Le retour de la liste

Parce que j’ai eu deux semaines un peu folles et que la vie a joué les succubes avec moi en me pompant pas mal de mon énergie vitale donc j’ai pas le courage de faire un article de suite. Et puis en avançant sur le déménagement du blog, je me suis rendu compte que je les aimais bien, mes listes. Allez, c’est parti.

– Deux rendez-vous clients la semaine dernière, il était temps que je revienne aux affaires.

– Mercredi dernier, petite journée à Lyon. On avait une réunion là-bas à 10h30 donc on saute dans un train à 7h54, on revient à 18h. J’aime bien ce genre de journées même si ça crève un peu mais ça change du bureau. Puis la petite sieste dans le train du retour (on a dû changer les billets car on allait rater le train de 15h en somme) a fait du bien même si je suis arrivée un peu vaseuse. Tout comme mon manager qui m’a demandé, dépité : “toi aussi, tu t’es endormie ?”

– Sinon, à l’autre réunion, y avait du café et des chouquettes, ça fait toujours plaisir. Mais ce n’est pas le pied à toutes les réunions. A celle de mercredi, je crois qu’ils m’ont fait un café nespresso. Mais sans la capsule. C’était de l’eau au café et j’ai dû la boire. Beuuuuh…

– En ce moment, j’ai pas le modjo. Mais mes amants récurrents viennent de temps en temps toquer à ma porte ce qui a donné à peu près “oh, tu t’es cassée la jambe ? Tu peux pas te mettre à genou ? Oh ben je dois déjeuner… Salut!”. Bon, ok, j’ai extrêmement résumé la conversation et je devais filer au kiné. Mais l’enchaînement fut intéressant…

– Ils m’avaient manqué mes collèèèèèèègues. Franchement, les pauses déjeuner sont toujours un moment plaisant.

– Enfin sauf que la cantine est dégueu.

– Dans les films, s’embrasser devant le Sacré Coeur la nuit, c’est romantique (enfin, plutôt devant la vue de Paris la nuit). En vrai, ça pue la pisse, t’as des mecs qui viennent essayer de te vendre une bière toutes les 2mn30 et une nana qui s’accroupit devant toi, laissant voir son string rose et bleu marine en coton.



– Au passage, dans la série Nina les bonnes idées : filer rencard à Montmartre. En bas. Et monter tout en haut en prenant les escaliers avec un genou douteux.

– Sinon, j’ai trouvé mon moi masculin et ça me fait peur. Genre un mec qui s’est cassé le pied en dansant sur du Michael Jackson. Genre le mec qui adore tellement les lunettes qu’il m’a demandé de les garder pour faire du sexe… Oh mon Dieu, ce mec, c’est moi !



– Bon, j’ai reçu mon matos pour tricoter, lancement des hostilités imminentes.

– “Bon, tu restes dormir, hein”. Au début, j’ai dit “naaaaaaaan, j’ai pas mes affaires pour demain” puis à 1h du matin, alors que je n’étais plus que rhum, j’ai dit un truc genre “hihihihihihi !”. A 4h du matin, quand Anaïs s’est assise sur le lit que nous partagions, a allumé la lumière pour baragouiner des phrases sans queue ni tête avant de ré éteindre et de se rendormir, je me suis souvenue que dormir avec une semi somnambule, c’est pas trop cool.

– D’ailleurs quand dans un appart de 2 pièces avec un lit de deux places dans l’un, un lit une place dans l’autre et trois personnes à répartir dont une semi somnambule, une ronfleuse et une qui ne bouge, ne parle ou ne ronfle de la nuit, c’est cette dernière qui devrait dormir seule et peinarde. Et je dis pas ça parce que c’est moi, hein…

– Le monsieur qui a tenté de mettre ses doigts dans ma culotte quand je me suis cassée la jambe m’a nonchalamment proposé qu’on aille boire un verre. Comment dire…

– Faut que je me trouve un mec dans le XIXe pour pouvoir sortir avec mes copines de plongée et pas rester dormir (se coucher à 3h, se lever à 7h, ça pique un peu, surtout avec l’épisode du semi-somnambulisme). Et un du côté de Glacière aussi car y a une chorale qui a l’air cool. Je suis une célibataire urbaine : un mec dans chaque arrondissement (en théorie…).

