Stranger in the night

Bon, je vais pas commencer mon article par mon traditionnel « la vie est parfois pleine de surprises » mais quand même, faut avouer que des fois, on a de jolis cadeaux auxquels on s’attendait pas.

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Il y a une dizaine de jours, je reçois un mail d’un dénommé Cyril me demandant si mon adresse mail était toujours valide, je lui réponds un « Oui mais je sais pas du tout qui tu es ! ». Bon, on commence à dialoguer un peu et à se présenter. On accroche plutôt bien, je le trouve pas mal intéressant, d’autant que nos métiers sont assez proches. Le soir, on s’échange de courts mails, plutôt que de passer par MSN, on trouve ça plus marrant. Oui parce qu’on est aussi joueurs l’un que l’autre. On balance quelques sous-entendus de temps en temps mais toujours dans une optique de jeu. Au bout d’une semaine, soit vendredi, on se connecte rapidement sur MSN pour voir nos trombines. A ben tiens, voilà le jeu qui se pimente. Je savais qu’il était métis mais je le trouve pas très typé, du moins en photo. On reprend nos conversations par mail puis il m’abandonne pour aller à ses 3 soirées (ouais, 3 !).

 

Le lendemain, on se retrouve par mail, on discute de tout et de rien, comme d’habitude. Je suis d’assez mauvaise humeur mais bon, il n’en fait pas les frais, rassurez-vous. Au détour d’une phrase, il m’explique qu’il a pas mal récupéré et qu’il est d’attaque pour sortir le soir. Heu, c’est une proposition ? Bon, finalement, on décide de se retrouver dans son quartier vers 22h. Ca tombe bien, j’ai grand besoin de le changer les idées. J’arrive donc à l’heure dite au métro et je vois arriver un petit brun assez mat de peau débarquer. Dans ma tête, je me dis un merveilleux et poétique : « Oh la vache, le canon ! ». Bon, forcément, un petit brun pas rasé de près, de suite, ça me fait craquer, même sans lunettes. Il m’emmène dans un bar que je connaissais pas, très sympa, la petite serveuse est adorable. On commande un premier cocktail puis deux, je suis un peu pompette mais je passe une délicieuse soirée. On a pas mal de choses à se raconter et Cyril a un sourire qui me fait totalement fondre. A minuit, il me demande si je veux rentrer ou aller boire un dernier verre chez lui, vu qu’il habite à côté. La musique était un peu trop forte sur la fin et on avait du mal à s’entendre. Bon, je choisis la deuxième solution. Il essaie d’aller payer (ce fut épique), une quadra morte poule jette son dévolu sur lui, je suis morte de rire. Bon, ok, j’étais un peu pompette mais elle était déchaînée la nana.

 

Bon on marche cinq minutes et on se retrouve devant chez lui, il me demande une nouvelle fois si je veux monter tout en me précisant qu’il me raccompagnera au métro après… Me voici donc en présence de deux messages contradictoires mais bon, vu qu’on s’entend bien, même si je dois repartir après, je monte. Quelques étages à pied plus tard (damned !), on rentre dans son appart, une petite merveille ! Grand avec deux cheminées (condamnées certes mais moi, j’en ai même pas une !). Il me sert un verre et on s’assoit sur un canapé d’angle, assez loin l’un de l’autre. Bon, ben, je crois que je prendrai le dernier métro… Mais on continue à discuter de tout et de rien, je me sens super bien et j’ai pas envie de rentrer. A un moment, il s’éclipse dans une pièce intime de son appart et là, je mets les turbines à fond. Faut que je tente un truc… Au pire, je prendrai un vent mais au moins, j’aurai essayé. Bon, il revient, on reprend la conversation et alors que je m’extasie sur son appart, il se penche vers moi et m’embrasse. Bon, on flirte un petit moment sur le canapé, on se débarrasse de nos t-shirts et là, je découvre à quel point sa peau est douce, c’est impressionnant. On finit par se rapatrier dans sa chambre, on poursuit notre effeuillage quand il me fait une terrible révélation : il n’a pas de préservatif. Et là, on applaudit très fort Gauthier qui truffe toujours mon sac de capotes quand on va dans une boîte gay. Merci, merci, moumour !

Bon, je vous passe les détails de ce qui suit. Ensuite, on reprend la conversation, on compare la couleur de nos peaux. Alors déjà que je parais blanche en temps normal, là, la différence est impressionnante. On se montre nos cicatrices (enfin surtout les siennes, moi, j’en ai presque pas, j’étais pas casse-cou étant gamine), on parle de nos vies amoureuses respectives… Il m’avoue qu’il n’avait aucune arrière-pensées quand il m’a fait monter chez lui, il pensait juste qu’on prendrait un verre tous les deux et basta… Le pauvre, il est épuisé, à 3h, on décidé d’éteindre la lumière mais finalement, on ne s’endort qu’une heure plus tard (héhéhé !). Ah, cette peau sous mes doigts, c’est super agréable et puis il sent bon en plus.

 

Le lendemain matin, on se réveille vers 10h30, on partage un café puis il me raccompagne jusqu’au métro. Là, il me fait la bise, ce qui m’étonne et il m’explique qu’au vu de sa situation amoureuse (bon, je vous rassure, il est quand même célibataire), il est un peu mal à l’aise mais je comprends. De toute façon, on convient tous les deux que nous avons passé une délicieuse soirée et nous n’avons aucun regret. Dimanche soir, on a repris nos conversations habituelles par mail, notre nuit n’a pas nui à notre bonne entente et c’est tout ce qui compte. De toute façon, au vu de sa situation (que je n’expliquerai pas parce que c’est sa vie et pas la mienne), ça aurait été clairement casse-gueule de tenter plus qu’une amitié. Et puis, cette nuit sera un bon souvenir, du moins pour moi.

 

En attendant, mon nouvel objectif est de le convaincre d’accepter la coloc qu’on lui a proposé pour pouvoir récupérer son appartement ! (on sait jamais, j’aurai peut-être un jour les moyens !)

