Faut pas que tu couches le premier soir si tu veux garder un mec

Je suis lassée par la presse féminine, mais lasséeeeeee. Des fois, je me dis que je devrais la relire pour dénoncer mais les ¾ du temps, je frémis devant tant de clichés. Devant tant d’injonctions. Sois mince ! Porte du vert ou du rouge, balance tes fringues de l’an dernier, elles sont tellement old school que si tu les remets, on te brûlera en place publique. Tartine toi la gueule de telle crème ou celle-ci… Bref, chaque mois, on nous sort le manuel de la parfaite fille… Qui vient plus ou moins en contradiction avec ce qu’on t’a préconisé le mois dernier mais c’est pas grave. T’avais qu’à avoir une personnalité, aussi… Mais ce qui me fait violemment soupirer, ce sont les explications sur ton couple : si tu veux garder un mec, surtout, n’écarte pas les cuisses trop vite !

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J’ai déjà parlé je ne sais combien de fois de cette grande question de la première nuit. Coucher ou ne pas coucher ? Pour moi, la réponse est claire : tu fais ce que tu veux ! Si je me réfère à mon expérience personnelles, mes deux plus longues histoires officielles ont toutes les deux débutées par une nuit endiablée (enfin, non, y en avait une, c’était une fin d’après-midi mais à la fin, il faisait nuit, ça compte presque pareil). D’autres histoires où il ne s’est rien passé le premier soir ont rapidement terminé dans le mur. Il y a aussi ce plan cul fil rouge que je fréquente depuis 6 ans et demi, nous n’avons rien consommé le premier soir. Et celui de quasi 7 ans où nous avions rapidement finis tous nus dès la première rencontre. Comme quoi, y a pas de règles. Mais les magazines féminins insistent : tu comprends, si tu cèdes trop vite, il va se lasser de toi et te largueras pour de nouvelles cuisses closes, plus mystérieuses.

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Ah… Alors, ainsi, dois-je en conclure que :

– Mon seul intérêt se limite à mon vagin et la possibilité d’y pénétrer. L’homme ne cherche bien que ça. Peu importe que je sois potentiellement intéressante, que j’ai de la conversation, de la culture ou de l’intelligence. Peu importe que j’ai d’autres compétences comme celle de bien danser, d’être très drôle ou même, quitte à être dans le cliché, de bien faire la cuisine (mon tiramisu est très bon, d’abord !). Que je chante pas mal ou que je sache jouer de la guitare. Le mec, je pourrai jongler avec 5 balles et cracher du feu, il regarderait ça d’un oeil torve parce que lui, il veut juste me pénétrer, donc. Le reste, c’est que du superflu, de l’habillage. Le papier cadeau qu’on va se dépêcher de déchirer sans penser à la brave personne qui s’est emmerdée à tout bien empaqueter. Y en a des comme ça, je dis pas… Généralement, on les appelle des connards. Tout simplement.

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– L’homme est un animal à bite et c’est tout. Lui, il veut juste la planter sur votre mont. Selon la durée de l’escalade, il décidera plus ou moins de faire de vous sa propriété ou d’aller à l’assaut d’autres hauteurs parce que vous étiez vraiment trop facile à monter.

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– dans un couple, la réussite ne peut venir que de la femme car c’est à elle de se contrôler, toujours. Une femme qui s’offre le premier soir est une traînée ou une fille trop facile pour intéresser les hommes. Même si elle crache du feu. Une femme qui se fait désirer remportera forcément la partie. Peu importent ses désirs à elle, finalement. Peu importe qu’elle mouille tellement sa culotte de désir le premier soir, elle passera son dessous à la machine et on n’en parlera plus. Et peu importe si le mec, lui, trempe son biscuit le premier soir : il sera forcément toujours plus désiré car c’est bien connu qu’une femme ne cherche pas le sexe ou le frisson, elle cherche l’Amour. Même avec un abruti incapable de réaliser qu’avoir une copine qui couche le premier soir, ça n’a aucune importance car elle est autre chose qu’un vagin sur pattes avec une paire de seins et une bouche goulue. Nooooon. Quant à imaginer qu’une fille puisse également penser du mal d’un mec qui cède le premier soir (après tout, pourquoi pas), vous n’y pensez même pas… Puisqu’ils sont tous pareils à toujours vouloir nous la coller dans le plus d’orifices possibles. On leur en veut pas, c’est leur nature, ces pauvres amours…

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Et je colle Henry Cavill en chute d’article, baaaam

 

Question : est-ce que se cacher derrière une rose, ça rend mystérieuse ou ridicule ? Non mais je demande, hein…

J’aurais voulu être une actrice…

Comme je le disais dans mon article résolution, je me suis abonnée à trois magazines : Pour la science, Management et Grazia. J’avais dit Stratégies aussi mais ça coûte bonbon et si la rumeur de déménagement de mon service se confirme, j’y aurai accès facilement (pour le moment, je l’ai pas vu dans nos bureaux actuels). Donc depuis trois semaines, je reçois Grazia toutes les semaines (et un numéro de Pour la science que j’ai pas commencé) et au détour d’une page, je lis l’interview d’une actrice pressentie pour être révélation de l’année aux Césars. A la question « quelle a été votre dernière révélation », réponse : « à mon cours de chant, j’ai découvert que j’étais mezzo et pas soprano ». Et c’est à la suite de cette phrase que j’ai ma propre révélation.

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La comédie ne m’a jamais vraiment attiré en soi. Sauf à l’âge où l’on a des rêves de gloire mais je me trouvais plus douée en chant, je m’imaginais plus facilement sur une scène avec ma guitare et mon micro que dans la peau de différents personnages, alors même que je n’ai jamais su jouer de guitare. Il paraît que j’ai certaines prédispositions, j’avais fait un peu d’impro où je m’en sortais super bien et ma prof de français de première m’avait fortement complimenté sur ma façon de lire un texte, très vivante.  Mais jamais je n’ai pris de
cours de théâtre et je doute aujourd’hui d’en avoir le temps. Mais quand je dis que je veux être une actrice, je ne parle pas du fait de jouer la comédie en soi (même si c’est très bon pour la mémoire) mais des multiples activités qui s’y agrègent.

