Sous le vernis de l’oubli

Vous l’aurez peut-être remarqué, le maître-mot de mon année 2012 pourrait être « mon voyage intérieur ». Une crise de la trentaine tardive ou le doux sentiment de la renaissance suite au marasme 2011 qui me galvanise, je ne sais. Toujours est-il que je me découvre certaines caractéristiques dans mon moi, certaines bonnes surprises comme celle-ci : je suis pas mauvaise en langue.

Voyage en Sicile, donc, je me mets à parler italien comme dans les jeunes années, celles où j’avais 3h de cours par semaine. J’avais déjà été surprise de le voir revenir lors de mon séjour à Venise mais là, à le pratiquer toute la semaine, j’ai retrouvé du vocabulaire et de la conjugaison. Je suis pas à mon niveau d’il y a 14 ans (j’avais eu 15 au bac… Je suis vraiment une connasse de crâneuse par moments) mais c’est hyper stimulant.

De la même façon, je me rend compte que mon anglais est devenu vraiment pas mal ces derniers temps. Je lis pas mal de news en anglais, j’ai eu des cours en octobre ou novembre et je m’en sortais bien (à part la prononciation parfois un peu étrange, paraît-il), j’ai fait quelques sorties avec des anglophones ne parlant que peu français. Et parler politique avec un Américain en anglais dans le texte, ça nécessite du vocabulaire.

Si j’ai longtemps cru que j’étais mauvaise en langue, c’est surtout que je ne travaillais pas vraiment la matière. C’est pas compliqué : si j’étais bonne en maths, c’est qu’une fois que t’as pigé le truc, ça va tout seul. Pour l’hist et géo et la philo, je me reposais sur ma bonne mémoire (pour la philo, j’apprenais par cœur les citations, j’avais 4 philosophes que je ressortais perpétuellement : Platon, Descartes, Hegel et Sartre). La physique et la bio, ça rapportait pas de points donc je les laissais de côté et les langues… Le problème des langues est double : si t’apprends pas ton vocabulaire et ta conjugaison, c’est moins facile. Si tu pratiques pas, c’est carrément mort. Or comme je ne faisais pas mes exercices, en dehors de quelques voyages de classe (Allemagne en 3ème, Italie en 2nde et Irlande en première mais on n’avait pas de corrrepondants donc on n’a pas trop parlé anglais), j’ai pas trop eu l’occasion de vraiment parler. Du coup, si j’ai récolté un étonnant 13 en anglais au bac (je navigais entre 8 et 10 d’ordinaire), je n’ai « que » 11 au bac en allemand, langue sortie de ma vie depuis. À la fac, j’ai eu vaguement des cours d’anglais, j’ai surtout lu car quand tu choisis des sujet de mémoire comme le Canada ou l’Irlande, tu dois lire des bouquins en anglais. Puis vint le milieu professionnel où l’anglais ne m’a servi qu’au bout de 5 ans (c’est à dire maintenant) et encore, c’est parce que j’ai la chance d’avoir dans mon escarcelle une marque internationale. Même que je fais des PowerPoint en anglais, mouahah !

Et j’ai chopé le goût des langues car j’y vois un nouveau terrain de jeu. Parler une langue étrangère, c’est surtout se faire comprendre avant tout. Quand tu commences une phrase et qu’il te manque un mot, tu dois trouver un synonyme ou une périphrase pour expliquer ton idée de façon la plus juste possible afin de ne pas casser la conversation. Et puis se découvrir une aptitude dans un domaine où l’on se croyait nul, ça fait plaisir.

Du coup, je vais vous concocter le versions anglaises et italiennes de mes articles. Pas tous, ce sera quand j’aurai le temps. Mais quelle meilleure façon de pratiquer ?

Du coup, en septembre, j’envisage SÉRIEUSEMENT les cours de russe. Si les horaires correspondent. Mais comme ça, je pourrai écrire sur mon cv anglais et italien (courant) et russe (débutant) et ce sera vrai. De toute façon, au vu de mon projet voyage de la mort, va falloir que je parle un tout petit peu russe…

L’amour rend aveugle (et sourde)

Mon cher moi d’avant,

Parlons des mecs un peu, veux-tu ? C’est amusant. Là, tu as 13-14 voire 15 ans, tu es en 4e et 3e et voilà, tu es tombée amoureuse du beau gosse de service, Guillaume. Ah, tu te pâmes d’amour pour lui, tu passes tes cours à le regarder discrètement, ou pas. D’ailleurs, je me souviens de ce jour où j’ai remarqué que ses oreilles n’étaient pas jolies, un peu un effet mâché. Pourtant, à l’époque, je ne connaissais pas le pouvoir orgasmique des oreilles. Ah ouais, tiens, note : les oreilles mordillées, léchées… C’est purement génial. Fais pas la grimace genre « c’est dégueu ! », tu ne connais rien à la vie, petite jouvencelle.


