Louis sur meetic

Par la force des choses, sur ce blog, nous n’avons vu que le côté « les connards de meetic ». Mais il faut rétablir la vérité et parler des connasses du même site et pour se faire, parlons un peu de Louis.
 
Ce garçon, je l’ai donc rencontré sur meetic, il aura fait au moins une bonne rencontre. Cet été, il croise la route d’Alexia, une meeticgirl « trop bonne » et il me demande régulièrement mon avis. Il faut dire que l’histoire est corsée et notre amie Alexia est un merveilleux cas de psychiatrie (à mon avis).
 
Tout commence cet été, notre ami Louis commence à chatter avec la demoiselle, bon contact. Ils décident finalement de se voir et le jour J, elle doit lui envoyer un texto pour le tenir au courant. Le temps passe. 18 h, heure de leur rendez-vous, pas de nouvelles. 19h, non plus… 20h… Le lendemain… Bref, no news. Il essaie de l’appeler mais tombe sur le répondeur. La demoiselle disparaît également de MSN, il est persuadé qu’elle l’a bloqué. Quelques temps plus tard, revoici la demoiselle. Son absence s’explique non pas parce qu’elle avait trouvé mieux mais parce que son oncle était décédé. Bon, là, effectivement, c’est tout à fait compréhensible… Elle lui explique donc qu’elle n’a envie de voir personne pour le moment mais il n’y a pas d’autres hommes, il n’y a que lui.
 
Episode 2 : La jeune fille revient, un soir, sur MSN, ô surprise ! Elle lui parle, donc, même blabla, il me refait le dialogue en direct. A un moment, il m’explique : « On va se voir ! Elle m’a dit que je pouvais l’appeler demain, elle sera à l’hôpital.
 » Elle est infirmière ? (je rappelle que Louis adore les films pornos donc les infirmières…)
– Non, elle est secrétaire.
– Qu’est-ce qu’elle fout à l’hôpital ?
– Elle va voir son père qui vient d’avoir une crise cardiaque. »
Bon, j’essaie de lui expliquer gentiment que ça sent l’arnaque, son truc : je veux pas dire mais mon père serait à l’hôpital suite à un problème cardiaque, je demanderais certainement pas à un mec de m’appeler à ce moment-là. Il en est tout à fait conscient (ah !) et abonde dans mon sens : « en plus, on n’a pas le droit de téléphoner avec un mobile dans un hôpital. » Exact. Bon, on est deux à sentir le coup foireux, ça me rassure, c’est pas moi qui suis parano. En plus, un prénom de chaude, une profession généralement rangée dans la catégorie cochonne (mais toutes les secrétaires ne sont pas cochonnes, c’est comme les infirmières !) donc je commence à émettre l’hypothèse que cette fiche meetic est un canular.
« Mais quand tu l’as appelée, tu es tombée sur un répondeur automatique ou personnalisé ?
– Non, non, personnalisé. »
Ah, alors.
 
Evidemment, le lendemain, il est tombé sur un répondeur, comme par hasard… Donc il est fâché. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Un soir qu’il est sur meetic, il la voit connectée sur le site (mais pas sur MSN) donc il est fâché et va lui parler en chat et la fille : « oh, salut, comment ça va ? » Mais elle se fout de la gueule du monde ! Et au lieu de l’envoyer promener comme je lui conseillais, il se rabiboche avec elle. Quelques jours plus tard, elle lui envoie des photos d’elle qu’il me fait suivre. Elle est en pull et culotte, elle prend des poses très suggestives mais comme ce sont des photos webcams, on voit pas bien sa tête. Il m’envoie aussi un portrait et, là, j’ai un doute : on dirait un mec en perruque… Après, c’est vrai qu’elle a des gros seins mais comme y a le pull.
 