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Il y a 4 ans, je travaillais sur un projet de long métrage, Modo, je vous en avais parlé. Au cœur du projet, une actrice, Aurèle, avec qui
j’avais sympathisé et ses journées étaient rythmées par différentes activités : sports de combat, danse, cours de mime… Bref, un acteur se doit d’être polyvalent et d’avoir plusieurs cordes à son arc, prendre des tas de cours fait partie de son travail. Et ça, ça, mes amis, je trouve ça merveilleux.

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Evidemment, y a du négatif, c’est un métier difficile avec beaucoup d’appelés et peu d’élus. Quand on voit que Marion Cotillard a dû attendre 29 ans pour recevoir le prix de la meilleure actrice dans un second rôle, faut faire preuve de patience. Pourtant, même si je suis pas fan du tout de la demoiselle, reconnaissons qu’elle a déjà un très beau physique pour l’emploi. Pour le talent, je ne me prononcerai pas, j’ai juste vu Les jolies choses avec elle, difficile de juger une carrière avec un seul film, sans parler de l’évolution de son jeu d’actrice. Ah si, j’ai vu un autre film avec Thierry Lhermitte qui basait son buzz sur des scènes en clubs échangistes et je n’ai que très peu de souvenirs de ce truc. Faudrait que je le revoie pour ma rubrique totalement poussiéreuse de l’art du nanard. Bref, je vous parle de Marion Cotillard qui a su faire son chemin depuis grâce à un rôle et sa vie amoureuse mais faudra voir dans 10 ans. Et dans l’ombre de Marion et des quelques élues, des tas de femmes pas moins jolies, pas moins talentueuses mais qu’on ne connaît pas et qu’on ne connaîtra peut-être jamais. J’ai par exemple une amie du primaire – collège qui est passée de documentaliste à actrice. Ce n’est pas une bimbo bonnasse mais elle a un putain de charme et les quelques vidéos que j’ai vues d’elle sont très convaincantes. La verrai-je un jour devant une caméra ou sur une scène de théâtre ? Rien n’est moins sûr. Et que dire de l’épouse polonaise d’un ancien collègue carrément magnifique ? Elle parle français sans aucun accent au besoin mais on ne lui donne que des rôles de slaves avec nécessité de reprendre son accent (en même temps, c’est un vrai chant à mes oreilles, j’ai toujours adoré les accents étrangers)

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Mais ce ne sont pas les paillettes et les feux des projecteurs qui m’intéressent, donc, c’est la possibilité (nécessité) d’ouvrir en permanence ses horizons, de prendre des cours pour être toujours meilleure, progresser en permanence dans divers domaines. Mais quelle richesse ! Apprendre à chanter, à maîtriser quelques instruments de musique pour un rôle (je pourrais reprendre des cours de violoncelle), une langue pour jouer une étrangère (l’anglais est incontournable. Et le russe ? J’ai les yeux bleus, je pourrais jouer les slaves. Ok, je suis pas très blonde et je suis un peu minuscule mais bon), du sport car je dois affûter mon instrument de travail. Sans parler de l’apprentissage d’une bonne respiration, mon problème majeur dans la vie. Oui, la plongée m’a révélé que je ne savais pas respirer. On a un exercice qui s’appelle le phoque : on doit vider ses poumons et se projeter au fond de la piscine. Avec des poumons vides, tu coules. Moi, je remonte. Pourtant, j’ai l’impression que je n’ai plus d’air à souffler mais manifestement, il m’en reste plein. Parce que je ne respire qu’avec ma cage thoracique et pas avec mon ventre donc je vide pas bien. L’Amoureux m’avait un peu fait travailler ça mais je pars de loin. 

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Bref, faire un métier qui nécessite d’être en permanence d’un nouvel apprentissage, de rajouter encore et toujours une nouvelle corde à son arc, ça me titille. Sauf qu’en parallèle, la non garantie d’un revenu régulier me fout trop les pétoches, sans parler du fait qu’à 30 ans, je pars de trop loin pour espérer quoi que ce soit. Ne serait-ce que parce que je n’ai pris aucun cours de comédie dans ma vie donc même s’il semble que j’ai certaines prédispositions, je suis loin, très loin du niveau minimal pour jouer la comédie.


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Ceci étant, en écrivant cet article, j’ai envisagé de m’inscrire dans un cours de théâtre. Pas pour devenir actrice mais je pense que ça pourrait m’apporter certaines choses, travailler ma mémoire et ma respiration. Va juste falloir que je trouve du temps et vu le rythme de mon nouveau travail, va falloir que j’accepte que toutes mes soirées ne peuvent plus être dédiées à mes loisirs. La vie en agence, c’est bien particulier, faudra que je vous raconte.

Génération blasée ?

Par Tatiana

Cher lecteur voici mon 1er article écrit sur mon magnifique ordi portable qu’il est trop beau et dont je suis amoureuse. Aujourd’hui je te propose de me suivre dans mes réflexions persos, donc peut être que ça n’aura pas forcément toute la cohérence voulue. En résumé on parlera de ma vie professionnelle avec un fond de questionnements sur notre génération. Cet article est né d’une réflexion que m’a faite un jour Pierre (un mec de mon ex boulot).

La semaine dernière donc j’étais à mon ex boulot (vu que j’ai arrêté samedi) et on parlait musique, et plus précisément de Kurt Cobain. On le comparait à Jim Morisson, je vous épargne le débat. Ceci étant on a dérivé sur le fait qu’aujourd’hui il n’y a plus de mecs qui sont capables de faire de la musique intemporelle comme les Doors ou autre groupe de la même époque. Cela vaut aussi pour d’autre domaines. Et Pierre me fait « oui mais aujourd’hui il n’y a plus de vrai passionné ». Les jeunes aujourd’hui ont l’air blasés de tout. Et
là il me sort un truc qui a raisonné dans ma tête : « regarde toi par exemple depuis que je te connais je ne t’ai pas vu te passionner pour un truc ». Ben merde alors ! Peut-être a-t-il raison et que nous sommes une génération de blasés. C’est vrai qu’en y réfléchissant je ne peut pas me caractériser comme quelqu’un ayant une véritable passion, un truc pour lequel je vis et je me lève tous les jours. Pourtant ce n’est pas faute de le chercher depuis des années.