Donc Guillaume, tu l’aimes d’amour, tu rêves de lui faire des bisous avec la langue et tout ça. Sauf que Guillaume est un crétin. Oh, commence pas à te braquer parce que j’oooooose dire du mal de ton adoré, tu es amoureuse donc aveugle donc crétine. Et NON, tu n’as pas le droit de me répondre qui se ressemble s’assemble. Moi, je sais très bien que tu ne l’auras jamais le Guillaume même si les commères de service t’ont dit qu’il en pinçait pour toi (mais elles ont aussi dit que tu étais sortie avec Cyril ce que nous étions, hélas, parfaitement placées pour savoir que c’était faux parce qu’on aurait bien aimé). Donc puisque Guillaume ne sera jamais tien, commençons le travail de sape.


En un, en 3e, Guillaume arrivera régulièrement avec un pansement sur la joue « parce qu’il s’est coupé en se rasant ». Tu trouves peut-être ça viril, fillette mais non, c’est ridicule. Parce que y a juste rien à raser et qu’il fait genre que c’est un homme car ses potes se rasent mais non. D’ailleurs, sache que Guillaume aura toujours des soucis de virilité et devra donc s’appliquer à prouver à tous qu’il est un mâle, un vrai. Par exemple, au lycée, au carnaval, il arrivera habillé d’un simple moule bite (en février, je rappelle), costume qui sera totalement occulté par celui d’Olivier (le cousin de Jérôme que tu trouves con à l’heure actuelle et dont tu vas évidemment tomber amoureuse), travesti en putasse et par celui de Cyril le grand, vêtu en kilt (l’histoire confirmera qu’il n’était pas nu dessous). Bref, dès que Guillaume pouvait montrer son corps à l’assistance ébahie (ou pas), il le faisait. Ok, faut avouer qu’il était goalé mais bon, bref. Et en fait, j’ai su plus tard pourquoi il agissait ainsi. Figure toi qu’il est resté puceau jusqu’à la fac. Hé oui. Alors que tous ses potes ont perdu leur virginité en seconde lors d’un voyage en Allemagne où tu n’iras pas parce que ta meilleure amie n’y allait pas non plus. Ben, tu vois, t’y serais allée, t’aurais peut-être perdu ta virginité avec un Allemand, quelle classe. Arrête de plisser le nez genre c’est dégoûtant, tu verras que tu changeras d’avis, fillette.*


Donc notre ami Guillaume va passer le lycée à se trouver une copine qui veut bien écarter les cuisses, en vain. Ce qui est drôle quand on voit comme il se la pète beau gosse barbu. D’ailleurs, j’ai jamais vu l’ombre d’un poil sur son visage, à l’époque. Mais ce n’est pas tout. Guillaume est un fayot. Mais un fayot balourd. Bientôt, tu vas partir en Allemagne en voyage de classe (décidément) et il y aura ta prof de français de 4e. Et bien grâce à elle, tu vas découvrir que tout le monde n’aime pas Guillaume. Elle, par exemple, elle le déteste. Elle lâche un « très spirituel » cassant quand il lâchera dans le micro du Bundestag « ach, nous allons envahir la France-euh ! », elle lèvera les yeux au ciel quand il racontera tout fier qu’il a roulé une pelle à un mec lors d’une soirée beuverie… D’ailleurs, là, tu te diras que finalement, il est un peu nase ce mec. Mais tu sais, à 15 ans, c’est de son âge de mettre sa langue dans toutes les bouches et de s’en vanter. Ceci étant, tu comprendras à ce moment là que ce mec est quand même sacrément lourd, suffisamment en tout cas pour qu’une prof (qu’on n’avait plus en cours certes) ne cache pas tout le mépris qu’elle a pour lui. Et c’était pas la seule, la prof de dessin l’avait traité d’hypocrite en 6e ou 5e, je sais plus bien.


Mais rassure-toi ma chérie, ce n’est pas grave de tomber amoureuse de crétins, tu vas faire ça une bonne partie de ta vie. D’ailleurs, la prochaine fois, je vais un peu te parler d’amour.

Love dans ta face.

* Le « c’est dégoûtant » avait bien sûr trait au sexe en général et non pas aux Allemands.

Courrier des cœurs : réponse à So Long

So Long nous a soumis la question suivante :
Un jeune homme de ma connaissance et qui a partagé mon lit quelques fois me poursuit de ses ardeurs « fellationesques » lors même qu’il est heureux et amoureux. Dois-je, au nom de la solidarité féminine (of course), informer la demoiselle qui partage sa vie ?

