I wish you plein de cadeaux, de délices et d’amour

Allez un peu de guimauve ne fait pas de mal !

Bien aujourd’hui, c’est Noël et il y a fort à parier que peu d’entre vous sont là. A l’heure où vous lisez cet article, il est d’ailleurs probable que sois en train d’ouvrir mes cadeaux, de me remplir une nouvelle fois la panse (j’en peux plus de manger), d’aider ma maman à débarrasser car je suis une gentille fille ou bien d’écraser ma bulle pour ma sieste digestive post Noël. Bref, en résumé, il y a de fortes chances que vous lisiez cet article à une autre date que celle programmée.


cochon-dinde-noel


Bon, que dire sur Noël qui n’a déjà été dit depuis ces 5 ans que je vous souhaite un joyeux Noël… Ah, commençons par les news du jour : ma sœur est bien rentrée au pays et ma mère a dû passer un scanner hier matin mais elle n’a rien. Donc à priori, rien ne nous empêchera de passer un bon noël. Bien qu’à l’heure où j’écris ces lignes, le vent se met soudain à souffler, brrrr. Donc A PRIORI (je le dis bien en majuscule pour pas me porter la poisse), tout devrait bien se passer.

doigts croises

A propos de vent, j’ai une anecdote marrante. C’est pas une histoire de Noël mais on s’en fout. Il y a moins d’une demi heure, j’étais posée devant le pc familial, en train d’écrire un mail de 4 km de long à E. à qui je l’avais promis depuis des lustres. Soudain, j’entends un bruit étrange, comme quelque chose qui tape la fenêtre (je suis au premier étage). Sur le coup, je pense à un coup de vent. Alors que je reprends mon clavier « ping ! ». Aaaaaaaaaaah ! Je regarde autour de moi, ne comprenant pas. Est-ce le bureau tout neuf en verre qui est en train d’imploser ? Ping ! Oh putain ! Pile le jour où j’écris que les fantômes n’existent pas, j’ai un doute, là… Et si un facétieux fantôme avait décidé de me prouver le contraire ? Ping !


fantome-ou-simple-reflet

Avant de mourir d’une crise cardiaque, je me lève et regarde au dehors. Y a un truc bizarre en bas, une lumière qui s’agite. Un fantôme ? Non, on dirait plutôt un téléphone portable. C’est ma mère ? Qu’est-ce qu’elle fout dehors ? J’ouvre la fenêtre et en fait, c’est ma sœur et Anthony qui ont décidé de rentrer à la maison après le réveillon chez Anthony, vu qu’ils ont fini tôt. Moralité : on dirait que si les fantômes existent, ils n’ont pas envie de me le démontrer.

Voilà, sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël, un article qui ne vaut pas tripette, je sais mais que dire à part « Noël, moi, j’aime, j’emmerde les grincheux ? » que j’ai déjà écrit, vous raconter mes Noëls, c’est déjà fait. Vous expliquer si je parlerai du Père Noël à mes gosses ou pas ? Non mais ça intéresse sérieusement quelqu’un ? Je suis pas vraiment en bonne voie de me reproduire pour le moment donc déjà, faudrait un père (je l’élèverai pas seule, c’est impossible ou va falloir que je fasse des stages de déculpabilisation), un appart plus grand, une envie de se reproduire, lancer la machine… Alors déjà, on est pas prêt de le voir naître alors lui parler ou pas du Père Noël, hein…


Sexysanta


Bon, allez, au lit, j’ai des cadeaux à déballer demain, un repas à ingurgiter et une sieste à faire.

Joyeux Noël, youpi, tout ça !

Je suis liste addict

Aujourd’hui c’est samedi et devinez quoi ? Je liste.

– Le podcast audio, c’était une bonne idée mais du coup, je m’amuse à chanter au micro et à m’enregistrer. C’est rigolo mais faudrait que j’arrête de faire la nouille, des fois.

 

– Après 13 années de règles indolores, j’ai eu droit aux méga crampes. Au bord du malaise, légèrement fiévreuse, j’ai passé mon dimanche à maudire mes ovaires. J’aurais eu du sexe depuis mes dernières règles, j’aurais presque cru à une fausse couche. Oui, je vous rappelle que je suis une traumatisée du déni de grossesse.

 

– En France, c’est mal vu de faire des photos dans un magasin. Je vais aller chez SFR acheter vite un nouveau portable qui me permettra de faire des photos et de me les mailer puisque l’ancien a décidé que non, mailer, ça le faisait chier.

 

– Dans la série « Nina vs la RATP », un nouvel épisode cette semaine. Lundi soir, rendez-vous avec Vicky, je pars un tout piti peu en avance car, ce mois-ci, j’ai percuté qu’il fallait que j’achète un billet car on avait changé de mois, on note les progrès. J’arrive à ma gare, j’ai 6 minutes pour acheter mon ticket, largement suffisant. Je me mets devant le guichet de libre, l’autre étant occupé par un jeune homme, j’enfile ma carte bleue dans la fente (enfile et fente dans la même phrase, heureusement qu’elle était pas humide, la fente, ça m’attirerait des pervers…) et là, j’attends trois plombes et demi que la machine m’informe gentiment qu’elle a pas réussi à se connecter à ma banque. Putaiiiiiiiiiiiin ! Bon, le mec à côté de moi a fini, je vais lui piquer la place. « Guichet hors service » Putaaaaaaaaaaaain (bis). La guichetière n’est pas là donc je tape sur le micro pour la faire venir et elle me fait

« Normalement, je dois pas vous servir, j’ai mis un mot pour que vous alliez au guichet automatique.