 

La drague en boîte

Deuxième volet de « la drague vue par une fille qui n’aime pas ça ». Après la rue, voici un haut lieu de drague : la boîte de nuit. Des hommes et des femmes parés pour l’occasion et gigotent sur des musiques endiablées. Toute cette sueur active fortement les phéromones, on espère ramener un(e) partenaire de brouette pour terminer la nuit. Après tout, la pénombre, des mouvements en rythme tel un prélude à l’amour, l’alcool, les strass… Tous les ingrédients sont réunis ! Sauf que c’est pas une raison pour nous croire forcément consentantes.
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En boîte, les discussions sont impossibles, il faut l’admettre donc on ne se base que sur ce que l’on peut juger : le physique. Après une conversation hautement philosophique « Et c’est quoi ton nom ? Nina et toi ? Jean-Paul. », on danse, on se tripote, on se mélange la langue et plus si affinités (dans les toilettes, la voiture ou même dans un lit, tant qu’on y est !). Du coup, des tas de jeunes loups (ou louves, d’ailleurs) affamé(e)s hantent ces lieux à la recherche du bon coup. Sauf que tout le monde n’est pas là pour ça, il faut savoir décoder les signes. Il y a deux ans, le prof de communication politique nous a expliqué que des sociologues avaient décrypté la drague en boîte et ils avaient révélé que contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont les femmes qui donnent le coup d’envoi de la séduction, en se trémoussant d’une certaine façon, en se touchant les cheveux…
 
A bien y penser, ce n’est pas faux. Bon, moi, les cheveux, je les touche tout le temps donc ce n’est pas nécessairement un indice (ben oui, quand je danse, ils me viennent dans la figure, faut bien que je les repousse). Mais si en boîte, un monsieur m’intéresse, je lui envoie des regards assez explicites… Je dirais même que je cherche son regard avec insistance et je vois : s’il n’y répond pas, je laisse tomber. A l’inverse, si je vois qu’un gars me dévore des yeux et qu’il ne me plaît pas, j’essaie de lui faire comprendre que je suis pas intéressée, le mieux étant en lui tournant le dos. Mais la plupart ne comprennent pas.
 
Il y a de tout en boîte dont certains mecs qui ont du mal à comprendre que non, c’est non et qui insistent lourdement. Quand je suis allée en boîte il y a un peu plus d’un mois, je me suis retrouvée aux toilettes avec deux filles, mortes poules, l’une d’elles commence à se lamenter sur les mecs car un jeune homme éconduit l’avait griffée… et pas qu’un peu, elle avait une sacrée estafilade sur la figure. Non mais on rêve ! Certaines se prendront des « pétasses » ou « salopes » très galants, ça donne vraiment envie de connaître le monsieur. Parce que c’est pas parce que monsieur vient pécho que toutes les filles doivent tomber à ses pieds et se faire traiter de la sorte si elles osent dire non.
 
Cet été, je suis allée en boîte avec Linga et Athéna : une Asiatique, une Antillaise et une châtain, bonjour le trio. On a passé la soirée à se faire entreprendre : trois filles ensemble, le pied. A un moment, un mec m’attrape la main (non mais ça va oui ? On n’a pas élevé les cochons ensemble mon gars). « Hé tu danses avec moi ?
– Non, suis avec mes copines.
– Et alors ?
– Et alors je veux danser avec elles, pas avec toi. »
Le problème quand on est qu’entre filles, c’est que nous sommes les proies faciles de tous les dragueurs, surtout les acharnés. Parce qu’apparemment, quand on n’est qu’entre filles, on est forcément en chasse. Et bien non, moi, je vais en boîte avec mes copines pour m’amuser. Si j’avais eu envie de danser avec monsieur, je lui aurais envoyé des signes. Et puis on me prend pas par la main, non mais !
 
Y en a qui privilégient à la quantité à la qualité : je me jette sur toute la chair fraîche environnante, y en a bien une qui va céder. Toujours lors de ma dernière virée en boîte hétéro, j’ai assisté à la chasse d’un pauvre type qui se jetait sur toutes les nanas et se prenait râteau sur râteau, forcément. Alors, là, j’entends les mâles qui hurlent : « ben alors quoi ? On a le droit de draguer qu’une nana par soirée ? » Je vous réponds : si je vois un mec draguer une nana, se prendre une veste et venir joyeusement m’entreprendre quelques minutes après, c’est clair qu’il va se prendre un vent. Hé oui, je ne suis pas une femme parmi tant d’autres, je suis un individu. La drague, c’est pas comme l’usine, ça marche pas à la chaîne. Quel crédit vais-je donner à un mec qui se jette sur moi avant tout parce que je suis de la chair fraîche ? Si je lui dis non, il va attaquer une autre fille, ça fait toujours plaisir…
 
Dans ma courte vie, je ne suis sortie qu’une fois avec un mec en boîte. J’étais dans ma période Pierre, un type m’accoste (enfin, vient danser devant moi) et comme j’étais résolue à mélanger ma langue ce soir-là, me suis pas faite prier. Sauf qu’il devait faire deux mètres et moi beaucoup moins. A un moment, je lui demande son prénom (oui, après avoir visité sa cavité buccale, la te-hon) et il me répond Pierre donc je l’indique discrètement à Gauthier quelques mètres plus loin qui explose de rire. Résultat, on a passé la soirée à se rouler des pelles sur la piste de danse à tel point que quand on s’est décollé, à un moment, des gens ont applaudi (la te-hon bis). Résultat : ben rien, fin de la soirée, fin de l’histoire. Le lundi, j’ai croisé un mec à la fac qui lui ressemblait terriblement, j’ai jamais su si c’était lui ou pas mais vu qu’il était équipé d’une greluche, j’ai jamais osé demandé. En même temps, deux jours plus tard, je sortais avec Guillaume 1er du nom donc ça n’avait plus d’intérêt. Ceci étant, je ne crois pas que je puisse trouver le géniteur de mes trois enfants en boîte. Peut-être me trompe-je mais c’est tellement la foire aux bestiaux que les histoires qui naissent là sont souvent éphémères. De toute façon, je ne veux plus sortir avec un mec en
boîte. Pas tant par principe que par souci technique : en boîte, il fait sombre, j’ai pas mes lunettes donc le Brad Pitt de la boîte pourrait se révéler être Jean-Louis Bidochon le lendemain au réveil. Avec ou sans alcool dans mon sang.
 