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La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous pensons de cette histoire :

Diane : OOooohhh que j’ai envie de dire OUI, oui OUI!! Au nom de toutes (les frustrées du monde entier, certes, mais pas que) les pauvres, naïves et larmoyantes jeunes filles trompées, désabusées, déçues, vidées,abusées, bernées et avilies, va la voir, mets donc ce pauvre lâche devant sa bassesse crasse et force le à assumer ses désirs et ses responsabilités!
….Et puis je réfléchis un peu, et je doute.
-si moi à la place de la fille, je voudrais la vérité, qui me dit que, elle, elle préférerait pas rester dans une illusion confortable? Qui me dit que ce serait lui rendre service?
-Et le bougre en question, si tu lui disais « oui », qui me dit qu’il concrétiserait ses désirs? Tous les gens casés du monde ont des désirs cachés avec lesquels il faut composer. En rêver, ou en parler permet parfois de les exorciser, de faire avec plutôt que d’en être complètement frustrés. Par définition, on ne peut pas désirer ce que l’on a déjà (avec des nuances, bien sûr), et demandez à tous les gens casés (du moins depuis un certain temps) autour de vous: leurs rêves érotiques ne concerneront jamais la personne avec laquelle ils sont en couple. Et l’homme (en général, hein, ça inclut Eve aussi) a besoin de désirer ce qu’il n’a pas.
Après, l’important, ce sont les actes. On ne peut contrôler ses désirs, mais on peut contrôler ses actes. Donc si Môsieur en question passe à l’action, là, la question sera toute autre.
Tout en pensant aussi qu’il y a des filles que être trompées ne dérange pas, même si ça court pas les rues.
Donc, malgré mon désir intérieur de super fille curieuse/touche à tout, je réprimerais mon premier réflexe qui aurait été de te dire vas y dis lui la vérité et fait le affronter ses conneries, à ce sopckzpfojkapfj de (———), et te conseillerais davantage de garder cela pour toi, tout en envoyant chier le (——–) en question.

 Jane : Il faut tout d’abord noter que la poursuite et les ardeurs sont excellents pour ton ego. Tu es douée, il en redemande. Tu es en quelque sorte un exemple à suivre pour toutes les femmes et devrais penser à donner des cours. Il est toujours bon de flatter le lecteur (dans le sens du poil)
Concernant ton dilemme, que dire… Tout d’abord, as-tu accepté? parce qu’il y a une différence entre expliquer à une demoiselle « Ton homme voudrait que je le fellationne joyeusement » et « je fellationne ton homme sur une base semi-régulière » Dans le premier cas, il sera un salaud. Dans le second, tu te prendras un pain. Je te déconseille évidemment de le faire. Sauf si tu es masochiste.

Je pense que la solidarité féminine a le dos large sur ce coup-là. Mais si tu n’aimes pas l’officielle et a envie de la faire douter de son potentiel de fellation, dans ce cas, go go go, annonce lui que son homme vient vers toi pour des interludes torrides. Mais j’espère que tu cours vite.

Lucie : NE SURTOUT PAS AVERTIR LA DEMOISELLE !!! Elle pourrait s’offusquer !!! Ben vi, elle se rendrait compte qu’elle assure peut-être pas assez niveau fellation&co…la lose quand même…

Je vous évite le blabla sur la fidélité…

Marine : Ceci n’est pas une pipe.

Chère SoLong,

Première chose, j’ai envie de dire qu’il y a quelque chose de flatteur dans la requête de monsieur, quant à tes qualités « fellationesques » (sic). Mais juste un petit quelque chose, dans la mesure où par ailleurs, merde, on n’est pas des putes, à ou sans frange, d’ailleurs. Bref. Désolée pour cette brève incursion chienne de gardesque, ça ne se reproduira plus, promis.
Deuxième chose, rapport à la solidarité féminine. Perso, j’ai demandé à Benoît l’autre jour de cesser de me dire à quel point une de ses ex était pas belle et qu’il se forçait pour coucher avec.
C’est juste que je frémis d’avance à l’idée qu’un de mes ex dise à sa nouvelle à quel point j’étais lamentable au pieu ou que sais-je encore. D’où le double raisonnement suivant (d’aucunsparleront de syllogisme) : est-ce que tu aimerais être dans la position de la dinde de la farce? Réponse attendue : non. Ce qui nous amène à l’attitude non seulement de refus de la pipe mais aussi de rappel au monsieur qu’il est moyen classe sur ce coup-là.
Mais aussi l’autre partie de mon raisonnement est la suivante : est-ce que tu aimerais apprendre par une pote de ton mec qu’il lui fait des avances? Ça j’y crois moins. C’est un peu humiliant malgré tout et peut-être même la mort de leur couple. En gros : si c’est une bonne copine à toi, tu arriveras peut-être à trouver les mots, ou alors à lui faire comprendre que « he might not be the one« . Si c’est quelqu’un que tu connais assez mal, je te conseille de rester à ta place pour lui éviter à elle d’être dans une position encore plus humiliante, et de rappeler à ton pote que s’il est heureux et amoureux, nom de dieu mais sucer c’est tromper! (j’adorais Tout le monde en parle, et j’assume). En définitif, on est pas des putes, mais le fait d’être d’authentiques connasses égocentriques est une bonne clé pour gérer nos relations avec nos consœurs. Amies connasses, bon week-end!