– Oui mais ils ne marchent plus

– Oui mais normalement, je dois pas vous servir, c’est pour ça qu’il y avait le mot…

– Mais les guichets ne marchent plus ! »

Il me semble pas avoir utilisé des mots très compliqués quand même ! Bon, du coup, j’ai pas eu le train que je voulais, j’en ai pris un autre et c’était plus long.

 

– Le masque Lush, le vrai, le vert qui sent bizarre, est merveillissime. Par contre le baume à lèvre censé réparer les lèvres, moi, il me les a tellement séchées qu’elles ont craqué et ça fait mal.

 

– Comment mourir d’une crise cardiaque par Nina et sa maman. Prenez une Nina ordinaire et mettez là dans un lit pour la nuit. Elle dort. Au petit matin, genre vers 8h15-8h20, prenez une maman de Nina, faites lui monter les escaliers jusqu’au 1er et faites la entrer discrètement dans la chambre de la Nina. Là, faites en sorte que la Nina ouvre un œil et « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!! Tu m’as fait peur ! ». Véridique.

 

– Ma mamie va mieux mais par moment, pédale un peu dans la choucroute, encore. Jeudi, on va la voir avec ma mère. Déjà, on rentre dans la chambre et elle dort, j’ai un peu la trouille sur le coup et ma mère l’a bien compris. Elle va réveiller ma mamie et là, ma grand-mère me regarde : « c’est qui cette jeune fille ? » Question rhétorique ou réelle question ? Non, ma mère me confirme après qu’elle m’a pas reconnue sur le coup, elle a fait pareil à mon père la semaine dernière. Bon, après, elle me reconnaît et j’ai droit à un « mais que tu es une belle fille ! ». Ma grand-mère est définitivement devenue gentille, on dirait.

 

– Je suis chiante ok. Mais je déteste les bruits de mastication et quand la fille à côté de moi dans le train se met à manger une carotte, ça me rend dingue. Et le sale gosse devant qui n’arrête pas de nous mater, la fille en question et moi, pas mieux.

 
– Conversation familiale :
Nina : Ouais, j’ai mis mon blog sur mon CV.

Maman Bartoldi : Oui, tu as bien fait, il est trop drôle ton blog

Papa Bartoldi : Oui bon c’est sûr que si le mec, c’est un protestant coincé, il va pas t’embaucher… »

Putain mais qu’est-ce qu’ils ont luuuuuuuuuuuuuu ?
 

– J’ai pris rendez-vous chez le coiffeur mardi, je vais me faire la coupe de Victoria, ça y est. Mais en fait, j’aime bien aussi celle de Joss Stone… Sinon, la situation en Iran me préoccupe hautement (c’est juste pour montrer que je suis pas une écervelée obsédée par ses cheveux)

La stratégie du dérivatif

Une rupture douloureuse ? Une envie de vous arracher le cœur de la poitrine et de lui donner un grand coup de pied pour l’envoyer valser loin, loin ? Un désir de se frapper la tête contre les murs pour faire un coma et oublier ? Ne cherchez plus, nous avons la solution : le dérivatif.

Oui, bon, ok, on le sait que j’ai raté une carrière dans la pub, je vais arrêter de me la ramener à ce sujet. Mais bon, je continue quand même mon publireportage sur le dérivatif. Alors, qu’est-ce que le dérivatif ? Alors voilà, imaginons que Sagamore me quitte (‘foiré, va !), j’ai le cœur en lambeaux, les seuls trucs qui passent par ma bouche sont la fumée de ma clope et de l’alcool pour oublier, je pleure, je dors, je pleure, je dors… Oui parce que je trouve que pleurer, ça fatigue, quand même, plus que de rire. Vous en conviendrez,
je ne peux rester dans cet état. Bon, passé la période où je cogne tous les mecs mignons car ce sont de potentiels briseurs de cœur, des connards parce que « tous des connards » (oui, curieusement, la tristesse semble aussi affaiblir notre capacité à raisonner de façon à peu près intelligente), il faut que je me prenne en main. Et c’est la qu’intervient le dérivatif.

Le dérivatif est un concept simple qui regroupe des tas de choses. Le dérivatif, c’est LE truc qui rendra votre blues post-rupture plus supportable. Le dérivatif, ça peut être du sport (comme Die Die). C’est d’ailleurs une bonne chose. Parce que d’abord, quand on fait du sport, le corps délivre des endorphines qui rendent heureux. Et puis il faut comprendre aussi qu’on restera pas l’ex de mais qu’on peut potentiellement être le (ou la) futur(e) d’un(e) autre. Donc un esprit sain dans un corps sain, ça aide. Mais bon, pour les plus feignants d’entre nous, on peut choisir autre chose : un projet professionnel (ça occupe la tête), l’écriture (ça libère), une autre personne… Enfin, chacun choisit selon ses affinités. Mais non, la drogue et l’alcool ne sont pas des dérivatifs.