Là, est tout le problème pour moi car cela fait depuis mes 18 ans que je suis à la recherche de ma passion et que du coup je n’arrive pas à choisir un métier et m’y tenir. Au lieu de cela, je ne fait que faire des trucs différents qui m’amusent un temps, et dès que je commence à en avoir fait le tour cela m’ennuie et je change. Là encore Pierre (et oui c’est un peu mon guide spirituel ces temps-ci) m’a dit quelque chose qui m’ a fait beaucoup réfléchir. Il m’a dit qu’en fait il fallait que j’arrête de chercher quelque chose qui m’amuse mais plutôt
que je choisisse un domaine et que je persévère dedans pour devenir la meilleure. Car de toute façon rien ne m’amuserait indéfiniment et à changer tout le temps je ne pourrais pas être la meilleure dans quelque chose et je ne serait pas respectée dans mon domaine. Après comme il dit c’est une question de choix. Donc voilà, je suis en pleine réflexion sur qu’est ce que je vais faire de ma vie et surtout qu’est-ce que je suis capable de faire. Car tout est possible si on s’en donne la volonté et les moyens mais encore faut-il qu’on en ait envie. Pour en revenir à Pierre, ce dernier me disait qu’il aurait voulu savoir jouer de la guitare. Je lui dis qu’il n’est pas trop tard et qu’il peut toujours le faire. Mais a-t-il envie de faire l’apprentissage du solfège et tout maintenant qu’il a 40 ans? Voilà la vraie question : notre génération est-elle celle du zéro efforts et du tout tout de suite ? Sommes-nous blasés de la quête qui mène au succès et cherchons nous à l’éviter? Pour ma part il est clair que oui. Je suis quelqu’un de très fier et tout ce qui implique un apprentissage long et pénible me renvoie à un échec possible, et donc si je n’arrive pas tout de suite à un résultat j’ai tendance à laisser tomber. Attitude dont je n’avais pas vraiment conscience avant que Pierre mette le doigt dessus. Je pensais plus que c’était du à mon caractère lunatique et changeant. Le problème c’est que je ne sais absolument pas ce que je veux faire de ma vie professionnelle. A l’heure actuelle j’ai plusieurs possibilités qui s’offrent à moi et je ne sais pas vers laquelle aller. J’aimerais tellement être comme ces gens qui ont comme des évidences dans leur tête et pour qui tout est clair.

Donc voilà maintenant je suis en pleine réflexion sur ma vie pour changer. Mais je remercie Pierre pour son avis éclairé car je crois que ça va bien m’aider à avancer. En attendant, je dois me remettre en quête de missions car je n’ai plus de travail.   

Best of de ce qu’’aurait pu être un réveillon raté

Bon, aujourd’hui, il n’y aura pas grand monde ici, vu que vous récupérez tous de votre réveillon et je ne vous en blâme pas, hein ! Donc, du coup, je vais faire un article de type légèrement dadaïste, du genre « je commence, je sais pas où je finis ». Donc, histoire que vous restiez dans l’ambiance de votre nuit, je vais vous parler réveillon. Mais pas de façon idyllique, genre, le worse of de cette nuit de la St Sylvestre. Bon, évidemment, tout dépend de la personnalité de chacun : pour certain, le pire réveillon serait de se retrouver en boîte à minuit avec des ados de 16 ans boutonneux et en pleine montée de sève. Pour d’autre, c’est de se retrouver en petit comité et à 2h au lit.


Mais avant de commencer mon blabla, je vous souhaite à tous une bonne année 2007 et tous mes vœux. Vous allez penser que je suis hypocrite de dire ça, que je ne vous connais pas pour la plupart. Sauf que moi, j’aime bien savoir qu mes lecteurs sont heureux, surtout si c’est un poil grâce à moi. Des fois, j’aimerais avoir comme slogan « le blog des vingtenaires, le blog qui rend les gens heureux ». Ca déchire comme slogan, quand même ! Donc, voilà, je vous souhaite plein de bonheur, en espérant en avoir autant que vous (mouarffff !).

Revenons à nos moutons et nos cotillons. Pour moi, qu’est-ce qu’un mauvais réveillon ? Ben, c’est comme une mauvaise soirée : si je m’y ennuie, c’est pas top. Je me souviens du réveillon 2001-2002,
j’étais allée chez des amis de Guillaume et j’avoue que je m’étais ennuyée ferme, j’ai vu les minutes passer, de 21h à 4h du matin, aarrrrrrrrrrrghhhhhhhhh !! Je connaissais personne, on était que
4 à avoir moins de 40 ans, j’étais pas du tout dans le mood quoi. Et ça, y a pas pire. Surtout que le réveillon, c’est pas trop la soirée où vous pouvez filer à 0h30, faut boire la coupe jusqu’à la lie.

Bref, on peut imaginer tout un tas de scénario catastrophe. De la soirée « mais qu’est-ce que je fous là » quand vous constatez que la moyenne d’âge est de 12 ans, que vous allez dîner devant les DVD best of de la Star Ac tout en massacrant joyeusement les chansons en compagnie des élèves. Ou alors que vous êtes super bien sapée et que vous êtes bien la seule ou vice et versa, histoire de se sentir bien à l’aise. Que vous ne pouvez pas refuser la mousse de canard tiède alors que ça vous donne la nausée, tout comme les huîtres d’ailleurs mais y a que ça à manger et que du champomy tiède à boire.

J’ai aussi testé pour vous le « invité chiant et rabat-joie que personne n’aime et c’est qui le con qui l’a invité ? ». Vincent était son nom, il se disait RPR mais il était la réincarnation de Pétain, rien ne valait la vieille France pour lui. Alors, évidemment, dire qu’il n’était pas en phase était un doux euphémisme, surtout qu’on a passé une partie de la nuit assis sur la route (où personne ne passait ou presque) à jouer de la guitare, fumer des cigarettes et arrêter les trois voitures qui passaient pour leur demander une citation pour le réveillon (oui, on est débiles, et alors ?). Il nous a d’ailleurs cassé les couilles à soutenir mordicus que ce n’était pas Malraux qui avait dit « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas ». Franchement, un soir de réveillon à 2h, du mat, je m’en foutais bien ! Mais bon, il devait penser que c’était De Gaulle, son saint homme. Bref, il nous a cassé les couilles toute la soirée, ce qui est un peu dommage car sinon, le réveillon était nickel.