Mais ce n’est pas fini ! Alors qu’ils se sont réconciliés, voici qu’il reçoit un texto d’elle : « Je suis chez moi, mon cœur, vient me chercher dans une heure… ». Sauf que ce jour-là, il n’avait absolument pas rendez-vous avec elle, ça s’appelle une erreur de destinataire. Donc, là, il est furieux.
 
Mais ça continue ! La jeune fille finit par revenir sur MSN et ils conviennent d’un rendez-vous. Là, j’étais un peu exaspérée par la gentillesse de Louis. J’ai eu droit à un mec sur meetic qui n’arrêtait pas d’annuler nos rendez-vous à la dernière minute, la dernière excuse étant : « on ne peut pas se voir ce soir, je vends ma voiture. » Donc, j’ai effacé le numéro, fin de l’histoire : je n’aime pas qu’on se foute de ma gueule (surtout que c’est lui qui m’a relancée plusieurs fois…). Mais Louis est un gentil donc il accepte le rendez-vous.
 
Le lendemain, il arrive sur MSN et me raconte brièvement : « Alexia, c’est une bombe sexuelle ! ». On parle un peu, je lui demande si elle lui a expliqué l’histoire du texto, elle lui a dit que ce message était destiné à sa meilleure amie. C’est sûr, moi j’aime bien appeler Anne ou Lucie « mon cœur », c’est tellement sympa ! Taquine, je lui demande : « Bon, ben, c’est bien une fille, alors ! » et il me répond : « Oui, j’ai pas vérifié mais oui, apparemment. » Là, je bugge.
« Mais tu as dit que c’était une bombe sexuelle.
– Ouais, elle est canon.
– Mais t’as pas couché avec elle ?
– Non.
– Ah, je croyais…
– Non, je squatte chez ma mère et elle vit chez ses parents mais on doit se revoir et comme je vais avoir mon appart fini… ».
 
Il est tout content, il m’explique qu’elle lui a filé ses codes meetic pour lui prouver qu’elle n’a échangé des mails qu’avec lui… Oui mais la fonction supprimer, c’est pas fait pour les chiens ! (surtout qu’elle est pas blonde, la fille…). Donc j’essaie de lui opposer cet argument mais non, elle est honnête avec lui et ils vont se revoir. Comme vous pouvez vous en douter, il n’a plus jamais eu de nouvelles. Il a fini par l’effacer de MSN et il m’a dit s’être enlevé de meetic, « pas assez rentable ».
 
Cette histoire prouve à quel point il est facile d’être mytho sur meetic. Bon, je veux bien croire qu’elle ait perdu quelqu’un de sa famille mais la crise cardiaque de son père juste derrière, ça me paraît un peu gros ou alors cette demoiselle n’a pas de chance. Ceci étant, elle se connectait sur meetic pour autre chose que pour lui parler donc il devait y avoir anguille sous roche. Quant au fameux texto, faut vraiment avoir envie de la croire pour avaler une couleuvre pareille. Bref, je pense que cette jeune fille s’était beaucoup amusée avec le pauvre Louis, l’allumant et l’éteignant à sa guise. Hé oui, toutes les jeunes filles qui traînent sur meetic ne recherchent pas forcément le grand amour… Certaines ne cherchent finalement qu’une distraction, parfois cruelle.

Le sexe à l’hôpital : info ou intox?

Par Emma

(Si avec un titre comme ça, on n’est pas répertorié sur Google…) 😉

Je voudrais m’attaquer aujourd’hui au vieux mythe des relations sentimentales et surtout sexuelles à l’Hôpital. Ah ! Les coucheries incessantes dans le milieu hospitalier… ! Infirmiers et infirmières, infirmières et médecins, médecins et secrétaires… à en écouter la croyance populaire, un hôpital est un vrai baisodrome ! Ca brouetterait (suis pas sûre de ma conjugaison… Nina ?) jusque dans le bloc opératoire… Je ne sais pas vraiment d’où vient cette légende, j’ai entendu un jour que la perception de « l’infirmière salope » était en rapport avec le fait qu’avant, les soignantes étaient des nonnes. Que cette population devienne soudainement laïque, libérée des vœux pieux des bonnes sœurs et souvent féminine en rapport à des médecins essentiellement hommes (à l’époque) a ensuite déchaîné les fantasmes et les représentations populaires. Mais ça n’explique pas tout.

