C’est pas parce que je tiens pas mes résolutions que j’en fais pas

Tadaaaa, la meilleure tradition que Noël, mieux que la dinde que je ne mange jamais ou que le film de Noël que je ne regarde pas : les résolutions ! Ce truc magique qui me fait croire que ma vie sera meilleure demain. Evidemment, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire mais laissez-moi rêver deux minutes que j’en tiendrai quelques unes.

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Avant tout, payons nous gentiment la honte en reprenant la liste de l’an dernier pour constater que j’en ai tenues aucune ou à peu près… Bon, j’avais dit que 2014 serait l’année de la réussite, je m’y suis plutôt bien tenue même si j’avais autre chose en tête à ce moment là (j’avais prévu d’évoluer dans ma boîte, pas d’en changer mais bon, je m’en sors mieux in fine). Pour le reste :

  • remettre de l’ordre dans mon intérieur : fait dans mon appart, un peu moins dans mon estomac (ça dépend des moments). Aucune capacité à me préparer à bouffer en avance (et pourtant, il le faut)
  • reprendre le yoga : oui mais par accident (proposé par ma boîte mais je sens que ça va pas durer)
  • mise en place d’un suivi dépenses pécuniaires/calorifères + mots écrits. Jamais fait, j’ai à peu près pas du tout tenu ma résolution de ne pas dépenser un budget hebdo de 150 €, j”ai parfois fait les 7 km de nage, jamais écrit 1500 mots/jour (je suis même pas sûre d’avoir écrit quoi que ce soit de littéraire cette année)
  • trouver un mec : ça dépend de ce qu’on met derrière le mot “mec” mais j’ai eu des petites scénettes sympa et une histoire d’amitié poussée bien sympa alors c’est pas tout à fait ça mais c’est pas tout à fait raté non plus.
  • devenir la queen du digital : être la boss de la social intelligence, ça marche un peu quand même…

 

Bilan moins catastrophique que prévu, ouf.

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Alors, en 2015, je fais quoi ? Je reprends mon idée de chi va piano va sano mais en priorité :

  • devenir une psychorigide de la to do list car ça marche bien. En gros, je m’achète un agenda dans lequel je liste tout ce que je m’impose de faire dans la journée (pro et perso), ce que je dépense (en calories et en sous), ce que j’écris… Ca fait complètement meuf folle dis comme ça mais j’ai teeeeeellement tendance à m’autoflageller pour rien qu’en cochant les cases, les choses seront faites
  • M’instaurer un samedi ou dimanche glande. Quitte à me mener la vie dure 6 jours sur 7, le 7e (samedi ou dimanche), je fous rien et je culpabilise pas 30 secondes
  • Me préparer une gamelle pour le midi, ça coûte trop cher à la longue les sandwiches et ça fait grossir. Me constituer une tirelire où je mets ce que j’ai économisé en fin de semaine pour me payer des escapades, des stages et des massages
  • Me trouver un vrai cours de yoga, je sens que ceux du bureau vont s’arrêter (et la prof parle trop). Prendre des cartes de 10 cours de yoga, gym suédoise si je trouve une salle cool (y en a une à côté de chez moi mais les cours sont trop tôt) et de danse. En 2015, je transpire. Et la piscine, on y retourne et on arrête de chouiner parce qu’il fait froid
  • Choper des stages : photo, trucs manuels, danse, pilotage, tout ce qui me permettra de m’amuser et d’apprendre des trucs
  • Ecrire pour de vrai
  • Changer de style vestimentaire, ça casse un peu ma jolie ascension qu’on me prenne toujours pour l’alternante de service (j’ai 34 ans bordeyl)
  • M’acheter des plantes

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Et… et puis voilà. Trouver un mec, on verra ce que me réserve la vie, apprendre une langue, oui, non, pas en ce moment (mais renforcer l’anglais même si je suis pas si mauvaise). Trouver mes voies, oui mais rester sur la mienne pour le moment, tant que ça marche. Parce que je suis certes bonne dans le rebond mais ça finit par fatiguer un peu. 2015, année de la consolidation (de la psychorigidité, du touche à tout, de la chlorophylle et de la glande donc… ).

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Mais surtout, surtout, ma vraie résolution, celle que je ne sais pas du tout comment je vais tenir, c’est arrêter le snoozing d’être un boulet. Non parce qu’entre mes différentes cascades dans la rue ou dans un escalator où mon adresse géniale qui fait valdinguer mon verre de rouge direct sur le pantalon et la chemise du mec de la régie qui nous payait le déj, sans parler de tous les objets que je brise, j’en ai putain de marre. (si idées, je suis preneuse).

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Demain, je vous parle de mes résolutions spéciales réseaux sociaux (et blogs)

Liste de la fille qui est officiellement guérie

« Votre genou est guéri, vous n’avez plus aucune contre-indication, vous pouvez reprendre une activité normale”. Yeaaaaaaaaah !! Une bonne conclusion à deux semaines survoltées, je suis épuisée, je veux dormiiiiiiiir. D’ailleurs l’activité du blog s’en est fortement ressentie.