J’ai aussi testé le « allons en boîte histoire de ramasser tous les relous qui traînent ». Donc je n’irai plus jamais en boîte un 1er janvier, même à 4h du mat, même en boîte à pédé, y a trop d’outres à vin relou. Cette année, avec Zoé, on s’était dit que si on se faisait un truc toutes les deux, on irait sur les Champs à minuit mais je crois que je me passerais très bien de cette happening à la con « il fallait y être, c’est trop hype ! ». Ben, moi, je le suis pas mais je m’en tamponne le cocotier. Ma mère m’a même dit « non mais faut pas y aller, y a plein d’agressions et tout ! ». Bon ma mère, je l’aime bien mais sa parano me fatigue parfois… Donc le mieux, c’est de se donner rendez-vous dans un lieu clos avec des amis et ne plus en bouger : comme ça, au moins, les relous, on les connaît déjà…

Après, y a pas de règles pour un réveillon raté ou réussi, chacun fait selon ce qu’il aime. Pour la bouffe, préférez les réveillons « chacun amène un truc », comme ça, vous êtes sûrs d’aimer au moins un truc à manger. Et ça évite les « tu me dois 70 euros » pour trois toasts et deux crevettes… (cf le blog de Soph). Ou alors faites faire la cuisine à Mr Big, lui, il assure sa mère ! Bref, je crois que pour un réveillon réussi, y a pas 36 000 façons de réussir :

– savoir ce que vous voulez comme soirée

– considérer que c’est une soirée comme les autres et faire comme d’hab, quand tout marche bien

– si vous n’êtes pas contents des réveillons où on vous invite, vous n’avez qu’à en organiser un.

PS : Moi, j’ai passé un super réveillon, tranquille mais très convivial et j’ai rencontré des gens. Par contre, qu’est-ce que j’ai bouffé ! Sur la photo, c’est un peu de ma tenue de réveillon, enjoy !

 

Ils sont fous ces Anglais !

Par Gauthier
 
Lecteur, à l’inverse de nos hommes politiques, quand je fais une promesse, je la tiens. Donc voilà le résumé de mon week-end londonien.
 
Dimanche matin, 8h07, l’Eurostar se met en branle pour Londres. Oui tu as bien lu, 8h07 !!!! Je suis fauché donc je prends les voyages pas chers, et manifestement à 8h du mat’ un dimanche c’est pas blindé donc ils cassent les prix.
 
Tout le monde pionce dans le train (tu m’étonnes), et le voyage se passe sans encombre.
 
*pause*
 
Word vient de planter, mais moi, j’avais fini mon article, 20 min de boulot disparu, envolé, bouffé par ce con de logiciel qui déconne autant qu’il peut ! AAAAAAAAAAAHHHHHHHH
 
Donc je dois recommencer, mais j’ai fichtrement aucune idée de ce que j’ai bien pu raconter pendant 20 min, mais alors pas du tout ! Parce que vous vous pensiez que je réfléchissais quand j’écrivais mes articles ? C’est mignon… Mais non !
 
Je vais donc écrire quelque chose d’autre, et toc ! Vous avez qu’à vous en prendre à Bill Gates !
 
*reprise de l’article*
 
Pour la peine je vais faire quelque chose de pas du tout chronologique, ça vous va ? Tant mieux…
 
Soho :
 
Soho est le quartier gay de Londres, ou le quartier gay fait partie de Soho, je sais plus, mais en gros sachez que c’est là quoi ! C’est autour d’une espèce de tour version mini-tour Montparnasse (Centre Point c’est son nom). Et c’est tout aussi moche que la nôtre au passage. Le coin gay est flanqué des quartiers chinois et indien, donc il ne faut pas se tromper ! Oui parce que même à Londres, demander où est la backroom dans un resto chinois, ça se fait pas…
 
On est allé dans un bar, le G.A.Y, un des plus connus et des plus courus de ce côté du Channel. En fait il y a trois G.A.Y dans le quartier, les gens y vont selon l’heure, un peu comme en Espagne. Nous on n’a vu que le premier. Il était 21h et des brouettes, on sortait du resto. À cette heure-là en France les gens mangent encore. À Londres, ils sont déjà complètement morte poule. Mais quand je dis morte poule, c’est que même moi à côté, je fais petite joueuse…
 
Et les tenues, c’est du grand n’importe quoi. Un espèce de mélange entre pute grunge et pute techno, mais toujours avec la pute touch’ ! Mais surtout ce que j’aime chez les tafioles anglaises, c’est leurs corps… À Paris, pour être gay, il faut trois choses : un abonnement dans un centre de bronzage, un abonnement chez une esthéticienne, et un abonnement dans une salle de gym. Ne disposant d’aucun des trois, je ne suis qu’une pauvre tafiole provinciale qui ramasse du thon (comme elle) ! Et j’exagère à peine… Là bas, ils sont tous obèse, moche, vulgaire, bref, au milieu de tout ça, je suis un Dieu ! J’adore Londres 😉
 
Je finirai par la musique. Que dire sur la musique ? Les bars anglais font à la musique ce que la reine d’Angleterre fait à la mode. Vous saisissez ??? (je sais, elle est pas de moi celle-là, mais je l’adore !). Le pire de tout, c’est que dans le G.A.Y où on était il n’y a pas de DJ, mais un juke-box pour choisir les clips qui passent dans le bar, et tout ce que je peux dire c’est qu’ils ont de goûts musicaux qui leurs sont propres…
 
Mais bon, j’y suis allé dimanche soir avec Baby Boy, et Lundi avec Mister Big, son doudou et le mien, et on a bien picolé, parce que les anglais souffre avec la musique, la mode, leurs corps, mais ils ont un moyen d’oublier : la dose d’alcool est à £1,60 !!!!! À ce tarif-là, si je deviens londoner, on me change le foie au bout de 3 semaines !
 
Les musées :
 
Oui je suis allé au British Museum, à Westminster, à Saint Paul, à la Tate modern Gallery, à Trafalgar, à Buckingham, au City Hall, au London Eye… Et si vous me croyez pas, j’ai les photos ! Bande de putes qui doutaient du but touristique de ma visite londonienne ! Sachez-le, je n’ai pas visité que mon homme 😉
 
Oui je sais, elle était facile, mais j’avais envie de la faire celle-la… Donc voilà, je ne vais pas m’étendre sur les fastes de la capitale britannique, parce que dans le fond on s’en fout !
 