– D’ailleurs, la meuf dans Secret Story qui est somnambule… On se fout pas un peu royalement de notre gueule ? Non parce qu’une vraie somnambule, on aurait grillé son secret dès la première nuit, non ?

Gagne un kit coquin avec Keepsecret

Les enfants, c’est du sérieux, je te propose un concours flash pour gagner un kit érotique avec Keepsecret.

Dans ce kit érotique, tu trouveras des menottes roses, un lubrifiant et un anneau vibrant. De quoi faire tout un tas de folies de ton corps.

Voilà, tu peux gagner tout ça. Comment vas-tu me demander ? C’est très simple. Cette fois-ci, je ne te demanderai pas de deviner le nombre de commentaires validés ou modérés, non, non. Figure-toi que la semaine dernière, en partant en pause déjeuner, j’ai croisé (ou cru croiser, je n’avais pas mes lunettes, y a doute) une personne connue. De qui s’agit-il ? Pour une totale transparence, j’ai inscrit son nom sur ce journal, sous la bande noire :

Comme ça, je publierai la réponse en photo. Parce que j’ai pas photographié la personne en question, j’avais pas le temps ni l’envie, en fait. Si personne n’a trouvé d’ici demain midi, je vous donnerai un indice dans le blog it express (colonne de droite). Si personne ne trouve, je redonnerai un indice, etc.

C’est parti ! Le premier qui trouve gagne.

En pleine loi de Murphy

Mercredi 27 août, 10h30. Là, je me dis que si 2008 avait été globalement clémente jusqu’à présent (enfin, rien d’extraordinaire mais rien de vraiment gênant, un lac, quoi), là, j’étais en plein œil du cyclone. Petit résumé de ce début de semaine pour comprendre.

 

Lundi : Je visite un appart plutôt bien, je décide de déposer le dossier. Mes parents me suivent, tout va bien.

Mardi : C’est là que ça se corse. Pour déposer un dossier, faut le faire vite donc j’entame le marathon administratif puis je décide
de consacrer ma pause déjeuner au dépôt du dossier dans l’agence à l’autre bout de Paris. Là, encore, ça va. Sauf qu’il me faut un RIB. Ca tombe bien, les distributeurs automatiques de ma banque et de sa filiale en donnent ! Et qui a un distributeur de la filiale juste à côté du boulot ? Ben moi, évidemment, sinon cette histoire n’a aucun intérêt. Je vais au DAB (le distributeur automatique), confiante et là, la fonction RIB ne marche pas. Je rentre dans la banque, la guichetière essaie de me dépanner mais rien à faire. Pas de soucis, il y a une autre filiale pas loin de l’agence. Je prends le métro, confiante en la vie et en l’avenir mais nouvelle claque : la filiale est en plein déménagement, y a plus de DAB. Je repars donc deux stations plus hauts, je trouve ENFIN un DAB qui marche, je retire trois RIB, je cours à l’agence. 15h30, me voici de retour dans mes quartiers (heureusement que j’ai des horaires souples), je vais pour m’acheter à manger dans une sandwicherie mais au moment de payer, je me liquéfie : je ne trouve plus ma carte bleue. Je réfléchis et mon sang se glace : j’ai bien imprimé 3 RIB, je les ai bien mis dans mon sac… Et j’ai bien laissé la carte dans le DAB. Je cours donc au bureau pour vite faire opposition, tremblante. De 1, la banque où j’ai fait mon retrait n’existe pas sur les pages jaunes, impossible de les contacter. De 2, sur le site Internet de ma banque, aucun numéro n’apparaît. De 3, sur les pages jaunes, il n’y a pas le numéro de mon agence bancaire, seulement le fax. « Heureusement », j’avais échangé quelques mails avec ma conseillère financière il y a 6 mois et je ne jette jamais mes mails, j’arrive enfin à joindre ma banque qui me donne le numéro du centre d’opposition. Une heure après ma boulette, l’opposition est faite et comme j’ai une assurance, je serai remboursée s’il y a eu un retrait depuis ma dernière opération
(j’avais l’heure affichée sur mes RIB). Simon me rassure en m’expliquant que ma carte a été automatiquement avalée au bout de quelques minutes de toute façon, il n’y avait personne derrière moi. Sauf que mon chéquier est toujours à Toulouse (je l’avais demandé la veille donc il doit arriver d’ici la fin de la semaine) donc pas de chéquier ni carte bleue, c’est la merde. « Heureusement », j’ai une gentille sœur qui m’a avancé 60 euros en liquide. La soirée se passe bien, je dîne chez ma sœur avec mon cousin et son mec, super soirée.

