L’amour rend aveugle (et sourde)

Mon cher moi d’avant,

Parlons des mecs un peu, veux-tu ? C’est amusant. Là, tu as 13-14 voire 15 ans, tu es en 4e et 3e et voilà, tu es tombée amoureuse du beau gosse de service, Guillaume. Ah, tu te pâmes d’amour pour lui, tu passes tes cours à le regarder discrètement, ou pas. D’ailleurs, je me souviens de ce jour où j’ai remarqué que ses oreilles n’étaient pas jolies, un peu un effet mâché. Pourtant, à l’époque, je ne connaissais pas le pouvoir orgasmique des oreilles. Ah ouais, tiens, note : les oreilles mordillées, léchées… C’est purement génial. Fais pas la grimace genre « c’est dégueu ! », tu ne connais rien à la vie, petite jouvencelle.


Donc Guillaume, tu l’aimes d’amour, tu rêves de lui faire des bisous avec la langue et tout ça. Sauf que Guillaume est un crétin. Oh, commence pas à te braquer parce que j’oooooose dire du mal de ton adoré, tu es amoureuse donc aveugle donc crétine. Et NON, tu n’as pas le droit de me répondre qui se ressemble s’assemble. Moi, je sais très bien que tu ne l’auras jamais le Guillaume même si les commères de service t’ont dit qu’il en pinçait pour toi (mais elles ont aussi dit que tu étais sortie avec Cyril ce que nous étions, hélas, parfaitement placées pour savoir que c’était faux parce qu’on aurait bien aimé). Donc puisque Guillaume ne sera jamais tien, commençons le travail de sape.


En un, en 3e, Guillaume arrivera régulièrement avec un pansement sur la joue « parce qu’il s’est coupé en se rasant ». Tu trouves peut-être ça viril, fillette mais non, c’est ridicule. Parce que y a juste rien à raser et qu’il fait genre que c’est un homme car ses potes se rasent mais non. D’ailleurs, sache que Guillaume aura toujours des soucis de virilité et devra donc s’appliquer à prouver à tous qu’il est un mâle, un vrai. Par exemple, au lycée, au carnaval, il arrivera habillé d’un simple moule bite (en février, je rappelle), costume qui sera totalement occulté par celui d’Olivier (le cousin de Jérôme que tu trouves con à l’heure actuelle et dont tu vas évidemment tomber amoureuse), travesti en putasse et par celui de Cyril le grand, vêtu en kilt (l’histoire confirmera qu’il n’était pas nu dessous). Bref, dès que Guillaume pouvait montrer son corps à l’assistance ébahie (ou pas), il le faisait. Ok, faut avouer qu’il était goalé mais bon, bref. Et en fait, j’ai su plus tard pourquoi il agissait ainsi. Figure toi qu’il est resté puceau jusqu’à la fac. Hé oui. Alors que tous ses potes ont perdu leur virginité en seconde lors d’un voyage en Allemagne où tu n’iras pas parce que ta meilleure amie n’y allait pas non plus. Ben, tu vois, t’y serais allée, t’aurais peut-être perdu ta virginité avec un Allemand, quelle classe. Arrête de plisser le nez genre c’est dégoûtant, tu verras que tu changeras d’avis, fillette.*


Donc notre ami Guillaume va passer le lycée à se trouver une copine qui veut bien écarter les cuisses, en vain. Ce qui est drôle quand on voit comme il se la pète beau gosse barbu. D’ailleurs, j’ai jamais vu l’ombre d’un poil sur son visage, à l’époque. Mais ce n’est pas tout. Guillaume est un fayot. Mais un fayot balourd. Bientôt, tu vas partir en Allemagne en voyage de classe (décidément) et il y aura ta prof de français de 4e. Et bien grâce à elle, tu vas découvrir que tout le monde n’aime pas Guillaume. Elle, par exemple, elle le déteste. Elle lâche un « très spirituel » cassant quand il lâchera dans le micro du Bundestag « ach, nous allons envahir la France-euh ! », elle lèvera les yeux au ciel quand il racontera tout fier qu’il a roulé une pelle à un mec lors d’une soirée beuverie… D’ailleurs, là, tu te diras que finalement, il est un peu nase ce mec. Mais tu sais, à 15 ans, c’est de son âge de mettre sa langue dans toutes les bouches et de s’en vanter. Ceci étant, tu comprendras à ce moment là que ce mec est quand même sacrément lourd, suffisamment en tout cas pour qu’une prof (qu’on n’avait plus en cours certes) ne cache pas tout le mépris qu’elle a pour lui. Et c’était pas la seule, la prof de dessin l’avait traité d’hypocrite en 6e ou 5e, je sais plus bien.