 

Quand j’ai rompu avec Guillaume, j’ai d’abord passé un week-end à dormir. Bon, ma mère m’avait filé des cachets pour mais comme je prenais des anti-allergiques en plus, je me levais pour me recoucher aussi sec, épuisée. Ca m’a bien aidée à réviser le partiel que j’avais quelques jours plus tard (où j’ai obtenu un brillant 5/10, note très honorable quand on sait que j’ai séché la moitié des cours et que le prof avait filé le même sujet que l’année précédente, là où on avait tous fait impasse)… Bon, une fois les partiels terminés, je me suis lancée à corps perdu dans la recherche d’un stage. C’est con mais une quinzaine de lettres de motivation écrites à la main, ça vous occupe une Nina. Le stage ayant été décroché, il me restait un mois de vacances. Et là, je me suis lancée à corps perdu dans le sport (aquagym et stepper) et dans la confection de bagues en perles. Oui, ok, j’avais plus 15 ans mais ça aussi, ça vous occupe une Nina.

C’est fou comme dès que je subis une rupture, une fois les larmes séchées, je me lance à corps perdu dans une activité à tendance professionnelle. Oui, c’est pas parce que ma vie privée est pourrie que je dois gâcher ma vie professionnelle. Donc soit j’en profite de chercher du boulot, soit je me défonce dans celui que j’ai déjà. Oui, le boulot, c’est bien, ça vous remplit la tête en un temps record. Mon cœur est tout brisé ? Mais que c’est passionnant la problématique de la place des jeunes dans la société ! Si, si !

 

Alors, là, j’entends des voix s’élever. « Oui mais tu ne fais qu’ignorer le problème au lieu de le résoudre ». Tut tut tut ! C’est pas tellement le but du dérivatif. Enfin, si, un peu. Une rupture, c’est jamais agréable que l’on en soit responsable ou victime. Il faut certes en tirer les conclusions qui s’imposent et en faire son deuil. Mais à trop s’appesantir sur la question, on risque de noircir le portrait. C’est du : « bouh, mais pourquoi il/elle m’aime pas ? Je suis horrible, détestable… » ou « je suis un monstre incapable d’aimer mais qu’est-ce qui cloche chez moi ? ». Des fois, entre deux personnes, ça le fait pas et c’est tout. Ca fait mal, c’est sûr. Mais à trop chercher les causes, on en trouve des mauvaises. C’est comme tout problème. Des fois, à trop se pencher dessus, on ne voit pas la solution alors qu’elle est toute bête.

Par ailleurs, une rupture renvoie toujours une mauvaise image de soi, c’est quand même un échec. S’épanouir dans autre chose, c’est aussi se prouver qu’on n’est pas un bon à rien dans tous les domaines, c’est retrouver une estime de soi dans un autre domaine que celui où on a « failli ». Ok, il m’aime pas mais je réussis dans mon boulot et même que je peux faire une demi-heure de rameur sans claquer d’une crise cardiaque au bout d’une minute. Ok, me revoilà célibataire mais comme je suis douée avec mes perles ! Enfin, bref, vous saisissez l’idée, on va
pas y passer trois heures.

Mais attention, il faut bien choisir son dérivatif. Celui qui consiste à se consoler dans les bras d’un autre mec ou d’une autre fille peut s’avérer dangereux. Après la disparition d’Arnaud dans ma vie, je me suis jetée à corps perdu dans plein de bras différents (enfin, plein, faut pas exagérer non plus) pas toujours avec grande réussite. J’ai donc eu droit à la bise
post-fellation de Benoît, un grand moment de solitude qui n’aide pas à regonfler son ego. Après la fin de ma relation avec Guillaume II, j’ai plutôt choisi l’abstinence et la recherche active d’emploi et je m’en suis pas forcément plus mal portée. Actuellement, je suis en phase de « j’ai pas envie de retomber amoureuse, mon cœur est encore trop fragile », ce qui ne veut pas dire que je suis pas capable de donner tendresse et affection à un homme mais de l’amour, non. Or il faut jouer carte sur table dès le départ car se foutre avec quelqu’un juste par dérivatif, c’est risquer que l’autre tombe amoureux de vous (ben, quoi, ça peut arriver) et briser le cœur de quelqu’un d’autre. Pas bon pour l’ego ni pour le moral donc mauvais dérivatif. Et puis en plus, c’est vexant pour une personne de savoir que l’on sort avec elle juste pour oublier quelqu’un d’autre. Moi, j’aimerais pas, en tout cas.

Bref, le dérivatif, c’est en quelque sorte une façon de reprendre sa vie en main et d’éviter de ressasser toujours les mêmes idées noires. Et ce qui est bien avec le dérivatif, c’est qu’on peut même en avoir plusieurs, aucun risque d’overdose !

 

Tous les soirs, je me fais une petite……

Mercredi soir, j’ai fait une soirée blog avec plein de gens connus : Gauthier (of course), 7h48, Cham, Wil, le Maniac et Eguemarine. En fin de repas, miss Rouquine est arrivée, accompagnée de Sylvain. On discute un peu de tout et à un moment, elle me dit : « en ce moment, sur ton blog, tu parles pas de toi. » Je lui fais remarquer que j’ai pas grand-chose à raconter de passionnant mais elle insiste. Donc si vous trouvez cet article chiant, vous savez à qui vous en prendre (quelle vilaine lâche, je suis !).

Bon, que fait une Nina en ce moment ? Le matin, la Nina est tirée de son sommeil par un réveil crachant les programmes du Mouv. Parfois, la Nina ne l’entend pas de suite, ce foutu réveil, et émerge plus tard. Il y a des jours aussi où ses gentils patrons l’appellent plus tôt, genre à 8h-8h30 (mon réveil est à 9h) donc la Nina est réveillée par le téléphone, ce qu’elle n’aime pas. C’est agressif un téléphone, ça fait des sonneries super moches et ça fait sursauter notre pauvre Nina qui a l’impression qu’elle va clamser d’une crise cardiaque.