Mon Baby Boy :
 
Il est génial. On a fait des bébés 5 à 8 fois par nuits… Je suis une épave, je ne vais plus pouvoir bander avant 2007 ! C’est que je me fais vieux moi, je n’ai plus l’habitude de faire ça tout le temps, dans toutes les positions, avec les coloc qui jouent de la guitare et chantent pour couvrir le bruit du lit qui rend l’âme…
 
Mais je dois faire un bilan de ces trois jours : du sexe, des balades, des conversations sur des sujets légers et d’autres moins, bref ça ressemble à quelque chose que je connais, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus ! Vous savez quand deux personnes partagent des choses ensemble, et qu’elles sont heureuses de le faire… C’est quoi ? Un couple ? Non.
 
On en a parler, et on est arrivé à la même conclusion, si on vivait dans la même ville, si on parlait la même langue, si on avait pas autant de cadavres dans nos placards, on ne se supporterait pas. Et ça ne marcherait pas entre nous. Ça marche parce qu’on ne se voit pas, parce qu’on ne se comprend pas ? Oh que si on se comprend, mais on ne sait pas pourquoi…
 
Alors voilà, faut-il tout foutre en l’air parce qu’avec tous ces « si » on sait que ça va dans le mur ? Ou faut-il se la jouer subversif, nouveau genre, comme dirait Mister Big « tu fais du couple par intérim ! ». Oui et en fait ça nous va bien à tout le deux, on ne veut pas plus ! Du moins pas pour l’instant.
 
Alors voilà, je suis en couple, mais en fait non, j’ai quelqu’un, mais je suis seul, et je suis heureux et épanoui… Que demande le peuple ? Rien, il applaudit !
 
Bilan :
 
Je suis fauché, il me faut un job, je dois finaliser mon rapport, et je n’ai plus de quoi me prendre une cuite en boite… Mais surtout je n’ai plus envie de baiser, et ce soir j’ai annoncé à fuck-buddies que je ne voulais plus les voir, c’est un bon début non ? Pour moi ça l’est en tout cas…
 
 
New Gauthier, on sale now !
 
 
Ps : lecteur si tu passes à Londres, envoie-moi un vidéo-mail, c’est gratuit, il y a des bornes Internet partout, et moi ça me fait délirer… gauthier.vingtenaire@mac.com Et une fois que je pourrais mettre des vidéos perso ici, je les publierais 😉 (enfin si tu le souhaites bien sûr)

Un dimanche d’automne

Ben, y a des jours, comme ça, on sait pas trop quoi raconter. Je rentre chez moi à 11h30 après une nuit fort agréable, je dois repartir à 14h30 pour un après-midi avec un jeune homme fort charmant, j’ai donc 3h pour écrire un texte (mais en fait, j’ai pris une douche entre temps donc 2h30, en fait) et… et… ben je sais pas trop de quoi parler.

 

Des idées d’articles du dimanche, j’en ai plein, faudra que je vous parle de Moravia (depuis le temps), de la série érotique de NT1 parce que c’est vraiment trop drôle, encore de politique, de la société, du journalisme, puis des trucs plus légers, aussi parce que fuck ! le dimanche, c’est pas fait pour être sérieux. J’avais aussi envisagé de faire une BD pour vous expliquer la relation particulière que j’entretiens avec mon chat… Genre là, j’écris en aveugle car elle se tient entre l’écran et moi (et j’ai même pas fait une faute !). Oui parce que Kenya est une créature jalouse de tout. De mon ordi (et vas-y que je m’installe sur ton bras gauche pour dormir), de mon lit (vas-y que je te dors dessus pour que tu aies conscience de ma présence), de mes toilettes (j’adore faire pipi avec le chat qui s’installe sur mes genoux) et même de ma valise (elle a vomi dessus, ça m’apprendra à ne pas défaire ma valise sitôt arrivée). Mais en fait, j’ai pas envie de dessiner aujourd’hui non plus.

Alors que faire ? Bon, ben commencer un article, comme ça, et voir où il aboutira. Là, j’ai quand même fait 20 lignes sur ma non-inspiration, tandis que Kenya s’attaque à Monica ma cravache, décidant que c’est top pour se faire les dents. Ah non, finalement, elle se met à cheval sur mon épaule en faisant ronron… Merde, je suis pas prête de le finir, ce non article.

Bon, si, je vais vous parler de buzz. Non, pas Buzz l’éclair ! Non, pas de drogue non plus ! Le buzz, c’est un truc marketing que ma sœur m’a expliqué (c’est un peu son métier). Prenons un exemple, ça ira de suite plus vite. Il y a quelques longs mois, apparaît un peu partout le mot « toutouyoutour ». Mais qu’est-ce ? Les gens cherchent sur Internet et tout et finalement, un jour, ils ont la réponse : c’est le truc du 118-218. Les publicitaires ont su créer une vraie attente et, mine de rien, le 118-218 est leader du marché. Bon, ok, ils sponsorisent Lost et la Star Ac donc ça doit aider, aussi…

Autre buzz, à propos de la Star Ac : la star hack. Quelques temps avant le début de cette merveilleuse émission (il y a une ironie dans ma phrase, la retrouveras-tu, lecteur ?), Internet est envahi par des pubs pour la star hack, à savoir des parodies de la star academy. On prend des vraies images de l’émission et on fait une post-synchro dessus, le tout orchestré par Arthur et ses amis. Dois-je rappeler qu’Arthur était encore il y a peu le directeur artistique (ou un truc comme ça) d’Endemol France… qui produit justement la Star Ac ? Ou comment reparler de l’émission avant même qu’elle n’ait commencé. En plus c’est super malin : il y a un site star hack avec les parodies de célébrités (Arthur, donc, Farrugia, Salomone… Certaines sont pas mal) mais en plus, tu peux faire toi-même ta parodie ! Bon, perso, la star ac, je l’ai pas du tout matée cette année. Enfin, si, l’autre soir parce que Tatiana voulait que je vois le gilet de Nikos qui était effectivement une insulte au bon goût… Je comprends même pas que les stylistes de la star ac se soient pas encore pris un procès, à défigurer les gens de la sorte ! Bon, du coup, j’ai pu voir un petit black rondouillet qui ressemble vachement à Turk dans Scrubs sauf que le gars de la star ac, je le soupçonne d’être plus attiré par JD
que par Carla… (je parle des persos de Scrubs, pas des candidats de la star ac). Mais bon, grâce à la Star Hack, je sais qu’il y a une blondinette qui joue de la guitare… je sais pas du tout qui
c’est mais j’ai conscience de son existence.