Je n’aime pas la drague en boîte. J’ai un peu l’impression que c’est le marché aux bestiaux, faut à tout prix se trouver une moitié sinon, la soirée est gâchée. Personne ne peut concevoir qu’on va en boîte juste pour danser ou pour passer un bon moment entre amis ? Pourquoi sommes-nous tous censés être là pour « choper » ? Hé oui, moi, si je vais en boîte, c’est avant tout pour transpirer un peu, pour me défouler, quel bonheur ! C’est sans doute pour ça que j’aime bien aller en boîte gay, au moins, je suis peinarde (quoique ça dépend de la boîte).
 
Autre question : pourquoi la discothèque est-elle à ce point l’ennemie de la galanterie ? Ok, il est difficile (voire impossible) de discuter en boîte, mais c’est pas une raison pour entamer la relation par une main au cul. Au passage, mon fessier n’est pas un espace public, on ne s’y balade que sur autorisation. Qu’est-ce qui pousse les mecs à croire que la discothèque est un lieu propice aux attouchements de toute sorte ? Je n’aime pas qu’on me touche, je déteste qu’un mec que je ne connais pas vienne se coller à moi alors que je ne lui envoyé aucun signe d’intérêt. Je me souviens quand j’étais allée en boîte avec mes collègues de mon premier stage, un mec était arrivé derrière moi et m’avait enlacée, s’agitant dans tous les sens derrière moi. Quand il a vu que je m’étais transformée en statue, il m’a lâchée, le tout sous le regard étonné d’un collègue. NON MAIS CA VA PAS ! Je veux bien danser collée serrée mais avec le partenaire que j’ai choisi, sans que ça engage quoi que ce soit au passage. En juillet, j’étais sortie en boîte avec des copains de Clara et je m’étais amusée à faire du frottis-frotta avec l’un d’entre eux. Un pur jeu de part et d’autre, on s’est bien amusés et voilà. Le problème, c’est que les trois-quarts des mecs pensent que le frottis-frotta mène à la brouette donc je ne le ferai jamais avec un inconnu. Alors qu’il ne me l’impose pas, merci.
Bref, la drague en boîte, ça me fait penser à la drague sur meetic : on se choisit uniquement sur des critères physiques et comme on pense que, comme la plupart des gens sont là pour choper, on se dispense des règles élémentaires de séduction. Erreur, erreur. Voilà pourquoi je ne vais jamais en boîte hétéro, ou alors avec mon pénis accompagnateur (un mâle qui joue le rôle de mon mec pour faire fuir les lourdauds, Gauthier, en général).

Toute ma classe a vu ma culotte (mes hontes, volume 2)

Et voilà, suite au premier article sur le sujet, mes amis m’ont gentiment rapporté d’autres anecdotes, je les en remercie ! Je vous les livre à nouveau.

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Ma semelle se fait la malle
Classe de seconde, je déjeune tous les midi en ville avec Cécile (bonjour l’équilibre alimentaire). A l’époque, je mets des chaussures à talons, plus ils sont longs, plus c’est bon. Et oui, depuis ma plus tendre enfance, je suis petite. A 15 ans, on complexe sur tout : je peux pas tricher pour réduire mes fesses donc je me grandis. Cette année là, je ne vis que des malheurs avec mes chaussures : je perds une paire qui était dans mon sac (mal) accroché à mon scooter, la deuxième paire blanche me fait une ampoule qui me prend tout le talon et après un passage à la machine, elles sont immettables. Troisième paire, le sort s’acharne. En fait, au fur et  à mesure des jours, la semelle se décolle. Un midi, alors que je chemine en compagnie de Cécile dans le centre de ma moyenne ville de province, clac ! la semelle cède, elle tient juste par la pointe de la chaussure. Me voilà à boitiller en faisant des bruits de tongs, trop glamour. Je reviens comme je peux au lycée, morte de rire, secondée par une Cécile tout aussi hilare. Tout le monde me regarde. Drame : ce jour-là, on a une sortie scolaire, je suis incapable de me rendre au théâtre ! Dieu Merci, dans mes amies de classe, il y a des pensionnaires, l’une d’entre elles me prête une paire de tennis pourrie qui me fait perdre quelques centimètres. Depuis, j’ai renoncé aux talons.
 
Ma culotte à l’auberge de jeunesse
Classe de première, on part en PAE (projet de je sais plus quoi éducative) à Avignon. C’est super, on loge dans une auberge de jeunesse. Le soir, en rentrant du spectacle, des petits groupes se créent, je pars avec quelques copines rejoindre des charmants Suisses qui nous jouent de la guitare jusqu’à tard dans la nuit. On retourne à l’auberge, direction la douche. Hop, je me déshabille, je me lave, je récupère mes affaires et dépose le lot dans la chambre avant de partir squatter la chambre des garçons. Oui, j’étais en littéraire : 18 filles et 3 garçons, forcément, on s’entasse dans la chambre la plus petite. On discute, on rigole. Des filles qui sont rentrées plus tard que moi arrivent à leur tour et interpellent deux copines qui étaient avec moi dehors. Elles sortent de la pièce puis reviennent.
« Qui c’est qui a perdu une culotte rouge en dentelle ? »
Et là, je deviens de la même couleur que la culotte qui avait orné mes fesses toute la journée : rouge. Non, c’est pas possible, ce n’est pas la mienne… Je réponds timidement : « heu, je crois que c’est la mienne… » et là, une des dernières arrivantes se met à crier : « Ben dis donc, Nina, elle est sexy ta culotte ! » Et voilà comment je suis devenue la fille à la culotte rouge en dentelles.
 