 

            Combien de fois, en annonçant mon métier, je me suis entendue rétorquer par un libidineux au QI d’huître, l’œil lubrique et la bave aux lèvres : « Ah ouais t’es infirmière ? Arg…Et alors, c’est vrai que vous êtes nues sous vos blouses ??? » Rien ne peut me m’excéder autant, j’ai immédiatement le bazooka qui me démange. « ET BEN NON DUCON ! » s’entend d’ailleurs souvent répondre le gros tacheron sus décrit, ce qui ne le calme pas toujours… -oui, le con est souvent incurable-. Bon sang, mais c’est totalement imbécile ! Nue sous ma blouse ? Mais pourquoi ? Je crois qu’il faut démystifier cette idée saugrenue, au-delà du fait que c’est un cliché débile dénué de sens. Parlons pratique : nue sous une tenue d’infirmière, ok, ça donne quoi ?

            1) Nos tenues sont très peu seyantes et loin d’être glamours : un pantalon blanc droit noué à la taille , un haut informe au décolleté serré en V et manches à mi-bras ; le tout taillé dans un coton rigide et épais, très régulièrement nettoyé à la lessive industrielle ultra-décapante et super-désinfectante. Autant vous dire que nues là-dessous, on aurait vite des soucis d’allergies ou d’irritation dans les endroits « sensibles ». Et lorsque nous portons des « blouses » (et c’est peu souvent) nous les mettons par-dessus nos vêtements… désolée messieurs… !

            2) Rappelons le contexte : nous travaillons dans un HÔPITAL. Donc : maladies transmissibles, champignons, bactéries, virus, pipi, caca, vomi, pourri, crachats, autres… L’hygiène hospitalière est implacable pour protéger les patients et le personnel des infections. Nues sous nos blouses ne serait qu’un risque supplémentaire d’attraper la première saleté qui passe, et je ne parle même pas de l’hygiène de base de chacun bien évidemment… (beurk)

            3) Nouveau rappel du contexte : certaines (et certains), comme moi, exercent en psychiatrie. Nous prenons en charge des patients à la pensée dissociée, envahis d’hallucinations auditives et visuelles, de façon générale très délirant -souvent sur un thème persécutoire, ça arrive aussi sur un mode érotomane-, parfois en phase maniaque avec un comportement sexuel « hyper-développé »… Et nous faisons face presque quotidiennement à la violence. Au vu du tableau, le moindre signe « sexy » ou « aguicheur » -voir même rien du tout- risque de faire immédiatement flamber les délires et les passages à l’acte potentiels. Donc, minimum de prudence –et d’intelligence- exigée…

 

            Vu sous cet angle, beaucoup moins sexy de suite l’infirmière, pas vrai ? Bien sûr, il y aura toujours quelques personnes pour arborer malgré tout des signes extérieurs de « sexualité portes ouvertes » ; mais ce genre de personne se retrouve dans tous les milieux, pas seulement à l’Hôpital. Qui n’a jamais croisé une « salope » au cours de sa vie ??? Au boulot ou ailleurs ? Il n’y a pas forcément une exception pour le milieu hospitalier, on trouve ce genre de spécimen partout…

           

            Je me dois tout de même afin de rétablir un certain équilibre, de vous parler des histoires de cul hospitalières de ma connaissance. Oui, cela existe ! (Vous êtes content, hein ?) Je vais me limiter à ce dont je peux vraiment parler, c’est-à-dire des relations dans l’Hôpital où je travaille, et plus particulièrement dans mon secteur. Mais pour cela, il va falloir patienter, la suite demain !