Mercredi : 2h du mat, je suis sur le net (oui, je me couche toujours tard, malgré mes efforts) et là, la freebox plante. Vu que ça
arrive hebdomadairement, je ne m’inquiète pas outre mesure. Sauf qu’elle ne redémarre pas. Bon, je vais me coucher. Je me lève le lendemain (enfin, 6h plus tard) et ça tourne toujours. Graaaaaaaa ! Bon, ça faisait 6 mois qu’elle agonisait, s’amusant à se réinitialiser toute seule, la taquine. Légèrement excédée, j’appelle le service technique et c’est parti pour une engueulade géante « non, madame, je n’ai aucune raison de vous envoyer un technicien.

– VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ? Ca fait un an que ça déconne, que vous m’envoyez des prises électriques et que ça ne résout pas le problème, ma carte wifi ne marche plus, je veux une nouvelle freebox.

– Très bien, je vous envoie un technicien mais si le problème ne vient pas de la box, faudra payer 49 euros.

– Non mais je refuse de payer, ça fait un an que ça ne marche plus et que vous êtes incapable de régler le problème, ça suffimaintenant !

– Faudra payer 49 euros si c’est pas ça.

– Mais je ne paierai pas !

– Alors j’enverrai pas le technicien.

– Si ! Je verrai ça avec lui ! ».

Du coup, poussée à bout, je me suis mise à pleurer en raccrochant, consolée par la pauvre Ioulia qui n’a pas du comprendre ce qui me prenait (enfin, si, elle avait suivi l’histoire de la carte bleue, déjà). J’ai fait un résumé de la situation ensuite à Simon qui n’était pas là au moment des faits qui m’a dit : « Bah, de toute façon, tu n’as ni carte ni chéquier, tu ne pourras pas payer ! ». Comme quoi, parfois, dans toute chose malheur est bon.

Le monsieur de la freebox doit donc passer aujourd’hui entre 10 et 12h, il est peut-être chez moi à l’heure où vous lisez ses lignes. Que
va-t-il se passer ? Vais-je récupérer un accès Internet qui marche avec le wifi en prime, me permettant de surfer en direct de mon lit ? Vais-je avoir l’appartement pour lequel j’ai déposé un dossier ? Vais-je encore avoir une lose (ne jamais dire « ça peut pas être pire », la dernière fois que j’ai dit ça, ma grand-mère a eu un accident cérébral) ? Vous le saurez en suivant le blog des vingtenaires ! (à dire à la façon Capital, siouplé)

Marine teste pour vous : le Golden Boy

Par Marine

Le Golden Boy marche au strass paillettes. Ceux de son monde. Comprendre anorexique/bien sapée/qui fait bien en public.
J’ai rencontré le Golden Boy en période faste, je venais de perdre 5 kgs.

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La mise en bouche
Tu rencontres le Golden Boy en soirée. Son domaine de chasse privilégié est le seven-to-one, mais il étend ses capacités à toutes les boîtes de nuit, ainsi qu’aux amies d’amis, lors des dîners.
J’ai rencontré le mien dans le dernier cas de figure. Comment attirer l’attention du Golden Boy? Sois mondaine, parle fort, mais ponctue tes phrases de légers gloussements pour ne pas faire trop rentre-dedans (après tout, c’est une fille qu’il recherche, pas un pote de bar pour la Coupe du Monde de rugby), circule entre les convives, virevolte, et dans un battement de cils, fais comprendre que tu es intéressée. Sans plus. Car le Golden Boy fonctionne au date. Il veut du rendement, mais si tout se joue le premier soir, c’est trop facile pour lui, le goût du défi n’y est
pas, l’envie est trop vite assouvie. Or toi, tu veux une histoire avec le Golden Boy (ou pas). Donc tu lui donnes ton numéro, tu attends qu’il te rappelle, tu le fais patienter : ça s’appelle se donner de la valeur ajoutée, c’est essentiel pour le Golden Boy. Chez lui, la maxime « A ne désire B que si B est désiré par C » n’a jamais été plus vraie. Le rendez-vous fixé, à toi de jouer. Des petites choses à savoir sur le Golden Boy, tout de même.