A propos de la star ac, jouons un peu les langues de pute, ça faisait longtemps. Figure-toi, lecteur, qu’un de mes anciens camarades de lycée a passé le casting, si, si ! Ce mec a un don hallucinant : partout où il passe, il n’est pas aimé. C’est dingue cette propension qu’il a à gaver les gens. Au lycée, tout le monde se foutait de sa gueule. Dans l’école de gestion où était ma sœur et où il a fini par atterrir, c’était pareil. Faut dire que ce mec est tout simplement puant. Fils unique d’un entrepreneur de ma ville, il pensait que l’argent pouvait tout acheter, y compris des amis. A l’école de ma sœur, il s’est isolé dès le départ, expliquant qu’il ne pouvait pas participer à la soirée d’intégration car sa copine devait se faire opérer d’urgence (le mec qui dit ça 15 jours avant la soirée, elle est pas si urgente que ça, l’opération…). Après, lors d’une autre soirée, il accepte de faire le DJ… à condition qu’il soit payé ! Evidemment, ses camarades se sont adressé à quelqu’un d’autre, un camarade qui acceptait de le faire gratos… Bref, en mai/juin, je reçois un mail d’Anne, un scan du journal local nous révélant que notre ami est en phase finale de la star ac. Info que je m’empresse de relayer à mon père et ma sœur. Cette dernière arrive à trouver la vidéo du casting du jeune homme et… comment dire ? Je comprends pourquoi il a pas été pris. D’abord, il chante une chanson de Marc Lavoine, je me sens si seul. Bon, quand je dis chanter, j’exagère, ça donne « mouaaaaaaa
mouaaaaaaaaa, mouaaaaaaaaaaa, je me sens si seul, tu me manques trop… ». En gros, il articulait tellement bien le couplet que je n’ai décelé aucun mot de langue française (ni étrangère
ou alors c’est une langue que je connais pas). Mais le meilleur, ce fut la danse ! Franchement, ça faisait « Charles-Edouard découvre les joies de la discothèque… han, ça pulse ! ». Bref, il est raide comme un piquet, ça le fait trop pas. Résultat, il ne sera pas dans la star ac (ce qui m’ôtait la seule raison que j’avais de regarder cette émission, à l’exception des gilets de Nikos).

Bon, voilà, j’ai écrit une page et demie word pour ne rien dire, j’ai quand même un talent inné pour remplir le vide… Mon stage étant officiellement fini depuis vendredi, je vais avoir un peu plus de temps à consacrer à ce blog donc promis, moins d’articles vides… Enfin, si mon nouveau projet ne me prend pas trop de temps !


Sinon, chez moi, ça pèle, l’été indien n’aura pas trop duré cette année…

Toute ma classe a vu ma culotte (mes hontes, volume 2)

Et voilà, suite au premier article sur le sujet, mes amis m’ont gentiment rapporté d’autres anecdotes, je les en remercie ! Je vous les livre à nouveau.

la-honte

 
Ma semelle se fait la malle
Classe de seconde, je déjeune tous les midi en ville avec Cécile (bonjour l’équilibre alimentaire). A l’époque, je mets des chaussures à talons, plus ils sont longs, plus c’est bon. Et oui, depuis ma plus tendre enfance, je suis petite. A 15 ans, on complexe sur tout : je peux pas tricher pour réduire mes fesses donc je me grandis. Cette année là, je ne vis que des malheurs avec mes chaussures : je perds une paire qui était dans mon sac (mal) accroché à mon scooter, la deuxième paire blanche me fait une ampoule qui me prend tout le talon et après un passage à la machine, elles sont immettables. Troisième paire, le sort s’acharne. En fait, au fur et  à mesure des jours, la semelle se décolle. Un midi, alors que je chemine en compagnie de Cécile dans le centre de ma moyenne ville de province, clac ! la semelle cède, elle tient juste par la pointe de la chaussure. Me voilà à boitiller en faisant des bruits de tongs, trop glamour. Je reviens comme je peux au lycée, morte de rire, secondée par une Cécile tout aussi hilare. Tout le monde me regarde. Drame : ce jour-là, on a une sortie scolaire, je suis incapable de me rendre au théâtre ! Dieu Merci, dans mes amies de classe, il y a des pensionnaires, l’une d’entre elles me prête une paire de tennis pourrie qui me fait perdre quelques centimètres. Depuis, j’ai renoncé aux talons.
 
Ma culotte à l’auberge de jeunesse
Classe de première, on part en PAE (projet de je sais plus quoi éducative) à Avignon. C’est super, on loge dans une auberge de jeunesse. Le soir, en rentrant du spectacle, des petits groupes se créent, je pars avec quelques copines rejoindre des charmants Suisses qui nous jouent de la guitare jusqu’à tard dans la nuit. On retourne à l’auberge, direction la douche. Hop, je me déshabille, je me lave, je récupère mes affaires et dépose le lot dans la chambre avant de partir squatter la chambre des garçons. Oui, j’étais en littéraire : 18 filles et 3 garçons, forcément, on s’entasse dans la chambre la plus petite. On discute, on rigole. Des filles qui sont rentrées plus tard que moi arrivent à leur tour et interpellent deux copines qui étaient avec moi dehors. Elles sortent de la pièce puis reviennent.
« Qui c’est qui a perdu une culotte rouge en dentelle ? »
Et là, je deviens de la même couleur que la culotte qui avait orné mes fesses toute la journée : rouge. Non, c’est pas possible, ce n’est pas la mienne… Je réponds timidement : « heu, je crois que c’est la mienne… » et là, une des dernières arrivantes se met à crier : « Ben dis donc, Nina, elle est sexy ta culotte ! » Et voilà comment je suis devenue la fille à la culotte rouge en dentelles.
 