Mais rassure-toi ma chérie, ce n’est pas grave de tomber amoureuse de crétins, tu vas faire ça une bonne partie de ta vie. D’ailleurs, la prochaine fois, je vais un peu te parler d’amour.

Love dans ta face.

* Le « c’est dégoûtant » avait bien sûr trait au sexe en général et non pas aux Allemands.

Chronique d’’un suicide annoncé

Par Gauthier
 
Voilà nous sommes mi-octobre, et je vis à Paris.
Alors je sais que ce blog a comme vocation de raconter nos errances sentimentales, sexuelles, éthyliques, donc l’histoire de mon installation dans la capitale ne rentre pas vraiment en ligne de compte. Mais bon je fais ce que je veux, donc j’ai décidé de vous emmerder avec ma vie, un peu plus encore.
 
Au moment où je commence à écrire cet article je suis plutôt d’humeur mélancolique (cf le titre de l’article), j’ai peur que cela se ressente alors je préfère prévenir…
 
Donc petit flash back, au début du mois j’ai appris que j’étais pris en master pro sur Paris, oh joie oh délectation suprême !!! la fièvre retombe très vite et se transforme en immense angoisse du fait que la rentrée a lieu 4 jours après, ARGH !!! là c’est l’angoisse. Sur Paris je connais quelques personne dont notre Nina nationale, mais bon mon réseau social va sévèrement s’étioler, et je ne parle pas du fait qu’il faille que je trouve un appartement en 4 jours, là c’est de la SF.
Bref heureusement pour moi, j’ai de la famille sur paris, donc je me fais héberger gratuitement « le temps nécessaire ». Ouf !!!
Mais avant ça d’ailleurs je me rends compte que je ne vous ai pas parlé du week end avant mon départ ! Rha lalalala je fais n’importe quoi. Donc je rentre sur Toulouse le vendredi sachant que le Lundi je dois repartir vivre sur Paris de façon « définitive », je réunis donc la bande à Zazous et je promets « une soirée mémorable, à inscrire dans les annales «  (sans jeux de mots… quoique… lol) bref ce fut du grand n’importe quoi. Pour résumé, on a bu, bu, bu, bu, dansé, bu, dans, j’ai fait du touche-pipi dans les chiottes de la boîte avec un chouchou plutôt miam-miam, et j’ai forcément explosé ma caisse en rentrant… Je suis pitoyable ! Me voilà donc au milieu d’un rond-point avec les jantes cassées, les amortisseurs cassés, la direction cassée, le moral cassé. Que fais-je ? J’appelle ma mère… No comment, je ne suis qu’un pauvre pédé sensible, dès que j’ai un problème, j’appelle ma mère, j’assume et je vous merde… De toute façon c’était pas totalement ma faute l’accident (les amortisseurs étaient plus que fatigués et l’esp a merdé donc j’ai fais des tête-à-queue). Donc là c’est quand même la grosse panique, je peux pas laisser la voiture là, on va me la foutre à la fourrière, je peux pas appeler les flics, j’ai dépasser le stade du coma éthylique d’un humain normal, donc je fais quoi ? Ben la solution vient de mon assurance de gueudin, j’appelle Europe Assistance, et ils m’envoient une dépanneuse, qui me dépose gentiment chez moi à 50 km de mon point d’impact ! C’est’i pas merveilleux ? Moi perso je suis fan…
Donc là je rentre, je me couche et je dis au revoir à Toulouse pour un moment.
 