Les points positifs :
– il alimente seul la conversation, il a le contact facile, il te mettra à l’aise, te posera des questions, répondra aux tiennes, bref, en l’espace d’une heure, c’est la meilleure amie dont tu avais toujours rêvé, mais dans un corps d’homme, avec les hormones qui vont avec. Et, gros plus par rapport à la meilleure amie (nonobstant la masculinité), il ne t’abreuve pas de doutes existentiels, mais plutôt d’anecdotes marrantes. Le rêve.
– il roule en BMW (et même si tu sais que c’est mal d’être superficiel, tu ne peux pas t’empêcher de penser à Tom Cruise dans la Firme) (d’autant plus que mon Golden Boy n’était pas beaucoup plus grand et avait le même genre d’yeux)
– il est beau, il a le regard franc, il soigne son allure et dans le fond, tu es super fière d’être pendue au bras d’un mec aussi beau, aussi classe, aussi sexy… eeeeeh salope! t’arrêtes de mater le cul de mon homme, toi, oui???
– il est riche il T’INVITE, et non par machisme : c’est normal, s’il gagne plus que toi, que lui mette un peu plus la main au portefeuille
– il prend les devants, mène la danse, fait des compliments avec une grande spontanéité, veut t’offrir des cadeaux, ne voit que toi, te prend en photo sur son portable (oui bon, j’y peux rien,c’est le monde moderne)… en 4 mots, tu te sens belle. Tu es séduite. Tu aimes être séduite.

Les points négatifs :
– se méfier des contrefaçons : ça a l’air d’un Golden Boy, ça parle comme un Golden Boy, ça a 2 portables et un Blackberry comme un Golden Boy (c’est kéké comme un Golden Boy)… mais ça porte une chemise Yves Dorsey (vous savez le stand au milieu de la Gare Montparnasse, entre le métro et les Grandes Lignes?). Bon, n’est pas Patrick Bateman qui veut. L’intérêt, c’est qu’on a moins de chances de vous retrouver découpée en morceaux dans une benne à ordures. L’inconvénient, c’est que de la chemise Yves Dorsey au rencard à l’Indiana Café d’Opéra, il n’y a qu’un pas.
– Opéra, justement. L’ensemble du quartier. C’est celui qu’il préfère.
– il est consumériste. Parfois sans discernement (voir le premier point de cette rubrique). La culture? Pas le temps. La politique, la société? Ouais ouais… il regarde Zone Interdite et Capital, quoi…
– il cause il cause … c’est tout ce qu’il sait faire… quoique… passée la période d’essai, la conversation, essentiellement centrée autour de lui, tourne un peu à vide. Et les monts et les merveilles, tu les attends encore.
– il est bavard, certes… sauf au pieu. Et il est pressé. Pas de période de découverte. Pas de réflexion sur les attentes de sa partenaire. Il pourrait t’enculer à sec, ce serait aussi bien pour lui (si vous me permettez d’être vulgaire)
– il n’a pas le temps. Pour toi. Il te le fera comprendre au moment de la rupture, d’ailleurs. Entre son boulot, le judo, ses seven-to-one… Il n’a que les week-ends pour se détendre devant sa Wii en fumant des clopes et en bouffant des pizzas… Tu n’as pas ta place dans ce schéma.

Le SAV :
Il faut rester ami avec le Golden Boy, et ce pour 3 raisons
– il ne s’encombre pas de sentiments superflus, il te quitte, il te quitte. C’est simple et carré. Il te fera pas espérer si y a pas lieu. Un mec franc et sain (au moins dans la rupture). Ceci étant, tu pourras toujours l’exhiber comme un trophée (je sais c’est mal, mais quand-même)
– il se fait chier à sa pause déjeuner (voire pendant qu’il bosse). Par conséquent, il sera toujours d’une compagnie fort appréciable quand toi, tu es cloué au lit malade, et que personne n’est dispo sur MSN ou par téléphone.
– le Golden Boy, même après la rupture, saura rester un conseiller bancaire (et un traducteur bancaire) d’exception.

