Où trouver l’homme ? Episode 6 : aux urgences

(Je rappelle à mon lectorat chéri que tout ceci est une blague et que je suis toute entière en vrai et que je fais pas de rollers depuis 1989 de toute façon).

Dans ma quête effrénée de l’homme, j’ai chuté. Physiquement, j’entends, c’est pas une figure de style, je suis vraiment tombée. Tout ça parce qu’un gamin s’est dit que se vautrer dans mes jambes pourrait être une bonne idée et depuis, j’ai mal au poignet et je trouve que la douleur, elle met du temps à passer. D’ailleurs, c’est bizarre, quand je bouge le poignet, ça fait automatiquement pleurer mes yeux, je ne trouve pas ça très rassurant. Bon, un t-shirt jaune finit par comprendre que j’ai vraiment mal et me propose de m’emmener aux urgences.

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Générique : ti-wouuhuut ti-wouuuhuuut- tadadada- tadam-tadam- tatadadadam. Alors je précise que c’est celui d’Urgences car apparemment, personne n’a reconnu quand je l’avais mis dans l’épisode du ski. Alors pour moi, les urgences, c’est George Clooney, Noah Wyle et Goran Visnjic qui ont le bon goût de,culbuter parfois leur patiente dans la salle des radios. En vrai, c’est pas ça du tout. Déjà, à l’accueil, y a même pas Kubiak. Et puis c’est con mais un hôpital, ça sent les médicaments et je
trouve pas ça sex du tout. Le t-shirt jaune, rassuré de me savoir en de si bonnes mains, m’abandonne. Donc me voici posée sur un fauteuil et j’attends qu’on m’appelle. J’ai bien un bouquin dans mon sac mais le problème, c’est que c’est un livre de poche et qu’il me reste une centaine de pages à lire. Bon, ça devrait aller. Constatation première : pour lire un livre, deux poignets valides, c’est quand même beaucoup plus pratique.

Bon, essayons de faire une analyse objective de la situation. J’ai mal mais peut-être que je vais m’habituer. Bon, par contre, personne ne s’occupe de moi et à chaque brancard qui rentre, je comprends que ça va pas être mon tour de suite. Oui, les urgences, c’est pas comme la sécu, y a pas de ticket. Un infarctus, ça passe avant un poignet cassé. Je regarde un peu le personnel soignant et… euh… c’est moi où y a que des femmes ? Non mais comment je suis censée trouver l’homme si je ne vois que des femmes ? C’est juste incompatible.

Bon, mon livre est terminé, je m’ennuie. Tiens, y a des mags people, ça va m’occuper, tiens. Quoi ? Britney est encore enceinte ? Mais de qui ? De Kevin Federline ? De quoi ? Ohlala mais j’ai raté un épisode quand même, comment se fait-ce, alors que je travaille pour la communauté d’un mag people ? Je savais qu’elle avait rompu avec son paparazzo mais en quel temps elle est revenue avec Kevin ? Et surtout, comment peut-elle être enceinte aussi vite de lui ? Y a un truc, là. La date ? Début 2006. C’est de
l’information de première fraîcheur. Mais bon, c’est assez amusant de redécouvrir des people oubliés, des couples qui n’existent plus… Enfin, ça occupe 5 minutes.

« Mademoiselle Bartoldi ? »

Mon Dieu, on m’appelle enfin, je rêêêêêve ! Je jette le magazine et crie que oui, c’est moi, des fois qu’une personne me vole ma place. C’est moi la priorité maintenant, mon
poignet qui fait mal est le cas le plus grave et nananère d’abord ! « Le docteur va vous recevoir, rendez-vous à la salle là-bas ». You-pi. Je récupère mon barda comme je peux parce qu’un poignet de moins, ça fait une main qui ne sert à rien. Même si c’est la gauche qui ne me sert pourtant à rien, à la base.

Et me voici avec mon petit barda jeté un peu partout en travers de mes épaules, je me rends dans le bureau en question et je frappe. Derrière la porte, le docteur. Le, à priori, ça veut dire que c’est un monsieur mais vu que j’ai pas vu la queue d’un docteur mâle depuis que je suis arrivée là (oui, j’assume totalement mon jeu de mot naze, ça compense celui que j’ai pas fait la semaine dernière sur le fait de rouler des patins à une randonnée roller), j’ai quand même un peu des doutes.


J’ouvre la porte…
 
La suite la semaine prochaine !

C’est l’amour au bureau (ahoum tchatchatcha)

(article écrit AVANT même d’avoir mon entretien pour mon nouveau job, je précise hein ! version audio en fin)

Question : où un individu de type actif passe 7 à 10h de son temps par jour en moyenne ? Réponse : au boulot. Question : où un individu de type actif a le plus de chance de croiser des gens et donc, potentiellement, de tomber amoureux ? Cf réponse précédente. Aujourd’hui, on va donc mater nos collègues et tomber amoureux… ou pas.