Je montre encore ma culotte au lycée
Ah, j’aime ça, j’en redemande. Fin d’année de terminale, les profs ont gentiment organisé un pot pour nous dire au revoir. Ce jour là, je porte un pantalon ample qui se ferme par une simple fermeture éclair sur le côté. Arrive un moment où je dois aller aux toilettes (ça m’arrive plusieurs fois par jour, en fait). Je vais mes petites affaires, j’entreprends de me rhabiller et, là, c’est le drame : en tirant sur la fermeture éclair, celle-ci me reste dans les mains. Sans elle, mon pantalon ne tient pas… Je sors donc de là en tenant d’une main ferme mon vêtement, mais y a un gros trou sur le côté, tout le monde voit ma culotte bleue. Je fais le tour des pensionnaires (y compris un très mignon) pour récupérer une pince à nourrice mais personne n’en a. Au secrétariat, solution d’urgence : une énorme pince. Me voici donc rendue au pot de départ avec une érection étrange sur mon côté gauche. Mais je persiste, je veux remettre mon pantalon, il me plaît trop ! Donc quelques jours plus tard, me voici dans mon pantalon attaché par une épingle à nourrice mais ça baille toujours… Ainsi, à peine arrivée au lycée, quelqu’un me fait remarquer que ma culotte orange est très jolie… La journée va être longue.
 
Braguette magique
Dans la série « j’ai pas de chance avec mes pantalons », ceux dont la fermeture éclair s’ouvre seule. J’ai un jean comme ça, je le tiens avec un élastique à cheveux. Un jour, je sors dans la rue avec mon pantalon d’été rouge en tissu crépon. Je fais quelques mètres, il y a foule et là, une femme m’arrête. Evidemment, elle va me demander son chemin, je dois avoir un tatouage « renseignements », sur le front. Sauf que je suis très mauvaise en orientation, je ne connais jamais le nom des rues et une fois sur deux, je me plante.
« Excusez-moi…
– Oui ?
– Votre braguette est ouverte ! »
Effectivement, mon joli string qui ne dissimule rien s’étale au vu et au sus de tout le monde… Bon, et bien, je vais rentrer chez moi.
 
Mon pied dans le goudron
J’ai un défaut : dans la rue, je ne fais pas attention où je marche. Les chiens sont contents, j’honore avec soins les petits colis qu’ils abandonnent en route. En fait : soit je suis seule et je suis totalement perdue dans mes pensées, à mille lieues de ce macadam que je foule, soit je parle avec quelqu’un qui me tire souvent par la manche : « hé, t’as failli marcher dedans ! ». Merci.
Un jour, je me promène avec mon meilleur ami hétéro de l’époque, Yohan, on discute, on rigole. Il fait chaud, c’est l’été, je suis en légère robe et tongs. A un moment, un embouteillage se forme sur le trottoir : une mémé, un vélo, c’est trop pour moi, je décide de contourner l’obstacle. Je lève le pied et là, je réalise : il y a des travaux, des plots en plastique partout et mon pied qui, emporté dans son élan se dirige droit vers le goudron récemment posé. Non, essaie de dévier ! Trop tard, ma jambe droite se trouve enfoncée jusqu’au genoux dans une mixture terreuse. La jambe gauche a la bonne idée de choisir une autre trajectoire et je parviens à sortir du trou sans m’arracher le genou. Yohan rigole puis me demande : « Nina, elle est où, ta chaussure ? » Et là, misérable, avec ma jambe gainée de goudron : « heu… dans le trou ! ». Gentiment, il part la récupérer. Elle fait trente kilos, je ne peux pas la remettre.
Heureusement, des ouvriers qui bossaient dans un magasin voisin ont assisté au drame car je me voyais partir à cloche-pieds jusqu’au square à peu près voisin (plusieurs centaines de mètres) pour laver ma jambe et ma chaussure. Du coup, il m’apportent des bouteilles d’eau et je me nettoie tant bien que mal, en attendant de rentrer chez moi. Evidemment, cette scène s’est déroulée juste à côté du Capitole, là où il n’y a personne ! Mais grâce aux gentils ouvriers, j’ai évité l’épreuve du « je me déplace sur une patte sur la place du Capitole à 16h ». Quelques jours plus tard, je suis repassée : les ouvriers avaient comblé le trou crée par ma jambe. Dommage, je serais devenue célèbre, une plaque aurait indiqué : « Ici, Nina s’est payée la honte ».
 
Je sais pas jouer au bowling
Avec Guillaume, mon ex, on allait souvent jouer au bowling entre amis. J’étais nulle, je perdais toujours mais je n’en avais cure. En plus d’être nulle, je suis maladroite… Première honte au bowling : je prends ma boule (pourquoi c’est si lourd, cette connerie), je prends mon élan, je cours, je jette ma boule et…et… ma chaussure mord la piste, le poids de la boule m’entraîne en avant et ziiiiip… sur les fesses ! Mes amis rient en vérifiant que je me suis pas cassé le coccyx, je ris en me relevant, les fesses douloureuses mais rien de grave.
Episode 2 : un autre jour. Bon, j’ai compris, je prends plus d’élan, trop dangereux et puis me colorer les fesses de bleu pour envoyer ma boule dans la rigole, bof. Donc, je saisis ma boule (qu’elle et lourde), je la soulève péniblement, ne me rendant pas compte que ce n’est pas celle avec laquelle je joue d’habitude. Je me positionne face à la piste, la boule dans la main, je projette mon bras en arrière pour lui donner de l’élan… Et cette andouille de boule se détache de mes doigts pour aller rouler vers un groupe de personnes que je ne connaissais absolument pas.
Me voilà seule, debout sans ma boule, morte de honte, à regarder ses pauvres inconnus agressés par une boule venant de nulle part… Ah, si, elle vient de la fille minuscule et maladroite qui est cramoisie… Je vais donc récupérer ma boule en me confondant en excuses, je retourne sur la piste et, pour changer, je l’envoie dans la rigole.
 