Mes plans drague les plus foireux

Par Lucas

Pour la première histoire, rendons nous au centre Pompidou, à la bibliotheque, il y a 4 ans, au mois d’août, parce que j’avais 5 matières à passer en Septembre (eh oui, un boulot à Décath, des piges pour le 18-25, la tréso de mon assoce, le sport, les potes, la famille, ça laisse peu de temps pour étudier) Donc nous sommes dans la queue (au bas mot, 30 mètres) et les portes s’ouvrent. Bien sûr les resquilleurs s’en donnent à coeur joie et moi je n’hésite pas à les dénoncer à haute voix. Certains reintègrent la queue avec un sourire, d’autres me font un bras d’honneur et ça se finit en pugilat avec toute la queue qui prend mon parti.

Bref, au bout d’un moment je rentre quand même, je me mets à bosser et vers 13 heures je déclare venue l’heure de ma pause déjeuner. Je m’en vais donc mastiquer un sandwich Sodexho sur la terrasse qui domine le parvis de Pompidou, histoire de jouer ma star pour les touristes japonais qui mitraillent en bas. Mais là sur la terrasse, je croise une nana sublime, en train de ruminer un jambon beurre. Je m’approche d’elle, lui fait un sourire 10000 watts avec option « bout de salade sur la gencive », ce qui la fait éclater de rire. On tape la discute. Elle est là pour la même chose que moi : partiels de Septembre.
Mais elle a fini son sandwich et s’apprête à aller prendre un café. je lui propose de lui offrir et là soudain elle me regarde différemment et me dit
 » T’es pas le mec qui t’es battu ce matin dans la queue avec un type qui voulait gruger ? »
Moi, bien sur, le triomphe pas du tout modeste
« Oui, c’est moi ! Faut pas deconner, on va pas se faire ken par des p’tits cons ! »
et la nana de me dire
 » Tu vas rire, moi j’ai un niveau super élevé en krav maga et j’ai failli resquiller ce matin. Adieu bouffon »
Et de sa main libre elle m’écrase les couilles.
Bizzarement, le « Salope! » est resté en travers de ma gorge

Seconde histoire, beaucoup plus bucolique..

C’était une apres midi au Bois de Saint Cucufa, une forêt en région parisienne, pas loin de chez moi. Je faisais un tour en vélo en évitant avec soin la piste cyclable. Mais, vous le savez bien, quand on veut éviter les emmerdes, elles nous rattrappent toujours en sussurrant « T’as cru qu’t’allais nous échapper ? »

Bref, je débouche sur la piste et là quess que je vois passer ? Une joggeuse. Une joggeuse que nous appellerons Apolla car Apollon c’est le dieu de la bonasserie (cette remarque appelle un commentaire de 42 lignes minimum de la part de SoLong) et aussi une reference àu programme spatial Apollo car une fois que je l’ai vue j’étais sur gold dick… je veux dire sur orbite.
Donc, je planque mon VTT dans les broussailles et je rattrappe Apolla en courant, histoire de ne pas être sur mon vélo et la prendre de haut.
« Excusez moi.. Bonjour. Heu, je viens de vous croiser alors que j’étais en velo et je vous ai trouvé canon alors j’aimerais bien vous inviter à boire un Gatorade
histoire de vous requinquer. »
La nana rigole.
« Bien sùr, si au bout de 3 mns je me rends compte que vous êtes conne comme vos baskets, je vais vous lâcher en prétextant une forte envie de vomir »

et là bizzarement la nana me fait la gueule, regarde droit devant elle et me dit

« Casse-toi, loser ! « 

Bien entendu, j’ai retenu des leçons de ces deux plans lose. Et je serais curieux de savoir quelles conclusions vous en tirez, vous !!

La carotte et le bâton

(Vieil article retrouvé dans mes archives, un peu obsolète pour certains trucs!)

Je parlais il y a X temps de bonnes résolutions pour mon anniversaire. Les résolutions, on sait tous que ça tient du vœu pieu, qu’on veut tous en faire mais qu’on en tient rarement plus d’une. Moi, comme je m’aime bien, je me mets en place un système de carotte et de bâton. Histoire de rester sur le bon chemin… Enfin, presque. Parce que des fois, pour avoir un truc bien, faut passer par un truc chiant. Par exemple, pour avoir la fesse ferme et le ventre plat ou à peu près, faut se bouger les fesses. Pour trouver un boulot, faut candidater. Pour avoir ses allocs, faut remplir
des papiers. Petite, je me souviens que j’avais une maîtresse qui nous donnait des images panini à chaque A (oui, on était noté de A à D). Et au bout de 10 images panini, on avait un poster pourri. J’aurais bien gardé les images mais on avait des séries (série 1 de 1 à 10 puis 2 de 10 à 20…) et je voulais faire la course en tête, moi. Du coup, ça motivait pour avoir des A.