Je montre encore ma culotte au lycée
Ah, j’aime ça, j’en redemande. Fin d’année de terminale, les profs ont gentiment organisé un pot pour nous dire au revoir. Ce jour là, je porte un pantalon ample qui se ferme par une simple fermeture éclair sur le côté. Arrive un moment où je dois aller aux toilettes (ça m’arrive plusieurs fois par jour, en fait). Je vais mes petites affaires, j’entreprends de me rhabiller et, là, c’est le drame : en tirant sur la fermeture éclair, celle-ci me reste dans les mains. Sans elle, mon pantalon ne tient pas… Je sors donc de là en tenant d’une main ferme mon vêtement, mais y a un gros trou sur le côté, tout le monde voit ma culotte bleue. Je fais le tour des pensionnaires (y compris un très mignon) pour récupérer une pince à nourrice mais personne n’en a. Au secrétariat, solution d’urgence : une énorme pince. Me voici donc rendue au pot de départ avec une érection étrange sur mon côté gauche. Mais je persiste, je veux remettre mon pantalon, il me plaît trop ! Donc quelques jours plus tard, me voici dans mon pantalon attaché par une épingle à nourrice mais ça baille toujours… Ainsi, à peine arrivée au lycée, quelqu’un me fait remarquer que ma culotte orange est très jolie… La journée va être longue.
 
Braguette magique
Dans la série « j’ai pas de chance avec mes pantalons », ceux dont la fermeture éclair s’ouvre seule. J’ai un jean comme ça, je le tiens avec un élastique à cheveux. Un jour, je sors dans la rue avec mon pantalon d’été rouge en tissu crépon. Je fais quelques mètres, il y a foule et là, une femme m’arrête. Evidemment, elle va me demander son chemin, je dois avoir un tatouage « renseignements », sur le front. Sauf que je suis très mauvaise en orientation, je ne connais jamais le nom des rues et une fois sur deux, je me plante.
« Excusez-moi…
– Oui ?
– Votre braguette est ouverte ! »
Effectivement, mon joli string qui ne dissimule rien s’étale au vu et au sus de tout le monde… Bon, et bien, je vais rentrer chez moi.
 
Mon pied dans le goudron
J’ai un défaut : dans la rue, je ne fais pas attention où je marche. Les chiens sont contents, j’honore avec soins les petits colis qu’ils abandonnent en route. En fait : soit je suis seule et je suis totalement perdue dans mes pensées, à mille lieues de ce macadam que je foule, soit je parle avec quelqu’un qui me tire souvent par la manche : « hé, t’as failli marcher dedans ! ». Merci.
Un jour, je me promène avec mon meilleur ami hétéro de l’époque, Yohan, on discute, on rigole. Il fait chaud, c’est l’été, je suis en légère robe et tongs. A un moment, un embouteillage se forme sur le trottoir : une mémé, un vélo, c’est trop pour moi, je décide de contourner l’obstacle. Je lève le pied et là, je réalise : il y a des travaux, des plots en plastique partout et mon pied qui, emporté dans son élan se dirige droit vers le goudron récemment posé. Non, essaie de dévier ! Trop tard, ma jambe droite se trouve enfoncée jusqu’au genoux dans une mixture terreuse. La jambe gauche a la bonne idée de choisir une autre trajectoire et je parviens à sortir du trou sans m’arracher le genou. Yohan rigole puis me demande : « Nina, elle est où, ta chaussure ? » Et là, misérable, avec ma jambe gainée de goudron : « heu… dans le trou ! ». Gentiment, il part la récupérer. Elle fait trente kilos, je ne peux pas la remettre.
Heureusement, des ouvriers qui bossaient dans un magasin voisin ont assisté au drame car je me voyais partir à cloche-pieds jusqu’au square à peu près voisin (plusieurs centaines de mètres) pour laver ma jambe et ma chaussure. Du coup, il m’apportent des bouteilles d’eau et je me nettoie tant bien que mal, en attendant de rentrer chez moi. Evidemment, cette scène s’est déroulée juste à côté du Capitole, là où il n’y a personne ! Mais grâce aux gentils ouvriers, j’ai évité l’épreuve du « je me déplace sur une patte sur la place du Capitole à 16h ». Quelques jours plus tard, je suis repassée : les ouvriers avaient comblé le trou crée par ma jambe. Dommage, je serais devenue célèbre, une plaque aurait indiqué : « Ici, Nina s’est payée la honte ».
 
Je sais pas jouer au bowling
Avec Guillaume, mon ex, on allait souvent jouer au bowling entre amis. J’étais nulle, je perdais toujours mais je n’en avais cure. En plus d’être nulle, je suis maladroite… Première honte au bowling : je prends ma boule (pourquoi c’est si lourd, cette connerie), je prends mon élan, je cours, je jette ma boule et…et… ma chaussure mord la piste, le poids de la boule m’entraîne en avant et ziiiiip… sur les fesses ! Mes amis rient en vérifiant que je me suis pas cassé le coccyx, je ris en me relevant, les fesses douloureuses mais rien de grave.
Episode 2 : un autre jour. Bon, j’ai compris, je prends plus d’élan, trop dangereux et puis me colorer les fesses de bleu pour envoyer ma boule dans la rigole, bof. Donc, je saisis ma boule (qu’elle et lourde), je la soulève péniblement, ne me rendant pas compte que ce n’est pas celle avec laquelle je joue d’habitude. Je me positionne face à la piste, la boule dans la main, je projette mon bras en arrière pour lui donner de l’élan… Et cette andouille de boule se détache de mes doigts pour aller rouler vers un groupe de personnes que je ne connaissais absolument pas.
Me voilà seule, debout sans ma boule, morte de honte, à regarder ses pauvres inconnus agressés par une boule venant de nulle part… Ah, si, elle vient de la fille minuscule et maladroite qui est cramoisie… Je vais donc récupérer ma boule en me confondant en excuses, je retourne sur la piste et, pour changer, je l’envoie dans la rigole.
 
