Duo comique

En ce moment en représentation sur la capitale, le duo comique toulousain : Gauthier et Nina ! Oui, nous sommes comme un couple de perruches, inséparables. Depuis que le jeune homme est arrivé sur Paris, nous avons fait je ne sais combien de soirées ensemble, intégrant en général une tierce personne qui « subit » nos délires à la con et nos vieilles histoires de fac. Nos victimes actuelles : Banana, Tink, Sab, la « frisée » et Nicolin (par téléphone).
 will-and-grace
 
Tout a commencé avec Banana, qui voulait à tout prix me rencontrer (que c’est bon d’être une idole !). Je lui demande si ça ne la gêne pas de rencontrer l’autre star des vingtenaires : elle en est ravie, au contraire. Nous voilà partis dans un bar qui va devenir notre repère : happy hour, deux verres pour le prix d’un, on en prend donc 4 (chacun). Ce qu’il faut savoir, c’est que la qualité que Gauthier et moi n’avons pas, c’est la discrétion. On se retrouve souvent à hurler des mots comme « sexe, bite, couille, pipe, fellation » (ça va me rapporter des lecteurs, ces quelques mots). Il faut savoir qu’avec Gauthier, on aime parler sexe et expériences vécues. Ce qui est amusant, c’est que ce genre de soirées est riche en révélations. C’est ainsi que j’ai appris, au cours de cette soirée avec Banana, que j’avais été draguée par une fille. Replaçant les choses dans leur contexte : mois de mars, Toulouse, une boîte gay comme il en existe d’autres. On n’a pas trop le moral : Gauthier a passé sa soirée à consoler Océane en pleine rupture avec son ex colocatrice, j’en ai fait autant avec Anne en pleine rupture amoureuse. Nous voici donc au bar de cette boîte pour le before. Un verre de vodka sunrise, puis deux, puis trois. C’est soirée facteur, ça donne du n’importe quoi : la barmaid (fascinée par mes seins, paraît-il), m’envoie des messages à caractère sexuel en signant du nom du barman : « je voudrais mettre ma tête entre tes seins ». Cuite et joyeuse, je réponds (avec l’aide de Gauthier) : « j’aimerais que tu me mettes autre chose autre part », quelque chose de romantique, comme ça. Forcément, le barman, il comprend rien… On prend une bouteille que l’on paye (contrairement aux verres précédents) et on descend dans la boîte. Je suis saoule au point que je rebondis contre les murs pour arriver en bas. Je m’affale sur une banquette et on continue à boire. A un moment, arrive une fille avec qui je commence à discuter, je lui raconte je ne sais quelle connerie avec une élocution étrange. Gauthier est mort de rire, il vient nous voir de temps en temps et je lui confie :: « comme elle est trop sympa, cette fille ! ». Quelques jours plus tard, je me demande comment la jeune a pu supporter mes discours éthyliques, réponse : « elle avait pris de l’exta ». Et ce soir là, avec Banana, Gauthier me fait : « non mais tu sais qu’elle m’a demandé ton numéro quand on est parti ? J’ai dû lui expliquer que tu n’étais pas lesbienne. » Ah ben, mince, moi qui croyais qu’elle ne m’avait pas décollée parce qu’elle me trouvait intéressante…
 
Avec Gauthier, nous avons nos histoires récurrentes, on aime bien parler de Rachel, notre copine qui était vierge la dernière fois qu’on l’a vue (à 25 ans) et prude au possible. Forcément, elle n’appréciait pas du tout notre duo comique. Une fois, par exemple, on parlait d’avortement et j’expliquais que je ne pouvais pas dire de façon certaine si oui ou non j’avorterais si je me retrouvais enceinte, tout dépend du contexte. Donc Gauthier me fait :
« Bon, on sort ensemble, tu tombes enceinte, tu fais quoi ?
– Non mais tu crois que je vais coucher le premier soir avec toi, chéri ? (j’aime bien faire ma chieuse)
– Bon, ça fait deux mois qu’on est ensemble, tu tombes enceinte, tu fais quoi ?
– Oui, bon, là, effectivement… »
Et la Rachel qui nous sort : « Deux mois, c’est du rapide, quand même ! ». Bon soit.
 