 

L’autre jour, je parle avec Jane sur MSN, on parle arrêt du tabagisme. Jane, dans l’idéal, elle voudrait arrêter de fumer mais depuis que son mec est devenu son connard de putain d’enfoiré d’ex qu’il mériterait l’ablation des couilles, elle a perdu la motivation. Moi, je tenais. A ma grande surprise, j’avoue car ma dernière, quand je l’ai cramé, j’étais persuadée que je reprendrais vite. Bon, là, ce que je crains, c’est le retour d’une activité professionnelle : si je fume pas, je vais faire des pauses quoi ? Non parce que quand je bosse, c’est réglé : pause café, pause clope, pause pipi (faut évacuer le café), pause clope, pause pipi (je suis une fille), pause déjeuner, café, clope, pipi, clope, pipi, fin de la journée. Là, ça me fait quand même des pauses en moins et c’est chiant. En tant que journaliste qui écrit, il est des fois où je suis plantée comme une conne devant mon écran blanc, les doigts suspendus au dessus du clavier et rien qui sort… J’arrive pas à formuler une phrase. Donc dans ces cas là, je prenais ma cigarette et sortait de devant cet écran qui me narguait et hop, dans ma tête, ça finissait par se dérouler. Mais là, en fait, je suis en train de faire une grosse digression, as usual.

 

Donc j’avais pas repris. L’autre soir, pétée de stress, ça m’a démangée, pourtant. Peut-être que ça me détendrait, vu que j’ai déjà fracassé le verre qui contenait mes bougies et donc la forme me plaisait pas pour faire de la récup…Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, ne cède pas ! T’as pas arrêté pendant quasi 4 mois pour recraquer bêtement. Donc, j’ai mis en place le système « cadeau du 18 ». Tous les 18 du mois, je m’offrirai un petit truc pour fêter un mois supplémentaire sans clope, genre une rose, une jolie chose, un truc qui me fait plaisir. De la même façon, quand je réussis un entretien, je me paie un éclair à la framboise de la boulangerie d’à côté. Parce que je suis fière de moi et que je me félicite. Et le jour où j’ai un boulot ? Là, je craque, j’embarque mes copines et je paie le champagne. Ou je sais pas. Mais un truc énorme mais parce que ça se reproduira pas de si tôt, à priori.

Par contre, des fois, je déconne. Genre je me fais des nuits de 10h. Ok, je suis au chômage mais j’ai des tas de trucs à faire. Genre écrire des articles pour ici mais surtout ailleurs, candidater, candidater, candidater… Traquer les annonces, voir sur viadeo si j’ai pas de nouveaux contacts potentiels, essayer de créer un buzz sur ma personne, écrire, écrire, écrire. Sans parler du ménage, des courses et du tricot parce que BORDEL, je dois aussi me détendre, je me fous une pression de débile en ce moment. Alors quand je déconne, faudrait voir à me bâtonner un coup. Non, je parle pas de sexe, là ! Mais j’ai du mal à me punir. Me coucher une heure plus tard pour finir tout ce que j’ai pas fait, c’est pas top
comme idée, je me lèverai encore plus tard le lendemain. Me punir de télé ? Ils passent plus Nip/Tuck et Six feet under, ils ont foutu Toutaz je sais pas quand, y a plus les 4400, j’ai revu 6 fois tous les épisodes des sitcoms d’AB1 vu qu’ils passent en boucle. En gros, la télé, en ce moment, c’est pas forcément ma potesse. Bon, je me punis d’éclairs à la framboise et de bain et de glande mais bon, c’est pas méga radical comme punition.

L’idée essentielle contenue dans cet article, c’est qu’il faut se donner du courage en se mettant un prix au bout du chemin. Après le ménage, je file
prendre un bain. Comme ça, ma baignoire toute propre aura plein de trace car l’émail rouge, ça pardonne pas et faut toujours que je mette plein de trucs dans l’eau de mon bain. Pendant, j’ai le droit d’écouter mon i pod et de chanter à tue-tête en passant l’aspi. Un article sérieux de fini ? C’est autant à rajouter dans mon pressbook, sans parler de ce sentiment valorisant d’avoir bien fait. Et même que comme j’ai bien bossé, j’ai le droit d’aller tricoter devant une connerie télévisuelle ou de m’endormir devant la télé.