Une fois debout, la Nina va dans la salle de bain pour diverses émulsions. Ensuite, elle enfile une culotte et son paréo, elle va ouvrir les volets, nourrit Kenya et prépare son petit déjeuner : cappucino et biscuit. Si vous voulez tout savoir, en ce moment, c’est bichoco au chocolat, justement. Tandis que le cappucino chauffe dans le micro-ondes (oui, lait et plaques électriques, c’est pas top comme mariage), elle se connecte au blog pour mettre l’article du jour, répond aux comms, lit ses mails et ses blogs préférés (liste sur le côté). Donc une heure plus tard à peu près, elle daigne enfin se mettre à bosser.

Alors, que fait-elle ? Le lundi et le jeudi, c’est revue de presse donc consulter la presse en ligne et récupérer tous les articles sur les 18-35. Des fois, ça fait beaucoup et d’autres, pas du tout. Une fois les articles collectés, elle les imprime, les lit avec son stabilo magique pour souligner ce qui est important puis elle rédige sa revue de presse. Elle la met ensuite sur l’éditeur du site et prévient ses boss que c’est prêt à la lecture. Les autres jours, la Nina rédige des articles sur des sujets parfois intéressants et d’autres qui lui prennent franchement la tête. Par exemple, la Nina a eu beaucoup de mal à rédiger son papier sur l’influence du territoire sur le parcours scolaire. Peut-être parce que Nina déteste le déterminisme. La Nina prépare parfois aussi des interviews, bosse sur un dossier de presse, essaie de répondre aux 38 mails qu’elle reçoit et essaie de comprendre ce qu’on lui dit vu qu’une fois sur deux, une des personnes a oublié de cliquer sur « reply to all » et qu’il manque des bouts de conversation.

Mais bon, la Nina est journaliste donc un peu feignante. En journée, outre son boulot, elle :

– fume
– mange chez elle ou sort rejoindre Gauthier
– fait une sieste

– va faire ses besoins et en profite pour faire une petite grille de sudoku

– se bat avec Kenya qui a décidé que, si, elle dormirait sur le clavier

– boit, beaucoup, du taillefine fizz ou de la menthe à l’eau (que je suis subversive quand même)

– parle aux gens sur MSN

– répond aux comms sur son blog et va en poster sur ceux des autres

– écrit pour son blog
– répond au téléphone quand Gauthier ou Mister Big appellent
– fait la vaisselle
– va faire des courses
– mate Lost (enfin, quand ça passait)
– prend une douche
– va fumer dans la cour de son immeuble pour aérer Kenya
 

Le soir, la Nina glande. Ou sort, ça dépend. Elle peut regarder la télé ou s’endormir devant ou parler sur MSN avec des gens qui sont parfois de charmants mâles. Quand il est l’heure d’aller au lit, elle éteint l’ordi et la télé si elle la regardait puis va prendre une douche délicieusement tiède, se lave avec du savon qui sent bon et, un soir sur deux, se lave les cheveux avec nutri gloss, le shampoing qui rend ses cheveux trop beaux et trop doux. Oui, il faut savoir qu’en ce moment, la Nina tripe sur ses cheveux, faut pas lui en vouloir. Puis après s’être lavée la frimousse et les dents et appliqué sur son corps un lait hydratant autobronzant qui est censé ne pas laisser de traces (et c’est quoi la sale trace marron que j’ai sur le bras, hein ?), la Nina va se faire une petite… grille de sudoku pour se détendre avant de dormir. Tout ceux qui ont pensé à autre chose sont des pervers (ce qui ne veut pas dire que je ne me fais jamais de plaisirs solitaires mais bon, on a dit que c’était un article chiant donc on reste dans la lignée).

Une vie monotone, certes. Mais la Nina ne se plaint pas. La Nina est contente de se lever le matin avec une raison de le faire. La Nina a des projets sur le feu et pas des moindres mais ne peut en parler. N’empêche que ça la rend heureuse. La Nina aime bien son stage parce qu’elle travaille sur un sujet super intéressant. La Nina a des amis, aussi, c’est ça qui compte. Elle les voit des fois, leur parle souvent, rit avec eux… Je vous cite quand même une sublime phrase de mon Gaugau adoré alors que je lui expliquais que j’avais des ampoules plein les pieds : « oh, moumour, tu es la Tour Eiffel des pieds ! ». Yes, j’ai réussi à la placer ! Oui, des fois, le train train, c’est pas si mal.

Printemps arrivé, graisse pourchassée

Télé allumée, je grignote mes Special K en tapotant sur mon ordinateur quand une série de pub attire mon attention : « peau flasque, mettez la crème super liftante restructurante lissante autobronzante », « tu fais baleine dans ton maillot ? Utilise la pilule qui facilite le transit et élimine la rétention d’eau » « perdez une taille en trois jours » (ça, c’est véridique). Bon, cette année encore, la mode n’est pas aux formes si chère à Le Titien (oui, je fais ma culturée).
 