Gauthier adore aussi raconter comment il s’est rendu compte que je n’étais pas la petite fille sage que je semblais être, au départ. En effet, en première année de fac, il y avait une fille Sandrine, qui monopolisait les conversations en matière de sexe. En fait, cette fille rentrait le jeudi soir dans sa campagne natale et forniquait tout le week-end dans la 106 verte de son copain. Chaque lundi, elle nous hurlait le résumé de sa brouette : « ALORS TU VOIS, ON ETAIT DANS LA 106 ET ON A TELLEMENT BOUGE QU’ON A FAIT AVANCER LA VOITURE ET ON A DECLENCHE L’ECLAIRAGE AUTOMATIQUE DU PARKING !!!!! ». Bon, au niveau discrétion, je crois qu’elle nous bat tous, elle. Du coup, nous, les autres filles, on restait plus mesurées, on riait plus qu’on ne parlait. Un jour, on discutait à table avec Gauthier et un de ses amis du lycée, Guillaume (ils nous ont envahis !) et Gauthier fait : « de toute façon, le sperme, ça rend la peau douce. » Et là, je pose mon magazine que j’étais en train de tranquillement feuilleter, je me frotte le coin de la bouche et dit : « ah ouais ! ». C’est beaucoup plus drôle quand c’est Gauthier qui le raconte.
 
Le truc, c’est qu’on se connaît par cœur et des fois, on rigole avant les blagues, du genre : « et, tu te souviens de Ginette ?
– Ah Ginette, ahahahahah ! »
Bon, après, on raconte mais sur le coup, les gens ne doivent pas comprendre ce qu’il y a de si drôle chez Ginette. En plus, on a un côté vieux couple ; à s’appeler moumour et à s’insulter gentiment :
« Vivement que je me fasse des amis sur Paris, je me demande pourquoi je passe mon temps avec toi.
– Parce que tu m’aimes
– Heu… Oui, ça doit être pour ça ! »
 
Après, on parle sexe, souvent, tout le temps. Et avec la discrétion qui nous caractérise. La semaine dernière, La frisée monte sur Paris, on se réunit dans un petit restaurant feutré du Marais, il y a un peu de musique et on parle. Fellation, sodomie, bondage, expérience lesbienne, tout y passe. A un moment, je sais plus comment ça vient, on parle de fesses et de ce qui va avec, je commence à m’emballer et pile au moment où je prononce d’une voix forte : « anulingus », la musique se coupe et les serveurs explosent de rire… On rit, à ne plus pouvoir s’arrêter. Là, c’est quand même la honte.
 
Le pire du pire fut atteint samedi soir, lors de la crémaillère de monsieur où l’on but… Et pas qu’un peu. Avec nous, Banana (on va virer trio comique). Avec la demoiselle, on s’amuse à faire des photos un poil provocantes (vraiment un poil) et Banana décide de les envoyer à Nicolin : il est quelque chose comme 2h30 ou 3 heures du mat. Pas de chance pour lui, j’ai son numéro donc j’appelle, on papote, tout le monde lui parle en même temps, Gauthier lui dit qu’il adore l’accent marseillais, ça l’excite… D’ailleurs, s’il connaît un pédé sur Marseille… Après, Banana lui raconte que Gauthier est en train de violer mon oreille (oui, l’inconvénient d’un meilleur ami, c’est qu’il connaît notre zone érogène la plus sensible)… Depuis, Nicolin a changé de numéro et fermé son blog. Non, je plaisante mais je me demande s’il a compris un traître mot de ce qu’on lui racontait.
 
Bref, Gauthier et Nina, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Inséparables et radoteurs, ils se connaissent par cœur et se plaisent à raconter des anecdotes croustillantes sur l’autre. J’adore en rajouter une couche en racontant des détails crus de brouette car il s’écrit : « non, je veux pas savoir ! » mais que ne sait-il pas, au fond ? Des fois, on apprend des trucs durant ses soirées, des vieux détails qu’on avait omis de préciser mais pas grand chose, finalement.
 
Si vous souhaitez assister à une représentation, veuillez m’envoyer un chèque au montant suffisamment élevée car l’alcool, ça coûte cher et moins on est sobre, plus on est drôle.