L’amour au bureau, c’est d’abord un fantasme. Qui n’a pas rêvé de s’envoyer joyeusement en l’air sur son lieu de travail, de virer toutes les affaires de son bureau pour une brouette d’enfer ? Voire même forniquer sur le fauteuil en cuir du patron ? C’est un fantasme méga répandu, je suppose que c’est le côté transgression. Et pour faire l’amour au bureau, qui est le mieux placé pour vous accompagner ? Votre collègue. Regardons autour de nous. Combien de couples se sont rencontrés au travail ? Mes parents, tiens, même pas la peine d’aller chercher plus loin. Bon, je sais pas s’ils ont déjà fait des cochonneries à l’hôpital mais honnêtement, je veux même pas savoir (d’un autre côté, mes gênes hypersexuels, je les tiens bien de quelqu’un donc je me fais aucune illusion quant à la réponse). Ensuite, au collège et lycée, y avait des couples prof. Même que le prof de musique, il a largué la prof de maths qui est arrivé en cours les yeux tout rouge. Ce même prof s’est tapé la prof d’anglais quelques années plus tard lors d’un voyage à Taizé (c’est un truc religieux), elle a divorcé mais ils ont pas fini ensemble. On soupçonnait aussi la prof d’allemand de coucher avec le prof de maths. A mon stage de rugby, Zoé couchait à un de nos collègues et je sais que la secrétaire vacataire s’est tapée le rédacteur en chef. Bref, au boulot, ça baise.

Je me souviens, en première année de fac, un prof nous expliquait qu’aujourd’hui, on avait surtout une homogamie de profession, plus que de milieu social. Si tu sais pas ce qu’est l’homogamie, cherche. Qu’est-ce que je l’aurais bien homogamé, ce prof là… Et c’es vrai, beaucoup de couples se sont formés au boulot et si j’avais pas la flemme et une connexion Internet (j’écris cet article dans le train), je te sortirais même des stats. Perso, ça ne m’est jamais arrivé, à moins que l’on considère qu’un camarade de fac, c’est comme un collègue de boulot. Pourtant, j’ai bossé avec des  beaux mecs des fois, genre DRH choupinou mais quand il passe ses journées à m’expliquer qu’il retape une maison pour y installer sa femme (que je connais même son prénom et ses origines) et son fils de 10 mois, curieusement, on n’a pas envie de tenter quoi que ce soit. Je me souviens aussi du méga beau mec qu’était passé à la rédaction du canard local où je faisais un stage, j’avais compris que c’était un futur stagiaire, j’avais donc hâte qu’il commence son stage… Mais je ne l’ai jamais revu donc jamais viol…euh tenté de le séduire. De façon générale, ayant souvent été la petite stagiaire/vacataire de service, j’ai souvent eu droit à des tentatives de séduction tenant surtout du jeu, notamment avec un pré-quadra qui m’aimait très beaucoup. Une fois, aussi, je bossais pour un organisme de crédit. Un midi, on mange entre collègues et là, le boss fait : « Ouais, ma femme, elle est super jalouse, j’adore la faire râler. Genre hier soir, je lui faisais : ah, on a une nouvelle vacataire, tu verrais le morceau que c’est ! ». Le steack dont il parle, c’est moi, vu que je suis la seule vacataire… Bon, je devrais être flattée mais c’est bizarre quand même. Aux Etats-Unis, j’aurais pu lui coller un procès pour harcèlement. Enfin, il était mignon le gars, y a pas à dire, mais quand même…

Trouver l’amour au boulot, c’est, quelque part, simple et naturel. Ben oui, pourquoi chercher à Pétaouchnok ce qu’on a sous la main ? Enfin, si collègues mignons et correspondant à vos préférences sexuelles il y a. Parce que si vous aimez les hommes et qu’il n’y a que des femmes ou vice et versa ou encore si personne mais alors personne ne correspond à vos critères physiques, tout le monde
ne peut pas travailler avec le sosie de George Clooney. Moi, par exemple, ça ne m’est jamais arrivé. Pourtant, l’amour au boulot, ça peut être risqué. Voilà, imaginons que vous travaillez avec le sosie de George justement et forcément, vous craquez et vous faites l’amour comme des bêtes sur la photocopieuse. S’ensuit une relation folle et passionnée. Mais un jour, l’un de vous décide que
Capri, c’est fini, et votre histoire aussi. Là, faut voir que vous allez croiser votre ex tous les jours. Et même que vous allez le voir flirter avec la pouffe de l’accueil kémêmpabelle. Et que le fait qu’il soit impuissant à petite bite et vous frigide (selon les rumeurs qui circulent au bureau) ne vous empêchera pas de devoir vous farcir ensemble le dossier chiant sans rien vous envoyer à la figure. Non parce que moi, après une rupture, ce que j’aime bien, c’est plus voir la personne pendant quelques temps, histoire de bien marquer le coup, même si on reste potes. Sinon, ça fout la merde.

Faut-il, de fait, bannir l’idée de l’amour au travail des fois que ça marcherait pas ? Ben, comme vous voulez mais n’oubliez pas le temps que vous passez au boulot, vous pourrez pas en passer autant en boîte/salle de gym/théâtre/bibliothèque/musée/Meetic par jour. Alors ouais, coucher avec un(e) collègue, c’est pas forcément l’idée du siècle mais si on se plaît, de toute façon, vaut mieux éliminer la tension sexuelle qui se crée. De préférence sur le fauteuil en cuir du patron !