Comme la plupart des filles, j’ai acheté ce type de crème. Au bout d’une semaine, j’arrête d’en mettre parce que ça colle et ça sent fort… Quoi que j’aimais bien l’une d’entre elles qui sentait bon mais je me souviens plus de la marque. L’an dernier, je mettais celle qui faisait froid, j’avais l’impression d’avoir mâché un freedent avec mes cuisses, brrrrrr ! Je me souviens, avec Amina et Douschka, on avait eu une formidable discussion sur le sujet, chacune parlant de sa crème. A l’arrivée, pas de solution miracle. C’est pas une crème qui va nous faire perdre nos kilos superflus, faut pas rêver.

Donc l’été se profile à l’horizon, il est temps de relancer mon programme « belle et svelte ». Oui, ça, c’est mon truc. Le principe est très simple : manger peu et
bien (bye le grignotage) et faire du sport. Le tout, c’est de ne pas craquer même si on peut s’autoriser un petit écart de temps en temps, genre un resto, pour pas virer dingue et faire un gros craquage, genre le pot de nutella. Par exemple, dimanche soir, petit coup de blues, j’avais le choix entre me commander une pizza dont j’avais envie et du riz. Bon, honnêtement, quand j’ai pensé à la pizza, j’ai déjà commencé à culpabiliser donc hors de question de céder. Si je veux être la plus belle cet été à la plage (alors qu’il est peu probable que j’y aille), hors de question de s’enfiler une pizza, aussi bonne soit-elle.

Je suis bien une femme des années 2000 pour ça : plutôt que de capitaliser sur mes rondeurs appétissantes, j’essaie de les éradiquer, coûte que coûte ! Bon, très honnêtement, je ne suis pas du tout énorme et, mine de rien, ça me fait du bien de faire du sport : ça défoule. Mais comme m’a fait remarquer mon petit cœur, c’est hypocrite de ma part de dire que je ne fais du sport que pour me défouler : « Non, mais tu t’entends ? Dès que tu parles de glace, tu associes ça de suite à ton rameur ! ». Oui, c’est vrai, dès que je me lâche un peu, hop rameur. Et mine de rien, mon nouveau contrat m’a incité à plusieurs reprises à avaler un sandwich. Même qu’hier, je l’avoue, je me suis acheté un McDo ! L’autre jour, je parlais avec Zoé sur le net qui me disait en gros: « Non mais tu les fais tous craquer, t’es vraiment une tombeuse! Arrête le rameur sinon il n’y aura plus d’hommes pour nous! ». Pourtant, je me considère pas du tout comme canon, j’ai du mal à concevoir que je peux plaire avec mon petit ventrou qui m’obsède.

Le problème, c’est qu’à force de voir des filles filiformes se pincer la peau en pleurant sur leurs kilos superflus (pour perdre un kilo de plus, faudrait qu’elle s’ampute un bras !), on se sent obèse dès qu’on ne fait pas du 34. Parfois, dans le métro, je regarde les autres filles pour voir si je suis plus grosse ou plus mince qu’elles, comme si ça avait une importance. On me répète tellement que je dois être mince, dépourvue du moindre bourrelet ou capiton que je crois que mon ventre sans abdos est rédhibitoire pour les hommes. Et quelque part, ça
m’agace. J’ai beau dénoncer la dictature des régimes et de la minceur (voire maigreur), je peux pas m’empêcher d’en être victime.

 

La faute à qui ? A la société, aux magazines qui ne photographient que les anorexiques, au publicitaires qui font promouvoir tous les produits régimes par des filles qui auraient plutôt besoin de se remplumer. Au fait que les gros n’existent pas dans le paysage audiovisuel, si ce n’est comme des caricatures de bon vivant. Si, si : par exemple, les gens forts, on les fout à présenter les émissions de cuisine : « ah, c’est de la bonne chair, ça, c’est les produits du terroir ! ». Dès qu’une femme ronde est médiatisée, elle finit toujours par maigrir, comme Sonia Dubois. Elle nous répétait à l’époque qu’elle s’assumait parfaitement… La preuve que non. Pourtant les médias s’en défendent : « Mais non, on
aime les femmes en chair, aussi, regardez Laetitia Casta, c’est une vraie femme ! ». Oui bon, ben là, je complexe définitivement. Même les chanteuses se font liposuccer graphiquement parlant comme Mariah Carey qui perd facilement 10 kilos par photos ou Shakira qui gagne des abdos sur ses clichés. Et puis c’est ma faute, aussi, faudrait que je suis moins influençable.

L’autre jour, j’ai découvert un blog, l’histoire d’une jeune fille qui raconte ses troubles de l’alimentation : elle se nourrit quasiment que de coca light et se gave de laxatifs pour tout éliminer. Puis, des fois, elle craque et forcément, ça la rend malade, elle culpabilise. Bon, je n’en dis pas plus, c’est sa vie et pas la
mienne donc allez lire son blog pour en savoir plus. Ces comportements sont extrêmes, je ne peux ni ne veux juger cette jeune fille qui m’a émue. Supplicier son corps à ce point ne peut laisser indifférent et je ne peux m’empêcher de demander qui pousse les jeunes filles à de telles méthodes. Il y a même des femmes qui font exprès d’attraper un ver solitaire afin de mincir. Pour en
rajouter au dossier, les médias ont parlé de cette semaine de deux femmes décédées après avoir pris des pilules minceur à base d’extraits thyroïdiens. Là, je suis proprement catastrophée ! Les déréglements thyroïdiens ne sont pas anodins, comment peut-on se flinguer la santé pour trois kilos de moins? Sans parler de la pilule miracle des années 80 qui a provoqué des crises cardiaques
en pagaille et je crois qu’il y a eu des cas de cancer, suite à ça. De toute façon, moi, tout ce qui est miracle, je me méfie. Le seul produit qui aide à éliminer que je m’autorise, c’est le thé vert mais faut dire que marié à la menthe, c’est plus un péché de gourmandise qu’un geste minceur!