– Vous aussi, vous avez entamé votre hibernation ?


– Petit jeu statistique : mon voisin de bureau de droite est malade. Mon voisin de bureau de gauche est malade. J’ai passé la nuit avec un mec malade (qui n’est aucun de mes voisins de bureau). A votre avis, j’ai combien de chance de pas choper la crève ?

– Entendu pour de vrai “Hé, t’as vu Afro Samouraï resurection ?”. Je trouve que l’idée même d’avoir créé un truc comme est violente alors penser qu’il y en a eu au moins deux…

– “Ah mais en fait; vous êtes hyperlaxe”. Oui, monsieur le chirurgien, c’est possible, je sais pas ce que ça veut dire. Alors voilà, vendredi, j’ai appris que j’avais une très grande souplesse des articulations, ce qui faisait que j’étais naturellement douée pour la natation, la danse et la contorsion. Bon, pour la danse, j’ai aucune coordination et la contorsion, je me suis jamais lancée dedans. Mais je ne savais pas qu’il n’était pas normal de pouvoir quasi toucher son avant-bras avec son pouce juste en tordant le poignet. Du coup, le chirurgien m’a pliée dans tous les sens pour montrer à ma mère qui a dit “bééééééééééé ! Je vais vomir”. J’en prends pour 10 ans de psychanalyse…

– Dans la série “AAAAAH QUE LE MONDE EST PETIT!” (souvenez-vous, la chanson qui reste dans la tête), encore un fait incroyable. Semaine dernière, je vais dîner avec mes anciens collègues de chez Pubilon et retrouve entre autre Ethan que j’avais pas vu depuis une éternité et demie. Il me demande où je bosse, je lui révèle le nom de ma boîte et là “non mais attends, tu bosses rue Robespierre ?” Heu bé oui… “Ah mais attends, je suis au 17 !” Moi au 19. Bon ben du coup, on va se faire des déjs !

– Le problème quand tu cumules des nuits de 4 à 6h (avec une pointe à 7) pendant 10 jours, ben tu finis par avoir envie de pleurer tellement t’as sommeil.

– La semaine dernière, j’ai expérimenté un truc de dingue : un atterrissage parfait. Aéroport de Marseille, j’étais côté hublot (ouais!) donc je suivais l’atterrissage de près. On s’approche de la piste, on est juste au-dessus, je me recroqueville un peu en attendant le choc et là… Le pilote ouvre les volets des ailes. On avait atterri, je n’ai absolument rien senti. Au retour, ce fut bien plus brutal.

– Leçon de vie sur Twitter hier, il paraît qu’un homme qui vous dit que vous êtes jolie, c’est une agression, un antiféminisme total et que je suis la reine des connes de ne pas voir le mal, que j’ai, je cite “si peu réfléchi à la place d’une femme dans une société d’hommes”. C’est un peu là que j’ai eu envie de m’injecter de la testostérone tellement j’ai eu mal à mes ovaires. Ceci étant, si quelqu’un comprend cette indignation, qu’il parle. Enfin, apparemment, qu’un homme me parle de mon physique, c’est avilissant (parce que nous, les femmes, ne regardons que la beauté intérieure, bien entendu)

– Mercredi soirée haïtienne très sympa au centre de Wallonie rue Quincampoix. C’est jusqu’à ce soir, je vous conseille. Y a trois volets : une expo photo sur Haïti, un spectacle de danse et un concert. Le spectacle de danse est très bon, je vous le conseille chaleureusement.

– Ma mère a laissé les robes de mariée de ma soeur dans ma chambre. Non, elle ne m’envoie pas de message. Mais oui, j’ai terriblement envie de les essayer… Comme ça, hop, je résous le fantasme de porter la belle robe blanche et j’ai encore une raison de moins de me marier.

– J’ai envie de faire du kayak, quelqu’un en fait ici ? (en petite couronne parisienne, ça m’arrangerait bien).

– Ne critiquez jamais flash sur Twitter, vous allez vous faire insulter par des développeurs flash. Par contre la SNCF, vous pouvez, les contrôleurs ne sont pas branchés réseaux sociaux apparemment.

– Rester professionnelle en toutes circonstances, voilà qui n’est pas aisé. Du genre lundi, j’ai rendez-vous avec mon big client, une marque de luxe. Je vais aux toilettes (que ma vie est passionnante) et là, le drame. En fait, j’avais mis mon pantalon sans bouton et pour pas que la braguette glisse, faut la remonter d’un coup sec. Evidemment, le chariot m’est resté dans les mains, a plus braguette ! Remercions cependant le ciel de m’avoir donné la bonne idée de porter une tunique ce jour là. Néanmoins, je me suis pas sentie hyper à l’aise jusqu’à ce que je rentre.

– A l’aéroport, on a fouillé mon sac aux portiques à l’aller et au retour… Je crois que j’ai une gueule de terroriste.