Nina : Chère So Long,
 
Réponse courte : non

Réponse longue : la demoiselle sort avec un goujat et t’es au courant, ok. Mais à moins qu’elle ne te connaisse depuis trèèèèèèèèèèèès longtemps et qu’elle ait une confiance absolue en toi, laisse tomber. D’abord parce qu’on a tendance à tuer le messager. Ensuite, l’amour rendant souvent aveugle, il se peut que tu te retrouves avec le mauvais rôle dans l’histoire, en gros « nan mais elle est trop une vipère, elle dit ça parce qu’elle est jalouse et qu’elle est amoureuse de mon mec en secret, gna gna gna ». De toute façon, les histoires de couple, vaut mieux pas s’en mêler car n’est pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, hein !

Tatiana : Hum, effectivement c’est une position délicate à ce que je vois. Enfin, à ce que je lis plutôt. Déjà, est-ce que tu connais la jeune
demoiselle en question ? Car si oui là il faut dire à ce jeune homme d’aller porter ses ardeurs fellationesques ailleurs, sous peine d’une intervention de ta part. Et puis tu peux aussi lui faire remarquer que c’est pas hyper intelligent de faire ça avec une copine de sa nana. T’as de fortes chances d’être démasqué un jour ou l’autre. Maintenant, s’il est heureux et amoureux on est en droit de se poser la question du pourquoi ne pas combler ce manque avec sa chère et tendre plutôt qu’avec toi ? Ca je crois que c’est un trait de l’être humain que j’ai du mal à piger des fois : l’herbe est toujours plus verte dans la prairie d’à côté. Ma supposition de psycho de comptoir du jour serait de dire que certains mecs voient leur copine comme une fille sainte et prude et que donc fellation=péché et que c’est pas possible que ce soit fait par elle. Du coup ils cherchent ailleurs. Autre solution c’est que la copine en question s’y prend très mal
et que du coup il a perdu tout espoir d’exercer cette pratique avec elle.

Donc, en conclusion, soit tu l’emmènes chez un psy pour qu’il arrive à voir sa copine autrement, soit tu donnes des cours à sa copine.

Lucas : Bien sûr que tu dois l’informer ! Le mec est en couple, il n’a aucune légitimité pour aller voir ailleurs ! C’est un manque total de
respect pour SA nana d’aller cherche ailleurs si pipeuse il y a. Le jeu sexuel est une chose mais le fait d’être en couple mets un stop aux dérives. Quand on est en couple, on se tient et on se retient ! Et si on est frustré on en parle à sa copine. Et si elle n’est pas d’accord, on fait des abdos et des étirements pour se faire une autopipe et point barre. Donc moi j’informerais la demoiselle que son mec est un sagouin et j’eunuquerais le damoiseau.

Bastien : Prenons la question par l’autre bout. Admettons que tu dises a la miss que son mec veuille se faire polir le chinois par tes soins. Admettons également qu’elle prenne quelques secondes de réflexion et que donc tu puisse prendre le temps de fuir sa noire colère avant qu’elle ne décide de trucider le premier bipède a croiser sa route. Que penses tu qu’il pourrait arriver ? Et bien moi je vais te le dire ce qui va arriver ! Non seulement dans ta fuite tu tomberas dans les escaliers, mais en plus -et surtout-, prise d’une
folle panique digne d’un mec qui n’a plus d’air dans son scaphandrier elle va se mettre a nous danser la tecktonik version AAAAHH MAIS PPPOOOOOURQUUUOIIIII et autres railleries du genre, le tout dans un concert d’assiettes cassées, d’armoire retournées et de photos de belles mamans jetées par la fenêtre. Voila le point critique. Belle maman. Dans un élan de lucidité elle se dira « mais,
elle n’y est pour rien Gertrude » et dans un ultime effort pour rattraper le cadre encore en vole elle sautera par la fenêtre le sourire au lèvres. Résultat les pompiers concluront au suicide.

Tu ne vois toujours pas le hic ? Attends, je vais te faire un dessin. Qui dit jeune fille suicidait en plein Paris pour cause de quasi adultère dit info d’ouverture du 13h de TF1. Qui dit info d’ouverture du 13h de TF1 dit nouveau décret du gouvernement interdisant les suicides (comme pour les chiens méchants, les jeunes dans les cages d’escalier, tout ça). Qui dit décret du gouvernement dit réaction des opposants. Et comment vont réagir les opposants !? Et bien en se suicidant pardi ! Le geste est fort, médiatique, parfait
pour faire connaître la cause. Imagine un peu le nombre de suicidés dans les semaines qui suivront ta révélation !

