir vivre sur Paris de façon « définitive », je réunis donc la bande à Zazous et je promets « une soirée mémorable, à inscrire dans les annales «  (sans jeux de mots… quoique… lol) bref ce fut du grand n’importe quoi. Pour résumé, on a bu, bu, bu, bu, dansé, bu, dans, j’ai fait du touche-pipi dans les chiottes de la boîte avec un chouchou plutôt miam-miam, et j’ai forcément explosé ma caisse en rentrant… Je suis pitoyable ! Me voilà donc au milieu d’un rond-point avec les jantes cassées, les amortisseurs cassés, la direction cassée, le moral cassé. Que fais-je ? J’appelle ma mère… No comment, je ne suis qu’un pauvre pédé sensible, dès que j’ai un problème, j’appelle ma mère, j’assume et je vous merde… De toute façon c’était pas totalement ma faute l’accident (les amortisseurs étaient plus que fatigués et l’esp a merdé donc j’ai fais des tête-à-queue). Donc là c’est quand même la grosse panique, je peux pas laisser la voiture là, on va me la foutre à la fourrière, je peux pas appeler les flics, j’ai dépasser le stade du coma éthylique d’un humain normal, donc je fais quoi ? Ben la solution vient de mon assurance de gueudin, j’appelle Europe Assistance, et ils m’envoient une dépanneuse, qui me dépose gentiment chez moi à 50 km de mon point d’impact ! C’est’i pas merveilleux ? Moi perso je suis fan…
Donc là je rentre, je me couche et je dis au revoir à Toulouse pour un moment.
 
Ensuite me revoilà à Paris, des dépenses en veux-tu en voilà, je m’en sors pour 4000€ pour l’instant, soit en 15 jours (donc là il faut mettre : resto, bouffe, sorties, fringues, ticket de métro, frais d’inscription, loyer, caution, meubles…), et le pire c’est que j’en dépenserai encore au moins autant dans le mois qui vient.
Pourquoi ? Ben je déprimouille, donc l’achat compulsif refait surface comme jamais dans ma vie, je suis faible lol mais qu’est ce que c’est bon de faire les boutiques !!!!! je suis sûr que tu connais ce sentiment intense cher ami lecteur, allez avoue que ce petit pull rose fucshia acheté lors des dernières soldes (seul article non soldé du magasin) tu ne l’a mis qu’une fois, parce que la finalité n’est pas de se fringuer, mais de DÉPENSER DU FRIC !!!!!! D’ailleurs si aujourd’hui j’écris cet article complètement déconstruit et dénué de tout sens c’est uniquement pour éviter d’être tenté de faire chauffer la CB (quoi Nina tu pensais que c’étais parce que tu m’avais demandé un article ? lol c’est beau d’être naïf…).
Bon j’avais dit que j’allais raconter ma vie, alors je vais m’y tenir un peu, j’ai donc réussi un exploit : trouver un appart en moins d’une semaine. Bon ok c’est tout petit, mais il est super bien situé (non il est pas dans le marais), sans pousser jusqu’à dire où je vis, je suis plutôt fier de ma trouvaille. Maintenant le plus dur c’est de s’habituer à la vie parisienne, et surtout au vide immense dans ma vie sociale. En plus j’ai plus le net, je devrais le récupérer avant la fin du mois d’octobre, mais bon jusque-là je fais des passages éclair dans des cyber. Et au prix où c’est je ne peux pas me permettre de zoner sur les chats, donc je n’ai plus de vie sexuelle !!! Moi sans vie sexuelle ! Vous imaginez ? Moi non plus… Hein ? Quoi ? Je mens ? Ah oui j’ai oublié de parler du chouchou que je tire régulièrement, mais bon ça compte pas c’est un gentil garçon qui partage ma couche une à deux fois par semaine… Et puis moi je suis dans une ville immense qui regorge de pédales, alors j’ai envie de tisser des liens… En gros oui, j’avoue, j’ai envie de baiser comme un malade avec tout ce qui bouge, ben quoi moi la nouveauté, ça me donne chaud lol
 
Donc voilà aujourd’hui je peux faire ce bilan : plus de vie sociale, plus de vie sexuelle, un découvert démesuré qui s’annonce, donc oui je suis déprimé, mais bon une bonne cuite ce week end et un raccordement au réseau la semaine prochaine devrait y remédier sans mal. Nina il faut juste que tu me prêtes quelques un de tes amis pour que je m’acclimate.
 
Oui lecteur, j’ai failli oublier (comment pourrais-je oublier ça ???) j’ai rencontré Sab, Tink, et Banana, des filles merveilleuses qui me font bien rire, donc je vais les réquisitionner pour des soirées beveuries dont seul j’ai le secret… À bon entendeur…
 
Ps : oui c’est un petit article, mais bon j’ai vraiment trop envie de filer faire les boutiques, je suis incorrigible 😉