Finalement, ma maîtresse de CE1, elle avait tout compris à la vie.

Mon anniversaire avant l’’heure

La vie est une chose curieuse. En fait, cette semaine est proprement hallucinante, avec de très bons et de très mauvais moments mais en ce jeudi soir où je rédige cet article je suis heureuse, tout simplement. Bon, comme vous m’adorez et que vous aimez lire ma vie, je vous la raconte (oui, je suis mégalo).

 Noel 2012 217

Ce week-end fut plutôt sympa, j’ai eu plein de cadeaux d’anniversaire en avance. Oui, ma maman ayant eu son anniversaire dans la semaine (oui, dans ma famille, on marche par deux pour les anniversaires, c’est plus marrant), Alice et moi sommes descendues ce week-end pour fêter tout ça. Première très bonne nouvelle de la semaine mardi. J’étais chez mes parents, dans le bureau, ma mère dans le salon en bas. Comme la porte était ouverte, j’entendais ma mère au téléphone en bas (j’entendais, j’écoutais pas !) à discuter avec ma sœur. Elle raccroche. Cinq minutes après, le téléphone sonne et ça donne :

« Allo ? Non, c’est pas vrai ! C’EST PAS VRAI !!! Mais c’est sûr au moins ? »

Comme elle est passée en mode hystérique heureuse, je bondis hors de ma tanière pour aller aux nouvelles mais je sais très bien ce que c’est, j’ai compris. Hé oui, lecteur, Anthony, le copain de ma sœur, a été reçu au concours des pompiers de Paris. Qui va se retrouver belle sœur d’un pompier de Paris et va pouvoir draguer les collègues de celui-ci. Moi ! Voilà, vous pouvez me détester, surtout toi, moumour. Plus sérieusement, je suis ravie pour lui, c’est un concours très difficile à avoir mais, curieusement, je me faisais pas de soucis pour lui. D’abord mes cartes l’avaient dit qu’il l’aurait mais surtout, Anthony, c’est la force tranquille, le mec qui fait ce qu’il a à faire. Il se disait prêt pour son concours, je savais que c’était vrai. En fait, pour l’anecdote, il avait compris que le concours se terminait mercredi soir donc quand ma sœur l’a retrouvé à la maison un jour plus tôt, elle était au bord de la crise cardiaque persuadé qu’il avait été recalé, mais non ! Il a même fait 13 tractions au lieu des 10 réglementaires, trop fort !

Suite à cette bonne nouvelle, ma mère décide de ne pas du tout me foutre la pression : « ah ben entre ta sœur qui a eu une prime, ta cousine et Anthony qui trouvent du boulot, manque plus que toi ! ». Merci maman ! Et pourtant, une piste se dessinait : vendredi, en arrivant au domicile familial, je me connecte à Internet et je trouve un mail d’une dénommée Frédérique qui me propose un stage. Mais c’est qui ? D’où elle sort ? Pourquoi elle me parle ? Je regarde les références de l’entreprise, je fouille rapidement dans ma boîte mais non, je n’ai jamais postulé chez eux, je savais même pas que leur boîte existait. Bon, comme il est 19h, je rappellerai lundi. Le dit lundi (lire ce bout de phrase à haute voix, j’aime bien), j’appelle donc, la bonne femme voit de suite qui je suis puisqu’elle me précise que l’entreprise est pas loin de chez moi. En effet, elle est dans la ville où vivait Arnaud, que de souvenirs…. C’est aussi là que travaillent Alice et Clara. Ahlala, je sens que les pauses déjeuner vont être vivantes ! On se fixe un rendez-vous le jeudi car même si je rentre le mercredi

en tout début d’après-midi sur Paris, je sens que la SNCF va me jouer des tours. Et j’avais raison. J’avais prévu d’arriver à 13h50, je suis arrivée à 18h20… Merci les cheminots !