Ensuite me revoilà à Paris, des dépenses en veux-tu en voilà, je m’en sors pour 4000€ pour l’instant, soit en 15 jours (donc là il faut mettre : resto, bouffe, sorties, fringues, ticket de métro, frais d’inscription, loyer, caution, meubles…), et le pire c’est que j’en dépenserai encore au moins autant dans le mois qui vient.
Pourquoi ? Ben je déprimouille, donc l’achat compulsif refait surface comme jamais dans ma vie, je suis faible lol mais qu’est ce que c’est bon de faire les boutiques !!!!! je suis sûr que tu connais ce sentiment intense cher ami lecteur, allez avoue que ce petit pull rose fucshia acheté lors des dernières soldes (seul article non soldé du magasin) tu ne l’a mis qu’une fois, parce que la finalité n’est pas de se fringuer, mais de DÉPENSER DU FRIC !!!!!! D’ailleurs si aujourd’hui j’écris cet article complètement déconstruit et dénué de tout sens c’est uniquement pour éviter d’être tenté de faire chauffer la CB (quoi Nina tu pensais que c’étais parce que tu m’avais demandé un article ? lol c’est beau d’être naïf…).
Bon j’avais dit que j’allais raconter ma vie, alors je vais m’y tenir un peu, j’ai donc réussi un exploit : trouver un appart en moins d’une semaine. Bon ok c’est tout petit, mais il est super bien situé (non il est pas dans le marais), sans pousser jusqu’à dire où je vis, je suis plutôt fier de ma trouvaille. Maintenant le plus dur c’est de s’habituer à la vie parisienne, et surtout au vide immense dans ma vie sociale. En plus j’ai plus le net, je devrais le récupérer avant la fin du mois d’octobre, mais bon jusque-là je fais des passages éclair dans des cyber. Et au prix où c’est je ne peux pas me permettre de zoner sur les chats, donc je n’ai plus de vie sexuelle !!! Moi sans vie sexuelle ! Vous imaginez ? Moi non plus… Hein ? Quoi ? Je mens ? Ah oui j’ai oublié de parler du chouchou que je tire régulièrement, mais bon ça compte pas c’est un gentil garçon qui partage ma couche une à deux fois par semaine… Et puis moi je suis dans une ville immense qui regorge de pédales, alors j’ai envie de tisser des liens… En gros oui, j’avoue, j’ai envie de baiser comme un malade avec tout ce qui bouge, ben quoi moi la nouveauté, ça me donne chaud lol
 
Donc voilà aujourd’hui je peux faire ce bilan : plus de vie sociale, plus de vie sexuelle, un découvert démesuré qui s’annonce, donc oui je suis déprimé, mais bon une bonne cuite ce week end et un raccordement au réseau la semaine prochaine devrait y remédier sans mal. Nina il faut juste que tu me prêtes quelques un de tes amis pour que je m’acclimate.
 
Oui lecteur, j’ai failli oublier (comment pourrais-je oublier ça ???) j’ai rencontré Sab, Tink, et Banana, des filles merveilleuses qui me font bien rire, donc je vais les réquisitionner pour des soirées beveuries dont seul j’ai le secret… À bon entendeur…
 
Ps : oui c’est un petit article, mais bon j’ai vraiment trop envie de filer faire les boutiques, je suis incorrigible 😉

Raphaël

Les voies du net sont impénétrables. C’est hallucinant comme quelques mots tapés sur un clavier et balancés sur la toile peuvent nous rapprocher de parfaits inconnus. Réfléchissez au nombre de gens qui surfent sur le net, qui se croisent sur le même site sans se parler, souvent. Et parfois, au détour d’un forum, deux internautes se rencontrent, se dévoilent par mail ou par MSN avant de se voir pour de vrai…et plus si affinités ?