Mais bon, voilà. La norme des femmes rondes qui a fait les beaux jours de l’art semble bien loin. Aujourd’hui, faut être toujours plus mince. Par exemple, la fille de la pub Purple est tellement maigre qu’on aperçoit sa cage thoracique sous sa poitrine. Mais c’est laid ! Il paraît que les hommes préfèrent les rondes… Alors pourquoi toutes les filles qu’on nous présente comme modèle sont filiformes ? Quel paradoxe ! En attendant, cette année, je m’achèterai pas de crème anticapiton. Si je veux mincir, je préfère la bonne vieille méthode : le
sport. Parce qu’en plus, c’est bien meilleur pour la santé.

Mon anniversaire avant l’’heure

La vie est une chose curieuse. En fait, cette semaine est proprement hallucinante, avec de très bons et de très mauvais moments mais en ce jeudi soir où je rédige cet article je suis heureuse, tout simplement. Bon, comme vous m’adorez et que vous aimez lire ma vie, je vous la raconte (oui, je suis mégalo).

 Noel 2012 217

Ce week-end fut plutôt sympa, j’ai eu plein de cadeaux d’anniversaire en avance. Oui, ma maman ayant eu son anniversaire dans la semaine (oui, dans ma famille, on marche par deux pour les anniversaires, c’est plus marrant), Alice et moi sommes descendues ce week-end pour fêter tout ça. Première très bonne nouvelle de la semaine mardi. J’étais chez mes parents, dans le bureau, ma mère dans le salon en bas. Comme la porte était ouverte, j’entendais ma mère au téléphone en bas (j’entendais, j’écoutais pas !) à discuter avec ma sœur. Elle raccroche. Cinq minutes après, le téléphone sonne et ça donne :

« Allo ? Non, c’est pas vrai ! C’EST PAS VRAI !!! Mais c’est sûr au moins ? »

Comme elle est passée en mode hystérique heureuse, je bondis hors de ma tanière pour aller aux nouvelles mais je sais très bien ce que c’est, j’ai compris. Hé oui, lecteur, Anthony, le copain de ma sœur, a été reçu au concours des pompiers de Paris. Qui va se retrouver belle sœur d’un pompier de Paris et va pouvoir draguer les collègues de celui-ci. Moi ! Voilà, vous pouvez me détester, surtout toi, moumour. Plus sérieusement, je suis ravie pour lui, c’est un concours très difficile à avoir mais, curieusement, je me faisais pas de soucis pour lui. D’abord mes cartes l’avaient dit qu’il l’aurait mais surtout, Anthony, c’est la force tranquille, le mec qui fait ce qu’il a à faire. Il se disait prêt pour son concours, je savais que c’était vrai. En fait, pour l’anecdote, il avait compris que le concours se terminait mercredi soir donc quand ma sœur l’a retrouvé à la maison un jour plus tôt, elle était au bord de la crise cardiaque persuadé qu’il avait été recalé, mais non ! Il a même fait 13 tractions au lieu des 10 réglementaires, trop fort !

Suite à cette bonne nouvelle, ma mère décide de ne pas du tout me foutre la pression : « ah ben entre ta sœur qui a eu une prime, ta cousine et Anthony qui trouvent du boulot, manque plus que toi ! ». Merci maman ! Et pourtant, une piste se dessinait : vendredi, en arrivant au domicile familial, je me connecte à Internet et je trouve un mail d’une dénommée Frédérique qui me propose un stage. Mais c’est qui ? D’où elle sort ? Pourquoi elle me parle ? Je regarde les références de l’entreprise, je fouille rapidement dans ma boîte mais non, je n’ai jamais postulé chez eux, je savais même pas que leur boîte existait. Bon, comme il est 19h, je rappellerai lundi. Le dit lundi (lire ce bout de phrase à haute voix, j’aime bien), j’appelle donc, la bonne femme voit de suite qui je suis puisqu’elle me précise que l’entreprise est pas loin de chez moi. En effet, elle est dans la ville où vivait Arnaud, que de souvenirs…. C’est aussi là que travaillent Alice et Clara. Ahlala, je sens que les pauses déjeuner vont être vivantes ! On se fixe un rendez-vous le jeudi car même si je rentre le mercredi

en tout début d’après-midi sur Paris, je sens que la SNCF va me jouer des tours. Et j’avais raison. J’avais prévu d’arriver à 13h50, je suis arrivée à 18h20… Merci les cheminots !