Moi y en a rien comprendre
Youpi, Lucie a passé l’écrit de son CAPES, ça se fête (oui, nous, on fête tout) ! Soirée beuverie chez elle, nous voici partis dans la boîte gay la plus proche. Bon, déjà, le trajet fut périlleux : à peine sortis de chez Lucie, Pierre-Louis, un copain, fait tomber son portable dans la rue, il est abîmé, qu’est-ce que ça nous fait rire ! Je m’appuie sur lui pour cheminer, on part du trottoir droit et, sans comprendre comment, on termine sur le gauche, bravo, très fort.
On arrive dans la boîte en question : c’est un pote qui fait l’entrée, je me mets à hurler : « Hééééééééé, c’est Aurélien, je le connais-euh ! Salut ! Salut ! ». Il me demande gentiment de baisser d’un ton. On descend sur la dance-floor, un copain danse très collé-serré avec moi, Mister Big me plaque contre un mur et mime un coït, ahahah, on rigole, on s’amuse. Tout à coup, je vois un jeune homme qui est gay comme moi je suis vierge qui fonce vers moi : personne à droite, personne à gauche, ils sont où mes potes ? Le voilà qui me coince contre le mur, aussi, et commence à me tripoter donc je me dégage de ses griffes et me jette sur Lucie. On joue les lesbiennes de façon pitoyables (en gros, on se tient la main mais à distance raisonnable) puis on se jette sur Gauthier qui était au bar pour l’embrasser à pleine bouche : lui, c’est notre mec, fous-nous la paix, vilain monsieur qui me colle !
Du coup, on décide de bouger et on atterrit dans l’appart d’une fille que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Je suis affalée dans un fauteuil et Gauthier vient me voir : « Dis, y a Aurélien qui m’a dit que ça lui ferait plaisir qu’on se voit tous les trois, un soir ». Et moi, je me mets à beugler : « QUOI ? UN PLAN A 3 AVEC AURELIEN ? » Gauthier se met à hurler à son tour : « Non mais ça va pas, t’es folle ! ». Il faut savoir que l’Aurélien en question, il n’y a que lui pour croire qu’il n’est pas gay donc ça ne m’étonnait pas plus que ça.
A un moment, j’entreprends de changer de place et je vais m’asseoir sur une espèce de banquette. Il y a un côté en pente mais c’est pas grave, je suis une équilibriste du bout du monde, même pas peur. Je m’assois donc là-dessus et, évidemment, je glisse et me vautre comme une grosse buse. Bon, Lucie et moi avons fini la soirée chez elle à regarder le Grand Prix d’Australie, j’ai fait une analyse curieuse du nouveau règlement, alcoolémie oblige.
 
L’enchaînement dramatique en plein partiel
Mois de mars, ça y est, ce sont les partiels, les derniers de ma vie (heu… normalement). Aujourd’hui au menu, partiel de sociologie de la réception des produits journalistiques, la matière où je dois me planter, normalement. Non seulement je suis pas allée en cours mais en plus, le prof qui a pondu le sujet n’est pas celui qui a fait cours, super ! Sujet : « je sais plus quoi Lazarsfeld, Ecole de Chicago ». Bon, super, j’ai rien à dire. Pas de panique, taillons mon nouveau crayon à papier rose fluo acheté chez Castela à Toulouse. Je prends mon taille crayon, je commence à tailler mon gadget et je taille, et je taille… Et putain, y a pas de mines ! Alors que je commence à m’énerver, le drame commence. Les tables sont légèrement inclinées et il n’y a rien pour faire tenir le stylo. Alors, forcément, mon stylo plume commence à glisser inexorablement vers le sol. Je fais un geste brusque pour tenter de le rattraper et ma main tape directement dans mon gobelet de cappuccino (très sucré donc très collant) qui se met à dégouliner sur la table et coule direct dans mon sac. Panique ! Panique ! Panique ! Je file un coup de pied dans mon sac Lancel (quand même…) pour le pousser de sous la cascade de café… Mais j’ai pas de Kleenex. Mon voisin de derrière, le mec le plus miam miam de ma promo, me tape sur l’épaule et me fait gentiment : « Nina, y a ton café qui coule. » Toi, t’es une graine de journaliste ! Bon, Clara qui était à côté de moi me file un kleenex, je nettoie comme je peux.
C’est pas tout ça mais j’ai un partiel à faire, moi. Et là, panique à bord : il est où mon stylo encre ? Je m’agite dans tous les sens, il n’est nulle part ! Finalement, après réflexion, je le retrouve au fin fond de mon sac : il avait suivi la rivière Cappuccino.
Pour info, ce partiel a été le seul où j’ai pas eu la moyenne, je me suis pris un magistral 2,5/10… On se demande bien pourquoi !
 
Moi sur le trottoir à St Michel
Non, rassurez-vous, je ne suis pas tombée dans le cercle vicieux de la prostitution. A peine arrivée à Paris, c’est mon anniversaire, Lucie et Gauthier viennent me voir pour l’occasion. On se fait un resto à St Michel avec Clara (qui vivait chez moi), Pedro et le meilleur ami de la demoiselle. Repas sympa : Pedro, Clara et son pote d’un côté, Gauthier, Lucie et moi de l’autre. Faut dire que le Pedro, il a été particulièrement insupportable ce soir-là et il a fait une forte impression à ma ronchonne préférée (« il est moche, il est con et il se la pète, en plus ! »).
On dîne et en revenant des toilettes, Clara tombe, je ris. Quelques minutes plus tard, Dieu, s’il y en a un, décide de venger ma copine. On traverse la rue et là, j’évalue mal la distance, mon pied bute contre le trottoir, je perds l’équilibre et c’est le drame : me voici à genou sur le sol, face à la vitrine d’un restaurant, dans un quartier naturellement désert un samedi soir. Tout le monde rie, moi aussi d’ailleurs, je me lève, Gauthier me demande gentiment si ça va : « Oui… hihi…Aïe… hihi… j’ai mal… hihi ». Je tiens à dire que je n’étais pas encore saoule donc cette chute est encore plus ridicule.
 