PS : Je précise pour mes anciens et futurs employeurs que j’ai jamais rien fait sur votre fauteuil en cuir et que c’est pas un fantasme, vous pouvez donc m’embaucher.

Le sexe à l’hôpital : info ou intox?

Par Emma

(Si avec un titre comme ça, on n’est pas répertorié sur Google…) 😉

Je voudrais m’attaquer aujourd’hui au vieux mythe des relations sentimentales et surtout sexuelles à l’Hôpital. Ah ! Les coucheries incessantes dans le milieu hospitalier… ! Infirmiers et infirmières, infirmières et médecins, médecins et secrétaires… à en écouter la croyance populaire, un hôpital est un vrai baisodrome ! Ca brouetterait (suis pas sûre de ma conjugaison… Nina ?) jusque dans le bloc opératoire… Je ne sais pas vraiment d’où vient cette légende, j’ai entendu un jour que la perception de « l’infirmière salope » était en rapport avec le fait qu’avant, les soignantes étaient des nonnes. Que cette population devienne soudainement laïque, libérée des vœux pieux des bonnes sœurs et souvent féminine en rapport à des médecins essentiellement hommes (à l’époque) a ensuite déchaîné les fantasmes et les représentations populaires. Mais ça n’explique pas tout.

 

            Combien de fois, en annonçant mon métier, je me suis entendue rétorquer par un libidineux au QI d’huître, l’œil lubrique et la bave aux lèvres : « Ah ouais t’es infirmière ? Arg…Et alors, c’est vrai que vous êtes nues sous vos blouses ??? » Rien ne peut me m’excéder autant, j’ai immédiatement le bazooka qui me démange. « ET BEN NON DUCON ! » s’entend d’ailleurs souvent répondre le gros tacheron sus décrit, ce qui ne le calme pas toujours… -oui, le con est souvent incurable-. Bon sang, mais c’est totalement imbécile ! Nue sous ma blouse ? Mais pourquoi ? Je crois qu’il faut démystifier cette idée saugrenue, au-delà du fait que c’est un cliché débile dénué de sens. Parlons pratique : nue sous une tenue d’infirmière, ok, ça donne quoi ?

            1) Nos tenues sont très peu seyantes et loin d’être glamours : un pantalon blanc droit noué à la taille , un haut informe au décolleté serré en V et manches à mi-bras ; le tout taillé dans un coton rigide et épais, très régulièrement nettoyé à la lessive industrielle ultra-décapante et super-désinfectante. Autant vous dire que nues là-dessous, on aurait vite des soucis d’allergies ou d’irritation dans les endroits « sensibles ». Et lorsque nous portons des « blouses » (et c’est peu souvent) nous les mettons par-dessus nos vêtements… désolée messieurs… !

            2) Rappelons le contexte : nous travaillons dans un HÔPITAL. Donc : maladies transmissibles, champignons, bactéries, virus, pipi, caca, vomi, pourri, crachats, autres… L’hygiène hospitalière est implacable pour protéger les patients et le personnel des infections. Nues sous nos blouses ne serait qu’un risque supplémentaire d’attraper la première saleté qui passe, et je ne parle même pas de l’hygiène de base de chacun bien évidemment… (beurk)

            3) Nouveau rappel du contexte : certaines (et certains), comme moi, exercent en psychiatrie. Nous prenons en charge des patients à la pensée dissociée, envahis d’hallucinations auditives et visuelles, de façon générale très délirant -souvent sur un thème persécutoire, ça arrive aussi sur un mode érotomane-, parfois en phase maniaque avec un comportement sexuel « hyper-développé »… Et nous faisons face presque quotidiennement à la violence. Au vu du tableau, le moindre signe « sexy » ou « aguicheur » -voir même rien du tout- risque de faire immédiatement flamber les délires et les passages à l’acte potentiels. Donc, minimum de prudence –et d’intelligence- exigée…

 

            Vu sous cet angle, beaucoup moins sexy de suite l’infirmière, pas vrai ? Bien sûr, il y aura toujours quelques personnes pour arborer malgré tout des signes extérieurs de « sexualité portes ouvertes » ; mais ce genre de personne se retrouve dans tous les milieux, pas seulement à l’Hôpital. Qui n’a jamais croisé une « salope » au cours de sa vie ??? Au boulot ou ailleurs ? Il n’y a pas forcément une exception pour le milieu hospitalier, on trouve ce genre de spécimen partout…

           

            Je me dois tout de même afin de rétablir un certain équilibre, de vous parler des histoires de cul hospitalières de ma connaissance. Oui, cela existe ! (Vous êtes content, hein ?) Je vais me limiter à ce dont je peux vraiment parler, c’est-à-dire des relations dans l’Hôpital où je travaille, et plus particulièrement dans mon secteur. Mais pour cela, il va falloir patienter, la suite demain !