– Dans mon boulot, je dois parfois faire preuve de polyvalence. Alors quand j’ai réussi à monter un onglet facebook via la plateforme d’un de nos prestataires en mettant un css nickel, j’étais super fière de moi. Bon ok, j’ai un peu appelé un développeur à l’aide mais à la fin, je lisais le css comme un roman de Guillaume Musso, facilement mais sans plaisir aucun. Surtout que les onglets en question, ils étaient en italien, espagnol et allemand. Va mélanger du css, du html et une langue que tu maîtrises pas, toi.

– Pour finir, mon nouveau fantasme masculin (la beauté intérieure, tout ça) (cette bouche, mmmm, cette bouche) (c’est celui que j’ai mis en photo plus haut, Jon Kortajarena) :

Jamais je n’épouserai un pompier

(sous titre : enterrement de vie de jeune fille de ma soeur et de son futur mari).

Comme vous le savez parce que j’en ai déjà parlé, ma soeur se marie cet été. Dans 2 mois précisément, elle dira oui et j’en pleurerai certainement. De joie, hein, je suis heureuse pour elle. Je commence vraiment à réaliser en fait, ça me fait un peu bizarre. Ma petite soeur, le petit bébé joufflu avec sa coiffure à la Mireille Matthieu qui butait sur un tas de mots, la petite Alice qui traînait partout son « manteau », une vieille couverture est aujourd’hui une femme et va épouser l’homme qu’elle aime. Mais où sont passées ces 28 dernières
années ? Mais trêve d’envolées lyriques de supermarché, passons à la narration. Ca vous inspirera peut-être.

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Les témoins ont super assuré, nous avons régulièrement reçu des mails nous tenant au courant de l’évolution de la situation. Le matin, on prend Anthony tandis que les garçons s’occupent d’Alice puis on récupère notre jeune fille pour l’après-midi pour se retrouver en fin de journée tous ensemble. Sauf que je sais pas s’il s’agit d’une loi universelle immuable ou c’est parce que c’est une histoire dans laquelle je suis impliquée mais y a eu couilles dans le potage. Au pluriel. Le vendredi, Alice descend de Paris avec son Anthony et un quintet
de pompiers survoltés. 5h de train et une cinquantaine de bouteilles de bières décédées (!!), la troupe arrive très joyeuse. Alice rentre chez mes parents, Anthony chez les siens et les pompiers sont dispatchés chez les copains des futurs mariés. L’alcool aidant, les plus courageux décident de sortir. 5h45, le téléphone sonne chez Adrien, un pote de ma soeur convié à la fête « ouais, Adrien, c’est Guillaume, j’ai planté la voiture… ». Donc on a perdu une voiture (ça aurait pu être pire, la voiture est apparemment morte dans l’opération, une histoire de virage jamais négocié donc pam le mur). On se retrouve donc en retard sur le planning. Alice devait être tirée du lit à 7h30 par les garçons, elle ne l’a été qu’à 9h. A la même heure, on se rend, nous les filles, chez Anthony. Nous sommes accueillies par son père qui nous fait une révélation fracassante : « Ah ben Anthony, il est parti à la pêche! ». Oui, c’est véridique. Donc on l’appelle et il nous rejoint quelques minutes après. Le voici parti pour une matinée fille : café ou nesquick et viennoiseries avant de passer à la confection de muffins. Il a pas bronché, il a exécuté sa mission avec brio, il faut le dire, ses muffins avaient bonne gueule et sentaient bon. On file ensuite au marché où on retrouve ma soeur dans un état pas possible : bourrée (elle a eu droit à un petit déj
campagnard avec du vin), à moitié à poil car les pompiers ont ruiné son jean (en gros, il ne restait qu’une jambe, tout était arraché au niveau des fesses, l’obligeant à porter un truc autour des fesses pour ne pas exhiber sa culotte. Pendant la matinée, elle a dû pécher des poissons et les vendre au marché. A l’arrivée, elle a récolté 32 € sans que personne ne lui prenne le moindre poisson. Par contre les muffins sont partis tous seuls. 

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On récupère donc ma soeur, saoule, dépenaillée et trempée après avoir pris une rafale de vent alors qu’elle se penchait dans la fontaine pour y jeter ses poissons. Après un déj très sympa dans un salon de thé, on va buller au spa. Jacuzzi, hammam et sauna, elle revit (et ne sent plus le poisson car les pompiers l’ont un peu trempée dans le canal dégueu). 2h
de pure détente avant de partir pour Toulouse pour retrouver les garçons… pour un laser quest. Truc auquel j’ai pas joué depuis 10 ans. A l’arrivée, Anthony a été le meilleur (alors que je l’ai quand même descendu 4 fois), Alice aussi. Je m’en sors pas si mal, 24e sur 34, devant quelques pompiers vraiment pas doués parce que rappelons que je suis myope et mes lunettes ne sont plus trop à ma vue. De là, on file manger dans une bodega : tapas puis danse au programme.