Jeudi, donc. Je me lève, je m’habille, me prépare, je sors mon press book qu’il ne faut pas oublier, tout va bien. Je me rends à ma gare et là, le train n’arrive pas. Mais ils ont décidé de me pourrir à la SNCF ou quoi ? Ah non, il arrive, ouf. Oui, c’est pas que je sois stressée mais si quand même. Arrivée sur Paris, je prends le métro et là, il n’arrive pas… Mais c’est pas possible ! Je vois mon quart d’heure d’avance fondre comme la graisse lors d’une liposuccion. Mais bon, mon métro arrive enfin. Sortie de la station, je ne peux pas me perdre : le bâtiment qui abrite l’entreprise est ENORME. Je rentre, me présente à l’accueil où trois potiches me donnent un badge à mon nom. Ohlala, la classe. Je m’installe dans un fauteuil en cuir un peu trop grand à mon goût. Je regarde les locaux, me marre en douce quand je vois qu’une des potiches se regarde dans le plafond en miroir mais le Seigneur me rend de suite cette mesquinerie. Une femme arrive et dit bonjour, je me lève et dit « bonjour » en tendant la main… Sauf qu’elle venait chercher un gars qui était là, pas moi… Je me sens soudain très conne. Bon, deux minutes après, une fille blonde arrive pour moi, cette fois, c’est Anaïs, la collaboratrice de Frédérique. J’avoue que j’adore ce prénom mais les personnes qui le portent en général, on ne s’entend guère. Mais elle, elle me plaît bien. Elle m’explique que deux ascenseurs sur les trois sont en panne, c’est pourquoi on attend longtemps un de ses foutus engins. Comme la porte peine à s’ouvrir, elle commence à paniquer : « oh non, j’aime pas ça, j’espère que ça va pas tomber en panne. » On arrive au 4e et elle me propose une boisson. Je me dis : « bon, la dénommée Frédérique peut pas me prendre de suite donc prenons un café ». Donc elle me donne un café mais pas de chance, elle m’amène directement vers le bureau de Frédérique oups ! Là, devant le bureau, deux personnes : la dénommée Frédérique, donc et un mec trop choupinou : Pierre-Cecil, le DRH qui doit avoir une trentaine d’années à tout casser. Bon, ce stage, je le veux, c’est définitif.
 

L’entretien se passe idéalement, Frédérique et Pierre-Cécil sont très agréable et je suis très à l’aise, ils me présentent le projet un peu puis ils me disent : « bon,
avant d’aller plus loin, on veut savoir si on peut vous prendre ou pas. » Je leur parle de mon soucis de convention et Pierre-Cecil grimace. Non, choupinou, ne me brise pas le cœur, pas déjà, pas si vite. En fait, il m’explique que le problème porte sur la rémunération : sans convention, ils ne peuvent me payer que 25% du SMIC et 100% de la carte orange. Bon alors entre un 
chômage et un stage un peu rémunéré, je n’hésite pas une seule seconde, c’est oui. Donc on discute du projet, les idées fusent, je suis proprement emballée. Résultat : je commence

lundi ! Et là, je me dis que la vie est dingue : y a une semaine, je n’avais rien de rien et là, lundi, je commence un stage de deux mois. En plus, Pierre-Cecil choupinou va essayer de voir s’il peut pas trouver un système de prime ou quelque chose pour augmenter un peu ma rémunération. Oh, il est merveilleux lui, même s’il a trop serré le col de sa chemise et même s’il a un gamin, ce qui semble indiquer son non-célibat (même s’il a pas d’alliance, na !).

 

Résultat des courses : me voilà stagiaire pour deux mois. Une expérience inédite puisque je n’ai jamais fait de journalisme d’entreprise. Ma mission : préparer la
prochaine newsletter du groupe. En effet, une partie du personnel doit déménager dans une autre ville donc je devrai faire découvrir cette ville à travers la newsletter et le site Internet qui va 
avec. Je vais écrire pour un public de 500 à 700 personnes. En plus, pendant deux mois, je vais pouvoir me lever tous les matins avec une bonne raison de le faire, gagner quelques sous et comme
je vais partager pendant deux mois le bureau de Pierre-Cécil, je vais pouvoir bénéficier des conseils d’un DRH : que du bonheur pour la suite. En plus, c’est excellent pour mon ego de voir 
qu’une entreprise (et même deux, d’ailleurs) a vu mon CV et a été intéressée par mon cas alors que je n’avais même pas postulé chez eux.

Décidément, mes 26 ans commencent bien… Qu’est-ce que ça va être quand je les aurai vraiment!