 

Premiers contacts

Récemment, très récemment, j’ai rencontré Raphaël via le net, il a lu mon blog et l’a adoré (normal, oserai-je dire avec humour). Après quelques mails échangés, voilà que l’on se fixe un rendez-vous. Cette perspective nous stimulant, les échanges mails se sont intensifiés. Il faut savoir que ce jeune homme m’écrit de son travail et ne peut pas se connecter sur MSN à ce moment-là. Le jour dit, on s’échange pas moins d’une quinzaine de messages en quatre heures (je me lève très tard en ce moment), on parle de pas mal de choses, surtout de sexe mais aussi de politique, de mon pseudo stage… Mais surtout de sexe. J’étais donc intriguée par ce rendez-vous, ne sachant absolument pas à quoi m’attendre.

 

Mercredi soir, 21h50, j’arrive au point de rendez-vous. J’allume ma cigarette d’attente (on a toujours l’air moins con quand on fume en attendant que quand on attend tout court)et là, petit texto de Raphaël : « j’aurai dix minutes de retard, désolé ». Normal, les hommes sont toujours en retard. Donc opération : j’ai 20 minutes d’attente, rien à lire, rien à écouter, occupons-nous. Je sors mon téléphone portable, je prends l’église en photo et m’amuse à nommer les clichés qui portaient les doux noms de « photo17 » et autre… Ensuite, j’ai appliqué ma stratégie ultime pour tromper mon impatience : compter. C’est idiot, je sais, mais ça occupe et ça évite que je regarde ma montre toutes les 30 secondes. Et je me pose des ultimatums : je n’allume pas de clope avant 500. Alors que j’avais dépassé le seuil fatidique et que je consommais ma deuxième cigarette, j’aperçois un grand gars en chemise blanche mais mon téléphone sonne et je n’y fais plus attention. En fait, le grand en blanc était effectivement Raphaël, il m’appelait pour vérifier que la petite qui poireautait devant l’église était bien la légendaire Nina. Il faut dire que nous n’avions pas échangé de photos donc je ne savais pas trop à qui m’attendre et vice-versa. Je savais qu’il était assez grand et qu’il avait les yeux clairs. Après, je ne sais pourquoi, je pensais qu’il était brun, raté. L’avantage quand on n’a pas la version photo, c’est qu’on ne peut pas être déçu par la version réelle (sauf quand le gars prétend ressembler à Brad Pitt et qu’il ressemble en vrai  à Paul Preboist). Ce garçon est charmant, il me fait la bise, me regarde de la tête aux pieds et me fait : « toi, tu fais moins d’1m60 ! ». Forcément, quand on fait plus d’1m85, on peut se la ramener à ce sujet.

 

Et…hips…une bouteille de rhum !

Nous voilà parti dans un bar qui sert surtout du rhum et c’est parti pour une folle soirée de beuverie. Le courant passe bien, on discute très facilement de tout mais surtout de sexe. Mais j’ai un défaut : le son de ma voix augmente en même temps que mon taux d’alcoolémie… On se raconte des tas d’anecdotes croustillantes, on boit, on fume, je rigole comme une bossue (déjà sobre, je ris beaucoup, alors là…). Je ponctue pas mal de mes interventions par : « J’arrive pas à croire que je te raconte ça ! », les siennes sont ponctuées de « moinssss, moinssss…On est à Paris, on dit moins, pas moinsssss. Arrête de dire « c’est quelle heure », on dit : il est quelle heure ? » (je ne serai jamais une vraie Parisienne). Je ne sais pas trop comment va se terminer la soirée mais apparemment, je ne le laisse pas tout à fait indifférent. A un moment, je parle de coupe de cheveux (ce que je suis passionnante comme nana) et je me cambre en avant pour lui montrer jusqu’où je les avais avant, et il me gratifie d’un : « arrête où tu vas pas dormir de la nuit ! ». En effet, plus je suis ivre, plus je mets mes seins en avant, sans le faire exprès. Saoule, je commence à hurler mes phrases et alors que je gueule : « tu vois, quand je baise… », un monsieur qui était assis à une table s’est franchement retourné pour nous écouter, mort de rire. C’est le signe pour filer en courant. Il paye et nous voilà dehors, il est 1h30 ou 2h, je ne sais plus, nous voici donc sans transports en commun. Et là, Raphaël me fait : « on fait quoi, maintenant ? On va où ? » Invitation explicite à terminer la nuit ensemble. Je lui réponds, tout sourire : « Je te suis. » Et il décide qu’on va chez moi car, chez lui, « c’est le bordel »… Il va rire en voyant mon appartement : pour changer, j’ai des strings qui sèchent dans la salle de bain. On s’approche donc d’un taxi et mon futur compagnon de brouette me fait rire : « On va à…où t’habites, déjà ? ». Ça fait vraiment le mec qui vient de se lever une fille dans un bar. Bref, on prend ce taxi très confortable et nous voici chez moi.