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Une très belle journée qui a joué les after dimanche quand le très gros de la troupe a débarqué à la maison pour déjeuner. Dont les pompiers de Paris qui ont encore bu comme des trous (y en a quand même eu un qui a vomi sur la portière d’une voiture le samedi soir). Franchement, ils sont super marrants et très sympas mais tous ensemble, ils sont tout simplement ingérables. Compréhensible quand on connaît la discipline militaire à laquelle ils sont soumises (ils sont tous pompiers de Paris donc militaires, justement) mais pour ma soeur, la matinée a été looooongue. Elle a super bien joué le jeu, notons, mais la pauvre quand même. 

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Il n’empêche que ce fut un EVJF comme je les conçois : drôle sans être vulgaire ou pénible pour qui que ce soit avec une part belle faite au plaisir et au chouchoutage. Je regrette juste que les pompiers ne nous aient pas offerts un petit strip tease… Non parce que mine de rien, à force de faire la planche deux fois par jour (se tracter à la force du bras sur une planche, en tenue de sport puis en tenue de pompier), y avait du biceps et du pectoral à ne plus savoir qu’en faire. Et je le confesse, ça émoustille un petit peu quand
même…

Be drunk be corporate (le retour)

J’ai de la chance : à peine arrivée dans ma nouvelle boîte, j’ai droit à une soirée corpo(rate) pour fêter les un an de la boîte. Bon en fait, elle en a plus mais ça fait un an qu’elle a été rachetée donc on a fait un barnum. Chouette !

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En préambule, nous avons eu droit à une heure et demie de powerpoint sur le thème « bilan et perspectives ». Y a un truc qui me fait toujours rire dans ce genre de présentation, c’est d’observer la délitation des convives au fur et à mesure des slides. D’abord, nous sommes droits comme des i sur nos chaises, bien concentrés sur ce qu’on nous raconte. Puis petit à petit, on s’affaisse, la paupière se fait lourde, le regard perdu dans le vide. On s’agite pour éviter l’endormissement (et pour cette présentation là, on avait mal aux fesses) et bientôt, tu vas voir les premiers smartphones poindre. Je ne vais pas vous raconter plus sur cette partie là, je ne pense pas que ça intéresse les personnes qui ne sont pas mes collègues (à moins de trouver où je bosse mais je déteste qu’on me traque sur le net, je le répète).

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Ensuite débute la vraie soirée, celle où y a open bar et buffet dînatoire avec des petites animations comme « mets de la peinture sur ta main et pose la sur une toile, on affichera le résultat dans le hall d’accueil ». Ouais plouf ma main dans la peinture… Oh mon Dieu, j’ai vraiment une main minuscule… Avec Salima, ma super copine de bureau, on se suit
bien au niveau du bar. En fait, cette fille, elle est trop top. Genre quand je lui explique que j’avais pas le moral à cause d’une dispute qui m’avait pourri la journée, elle me sort « mais pourquoi tu m’en as pas parlé ? On serait allées fumer une clope pour que tu me racontes ». Quand la soirée s’éternise, elle me propose d’aller dormir chez elle « mais je peux pas, j’ai rien pour me changer !

– Oh, je te prêterai des fringues ».

Non mais sérieux, c’est pas adorable ? Et en plus, ce qui est top, c’est qu’on ne bosse pas du tout sur les mêmes projets donc aucun risque de s’énerver là-dessus. Royal. 

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Donc on boit (beaucoup), on mange (peu, la sucette chocolat-foie gras liquide a pas mal calmé nos appétits), on me présente des gens que je ne connais pas dont un ancien stagiaire très sympa et un gars très tactile. C’est aussi l’occasion de papoter très calmement avec ma manager (bien qu’on n’ait jamais eu à se parler nerveusement) « bon, ça va, je te
colle pas trop ? Je te saoule pas ? Je te pose pas trop de questions ? » « Oh non, et moi, je te rends assez compte de ce que je fais, tu as une bonne visibilité ? ». Oh mon Dieu, enfin un management qui a du sens, je suis tellement pas habituée… N’empêche que je travaille très sereinement du coup et je fais de fait un meilleur travail. Va falloir que je fasse un ou deux articles sur le management, c’est un sujet qui m’intéresse bien en fait.

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Bref, du champagne, du gâteau, des macarons, de la danse, un blind test, un mec qui me tient la jambe parce qu’il veut se positionner auprès de moi pour que je l’intègre à des opés et qui, pour un gay, a un gaydar totalement foireux. Le fait que mon gaydar est pourri aussi puisque sur les 3 gays que j’avais identifié dans l’open space, aucun ne l’est. J’apprends quelques petits potins, je bouge mon corps sur de la musique y compris les Black Eyed Peas mais uniquement parce que j’ai bu 5 ou 6 coupes de champagne sans trop manger. Non mais sérieux, les Black Eyed Peas ne sont-ils pas les pires usurpateurs du XXIe siècle ? Si. A 1h30, ne reste que le pôle Social Media sur la piste (ouéééééé) donc on se fait gentiment dégager, je rentre en voiture avec un collègue voisin, dodo, rideau. Le lendemain, je me suis réveillée, je crois que j’étais encore saoule. Autant vous dire que le vendredi n’a servi à rien, nous étions tous morts. 