Une honte qui n’est pas de moi
Bon, pour rééquilibrer un peu, je raconte une honte dont j’ai été témoin et qui m’a fait mourir de rire. Avril 2004 ou par là, il faut chaud, j’ai mis un débardeur avec un t-shirt en filet : j’ai donc un splendide décolleté. Mes écouteurs dans les oreilles, je pars d’un pied sûr vers le fac pour aller à un cours que je détestais. Peu de temps après mon départ, je me retrouve derrière un jeune homme qui se retourne et me mate. Il continue son chemin et se retourne très fréquemment pour bien me signifier son intérêt pour ma personne mais je joue les belles indifférentes. Sauf que, forcément, quand on marche en regardant derrière soit, on se rend pas compte de l’échafaudage dressé sur le trottoir… Et évidemment, on rentre de plein fouet dans un poteau ! Du coup, j’explose de rire et passe mon chemin. Je l’ai recroisé quelques jours plus tard et j’ai eu droit aux mêmes œillades insistantes : décidément, certains ne doutent de rien.

De l’’art de ne jamais tomber amoureuse du bon…

Par Emma

Malgré le fait que je ne le vois pas du tout comme ça (romantisme oblige…), je dois bien reconnaître que le terme de « liaisons foireuses » s’adapte particulièrement bien à mes parcours amoureux, sentimental et sexuel. Je dois être génétiquement programmée pour uniquement choisir les histoires d’amour impossibles, et, je vous le donne en mille, je crois bien que j’aime ça, à chaque fois je replonge…
 
Je ne vous parlerai pas de mes amourettes d’ado, de mes béguins obsolètes de jeune adulte, mais plutôt de ma réelle difficulté à avoir une vie de femme amoureuse à peu près équilibrée !
 
« De l’art de ne jamais tomber amoureuse du bon… ». En fait, ma vie se résume à 2 choses : cette phrase et la chanson de Priscilla « Toujours pas d’amour » (oui je sais top canon la référence chanson française, mais c’est pas ma faute, c’est Gauthier qui m’a fait découvrir l’œuvre de Priscilla, depuis je suis fan). C’est vous dire l’ampleur de la catastrophe… L’amour a tout de même été présent dans ma vie et heureusement, sinon j’aurais déjà fait mon choix entre le gaz ou la corde ! Le problème essentiel qui me concerne, c’est que je suis amoureuse de « celui qui faut pas ». J’éclaircis vos lanternes : amoureuse de celui déjà marié, déjà fiancé, déjà en couple, plus ou moins déjà père de famille bien entendu ! Bref, la situation simple et saine par excellence ! Ma dernière histoire d’amour s’est déroulée dans ces circonstances, elle est aujourd’hui terminée mais pas complètement cicatrisée, mais voilà que je m’apprête à replonger avec un autre homme dans un schéma quasi similaire !!!
Donc : 1) je suis totalement pathologique
            2) j’ai vraiment pas de bol
 
J’ai rencontré mon ex au boulot, nous sommes collègues. Ce fut un réel coup de foudre, je crois que j’ai été amoureuse à la seconde même où mon regard s’est posé sur son merveilleux sourire. Je ne me suis pas rendu compte de mes sentiments au début, je constatais simplement que nous avions une complicité particulière, que j’aimais travaillais avec lui, être avec lui, parler avec lui, rire avec lui, et qu’il avait également l’air de m’apprécier particulièrement. Au fil du temps j’ai bien sûr réalisé que ce que je ressentais ressemblait fortement à de l’amour, mais il était en couple, venait d’acheter une maison et rêvait de la remplir d’enfants. De mon côté j’étais avec mon copain depuis près de 5 ans et notre relation était devenu amicale, fraternelle, routinière… Sentir à nouveau le frisson amoureux m’a aidé à réaliser que Ludovic et moi, c’était fini. Je l’ai donc quitté quelques mois après avoir rencontré mon collègue, avec pertes et fracas car lui n’était pas du tout près à entendre la fin de notre histoire.
 
Peu de temps après cet épisode, mon collègue et moi sommes partis chercher un patient dans un autre hôpital, voyage nécéssitant un aller-retour en 2 jours. Il m’avoua plus tard avoir tout fait pour pouvoir faire ce transfert avec moi… C’est lors de ce trajet que notre liaison a commencé, pour se terminer 6 mois après. Ce fut je crois, les moments les plus intenses et les plus heureux de ma vie. Les plus douloureux aussi. C’est durant cette période que j’ai croisé Jeff, ma récidive actuelle dont je vous parlerai tout à l’heure.
 
Notre histoire fut malgré tout très simple : il a toujours été très honnête, ne m’a jamais rien promis, et a aussi souffert de cette situation. Je l’ai aimé de toutes mes forces, et je sais que lui aussi a ressenti de l’amour pour moi. Il est très difficile d’émettre un jugement sur ce genre de relation sans y être plongé dedans, sans avoir connu ce tourbillon. Tout en connaissant la réalité, je l’occultais pour pouvoir croire et rêver d’un avenir commun. Mille fois nous nous sommes dit « on arrête » et mille fois nous avons rechuté ; nous quitter semblait impossible. Pourtant il a choisi de continuer sur la route qu’il avait commencé à emprunter avec elle. J’ai cru crever de douleur, je m’étais préparée à cet instant, mais la souffrance emporte tout. J’ai pleuré, je me suis cognée la tête et les poings contre les murs, je ne dormais plus, et je devais pourtant faire bonne figure au boulot… L’année qui suivi la fin de notre liaison il s’est marié et sa femme a accouché de leur premier enfant. De mon côté, cette année-là, j’ai écumé les boîtes gays toulousaines en tenue de pouffiasse, j’ai énormément bu, j’ai fumé, goûté au poppers, vomi, pleuré, pour finir par coucher avec un jeune mec super beau à qui rappelez-moi d’aller casser la gueule un de ces quatre. Non seulement cette relation ne m’a pas aidé à oublier mon collègue et ma douleur, mais en plus c’était un sale con à qui je regrette bien d’avoir fait l’honneur de partager une brouette ! Et le détail que je ne vous dirai pas car c’est beaucoup trop personnel, c’est qu’en plus, sa bite ressemblait plus à un Carambar qu’à un pénis physiologiquement normal… tout piti piti piti… -hein ? non j’l’ai pas dit !!-
 