Alors que je pensais qu’à peine arrivés, on allait consommer, je me suis rendue compte qu’avec Raphaël, les choses ne se déroulent pas comme avec les autres. Il me demande d’abord un verre d’eau puis, au lieu de me sauter dessus, il décide d’aller se doucher. Soit. En attendant, je bouquine, que faire d’autre ? Le voilà qui sort de la salle de bain, en slip, à mon tour de me toiletter. Ne sachant trop que faire, je décide d’enfiler mon pyjama, assez contraceptif, il faut le dire, mais lui est sorti en boxer, j’avais peur de le choquer en sortant nue… Bon, je sais très bien que Raphaël avait une expérience certaine en la matière mais tout de même…Et puis, j’aime bien l’étape de l’effeuillage.

 

Comiques galipettes

Je me glisse donc dans le lit à ses côtés, il me lance une pique ou deux sur mon pyjama, j’éteins la lumière…et nous voilà en train de… nous battre avec mes oreillers ! Il me prend de temps en temps dans ses bras, nos langues jouent un peu et c’est reparti pour quelques coups d’oreillers. J’avoue que c’était très amusant, je rigolais comme une tordue (d’autant que je rappelle à mon aimable lectorat que j’étais un peu saoule, encore). Au fur et à mesure, les oreillers finissent de ne plus faire partie de nos étreintes, tout comme mon pyjama et son slip. Je profite de l’étape préservatif pour rallumer un peu la lumière (vive les lampes halogènes). Tandis qu’il visite mon intimité, il mordille assez durement mon cou, me faisant découvrir une nouvelle source de plaisir… C’est rassurant de voir qu’à 25 ans, on a encore tellement à découvrir sur soi. Il a des cheveux un peu longs (enfin, tout est relatif) et très doux, j’aime bien passer mes doigts dedans. Tout se passe pour le mieux sauf que mon chat s’invite de temps en temps à la partie… En temps normal, elle me fout la paix dans ces moments-là mais pas ce soir-là, Raphaël a dû l’inspirer. Ainsi, à un moment, je sens un truc qui me râpe le bras…J’ai mis trente secondes à comprendre… Oui, dans ces moments-là, mon cerveau est un peu en dérangement.

 

Après notre coït enragé, il ôte le préservatif qu’il noue et commence à le poser par terre mais je proteste : hors de question de laisser ça là, mon chat serait foutu de jouer avec et de… je vous laisse imaginer. On commence à se chamailler et le voilà qui me flagelle avec la capote précitée, ce qui me fait énormément rire…C’est bien la première fois qu’on me fait un coup pareil… Il va enfin jeter le préservatif, j’en profite pour récupérer mon côté du lit, on règle le réveil et on essaie de dormir les 3h qu’il nous reste avant le bip-bip fatidique.

(Trop) peu de temps après, voici que mon réveil décide que la nuit est finie. Par habitude, je lui donne une tape pour qu’il se taise quelques minutes. Oui, le matin, je supporte pas le bruit donc le radio-réveil est prié de respecter le silence. On se love l’un contre l’autre et ce qui devait arriver arriva, nous voilà repartis pour une brouette hautement acrobatique. C’est marrant comme le matin, je ne suis en forme pour rien, sauf pour la bagatelle… Parler le matin, je suis pas capable mais jouer les amazones, c’est quand tu veux. Bref, on visite quelques positions tandis que le réveil sonne puis après un petit câlin post coït (il faut bien récupérer),le voici qui part à la douche. Voilà, il sera en retard, de toute façon. Avant de partir, il me fait un petit câlin pour me dire au revoir, je me sens minuscule dans ses bras mais c’est assez marrant.