Jeudi, donc. Je me lève, je m’habille, me prépare, je sors mon press book qu’il ne faut pas oublier, tout va bien. Je me rends à ma gare et là, le train n’arrive pas. Mais ils ont décidé de me pourrir à la SNCF ou quoi ? Ah non, il arrive, ouf. Oui, c’est pas que je sois stressée mais si quand même. Arrivée sur Paris, je prends le métro et là, il n’arrive pas… Mais c’est pas possible ! Je vois mon quart d’heure d’avance fondre comme la graisse lors d’une liposuccion. Mais bon, mon métro arrive enfin. Sortie de la station, je ne peux pas me perdre : le bâtiment qui abrite l’entreprise est ENORME. Je rentre, me présente à l’accueil où trois potiches me donnent un badge à mon nom. Ohlala, la classe. Je m’installe dans un fauteuil en cuir un peu trop grand à mon goût. Je regarde les locaux, me marre en douce quand je vois qu’une des potiches se regarde dans le plafond en miroir mais le Seigneur me rend de suite cette mesquinerie. Une femme arrive et dit bonjour, je me lève et dit « bonjour » en tendant la main… Sauf qu’elle venait chercher un gars qui était là, pas moi… Je me sens soudain très conne. Bon, deux minutes après, une fille blonde arrive pour moi, cette fois, c’est Anaïs, la collaboratrice de Frédérique. J’avoue que j’adore ce prénom mais les personnes qui le portent en général, on ne s’entend guère. Mais elle, elle me plaît bien. Elle m’explique que deux ascenseurs sur les trois sont en panne, c’est pourquoi on attend longtemps un de ses foutus engins. Comme la porte peine à s’ouvrir, elle commence à paniquer : « oh non, j’aime pas ça, j’espère que ça va pas tomber en panne. » On arrive au 4e et elle me propose une boisson. Je me dis : « bon, la dénommée Frédérique peut pas me prendre de suite donc prenons un café ». Donc elle me donne un café mais pas de chance, elle m’amène directement vers le bureau de Frédérique oups ! Là, devant le bureau, deux personnes : la dénommée Frédérique, donc et un mec trop choupinou : Pierre-Cecil, le DRH qui doit avoir une trentaine d’années à tout casser. Bon, ce stage, je le veux, c’est définitif.
 

L’entretien se passe idéalement, Frédérique et Pierre-Cécil sont très agréable et je suis très à l’aise, ils me présentent le projet un peu puis ils me disent : « bon,
avant d’aller plus loin, on veut savoir si on peut vous prendre ou pas. » Je leur parle de mon soucis de convention et Pierre-Cecil grimace. Non, choupinou, ne me brise pas le cœur, pas déjà, pas si vite. En fait, il m’explique que le problème porte sur la rémunération : sans convention, ils ne peuvent me payer que 25% du SMIC et 100% de la carte orange. Bon alors entre un 
chômage et un stage un peu rémunéré, je n’hésite pas une seule seconde, c’est oui. Donc on discute du projet, les idées fusent, je suis proprement emballée. Résultat : je commence

lundi ! Et là, je me dis que la vie est dingue : y a une semaine, je n’avais rien de rien et là, lundi, je commence un stage de deux mois. En plus, Pierre-Cecil choupinou va essayer de voir s’il peut pas trouver un système de prime ou quelque chose pour augmenter un peu ma rémunération. Oh, il est merveilleux lui, même s’il a trop serré le col de sa chemise et même s’il a un gamin, ce qui semble indiquer son non-célibat (même s’il a pas d’alliance, na !).

 

Résultat des courses : me voilà stagiaire pour deux mois. Une expérience inédite puisque je n’ai jamais fait de journalisme d’entreprise. Ma mission : préparer la
prochaine newsletter du groupe. En effet, une partie du personnel doit déménager dans une autre ville donc je devrai faire découvrir cette ville à travers la newsletter et le site Internet qui va 
avec. Je vais écrire pour un public de 500 à 700 personnes. En plus, pendant deux mois, je vais pouvoir me lever tous les matins avec une bonne raison de le faire, gagner quelques sous et comme
je vais partager pendant deux mois le bureau de Pierre-Cécil, je vais pouvoir bénéficier des conseils d’un DRH : que du bonheur pour la suite. En plus, c’est excellent pour mon ego de voir 
qu’une entreprise (et même deux, d’ailleurs) a vu mon CV et a été intéressée par mon cas alors que je n’avais même pas postulé chez eux.

Décidément, mes 26 ans commencent bien… Qu’est-ce que ça va être quand je les aurai vraiment!

Louis sur meetic

Par la force des choses, sur ce blog, nous n’avons vu que le côté « les connards de meetic ». Mais il faut rétablir la vérité et parler des connasses du même site et pour se faire, parlons un peu de Louis.
 
Ce garçon, je l’ai donc rencontré sur meetic, il aura fait au moins une bonne rencontre. Cet été, il croise la route d’Alexia, une meeticgirl « trop bonne » et il me demande régulièrement mon avis. Il faut dire que l’histoire est corsée et notre amie Alexia est un merveilleux cas de psychiatrie (à mon avis).
 
Tout commence cet été, notre ami Louis commence à chatter avec la demoiselle, bon contact. Ils décident finalement de se voir et le jour J, elle doit lui envoyer un texto pour le tenir au courant. Le temps passe. 18 h, heure de leur rendez-vous, pas de nouvelles. 19h, non plus… 20h… Le lendemain… Bref, no news. Il essaie de l’appeler mais tombe sur le répondeur. La demoiselle disparaît également de MSN, il est persuadé qu’elle l’a bloqué. Quelques temps plus tard, revoici la demoiselle. Son absence s’explique non pas parce qu’elle avait trouvé mieux mais parce que son oncle était décédé. Bon, là, effectivement, c’est tout à fait compréhensible… Elle lui explique donc qu’elle n’a envie de voir personne pour le moment mais il n’y a pas d’autres hommes, il n’y a que lui.
 