Mais ça n’est pas tout. Voyant la France enfin dans une grande crise interne les USA toujours jaloux de nos camemberts et de notre belle tour Eiffel vont décider de but en blanc de nous envahir, pour sur. Réaction en chaîne, jeux des alliances, tu peux être sûre que la Russie chantant le bon vieux temps se dira très proche depuis toujours de la France, l’Afrique verra enfin une bonne occasion de retourner la donne et se liera a l’Amérique, l’Angleterre jouera toujours les toutous atlantistes mais l’Allemagne se rangera de notre coté pour éviter que les jumelages Nancy – Brême ou autre Troyes – Winweiler ne sautent. L’enjeu est énorme ! Qui dit guerre intercontinentale dit donc guerre mondiale, et qui dit guerre mondiale dit bien évidemment bombe H.

Apres on peut spéculer sur la Chine, si les bridés jouent bien le coup ils peuvent rester neutres pendant que chacun s’affaiblit pour ensuite prendre le contrôle du monde a la docteur No. Mais ceci est un autre débat.

C’est quand même cher payé pour une simple imitation de Loana.

Apres moi je dis ça…
 
Les avis sont partagés, quoi. En espérant avoir pu t’aider !
 

Toi aussi, lecteur ou lectrice, tu as une question de cet ordre et tu veux être éclairé(e) par les étranges lumières des vingtenaires, pose ta question ! J’en sélectionnerai une lundi matin pour la soumettre à la cellule love & sex des vingtenaires.

En colère !

(article garanti 0% coup de gueule ou récriminations d’aucune sorte)

Lundi, jour de parution du Elle, je m’empresse donc d’entamer ma lecture. 40ème page, je tombe sur un article qui m’interpelle. Non, pas celui sur « recasons
Patrick Bruel », on s’en fout. Celui sur la colère, là. Résumé : la colère, c’est hype, tout le monde est en colère et même un psy nous explique que la psychanalyse a tout faux de penser que c’est le sexe qui nous guide alors que c’est la colère. Si tu veux, je suis pas psy, je vais pas approuver ou contester. Moi, ce qui m’intéresse, c’est cette « mode », très entre guillemet, de la colère.

Faut dire ce qui est : en ce moment, l’ambiance est pourrie. Non, ce n’est pas lié à la grève parce que mine de rien, sorti de l’Ile de France et ceux qui prennent le train, ça n’a pas touché tout le monde. Et puis, surtout, ça date d’avant. Sarkozy ? Mais il a encore une majorité d’opinion positive (55% le 17 novembre selon Le Monde) donc normalement, si vous demandez aux gens comment ça va, vous avez un petit peu plus de chance de tomber sur quelqu’un qui va bien que quelqu’un qui va pas. Et puis y a pas qu’en France que ça va pas, j’ai l’impression que la grogne est partout. En Allemagne, c’est la grève aussi, en Belgique, y a même plus de gouvernement et on se demande vers quoi on va. C’est même pas l’hiver puisque la crise belge ne date pas d’hier. Sur facebook, y a plein de groupes à base de ras le bol : marre des gens qui restent à gauche sur l’escalator (j’en suis), marre des gens qui marchent lentement dans la rue (j’en
suis), marre des abrutis congénitaux qui écoutent toutes leurs sonneries de portable en public (j’en suis), je crois avoir vu un marre de ceux qui écoutent la musique en public sans écouteurs (j’en suis pas mais j’en pense pas moins). Je suis même dans le groupe « marre des gens qui râlent contre les gens qui râlent ». Bref « moi » (moi, moi mais moi, toi, moi, lui, le moi, quoi) et les autres, on s’aime plus. Tous des cons sauf moi, je l’ai déjà dit.

 