Episode 2 : brouette afterwork

On continue de s’échanger des mails par la suite, le ton n’a pas changé, personne ne se la joue : « c’est quand qu’on se revoit pour vivre une belle histoire ? ». Et pourtant, on se revoit pour boire un verre en tout amitié, d’abord, puis pour une nouvelle brouette, ensuite, totalement improvisée. En fait, au cours de nos échanges habituels de mails, je lui révèle que mon camarade de brouette officiel m’a demandé de me raser une certaine partie de mon anatomie (je vous laisse deviner laquelle). Il me répond : « et tu l’as fait ? Si oui, j’ai plus envie de bosser, je passe te voir. » Je lui avoue que oui, je l’ai fait et je renvoie le mail. Pas de réponse. Soit, je me dis qu’il doit (enfin) avoir du travail, je ne me tracasse pas.

 

Soudain, mon téléphone sonne, je vois « Raphaël ». Je réponds, me demandant ce qu’il me voulait.

« Tu fais quoi, là ? me demanda-t-il.

– Heu… Je regarde la télé en pyjama (oui, ok, mon inactivité actuelle et ma passivité extrême sont dramatiques).

– Ok, t’as 5 mn pour prendre ta douche, j’arrive. »

Branle-bas de combat, je vire mon pyjama, je file sous la douche. A peine sortie, le téléphone sonne, je mets de l’eau partout. « T’habites où déjà ? Je retrouve pas. » Je lui explique, j’enfile vite fait des fringues et le voilà à ma porte. Je lui ouvre, on s’embrasse un peu puis on sort fumer. C’est marrant comme, en général, ce genre de relation commence de suite au lit et APRES, on discute, on boit, on fume. Lui, non, c’est le contraire. Pourquoi pas ?

 

Mais les amabilités, ça va cinq minutes, surtout que je devais sortir le soir-même donc nous voilà partis pour une nouvelle séance de sexe une fois de plus très agitée, mon lit (deux places, tout ce qu’il y a de plus normal) se révèle presque trop petit… Cette fois-ci, mon chat reste caché je ne sais où et on s’ébat tranquillement. Il a un petit jeu assez amusant, en fait : quand je l’embrasse, soudain, il joue à esquiver mes baisers, jusqu’à ce que j’arrête de tenter et, là, il me saute dessus pour me donner tous les baisers que je n’ai pas réussi à prendre.

 

En août, à Paris, il fait chaud, d’autant que j’avais fermé fenêtre et volets pour éviter aux passants d’entendre les doux sons de la brouette (il y a des enfants qui passent par là). Après nos jeux acrobatiques, le voilà qui se plaint d’avoir trop chaud et, alors qu’il comptait se doucher en ma compagnie, il trouve un objet merveilleux : le brumisateur. Il faut que tu saches, lecteur, que le brumisateur me sert essentiellement d’arme contre mon chat : quand elle est pas sage, un pschitttt ! Là, Raphaël a commencé à s’asperger puis il a trouvé très drôle de faire une bataille d’eau sur mon lit et je me suis retrouvée trempe en deux minutes (sans mauvais jeu de mots…). Suite à cette épique bataille que j’ai lamentablement perdu, n’ayant pas la moindre arme pour me défendre, il découvre ma console de jeu et nous voici à nous affronter à Mario Kart. Là, encore, j’ai lamentablement perdu mais ça fait longtemps que je sais que je suis nulle à ce jeu. Pourtant, j’avais mis mes lunettes…

 

Raphaël, c’est un partenaire de brouette haut en couleur, je crois que j’ai rarement ri autant au lit… On dit que faire rire une femme, c’est la mettre dans son lit. Lui, il la fait rire une fois dans son lit (quoi qu’il était très drôle avant, rassurons-nous).