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Mais c’est toujours amusant ce genre de petites sauteries, ça permet de mesurer où on en est vis-à-vis de sa boîte. Par exemple, les premières chez TGGP étaient top, j’ai séché la dernière. Dans ma dernière boîte, j’ai pas daigné non plus aller à la soirée de Noël. Je voulais y aller, j’avais acheté mon costume mais vu qu’ils m’ont annoncé la veille qu’ils ne me gardaient pas alors faire la fête avec eux, non… Là, je me suis bien amusée et j’ai même eu cette folle pensée : « cette boîte, je la kiffe ! ». Comme qui dirait, pourvu que ça dure.

J’aurais voulu être une actrice…

Comme je le disais dans mon article résolution, je me suis abonnée à trois magazines : Pour la science, Management et Grazia. J’avais dit Stratégies aussi mais ça coûte bonbon et si la rumeur de déménagement de mon service se confirme, j’y aurai accès facilement (pour le moment, je l’ai pas vu dans nos bureaux actuels). Donc depuis trois semaines, je reçois Grazia toutes les semaines (et un numéro de Pour la science que j’ai pas commencé) et au détour d’une page, je lis l’interview d’une actrice pressentie pour être révélation de l’année aux Césars. A la question « quelle a été votre dernière révélation », réponse : « à mon cours de chant, j’ai découvert que j’étais mezzo et pas soprano ». Et c’est à la suite de cette phrase que j’ai ma propre révélation.

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La comédie ne m’a jamais vraiment attiré en soi. Sauf à l’âge où l’on a des rêves de gloire mais je me trouvais plus douée en chant, je m’imaginais plus facilement sur une scène avec ma guitare et mon micro que dans la peau de différents personnages, alors même que je n’ai jamais su jouer de guitare. Il paraît que j’ai certaines prédispositions, j’avais fait un peu d’impro où je m’en sortais super bien et ma prof de français de première m’avait fortement complimenté sur ma façon de lire un texte, très vivante.  Mais jamais je n’ai pris de
cours de théâtre et je doute aujourd’hui d’en avoir le temps. Mais quand je dis que je veux être une actrice, je ne parle pas du fait de jouer la comédie en soi (même si c’est très bon pour la mémoire) mais des multiples activités qui s’y agrègent.

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Il y a 4 ans, je travaillais sur un projet de long métrage, Modo, je vous en avais parlé. Au cœur du projet, une actrice, Aurèle, avec qui
j’avais sympathisé et ses journées étaient rythmées par différentes activités : sports de combat, danse, cours de mime… Bref, un acteur se doit d’être polyvalent et d’avoir plusieurs cordes à son arc, prendre des tas de cours fait partie de son travail. Et ça, ça, mes amis, je trouve ça merveilleux.

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Evidemment, y a du négatif, c’est un métier difficile avec beaucoup d’appelés et peu d’élus. Quand on voit que Marion Cotillard a dû attendre 29 ans pour recevoir le prix de la meilleure actrice dans un second rôle, faut faire preuve de patience. Pourtant, même si je suis pas fan du tout de la demoiselle, reconnaissons qu’elle a déjà un très beau physique pour l’emploi. Pour le talent, je ne me prononcerai pas, j’ai juste vu Les jolies choses avec elle, difficile de juger une carrière avec un seul film, sans parler de l’évolution de son jeu d’actrice. Ah si, j’ai vu un autre film avec Thierry Lhermitte qui basait son buzz sur des scènes en clubs échangistes et je n’ai que très peu de souvenirs de ce truc. Faudrait que je le revoie pour ma rubrique totalement poussiéreuse de l’art du nanard. Bref, je vous parle de Marion Cotillard qui a su faire son chemin depuis grâce à un rôle et sa vie amoureuse mais faudra voir dans 10 ans. Et dans l’ombre de Marion et des quelques élues, des tas de femmes pas moins jolies, pas moins talentueuses mais qu’on ne connaît pas et qu’on ne connaîtra peut-être jamais. J’ai par exemple une amie du primaire – collège qui est passée de documentaliste à actrice. Ce n’est pas une bimbo bonnasse mais elle a un putain de charme et les quelques vidéos que j’ai vues d’elle sont très convaincantes. La verrai-je un jour devant une caméra ou sur une scène de théâtre ? Rien n’est moins sûr. Et que dire de l’épouse polonaise d’un ancien collègue carrément magnifique ? Elle parle français sans aucun accent au besoin mais on ne lui donne que des rôles de slaves avec nécessité de reprendre son accent (en même temps, c’est un vrai chant à mes oreilles, j’ai toujours adoré les accents étrangers)