Episode 2 : La jeune fille revient, un soir, sur MSN, ô surprise ! Elle lui parle, donc, même blabla, il me refait le dialogue en direct. A un moment, il m’explique : « On va se voir ! Elle m’a dit que je pouvais l’appeler demain, elle sera à l’hôpital.
 » Elle est infirmière ? (je rappelle que Louis adore les films pornos donc les infirmières…)
– Non, elle est secrétaire.
– Qu’est-ce qu’elle fout à l’hôpital ?
– Elle va voir son père qui vient d’avoir une crise cardiaque. »
Bon, j’essaie de lui expliquer gentiment que ça sent l’arnaque, son truc : je veux pas dire mais mon père serait à l’hôpital suite à un problème cardiaque, je demanderais certainement pas à un mec de m’appeler à ce moment-là. Il en est tout à fait conscient (ah !) et abonde dans mon sens : « en plus, on n’a pas le droit de téléphoner avec un mobile dans un hôpital. » Exact. Bon, on est deux à sentir le coup foireux, ça me rassure, c’est pas moi qui suis parano. En plus, un prénom de chaude, une profession généralement rangée dans la catégorie cochonne (mais toutes les secrétaires ne sont pas cochonnes, c’est comme les infirmières !) donc je commence à émettre l’hypothèse que cette fiche meetic est un canular.
« Mais quand tu l’as appelée, tu es tombée sur un répondeur automatique ou personnalisé ?
– Non, non, personnalisé. »
Ah, alors.
 
Evidemment, le lendemain, il est tombé sur un répondeur, comme par hasard… Donc il est fâché. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Un soir qu’il est sur meetic, il la voit connectée sur le site (mais pas sur MSN) donc il est fâché et va lui parler en chat et la fille : « oh, salut, comment ça va ? » Mais elle se fout de la gueule du monde ! Et au lieu de l’envoyer promener comme je lui conseillais, il se rabiboche avec elle. Quelques jours plus tard, elle lui envoie des photos d’elle qu’il me fait suivre. Elle est en pull et culotte, elle prend des poses très suggestives mais comme ce sont des photos webcams, on voit pas bien sa tête. Il m’envoie aussi un portrait et, là, j’ai un doute : on dirait un mec en perruque… Après, c’est vrai qu’elle a des gros seins mais comme y a le pull.
 
Mais ce n’est pas fini ! Alors qu’ils se sont réconciliés, voici qu’il reçoit un texto d’elle : « Je suis chez moi, mon cœur, vient me chercher dans une heure… ». Sauf que ce jour-là, il n’avait absolument pas rendez-vous avec elle, ça s’appelle une erreur de destinataire. Donc, là, il est furieux.
 
Mais ça continue ! La jeune fille finit par revenir sur MSN et ils conviennent d’un rendez-vous. Là, j’étais un peu exaspérée par la gentillesse de Louis. J’ai eu droit à un mec sur meetic qui n’arrêtait pas d’annuler nos rendez-vous à la dernière minute, la dernière excuse étant : « on ne peut pas se voir ce soir, je vends ma voiture. » Donc, j’ai effacé le numéro, fin de l’histoire : je n’aime pas qu’on se foute de ma gueule (surtout que c’est lui qui m’a relancée plusieurs fois…). Mais Louis est un gentil donc il accepte le rendez-vous.
 
Le lendemain, il arrive sur MSN et me raconte brièvement : « Alexia, c’est une bombe sexuelle ! ». On parle un peu, je lui demande si elle lui a expliqué l’histoire du texto, elle lui a dit que ce message était destiné à sa meilleure amie. C’est sûr, moi j’aime bien appeler Anne ou Lucie « mon cœur », c’est tellement sympa ! Taquine, je lui demande : « Bon, ben, c’est bien une fille, alors ! » et il me répond : « Oui, j’ai pas vérifié mais oui, apparemment. » Là, je bugge.
« Mais tu as dit que c’était une bombe sexuelle.
– Ouais, elle est canon.
– Mais t’as pas couché avec elle ?
– Non.
– Ah, je croyais…
– Non, je squatte chez ma mère et elle vit chez ses parents mais on doit se revoir et comme je vais avoir mon appart fini… ».
 
Il est tout content, il m’explique qu’elle lui a filé ses codes meetic pour lui prouver qu’elle n’a échangé des mails qu’avec lui… Oui mais la fonction supprimer, c’est pas fait pour les chiens ! (surtout qu’elle est pas blonde, la fille…). Donc j’essaie de lui opposer cet argument mais non, elle est honnête avec lui et ils vont se revoir. Comme vous pouvez vous en douter, il n’a plus jamais eu de nouvelles. Il a fini par l’effacer de MSN et il m’a dit s’être enlevé de meetic, « pas assez rentable ».
 
Cette histoire prouve à quel point il est facile d’être mytho sur meetic. Bon, je veux bien croire qu’elle ait perdu quelqu’un de sa famille mais la crise cardiaque de son père juste derrière, ça me paraît un peu gros ou alors cette demoiselle n’a pas de chance. Ceci étant, elle se connectait sur meetic pour autre chose que pour lui parler donc il devait y avoir anguille sous roche. Quant au fameux texto, faut vraiment avoir envie de la croire pour avaler une couleuvre pareille. Bref, je pense que cette jeune fille s’était beaucoup amusée avec le pauvre Louis, l’allumant et l’éteignant à sa guise. Hé oui, toutes les jeunes filles qui traînent sur meetic ne recherchent pas forcément le grand amour… Certaines ne cherchent finalement qu’une distraction, parfois cruelle.