Je suis lassée par la presse féminine, mais lasséeeeeee. Des fois, je me dis que je devrais la relire pour dénoncer mais les ¾ du temps, je frémis devant tant de clichés. Devant tant d’injonctions. Sois mince ! Porte du vert ou du rouge, balance tes fringues de l’an dernier, elles sont tellement old school que si tu les remets, on te brûlera en place publique. Tartine toi la gueule de telle crème ou celle-ci… Bref, chaque mois, on nous sort le manuel de la parfaite fille… Qui vient plus ou moins en contradiction avec ce qu’on t’a préconisé le mois dernier mais c’est pas grave. T’avais qu’à avoir une personnalité, aussi… Mais ce qui me fait violemment soupirer, ce sont les explications sur ton couple : si tu veux garder un mec, surtout, n’écarte pas les cuisses trop vite !
J’ai déjà parlé je ne sais combien de fois de cette grande question de la première nuit. Coucher ou ne pas coucher ? Pour moi, la réponse est claire : tu fais ce que tu veux ! Si je me réfère à mon expérience personnelles, mes deux plus longues histoires officielles ont toutes les deux débutées par une nuit endiablée (enfin, non, y en avait une, c’était une fin d’après-midi mais à la fin, il faisait nuit, ça compte presque pareil). D’autres histoires où il ne s’est rien passé le premier soir ont rapidement terminé dans le mur. Il y a aussi ce plan cul fil rouge que je fréquente depuis 6 ans et demi, nous n’avons rien consommé le premier soir. Et celui de quasi 7 ans où nous avions rapidement finis tous nus dès la première rencontre. Comme quoi, y a pas de règles. Mais les magazines féminins insistent : tu comprends, si tu cèdes trop vite, il va se lasser de toi et te largueras pour de nouvelles cuisses closes, plus mystérieuses.
Ah… Alors, ainsi, dois-je en conclure que :
– Mon seul intérêt se limite à mon vagin et la possibilité d’y pénétrer. L’homme ne cherche bien que ça. Peu importe que je sois potentiellement intéressante, que j’ai de la conversation, de la culture ou de l’intelligence. Peu importe que j’ai d’autres compétences comme celle de bien danser, d’être très drôle ou même, quitte à être dans le cliché, de bien faire la cuisine (mon tiramisu est très bon, d’abord !). Que je chante pas mal ou que je sache jouer de la guitare. Le mec, je pourrai jongler avec 5 balles et cracher du feu, il regarderait ça d’un oeil torve parce que lui, il veut juste me pénétrer, donc. Le reste, c’est que du superflu, de l’habillage. Le papier cadeau qu’on va se dépêcher de déchirer sans penser à la brave personne qui s’est emmerdée à tout bien empaqueter. Y en a des comme ça, je dis pas… Généralement, on les appelle des connards. Tout simplement.
– L’homme est un animal à bite et c’est tout. Lui, il veut juste la planter sur votre mont. Selon la durée de l’escalade, il décidera plus ou moins de faire de vous sa propriété ou d’aller à l’assaut d’autres hauteurs parce que vous étiez vraiment trop facile à monter.
– dans un couple, la réussite ne peut venir que de la femme car c’est à elle de se contrôler, toujours. Une femme qui s’offre le premier soir est une traînée ou une fille trop facile pour intéresser les hommes. Même si elle crache du feu. Une femme qui se fait désirer remportera forcément la partie. Peu importent ses désirs à elle, finalement. Peu importe qu’elle mouille tellement sa culotte de désir le premier soir, elle passera son dessous à la machine et on n’en parlera plus. Et peu importe si le mec, lui, trempe son biscuit le premier soir : il sera forcément toujours plus désiré car c’est bien connu qu’une femme ne cherche pas le sexe ou le frisson, elle cherche l’Amour. Même avec un abruti incapable de réaliser qu’avoir une copine qui couche le premier soir, ça n’a aucune importance car elle est autre chose qu’un vagin sur pattes avec une paire de seins et une bouche goulue. Nooooon. Quant à imaginer qu’une fille puisse également penser du mal d’un mec qui cède le premier soir (après tout, pourquoi pas), vous n’y pensez même pas… Puisqu’ils sont tous pareils à toujours vouloir nous la coller dans le plus d’orifices possibles. On leur en veut pas, c’est leur nature, ces pauvres amours…
Et je colle Henry Cavill en chute d’article, baaaam
Question : est-ce que se cacher derrière une rose, ça rend mystérieuse ou ridicule ? Non mais je demande, hein…