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Mais ce ne sont pas les paillettes et les feux des projecteurs qui m’intéressent, donc, c’est la possibilité (nécessité) d’ouvrir en permanence ses horizons, de prendre des cours pour être toujours meilleure, progresser en permanence dans divers domaines. Mais quelle richesse ! Apprendre à chanter, à maîtriser quelques instruments de musique pour un rôle (je pourrais reprendre des cours de violoncelle), une langue pour jouer une étrangère (l’anglais est incontournable. Et le russe ? J’ai les yeux bleus, je pourrais jouer les slaves. Ok, je suis pas très blonde et je suis un peu minuscule mais bon), du sport car je dois affûter mon instrument de travail. Sans parler de l’apprentissage d’une bonne respiration, mon problème majeur dans la vie. Oui, la plongée m’a révélé que je ne savais pas respirer. On a un exercice qui s’appelle le phoque : on doit vider ses poumons et se projeter au fond de la piscine. Avec des poumons vides, tu coules. Moi, je remonte. Pourtant, j’ai l’impression que je n’ai plus d’air à souffler mais manifestement, il m’en reste plein. Parce que je ne respire qu’avec ma cage thoracique et pas avec mon ventre donc je vide pas bien. L’Amoureux m’avait un peu fait travailler ça mais je pars de loin. 

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Bref, faire un métier qui nécessite d’être en permanence d’un nouvel apprentissage, de rajouter encore et toujours une nouvelle corde à son arc, ça me titille. Sauf qu’en parallèle, la non garantie d’un revenu régulier me fout trop les pétoches, sans parler du fait qu’à 30 ans, je pars de trop loin pour espérer quoi que ce soit. Ne serait-ce que parce que je n’ai pris aucun cours de comédie dans ma vie donc même s’il semble que j’ai certaines prédispositions, je suis loin, très loin du niveau minimal pour jouer la comédie.


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Ceci étant, en écrivant cet article, j’ai envisagé de m’inscrire dans un cours de théâtre. Pas pour devenir actrice mais je pense que ça pourrait m’apporter certaines choses, travailler ma mémoire et ma respiration. Va juste falloir que je trouve du temps et vu le rythme de mon nouveau travail, va falloir que j’accepte que toutes mes soirées ne peuvent plus être dédiées à mes loisirs. La vie en agence, c’est bien particulier, faudra que je vous raconte.

I am not on f***ing Facebook

Par Laurent

Je suis tombé aujourd’hui sur une statistique  très impressionnante. Selon Mashable, 80% des français de la tranche 15-24 ans, et 50% de la tranche 25-34 ans sont inscrit sur Facebook.

Pour être franc je n’ai jamais vu l’utilité de ce truc et donc je n’ai pas de compte. 

Au final peu importe que je l’utilise ou non, mais ce qui devient de plus en plus lourd c’est que désormais, je dois me justifier toutes les semaines de ne pas être sur Facebook.

Je dois concéder que je ne suis pas réellement dans un milieu représentatif, ayant repris mes études dans ce qu’on pourrait apparenter à une école de commerce, les gens que j’y côtoie aiment se croire populaires en cumulant le plus « d’amis » possible, mais je peux lire la stupéfaction de mes collègues quand je leurs réponds que non, je ne suis pas sur ce
p***ain de facebook.

Je me doute bien vu les statistiques qu’une bonne partie des lecteurs de ce blog ont un compte et que je ne suis pas en territoire conquis en abordant ce sujet, loin de la, mais je ne démords pas du fait que pour moi, ce truc n’a aucune utilité.

Je vous rassure, je vais vous épargner le couplet qui dit que toutes vos infos perso vont être vendues dans très peu de temps, mais pour le reste je vais développer.

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« Vas y passe moi ton FB » est la phrase qui vient de rendre le « Vas y passe moi ton 06 » caduque.

J’ai l’impression que ce site est devenu le nouveau terrain de jeu des pseudos dragueurs et des crevards en tout genre. Je n’arrive même plus à compter le nombre de « connaissances » qui passent de profil en profil afin de mater des photos et d’envoyer des messages sauvages à des nanas en espérant les chopper. Comme si FB était le nouveau meetic, sauf que
c’est gratos et que tu peux écrire à toutes les nanas que tu veux même si elles ont 15 ans. Je crois que le plus choquant à été de voir de mes yeux un ancien collègue de boulot se toucher à son bureau en regardant le profil d’une nana…

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Retrouver ses anciens amis est l’argument premier pour mes potes inscrits sur facebook.

Mais des gens qui n’ont même pas pris la peine de donner des nouvelles pendant des années sont ils réellement des amis ? Pour dire la vérité j’ai eu un compte en 2006, pendant une durée en tout et pour tout de 5 jours. Je me suis désinscrit quand j’ai eu l’effroi de voir la photo d’une de mes ex me demandant en amis. Entendre parler de mes ex c’est bien
la dernière chose dont j’ai envie. Ce que je veux dire, c’est qu’en amitié je crois en la décantation, les impuretés finissent inévitablement par partir, et c’est le meilleur qui va rester. Les gens pas fiables qui réapparaissent dans votre vie uniquement quand ils ont besoin de quelque chose, à vrai dire je préfère qu’ils restent loin de moi.