Notre histoire est finie depuis 2 ans, je commence à vraiment faire mon deuil, après beaucoup de larmes et d’alcool. J’ai eu l’horrible sensation en le perdant, de perdre l’homme de ma vie.
 
Bon, la partie suicidaire de mon article est maintenant terminée, et tu te dis, lecteur, que tu vas pouvoir ranger les kleenex et attaquer quelque chose de sans nul doute autrement plus rigolo… Bingo ! Tu sais quoi lecteur, après tant de souffrance, de questionnements, de nuit sans sommeil, et bien je crains de ne pas être vaccinée… Je suis en train de tomber amoureuse d’un homme marié, avec 1 enfant, et comble du suprême du top de ma capacité à me foutre dans la merde, vivant à l’autre bout de la France, disons à peu près 800 bornes… Elle est pas bonne celle-là ???!!!
 
J’ai donc croisé Jeff à l’époque où j’étais avec mon collègue. J‘avais remarqué le charme, le regard, le sourire, la gentillesse et la douceur de Jeff, sans m’y arrêter, j’en aimais un autre… Nous nous sommes retrouvés avec Jeff cet été, et là, BOUM ! Coup de cœur réciproque… Il ne se passa rien à ce moment-là, juste un jeu de séduction et l’évidence qu’on flashait l’un pour l’autre. Nous avons gardé contact par mail et texto, en s’avouant plus franchement notre attirance l’un pour l’autre, et nous nous sommes revus la semaine dernière. Ce fut la confirmation de ce coup de foudre, il m’a mangée du regard toute la soirée en maudissant son alliance, et moi je priais pour que mon cœur ne s’arrête pas de battre à chaque fois que je le sentais près de moi… La soirée s’est terminée par un chaste mais délicieux baiser, l’incertitude de quand, où, comment nous nous reverrions, la merveilleuse sensation que l’amour m’envahissait et le sentiment que je fonçais tête baissée dans une inextricable galère…
 
Depuis j’ai reçu quelques messages adorables et je m’acharne à trouver un moyen de le faire descendre dans le coin… JE VEUX LE REVOIR !!!
           
Ne pas pouvoir vivre un amour que l’on éprouve est à la fois très déchirant et très excitant, c’est vrai, mais je préfèrerai malgré tout avoir une vie sentimentale plus sereine !
 
Pourtant j’ai croisé des hommes beaux, disponibles, gentils avec qui je m’entendais super bien, mais je ne suis pas tombée amoureuse… Quand je ne plonge pas, c’est pas la peine, je sors de l’eau, mais quand je plonge vraiment, je me noie ! Là, j’ai plongé et je m’apprête à couler… Mais je suis amoureuse et cette sensation guérie de tout, malgré la situation foireuse dans laquelle je suis… c’est grâce à ça que je vais surnager dans mes eaux troubles !
 
           
La suite (ou autre) au prochain épisode… !
 

Duo comique

En ce moment en représentation sur la capitale, le duo comique toulousain : Gauthier et Nina ! Oui, nous sommes comme un couple de perruches, inséparables. Depuis que le jeune homme est arrivé sur Paris, nous avons fait je ne sais combien de soirées ensemble, intégrant en général une tierce personne qui « subit » nos délires à la con et nos vieilles histoires de fac. Nos victimes actuelles : Banana, Tink, Sab, la « frisée » et Nicolin (par téléphone).
 will-and-grace
 
Tout a commencé avec Banana, qui voulait à tout prix me rencontrer (que c’est bon d’être une idole !). Je lui demande si ça ne la gêne pas de rencontrer l’autre star des vingtenaires : elle en est ravie, au contraire. Nous voilà partis dans un bar qui va devenir notre repère : happy hour, deux verres pour le prix d’un, on en prend donc 4 (chacun). Ce qu’il faut savoir, c’est que la qualité que Gauthier et moi n’avons pas, c’est la discrétion. On se retrouve souvent à hurler des mots comme « sexe, bite, couille, pipe, fellation » (ça va me rapporter des lecteurs, ces quelques mots). Il faut savoir qu’avec Gauthier, on aime parler sexe et expériences vécues. Ce qui est amusant, c’est que ce genre de soirées est riche en révélations. C’est ainsi que j’ai appris, au cours de cette soirée avec Banana, que j’avais été draguée par une fille. Replaçant les choses dans leur contexte : mois de mars, Toulouse, une boîte gay comme il en existe d’autres. On n’a pas trop le moral : Gauthier a passé sa soirée à consoler Océane en pleine rupture avec son ex colocatrice, j’en ai fait autant avec Anne en pleine rupture amoureuse. Nous voici donc au bar de cette boîte pour le before. Un verre de vodka sunrise, puis deux, puis trois. C’est soirée facteur, ça donne du n’importe quoi : la barmaid (fascinée par mes seins, paraît-il), m’envoie des messages à caractère sexuel en signant du nom du barman : « je voudrais mettre ma tête entre tes seins ». Cuite et joyeuse, je réponds (avec l’aide de Gauthier) : « j’aimerais que tu me mettes autre chose autre part », quelque chose de romantique, comme ça. Forcément, le barman, il comprend rien… On prend une bouteille que l’on paye (contrairement aux verres précédents) et on descend dans la boîte. Je suis saoule au point que je rebondis contre les murs pour arriver en bas. Je m’affale sur une banquette et on continue à boire. A un moment, arrive une fille avec qui je commence à discuter, je lui raconte je ne sais quelle connerie avec une élocution étrange. Gauthier est mort de rire, il vient nous voir de temps en temps et je lui confie :: « comme elle est trop sympa, cette fille ! ». Quelques jours plus tard, je me demande comment la jeune a pu supporter mes discours éthyliques, réponse : « elle avait pris de l’exta ». Et ce soir là, avec Banana, Gauthier me fait : « non mais tu sais qu’elle m’a demandé ton numéro quand on est parti ? J’ai dû lui expliquer que tu n’étais pas lesbienne. » Ah ben, mince, moi qui croyais qu’elle ne m’avait pas décollée parce qu’elle me trouvait intéressante…
 