Moi y en a rien comprendre
Youpi, Lucie a passé l’écrit de son CAPES, ça se fête (oui, nous, on fête tout) ! Soirée beuverie chez elle, nous voici partis dans la boîte gay la plus proche. Bon, déjà, le trajet fut périlleux : à peine sortis de chez Lucie, Pierre-Louis, un copain, fait tomber son portable dans la rue, il est abîmé, qu’est-ce que ça nous fait rire ! Je m’appuie sur lui pour cheminer, on part du trottoir droit et, sans comprendre comment, on termine sur le gauche, bravo, très fort.
On arrive dans la boîte en question : c’est un pote qui fait l’entrée, je me mets à hurler : « Hééééééééé, c’est Aurélien, je le connais-euh ! Salut ! Salut ! ». Il me demande gentiment de baisser d’un ton. On descend sur la dance-floor, un copain danse très collé-serré avec moi, Mister Big me plaque contre un mur et mime un coït, ahahah, on rigole, on s’amuse. Tout à coup, je vois un jeune homme qui est gay comme moi je suis vierge qui fonce vers moi : personne à droite, personne à gauche, ils sont où mes potes ? Le voilà qui me coince contre le mur, aussi, et commence à me tripoter donc je me dégage de ses griffes et me jette sur Lucie. On joue les lesbiennes de façon pitoyables (en gros, on se tient la main mais à distance raisonnable) puis on se jette sur Gauthier qui était au bar pour l’embrasser à pleine bouche : lui, c’est notre mec, fous-nous la paix, vilain monsieur qui me colle !
Du coup, on décide de bouger et on atterrit dans l’appart d’une fille que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Je suis affalée dans un fauteuil et Gauthier vient me voir : « Dis, y a Aurélien qui m’a dit que ça lui ferait plaisir qu’on se voit tous les trois, un soir ». Et moi, je me mets à beugler : « QUOI ? UN PLAN A 3 AVEC AURELIEN ? » Gauthier se met à hurler à son tour : « Non mais ça va pas, t’es folle ! ». Il faut savoir que l’Aurélien en question, il n’y a que lui pour croire qu’il n’est pas gay donc ça ne m’étonnait pas plus que ça.
A un moment, j’entreprends de changer de place et je vais m’asseoir sur une espèce de banquette. Il y a un côté en pente mais c’est pas grave, je suis une équilibriste du bout du monde, même pas peur. Je m’assois donc là-dessus et, évidemment, je glisse et me vautre comme une grosse buse. Bon, Lucie et moi avons fini la soirée chez elle à regarder le Grand Prix d’Australie, j’ai fait une analyse curieuse du nouveau règlement, alcoolémie oblige.
 
L’enchaînement dramatique en plein partiel
Mois de mars, ça y est, ce sont les partiels, les derniers de ma vie (heu… normalement). Aujourd’hui au menu, partiel de sociologie de la réception des produits journalistiques, la matière où je dois me planter, normalement. Non seulement je suis pas allée en cours mais en plus, le prof qui a pondu le sujet n’est pas celui qui a fait cours, super ! Sujet : « je sais plus quoi Lazarsfeld, Ecole de Chicago ». Bon, super, j’ai rien à dire. Pas de panique, taillons mon nouveau crayon à papier rose fluo acheté chez Castela à Toulouse. Je prends mon taille crayon, je commence à tailler mon gadget et je taille, et je taille… Et putain, y a pas de mines ! Alors que je commence à m’énerver, le drame commence. Les tables sont légèrement inclinées et il n’y a rien pour faire tenir le stylo. Alors, forcément, mon stylo plume commence à glisser inexorablement vers le sol. Je fais un geste brusque pour tenter de le rattraper et ma main tape directement dans mon gobelet de cappuccino (très sucré donc très collant) qui se met à dégouliner sur la table et coule direct dans mon sac. Panique ! Panique ! Panique ! Je file un coup de pied dans mon sac Lancel (quand même…) pour le pousser de sous la cascade de café… Mais j’ai pas de Kleenex. Mon voisin de derrière, le mec le plus miam miam de ma promo, me tape sur l’épaule et me fait gentiment : « Nina, y a ton café qui coule. » Toi, t’es une graine de journaliste ! Bon, Clara qui était à côté de moi me file un kleenex, je nettoie comme je peux.
C’est pas tout ça mais j’ai un partiel à faire, moi. Et là, panique à bord : il est où mon stylo encre ? Je m’agite dans tous les sens, il n’est nulle part ! Finalement, après réflexion, je le retrouve au fin fond de mon sac : il avait suivi la rivière Cappuccino.
Pour info, ce partiel a été le seul où j’ai pas eu la moyenne, je me suis pris un magistral 2,5/10… On se demande bien pourquoi !
 
Moi sur le trottoir à St Michel
Non, rassurez-vous, je ne suis pas tombée dans le cercle vicieux de la prostitution. A peine arrivée à Paris, c’est mon anniversaire, Lucie et Gauthier viennent me voir pour l’occasion. On se fait un resto à St Michel avec Clara (qui vivait chez moi), Pedro et le meilleur ami de la demoiselle. Repas sympa : Pedro, Clara et son pote d’un côté, Gauthier, Lucie et moi de l’autre. Faut dire que le Pedro, il a été particulièrement insupportable ce soir-là et il a fait une forte impression à ma ronchonne préférée (« il est moche, il est con et il se la pète, en plus ! »).
On dîne et en revenant des toilettes, Clara tombe, je ris. Quelques minutes plus tard, Dieu, s’il y en a un, décide de venger ma copine. On traverse la rue et là, j’évalue mal la distance, mon pied bute contre le trottoir, je perds l’équilibre et c’est le drame : me voici à genou sur le sol, face à la vitrine d’un restaurant, dans un quartier naturellement désert un samedi soir. Tout le monde rie, moi aussi d’ailleurs, je me lève, Gauthier me demande gentiment si ça va : « Oui… hihi…Aïe… hihi… j’ai mal… hihi ». Je tiens à dire que je n’étais pas encore saoule donc cette chute est encore plus ridicule.
 
Une honte qui n’est pas de moi
Bon, pour rééquilibrer un peu, je raconte une honte dont j’ai été témoin et qui m’a fait mourir de rire. Avril 2004 ou par là, il faut chaud, j’ai mis un débardeur avec un t-shirt en filet : j’ai donc un splendide décolleté. Mes écouteurs dans les oreilles, je pars d’un pied sûr vers le fac pour aller à un cours que je détestais. Peu de temps après mon départ, je me retrouve derrière un jeune homme qui se retourne et me mate. Il continue son chemin et se retourne très fréquemment pour bien me signifier son intérêt pour ma personne mais je joue les belles indifférentes. Sauf que, forcément, quand on marche en regardant derrière soit, on se rend pas compte de l’échafaudage dressé sur le trottoir… Et évidemment, on rentre de plein fouet dans un poteau ! Du coup, j’explose de rire et passe mon chemin. Je l’ai recroisé quelques jours plus tard et j’ai eu droit aux mêmes œillades insistantes : décidément, certains ne doutent de rien.