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On m’a aussi rétorqué que facebook était un excellent moyen de rester en contact.

Si c’est là votre usage, pourquoi utiliser votre vrai nom et non un pseudo que seuls vos amis connaitraient ?

De mon humble avis le meilleur lubrificateur social reste la bière. Rien ne vaut une petite mousse avec ses potes pour se raconter ses délires, ses joies, ses peines. Je vais vous raconter une petite anecdote : il y a bien longtemps je discutais avec ma voisine sur messenger depuis plus de deux heures quand je me suis rendu compte du ridicule de la situation : on habitait à 200 mètres l’un de l’autre et on discutait par écran interposé. Dans la foulée je l’ai invitée au troquet d’en face et j’ai désinstallé messenger. Réussir sur second life c’est bien, mais réussir sa vie réelle c’est mieux. A quoi bon avoir plein d’amis virtuels si c’est pour ne pas en avoir en vrai et rester chez soi les soirs, seul devant son écran.

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Bien sur des fois il n’est pas possible de voir les gens en personne. J’ai vécu quelques temps en Australie, et par définition c’était pas possible de picoler tout les week end avec mes potes, comme vous pouvez l’imaginer. Mais ca m’a pas empêché de garder contact avec eux et de prendre des nouvelles sans utiliser facebook. Je mettais les photos sur picasa,
des petits mails perso pour chacun, sans étaler absolument tout ce que je faisais à 200 personnes.

Je pense qu’il est surtout là mon problème avec facebook. Je comprends pas l’intérêt de s’exhiber comme ca devant 200 « pseudo-amis ». Bien sur le fait que la photo d’une nana bourrée à moitié défringuée puisse être vue par son patron ou sa famille est plus dérangeant pour elle que pour moi, mais je pense qu’il ya quand même un minimum de contrôle à exercer sur les informations à diffuser. A moins que ca ne soit ca le problème, la volonté des gens à proclamer à qui veut bien les entendre que leur vie est trop géniale, qu’ils font plein de trucs, qu’ils ont plein d’amis, qu’ils appartiennent à tel ou tel groupe. Comme si les gens étaient restés bloqué sur la case « estime des autres » de la pyramide de Maslow… 

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J’ai lu également qu’en moyenne un utilisateur consacre 8h/semaine sur facebook. 

Si on m’enlève 8 heures de mon temps libre, c’est bien simple je n’ai plus le temps de rien faire : adieu la guitare, la danse, le close combat, le kitesurf, tout ce qui fait que je suis moi en fait. Il y a de fortes chances pour que je tombe lentement dans une profonde déprime car plus rien ne viendrait compenser la frustration du boulot et des tracas quotidiens. Le temps que je passerais sur facebook, je ne le passerais plus à voir mes potes, à sortir, à essayer de rencontrer du monde pour rencontrer ma future. 

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Bref, me concernant en tout cas, j’ai vraiment l’impression que m’inscrire sur ce site mettrait un coup d’arrêt à ma vie sociale. Donc désormais, aux gens qui me demandent mon FB je leurs réponds : non je suis pas sur ce p***in de facebook, non je ne suis pas un mouton qui créera un compte pour faire comme 17 millions de français, et non j’ai vraiment
d’autres trucs à faire que d’écrire des remarques débiles sur le mur de gens que j’ai vu que 2 fois dans ma vie. Mais par contre si tu veux faire connaissance, oui je peux t’offrir un verre ou deux.

En quel temps ?

Depuis hier se déroule un étrange phénomène sur ma boîte mail : le club des 5 essaie de se trouver un créneau. Le club des 5, ce sont 5 filles (dont moi, des fois que vous n’auriez pas compris) qui se cherchent un rendez-vous mensuel pour se retrouver et bitcher en toute tranquilité. Non parce que sinon, on se voit toutes hebdomadairement à la plongée mais c’est pas pareil. Mais drame : nous sommes toutes légèrement débordées.