Raphaël

Les voies du net sont impénétrables. C’est hallucinant comme quelques mots tapés sur un clavier et balancés sur la toile peuvent nous rapprocher de parfaits inconnus. Réfléchissez au nombre de gens qui surfent sur le net, qui se croisent sur le même site sans se parler, souvent. Et parfois, au détour d’un forum, deux internautes se rencontrent, se dévoilent par mail ou par MSN avant de se voir pour de vrai…et plus si affinités ?

 

Premiers contacts

Récemment, très récemment, j’ai rencontré Raphaël via le net, il a lu mon blog et l’a adoré (normal, oserai-je dire avec humour). Après quelques mails échangés, voilà que l’on se fixe un rendez-vous. Cette perspective nous stimulant, les échanges mails se sont intensifiés. Il faut savoir que ce jeune homme m’écrit de son travail et ne peut pas se connecter sur MSN à ce moment-là. Le jour dit, on s’échange pas moins d’une quinzaine de messages en quatre heures (je me lève très tard en ce moment), on parle de pas mal de choses, surtout de sexe mais aussi de politique, de mon pseudo stage… Mais surtout de sexe. J’étais donc intriguée par ce rendez-vous, ne sachant absolument pas à quoi m’attendre.

 

Mercredi soir, 21h50, j’arrive au point de rendez-vous. J’allume ma cigarette d’attente (on a toujours l’air moins con quand on fume en attendant que quand on attend tout court)et là, petit texto de Raphaël : « j’aurai dix minutes de retard, désolé ». Normal, les hommes sont toujours en retard. Donc opération : j’ai 20 minutes d’attente, rien à lire, rien à écouter, occupons-nous. Je sors mon téléphone portable, je prends l’église en photo et m’amuse à nommer les clichés qui portaient les doux noms de « photo17 » et autre… Ensuite, j’ai appliqué ma stratégie ultime pour tromper mon impatience : compter. C’est idiot, je sais, mais ça occupe et ça évite que je regarde ma montre toutes les 30 secondes. Et je me pose des ultimatums : je n’allume pas de clope avant 500. Alors que j’avais dépassé le seuil fatidique et que je consommais ma deuxième cigarette, j’aperçois un grand gars en chemise blanche mais mon téléphone sonne et je n’y fais plus attention. En fait, le grand en blanc était effectivement Raphaël, il m’appelait pour vérifier que la petite qui poireautait devant l’église était bien la légendaire Nina. Il faut dire que nous n’avions pas échangé de photos donc je ne savais pas trop à qui m’attendre et vice-versa. Je savais qu’il était assez grand et qu’il avait les yeux clairs. Après, je ne sais pourquoi, je pensais qu’il était brun, raté. L’avantage quand on n’a pas la version photo, c’est qu’on ne peut pas être déçu par la version réelle (sauf quand le gars prétend ressembler à Brad Pitt et qu’il ressemble en vrai  à Paul Preboist). Ce garçon est charmant, il me fait la bise, me regarde de la tête aux pieds et me fait : « toi, tu fais moins d’1m60 ! ». Forcément, quand on fait plus d’1m85, on peut se la ramener à ce sujet.

 

Et…hips…une bouteille de rhum !

Nous voilà parti dans un bar qui sert surtout du rhum et c’est parti pour une folle soirée de beuverie. Le courant passe bien, on discute très facilement de tout mais surtout de sexe. Mais j’ai un défaut : le son de ma voix augmente en même temps que mon taux d’alcoolémie… On se raconte des tas d’anecdotes croustillantes, on boit, on fume, je rigole comme une bossue (déjà sobre, je ris beaucoup, alors là…). Je ponctue pas mal de mes interventions par : « J’arrive pas à croire que je te raconte ça ! », les siennes sont ponctuées de « moinssss, moinssss…On est à Paris, on dit moins, pas moinsssss. Arrête de dire « c’est quelle heure », on dit : il est quelle heure ? » (je ne serai jamais une vraie Parisienne). Je ne sais pas trop comment va se terminer la soirée mais apparemment, je ne le laisse pas tout à fait indifférent. A un moment, je parle de coupe de cheveux (ce que je suis passionnante comme nana) et je me cambre en avant pour lui montrer jusqu’où je les avais avant, et il me gratifie d’un : « arrête où tu vas pas dormir de la nuit ! ». En effet, plus je suis ivre, plus je mets mes seins en avant, sans le faire exprès. Saoule, je commence à hurler mes phrases et alors que je gueule : « tu vois, quand je baise… », un monsieur qui était assis à une table s’est franchement retourné pour nous écouter, mort de rire. C’est le signe pour filer en courant. Il paye et nous voilà dehors, il est 1h30 ou 2h, je ne sais plus, nous voici donc sans transports en commun. Et là, Raphaël me fait : « on fait quoi, maintenant ? On va où ? » Invitation explicite à terminer la nuit ensemble. Je lui réponds, tout sourire : « Je te suis. » Et il décide qu’on va chez moi car, chez lui, « c’est le bordel »… Il va rire en voyant mon appartement : pour changer, j’ai des strings qui sèchent dans la salle de bain. On s’approche donc d’un taxi et mon futur compagnon de brouette me fait rire : « On va à…où t’habites, déjà ? ». Ça fait vraiment le mec qui vient de se lever une fille dans un bar. Bref, on prend ce taxi très confortable et nous voici chez moi.