Mais j’en pète de toute cette colère. De cette haine de l’autre. Je ne parlerai pas des débats sur la grève, Marine a déjà démontré les accès ultimes de la connerie haineuse, on va pas y revenir dessus. J’ai un autre exemple. Grâce à LilVirgo, j’ai découvert une perle de connerie et de haine de l’autre, sur le site du Figaro. Au départ, un article (si on peut appeler ça comme ça) dont je vous fais le résumé : il y a un projet de déménagement de l’EHESS à Aubervilliers, dans le mythique 9-3 pour désamiantage de leurs locaux actuels mais les chercheurs ne
veulent pas quitter Paris pour un no man’s land (on les mettrait en pleine friche industrielle). La journaliste se gausse : « huhuhu, ils étudient la banlieue et ne veulent pas y aller, bel exemple ». Et là, c’est parti pour le défoulement en règle anti-« sociologue de gauche » puisque c’est bien connu que pour être sociologue, c’est carrément impossible si t’es pas de gauche. Heureusement, quelques commentateurs plus intelligents que la moyenne ont élevé le débat en faisant remarquer que : a) A l’EHESS, il n’y a pas que des sociologues et que tous
les sociologues ne bossent pas sur la banlieue, b) si c’étaient au sociologues de régler tous les problèmes de société, à quoi servent donc les politiques ? c) Aubervilliers, c’est pas le problème, c’est la déconnexion entre élite intellectuelle parisienne et l’EHESS. Et puis se taper une heure de transport pour aller à la bibliothèque de son bureau, ça fait chier. Sans oublier que les chercheurs sont en général profs et que donner des cours à Aubervilliers où il n’y a pas de campus et de fac, ça sert à rien. Mais de déluge de fiel sur les « chercheurs gauchos qui veulent même pas aller en banlieue alors que depuis le temps qu’on les paye, ils auraient pu trouver la solution » a été la goutte d’eau. J’ai arrêté de parler politique sur le net, c’est impossible de pas se faire agresser dès que t’as pas la même avis que l’autre. Ce qui est compliqué sur un forum où il y a plusieurs personnes. Evidemment, je dirais que le problème du net est
qu’on ne voit pas physiquement la personne, on a même parfois tendance à oublier qu’il y a une personne en chair et en os derrière l’écran qui n’est pas obligée d’apprécier les insultes. Mais l’agressivité est partout, cette colère contre l’autre.

 

Et plus j’y pense, moins je comprends. Angoisse pour l’avenir ? Possible. Il est vrai que si je regarde ma situation perso, salaire sympa sans exploser les scores et que je m’inquiète de mon pouvoir d’achat avec les hausses annoncées des produits laitiers et céréaliers, je n’ose imaginer dans quel état de nerfs sont les gens qui gagnent moins que moi et vivent en région parisienne. Parce qu’à salaire égal, en province, j’aurais un T2 peinarde. Sans parler des guerres, de la pollution et tout ça… Le matin, on se lève, on se prend une avalanche de mauvaises nouvelles. Mais c’est pas nouveau, ça. Alors pourquoi j’ai la sensation qu’aujourd’hui, en particulier, on est à deux doigts de se taper dessus pour des conneries ? D’où ça sort ? J’arrive pas à situer. Mais j’aimerais bien que ça se calme un peu parce que ça en devient invivable.

Notre Amourette Eternelle

Par Lucas
Je dédie cet article à l’Allemagne dont la conso surabondante d’électricité  samedi soir nous a permis de dîner pendant une heure à la chandelle et m’a ainsi donné l’opportunité romantique de babiller des mots doux à Cédille, la jolie institutrice avec qui on-est-pas-allé-plus-loin mais-on-aurait-dû. (Lucas, futur webmaster de http://les-occasions-manquées.com )
 
Samedi, je suis allé à un mariage. Un mariage teeeeerrible, avec toutes les options. Je vous en cite quelques unes, en vrac: le bébé qui couine à la messe, mes larmes en voyant entrer la mariée dans l’église, la cascade de champagne au buffet, les sketchs des copains entre deux plats et Gilbert Montagné après le repas. Oui parce qu’un mariage sans les sunlights des tropiques c’est un peu comme un lundi matin sans cotons tige (Aston c’est pour toi…)
Pour autant, comme je suis un peu rabat joie, je ne vais vous parler de la fête mais du mariage en lui-même.
 
En l’occurrence la cérémonie religieuse a duré 3 plombes. Non, vraiment : j’exagère à peine. A un moment, c’était tellement inintéressant que tout le monde a préféré suivre la course effrénée entre le bébé rigolo précité et son papa (nettement moins hilare). Le prêtre était tellement vexé de ne plus être la star qu’il s’est répété 4 fois pour être sûr qu’on ait bien compris son message. Un message niais et dogmatique qui en a enervé plus d’un, dont votre serviteur.
Perso, je me suis retenu de lui balancer des cailloux (de crack). D’une part, ça m’a toujours paru cheulou qu’un prêtre s’autorise à parler du concept de couple. D’autre part, son discours sentait horriblement mauvais. Et que je te glisse l’allégeance au Seigneur ici, et que je te place l’importance de la fidélité par là. Purée, ça a le don de m’énerver !!! M’enfin, s’ils se marient c’est un choix réfléchi ! Ce n’est pas maintenant qu’il faut leur faire la morale, c’était ya 6 mois au moment où ils pouvaient encore faire machine arrière !! Quant aux gens qui sont venus ici, ce n’est pas pour écouter tes préceptes moraux nauséabonds ! C’est pour assister à l’union de leurs enfants ou amis alors arrête avec ta morale à deux sous !!
 
