C’est parti pour la visite de studios. Je galère pour trouver des visites, la plupart des apparts se louent à une vitesse hallucinante et les agents immobiliers n’ont rien à me proposer quand j’appelle. Ou n’ont pas envie de chercher quelque chose à me proposer, je ne sais. Enfin, je chope un numéro pour un studio sympa sur le papier à Plume-sur-Berges
mais pas du tout dans le même quartier que le mien.
Rendez-vous est pris lundi à 13h. Bon, pause-déjeuner visite d’appart, on s’éclate. Je ne connais pas du tout ce quartier, je végète peu à Plume durant le week-end, j’y étais passée à l’époque où j’avais passé la nuit chez Semi-Russe. Premier point négatif : un ex plan cul super relou dans le quartier. Ceci étant, je suis pas convaincue qu’il me reconnaisse si jamais on se croisant : à l’époque, j’avais de courts cheveux roux. Maintenant, j’ai de longs cheveux bruns, une autre femme quoi.
J’arrive à la première gare de Plume (j’habite à côté de la seconde) et évidemment, je me paume parce que sinon, c’est pas drôle. Il fait une chaleur pas possible et j’ai eu la bonne idée de prendre ma veste, je cuis (cui). Enfin, je trouve le bon boulevard et je remonte. La vache, c’est super loin. Mais en chemin, je croise des tas de bus, de pressings et même un Monoprix : commerce de quartier au top. Mais surtout, en avançant, je longe un parc magnifique avec vue sur Paris. Oh ce parc, ce parc ! J’arrive enfin devant l’immeuble, l’agent immobilier me crie les codes des 2 digicodes. Pas de bol pour moi, j’ai plutôt une mémoire visuelle, limite photographique, pas du tout auditive donc je lui fais répéter. Je rentre dans
l’immeuble, classe et propre, je passe l’épreuve des deux digicodes et me voici dans l’ascenseur, direction 3e étage. Là, j’essaie déjà de me raisonner : le quartier est top, le parc voisin génialissime (trois ans que j’habite à Plume et je ne connaissais pas son existence), l’immeuble a l’air bien entretenu mais ne nous emballons pas, l’appart est peut-être tout
pourri… Arrivée au 3e, je trouve l’appart et… Mince, il est bien.
Détaillons un peu : une grande pièce avec une fenêtre qui court tout le long. Bon, j’ai vue sur la rue alors que de l’autre côté, on voit la Seine et Paris mais l’appart d’en face est loin donc pas de vis-à-vis, je pourrais me balader à poil si je veux. Oui, j’aime me promener nue chez moi et je conseille à tout le monde d’en faire autant. De toute façon, avoir un appart avec vue directe sur la Seine et Paris, c’est facile 50 euros de plus par mois, je suis sûre. Je tourne un peu : oh, une grande salle de bain avec baignoire… Oh la cuisine est équipée au gaz ! Y a même un four et tout plein de rangements. Un grand placard dans l’entrée ! Bref, top de top. Seul bémol quand même : la moquette beige. Je rappelle que mon chat est quand même sombre et que comme tout félin, elle aime se rouler par terre. Mais quand même, à part ça, c’est top. Il y a aussi une cave et une place de parking mais l’agent est plus occupé à vérifier que quelqu’un arrive qu’à me faire visiter. Bon, je prends un dossier pour postuler, on verra bien.
Je repars, globalement emballée. Entre le quartier et l’appart, je dirais que tout est bon. Avec un paravent, je pourrais isoler un coin chambre et puis là… Non, stop, pas de précipitation, ça porte la poisse. J’en parle le soir à mes parents calmement (ou à peu près) et je décide de déposer un dossier, ça ne coûte rien. Enfin, c’est ce que je croyais car je ne me rendais pas compte du parcours d’obstacle dans lequel je m’engageais…
A suivre, of course (mouahahah)