Alors que je pensais qu’à peine arrivés, on allait consommer, je me suis rendue compte qu’avec Raphaël, les choses ne se déroulent pas comme avec les autres. Il me demande d’abord un verre d’eau puis, au lieu de me sauter dessus, il décide d’aller se doucher. Soit. En attendant, je bouquine, que faire d’autre ? Le voilà qui sort de la salle de bain, en slip, à mon tour de me toiletter. Ne sachant trop que faire, je décide d’enfiler mon pyjama, assez contraceptif, il faut le dire, mais lui est sorti en boxer, j’avais peur de le choquer en sortant nue… Bon, je sais très bien que Raphaël avait une expérience certaine en la matière mais tout de même…Et puis, j’aime bien l’étape de l’effeuillage.

 

Comiques galipettes

Je me glisse donc dans le lit à ses côtés, il me lance une pique ou deux sur mon pyjama, j’éteins la lumière…et nous voilà en train de… nous battre avec mes oreillers ! Il me prend de temps en temps dans ses bras, nos langues jouent un peu et c’est reparti pour quelques coups d’oreillers. J’avoue que c’était très amusant, je rigolais comme une tordue (d’autant que je rappelle à mon aimable lectorat que j’étais un peu saoule, encore). Au fur et à mesure, les oreillers finissent de ne plus faire partie de nos étreintes, tout comme mon pyjama et son slip. Je profite de l’étape préservatif pour rallumer un peu la lumière (vive les lampes halogènes). Tandis qu’il visite mon intimité, il mordille assez durement mon cou, me faisant découvrir une nouvelle source de plaisir… C’est rassurant de voir qu’à 25 ans, on a encore tellement à découvrir sur soi. Il a des cheveux un peu longs (enfin, tout est relatif) et très doux, j’aime bien passer mes doigts dedans. Tout se passe pour le mieux sauf que mon chat s’invite de temps en temps à la partie… En temps normal, elle me fout la paix dans ces moments-là mais pas ce soir-là, Raphaël a dû l’inspirer. Ainsi, à un moment, je sens un truc qui me râpe le bras…J’ai mis trente secondes à comprendre… Oui, dans ces moments-là, mon cerveau est un peu en dérangement.

 

Après notre coït enragé, il ôte le préservatif qu’il noue et commence à le poser par terre mais je proteste : hors de question de laisser ça là, mon chat serait foutu de jouer avec et de… je vous laisse imaginer. On commence à se chamailler et le voilà qui me flagelle avec la capote précitée, ce qui me fait énormément rire…C’est bien la première fois qu’on me fait un coup pareil… Il va enfin jeter le préservatif, j’en profite pour récupérer mon côté du lit, on règle le réveil et on essaie de dormir les 3h qu’il nous reste avant le bip-bip fatidique.