On vous souhaite…tout le bonheur du monde…
 
Vous l’aurez compris, je ne suis pas croyant. Mais alors pas du tout. Pour autant, quand je croise un homme d’Eglise, je ne lui saute pas dessus pour lui arracher les yeux à la petite cuillère. Je n’ai pas été baptisé, je ne suis jamais allé au cathé et la Bible c’est comme le Coran ou la Torah : je les ai lu une fois chacun, vite fait. Quoique la Torah je ne l’ai même pas fini… (En conséquence je ne vous raconte pas mon désarroi quand je vais dans les musées et que je mate des oeuvres portant sur des sujets religieux. Je capte peanuts… Mais ce n’est pas le sujet…)
 
J’ai l’impression que toute mon éducation, menée par des parents non croyants, m’a conféré des valeurs morales qui n’auraient pas à rougir face certaines valeurs chrétiennes… (NB: Il est certains que parmi mes valeurs il doit y en avoir beaucoup qui ont une assise chrétienne). Pourtant, du fait de mon athéisme je m’autorise à jeter une oreille critique sur les discours religieux. J’ai envie de croire qu’on peut jeter un regard neutre et neuf sur des cérémonies religieuses et faire un benchmarking, comme on dit quand on est auditeur junior chez Ernst&Young : une comparaison quand on est un francophile ou un honnête homme.
 
Pour le coup, samedi, j’ai vraiment fait un effort : j’ai écouté le discours du prêtre, âgé de 29 ans et j’insiste : je l’ai trouvé digne d’un Schtroumpf à Lunettes de compète. Au dernier mariage où je suis allé en juin, le prêtre de 80 balais n’avait pas prononcé une seule fois le mot divorce : le vieil homme avait parlé de confiance, de clarté et rappelé que l’important n’était pas la parole divine mais l’amour dans le couple… en accord avec l’amour que Djizeusse avait pour nous. Propre, simple, pas prosélyte pour un sou. J’avais adoré. (or, pour qu’un athée intégriste comme moi reconnaisse ça, il faut vraiment que son discours m’ait plu…)
 
Quand j’aime une fois…
 
En tant que non croyant, si je dois un jour me marier j’espère bien tomber sur quelqu’un d’aussi athée que moi. Non pas que je sois d’une intolérance crasse, mais je me vois mal aller faire risette et me plier au protocole d’un mariage religieux alors que je n’ai aucune considération pour l’Eglise. Bien sur si ma promise me le demande gentiment je ne vais pas faire un caprice. Mais cela me paraît d’une hypocrisie aussi répugnante que celle de milliers de couples qui ne vont JAMAIS à l’église, qui sont croyants quand ils ont le temps mais qui se marient à l’Eglise parce que ça a de la gueule. Tiens, le voila THE problème…
 
Samedi, alors que je ronchonnais j’écoutais le prêtre faire son speech, je me suis demandé comment un couple athée pourrait donner un petit coté spirituel à un engagement purement civil… Comment donner une âme, une sorte de mystique humaniste, fraîche et originale, en accord avec les valeurs des deux époux. En somme, comment magnifier le mariage sans passer par la religion. Certains lecteurs me diront que c’est l’Amour qui transcende tout en sa simplicité… D’autres, choqués par ma violence, me feront remarquer que l’Eglise n’est qu’amour et ouverture, que tout athée peut trouver dans la parole de dieu des idées humanistes. Certes. Mais même à travers une lecture philosophique cela reste des textes religieux et quelque part cette mainmise implicite me gêne.
 
Perso, si je pouvais épurer au maximum la cérémonie, en rester à l’acte républicain à la mairie et ensuite faire une fête avec mes amis et ma famille, je serais aux anges !
Pour en avoir discuté avec des amis ou des connaissances athées ou agnostiques, je me rends compte que nombreux sont les gens qui ressentent le besoin d’un petit plus… En fait, ce qui me gêne c’est que beaucoup de couples se marient à l’église parce que, je cite, « c’est quand même plus chaleureux que la mairie ». Zut, quoi ! Dans ce cas, pourquoi n’a t-on aucun pendant républicain « chaleureux » au mariage religieux !!? Franchement, je rêve d’un mariage à la mairie avec des témoins qui prennent la parole pour lire des textes de St Exupery ou d’Aragon ; des textes qu’ils leur paraissent en harmonie avec le mariage de leurs amis. Certains d’entre vous ont-il déjà connu ça ? Vous avez des suggestions, sinon ? Une idée pour rendre un mariage purement civil moins procédurier ? Imaginez un jour un maire qui rentre dans la salle des mariages avec sa gratte en chantant Love Is All…

Un pénis dans mon journal !

Jeudi, 12h. Je pose mes délicates fesses sur le banc de ma gare et j’entreprends de feuilleter mon « 20 minutes » tout en tirant de longues lattes sur ma clope. Je jette un regard rapide aux gros titres. C’est ma technique de lecture, en fait : un premier coup d’œil, vite fait, je note quelques sujets intéressants pour des articles pour mes webzines puis je recommence au départ pour lire sérieusement.
 