Avec Gauthier, nous avons nos histoires récurrentes, on aime bien parler de Rachel, notre copine qui était vierge la dernière fois qu’on l’a vue (à 25 ans) et prude au possible. Forcément, elle n’appréciait pas du tout notre duo comique. Une fois, par exemple, on parlait d’avortement et j’expliquais que je ne pouvais pas dire de façon certaine si oui ou non j’avorterais si je me retrouvais enceinte, tout dépend du contexte. Donc Gauthier me fait :
« Bon, on sort ensemble, tu tombes enceinte, tu fais quoi ?
– Non mais tu crois que je vais coucher le premier soir avec toi, chéri ? (j’aime bien faire ma chieuse)
– Bon, ça fait deux mois qu’on est ensemble, tu tombes enceinte, tu fais quoi ?
– Oui, bon, là, effectivement… »
Et la Rachel qui nous sort : « Deux mois, c’est du rapide, quand même ! ». Bon soit.
 
Gauthier adore aussi raconter comment il s’est rendu compte que je n’étais pas la petite fille sage que je semblais être, au départ. En effet, en première année de fac, il y avait une fille Sandrine, qui monopolisait les conversations en matière de sexe. En fait, cette fille rentrait le jeudi soir dans sa campagne natale et forniquait tout le week-end dans la 106 verte de son copain. Chaque lundi, elle nous hurlait le résumé de sa brouette : « ALORS TU VOIS, ON ETAIT DANS LA 106 ET ON A TELLEMENT BOUGE QU’ON A FAIT AVANCER LA VOITURE ET ON A DECLENCHE L’ECLAIRAGE AUTOMATIQUE DU PARKING !!!!! ». Bon, au niveau discrétion, je crois qu’elle nous bat tous, elle. Du coup, nous, les autres filles, on restait plus mesurées, on riait plus qu’on ne parlait. Un jour, on discutait à table avec Gauthier et un de ses amis du lycée, Guillaume (ils nous ont envahis !) et Gauthier fait : « de toute façon, le sperme, ça rend la peau douce. » Et là, je pose mon magazine que j’étais en train de tranquillement feuilleter, je me frotte le coin de la bouche et dit : « ah ouais ! ». C’est beaucoup plus drôle quand c’est Gauthier qui le raconte.
 
Le truc, c’est qu’on se connaît par cœur et des fois, on rigole avant les blagues, du genre : « et, tu te souviens de Ginette ?
– Ah Ginette, ahahahahah ! »
Bon, après, on raconte mais sur le coup, les gens ne doivent pas comprendre ce qu’il y a de si drôle chez Ginette. En plus, on a un côté vieux couple ; à s’appeler moumour et à s’insulter gentiment :
« Vivement que je me fasse des amis sur Paris, je me demande pourquoi je passe mon temps avec toi.
– Parce que tu m’aimes
– Heu… Oui, ça doit être pour ça ! »
 
Après, on parle sexe, souvent, tout le temps. Et avec la discrétion qui nous caractérise. La semaine dernière, La frisée monte sur Paris, on se réunit dans un petit restaurant feutré du Marais, il y a un peu de musique et on parle. Fellation, sodomie, bondage, expérience lesbienne, tout y passe. A un moment, je sais plus comment ça vient, on parle de fesses et de ce qui va avec, je commence à m’emballer et pile au moment où je prononce d’une voix forte : « anulingus », la musique se coupe et les serveurs explosent de rire… On rit, à ne plus pouvoir s’arrêter. Là, c’est quand même la honte.
 
Le pire du pire fut atteint samedi soir, lors de la crémaillère de monsieur où l’on but… Et pas qu’un peu. Avec nous, Banana (on va virer trio comique). Avec la demoiselle, on s’amuse à faire des photos un poil provocantes (vraiment un poil) et Banana décide de les envoyer à Nicolin : il est quelque chose comme 2h30 ou 3 heures du mat. Pas de chance pour lui, j’ai son numéro donc j’appelle, on papote, tout le monde lui parle en même temps, Gauthier lui dit qu’il adore l’accent marseillais, ça l’excite… D’ailleurs, s’il connaît un pédé sur Marseille… Après, Banana lui raconte que Gauthier est en train de violer mon oreille (oui, l’inconvénient d’un meilleur ami, c’est qu’il connaît notre zone érogène la plus sensible)… Depuis, Nicolin a changé de numéro et fermé son blog. Non, je plaisante mais je me demande s’il a compris un traître mot de ce qu’on lui racontait.
 
Bref, Gauthier et Nina, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Inséparables et radoteurs, ils se connaissent par cœur et se plaisent à raconter des anecdotes croustillantes sur l’autre. J’adore en rajouter une couche en racontant des détails crus de brouette car il s’écrit : « non, je veux pas savoir ! » mais que ne sait-il pas, au fond ? Des fois, on apprend des trucs durant ses soirées, des vieux détails qu’on avait omis de préciser mais pas grand chose, finalement.
 
Si vous souhaitez assister à une représentation, veuillez m’envoyer un chèque au montant suffisamment élevée car l’alcool, ça coûte cher et moins on est sobre, plus on est drôle.