(Trop) peu de temps après, voici que mon réveil décide que la nuit est finie. Par habitude, je lui donne une tape pour qu’il se taise quelques minutes. Oui, le matin, je supporte pas le bruit donc le radio-réveil est prié de respecter le silence. On se love l’un contre l’autre et ce qui devait arriver arriva, nous voilà repartis pour une brouette hautement acrobatique. C’est marrant comme le matin, je ne suis en forme pour rien, sauf pour la bagatelle… Parler le matin, je suis pas capable mais jouer les amazones, c’est quand tu veux. Bref, on visite quelques positions tandis que le réveil sonne puis après un petit câlin post coït (il faut bien récupérer),le voici qui part à la douche. Voilà, il sera en retard, de toute façon. Avant de partir, il me fait un petit câlin pour me dire au revoir, je me sens minuscule dans ses bras mais c’est assez marrant.

Episode 2 : brouette afterwork

On continue de s’échanger des mails par la suite, le ton n’a pas changé, personne ne se la joue : « c’est quand qu’on se revoit pour vivre une belle histoire ? ». Et pourtant, on se revoit pour boire un verre en tout amitié, d’abord, puis pour une nouvelle brouette, ensuite, totalement improvisée. En fait, au cours de nos échanges habituels de mails, je lui révèle que mon camarade de brouette officiel m’a demandé de me raser une certaine partie de mon anatomie (je vous laisse deviner laquelle). Il me répond : « et tu l’as fait ? Si oui, j’ai plus envie de bosser, je passe te voir. » Je lui avoue que oui, je l’ai fait et je renvoie le mail. Pas de réponse. Soit, je me dis qu’il doit (enfin) avoir du travail, je ne me tracasse pas.

 

Soudain, mon téléphone sonne, je vois « Raphaël ». Je réponds, me demandant ce qu’il me voulait.

« Tu fais quoi, là ? me demanda-t-il.

– Heu… Je regarde la télé en pyjama (oui, ok, mon inactivité actuelle et ma passivité extrême sont dramatiques).

– Ok, t’as 5 mn pour prendre ta douche, j’arrive. »

Branle-bas de combat, je vire mon pyjama, je file sous la douche. A peine sortie, le téléphone sonne, je mets de l’eau partout. « T’habites où déjà ? Je retrouve pas. » Je lui explique, j’enfile vite fait des fringues et le voilà à ma porte. Je lui ouvre, on s’embrasse un peu puis on sort fumer. C’est marrant comme, en général, ce genre de relation commence de suite au lit et APRES, on discute, on boit, on fume. Lui, non, c’est le contraire. Pourquoi pas ?

 

Mais les amabilités, ça va cinq minutes, surtout que je devais sortir le soir-même donc nous voilà partis pour une nouvelle séance de sexe une fois de plus très agitée, mon lit (deux places, tout ce qu’il y a de plus normal) se révèle presque trop petit… Cette fois-ci, mon chat reste caché je ne sais où et on s’ébat tranquillement. Il a un petit jeu assez amusant, en fait : quand je l’embrasse, soudain, il joue à esquiver mes baisers, jusqu’à ce que j’arrête de tenter et, là, il me saute dessus pour me donner tous les baisers que je n’ai pas réussi à prendre.

 

En août, à Paris, il fait chaud, d’autant que j’avais fermé fenêtre et volets pour éviter aux passants d’entendre les doux sons de la brouette (il y a des enfants qui passent par là). Après nos jeux acrobatiques, le voilà qui se plaint d’avoir trop chaud et, alors qu’il comptait se doucher en ma compagnie, il trouve un objet merveilleux : le brumisateur. Il faut que tu saches, lecteur, que le brumisateur me sert essentiellement d’arme contre mon chat : quand elle est pas sage, un pschitttt ! Là, Raphaël a commencé à s’asperger puis il a trouvé très drôle de faire une bataille d’eau sur mon lit et je me suis retrouvée trempe en deux minutes (sans mauvais jeu de mots…). Suite à cette épique bataille que j’ai lamentablement perdu, n’ayant pas la moindre arme pour me défendre, il découvre ma console de jeu et nous voici à nous affronter à Mario Kart. Là, encore, j’ai lamentablement perdu mais ça fait longtemps que je sais que je suis nulle à ce jeu. Pourtant, j’avais mis mes lunettes…

 

Raphaël, c’est un partenaire de brouette haut en couleur, je crois que j’ai rarement ri autant au lit… On dit que faire rire une femme, c’est la mettre dans son lit. Lui, il la fait rire une fois dans son lit (quoi qu’il était très drôle avant, rassurons-nous).