Je tourne les pages, un coup d’œil à mon horoscope (aussi vite lu, aussi vite oublié), je saute le programme télé et là, à l’avant-dernière page, que vois-je : un homme
nu ! Ce n’est pas tant l’homme nu qui me marque que son pénis, pendant négligemment entre ses jambes.
Il a oublié son slip…
Seigneur ! Mais je rêve : un pénis innocemment exposé dans mon journal, voilà qui est inédit ! Pour ceux qui auraient raté ce merveilleux cliché, je vous explique : c’est l’association AIDES (qui lutte contre le SIDA, pour ceux qui ne connaîtraient pas) qui « remercie » ceux qui se sont protégés cet été. Du coup, le monsieur a mis une capote et a le zizi tout blanc alors que le reste du corps est subliment bronzé… Je trouve cette pub géniale même si j’émets une petite objection : le monsieur, même s’il n’a pas mis de préservatif, sera blanc du pénis aussi puisqu’une fois dans son/sa partenaire de jeu, il n’est pas censé bronzer. Mais peu importe…
 
Estomaquée, je finis par monter dans mon train et je rejoins Zoé en ville pour un déjeuner entre filles, on s’installe et je lui montre l’objet du délit. Du coup, on passe la
moitié du repas avec notre « 20 minutes » ouvert à la page X, sans même s’en rendre compte, occupées à parler de nos amours. Bon, voilà comment passer pour des obsédées totalement en manque d’homme en une leçon.
 
Faut dire que c’est osé : des gens nus dans les journaux, ce n’est pas si étonnant que ça. Dans les pubs pour le savon (notamment Tahiti), on voit des femmes, tout seins
dehors, se laver avec délectation (hum !). Mais un pénis ! Ça, je vous jure que c’est de l’inédit ! Je me souviens quand Basic Instinct était sorti, en 1992, on avait accepté de ne pas le classer en « pornographique » car on ne voyait pas le sexe de Michael Douglas… Dans les films, on en voit quelques uns, de temps en temps, mais c’est rare. Alors dans la presse non spécialisée, imaginez un peu ! Bon, on notera que le pénis en question est au repos, mais il est là, quand même !
 
Ohlala !
En France, on a vraiment une drôle de relation avec le sacro saint phallus, je trouve. Dan Brown dans son best seller « Da Vinci Code » a dit un truc du style : « ça m’étonne pas que les Français aient choisi un phallus géant (la Tour Eiffel) comme symbole national ». Bon, on en voudra pas à M. Brown de ne pas savoir que notre symbole national, c’est le coq, mais bon, ça reste pareil, au fond… J’étais partie en voyage de classe en Allemagne, il y a quelques années (en 1995), j’avais emprunté un journal à ma correspondante, un espèce de Voici, je crois : jamais vu autant de pénis en quelques pages : celle de Brad Pitt (cachée en France), celle d’un inconnu qui posait à poil… Je précise que ma correspondante avait 15 ans et ce magazine n’avait rien de pornographique ni même d’érotique…
 
Mais en France, montrer un pénis, quel scandale ! D’ailleurs, quand j’ai montré la campagne à Zoé, j’ai rajouté : « demain, la campagne est annulée ! ». Triste à dire mais les Français sont puritains : 20 minutes a reçu beaucoup de lettres et de mails de personnes se plaignant de ce zizi même pas dans sa superbe. La palme du conservatisme extrémiste a quand même été atteint par le site Internet des jeunes catholiques nantais (ou quelque chose du style) qui a déclaré que 20 minutes faisait de la pornographie et que le préservatif ne protégeait en aucun cas du SIDA, de toute façon… Qu’on soit choqué par la photo d’un pénis, soit, qu’on en profite pour véhiculer de telles conneries, ça me dérange mais ceci est un autre débat.
 
Le début d’une nouvelle ère ?
Personnellement, je trouve cette campagne pas mal trouvée et j’ai bien envie de faire un article dessus pour un webzine. Bon, comme je l’ai dit plus haut, je ne crois pas que le préservatif soit lié ou non au bronzage du monsieur. Personnellement, je n’ai pas installé de lampe UV dans mon intimité donc si un monsieur entre là-dedans alors que nous sommes en train de paresser au soleil, son pénis ressortira tout blanc, avec ou sans capote. Mais j’aime bien le principe de cette photo, ça va faire couler de l’encre.
 
Ceci étant dit, AIDES est sympa de nous remercier de nous être protégés cet été, ça veut dire qu’on peut relâcher notre attention ? Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas (pas grand monde, j’imagine), que le SIDA n’a rien à voir avec la saison, il ne sort pas aux premiers rayons de soleil et ne s’attrape pas dans le sable. N’oubliez pas le petit capuchon à la
rentrée…
 
Du coup, j’attends avec impatience la campagne d’hiver, avec une petite écharpe autour du pénis !