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Je vous résume la situation : le mardi, mort pour tout le monde, plongée. Le lundi et le mercredi, Lena a danse. Le jeudi, Isabelle 1 (oui, y en a 2 sinon c’est pas drôle) a espagnol le jeudi, cette même Isabelle et Alice vivent en banlieue lointaine et le brunch le dimanche, ça fait chier et le samedi, c’est pas sûr parce que Lena bossera parfois. Je rappelle que nous cherchons un rendez-vous mensuel. Et voilà, le club des 5 est victime de cette maladie chronique : le manque de temps. Et encore, moi, j’ai pas trouvé mes activités de la rentrée (je suis toujours en pleine hésitation, j’ai raté les inscriptions à la mairie de Paris pour le russe. Ceci étant étant salariée, non parisienne et faisant ça pour mon développement personnel, je pense que c’était mort. Sinon, j’ai plein de trucs qui me titillent mais je sais que je n’aurai pas le temps pour tout).
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Pourquoi courons-nous toutes après des activités annexes ? Pour ma part, la réponse est simple : parce que j’en ai les moyens. Moyens financiers et j’ai pas de gamins à m’occuper en sortant du taf. Justement, je dois profiter de ce temps béni où je ne peux vivre que pour moi. Donc si les mardis sont pris, me reste 4 soirs par semaine plus deux jours de week-end à remplir. Si je le souhaite car je garde aussi du temps pour voir mes amis, mes amants ou juste pour glander. Oui, j’ai eu du mal à admettre que j’y avais droit mais si je prends ma soirée d’hier : rentrée tard (j’avais rien de prévu donc j’ai un peu avancé au boulot, sachant que ce soir, je pars à 18h20 et demain 18h donc bon…), je m’allonge « 5 mn » vers 21h40. Je me réveille à 22h30 au moment où mon chat se dit que c’est cool de dormir sur moi. Elle se love dans mon dos, un truc que j’essaie de lui apprendre depuis 6 ans. Oui, j’ai décidé que ce serait super que mon chat se pose sur mon dos et patasse un peu, histoire de me faire un petit massage et bouillote par la même occasion. Mais apparemment, mes seins sont plus confortable que mes reins, j’arrive à rien sur ce point. Alors pour une fois qu’elle le fait, j’allais pas la dégager. Du coup, je suis restée au lit et j’ai profité qu’elle reparte (la garce) pour virer mes fringues et roupiller. Donc oui, hier soir, je n’ai strictement rien fait MAIS j’ai dormi 9 heures en cumulé (ça tirait quand même ce matin, faut que la société arrête de croire que je peux être pro-active aux heures à un chiffre) donc cet après-midi, vers les 14-15h, je n’aurai pas de coup de pompe donc je serai efficace. Bon, je serai efficace au boulot donc mon épanouissement personnel ne se sent pas très impliqué MAIS si on considère que mon épanouissement personnel coûte quelques sous (aucun cours n’est gratuit, normal), vaut mieux que je sois efficace au boulot, quand même. Bref, j’ai le temps, j’ai l’argent, faut en profiter. Non parce que si je daigne un jour faire un(e) mini-moi, même si je peux le/la confier au papa quelques soirs, faut pas abuser non plus donc là, Güdrun oblige, pas de mini-moi en vue donc apprenons des choses.

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Alors évidemment, l’emploi du temps devient compliqué à gérer. Entre les amours et les amis, rien que ça, c’est un peu la quadrature du cercle surtout que toute personne normalement socialisée ne cesse d’élargir le dit cercle, au point de ne plus pouvoir voir personne. Si le club des 5 a pu se voir relativement facilement cet été, dès que la rentrée et les activités reprennent, c’est une autre paire de manches. Est-ce un espèce de mal urbain (peut-on réellement parler de mal en la matière ? Vous avez trois heures) d’essayer de combler à tout prix nos emplois du temps ? On pourrait croire à un mal de célibataire ne voulant pas se retrouver seul chez lui mais ça ne marche pas puisque Lena vient de s’installer avec son mec. Cyniquement, on pourrait alors en déduire qu’elle cherche à fuir l’appart commun mais ils font de la plongée ensemble alors même pas.Envie de se dépenser, de s’évader pour oublier ou éliminer notre stress ? J’y crois plus. C’est mon cas en tout cas. Outre le fait que j’ai envie de devenir une personne meilleure à mes yeux, je suis toujours à la recherche d’un équilibre et cet équilibre me paraît difficilement compatible avec le stress. Stress qu’il faudrait que je combatte à coup de yoga mais je suis pas sûre d’aimer ça, le yoga. La plongée, c’est mieux.

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Mais cette quête que nous semblons toutes avoir de ce petit plus, de cette envie d’apprendre, de maîtriser de nouvelles disciplines n’est-elle pas la résultante d’une société de la performance où l’oisiveté est combattue, méprisée ? Où il faut être toujours plus fort que le voisin, plus cultivé, brillant, multitalentueux ? Une société où l’on montre à la télé des exemples de médiocrité absolue, des jeunes ne sachant pas parler français passionnés de choses futiles, si tant est qu’ils soient passionnés, assoiffés de gloire facile, qui veulent être des « stars ». Stars de quoi, la question reste posée.

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Ou c’est juste parce que justement, à la télé, y a rien et plutôt que de se faire chier chez soi, on préfère s’occuper ailleurs.

PS : Sans vouloir faire ma féministe, le guide Eyrolles « s’organiser c’est facile » avec en sous-titre « pour les femmes » et l’image du gamin,ça sous entend que seules les femmes doivent gérer boulot et marmots ? 

 

I like to move it, move it !

Salut mon moi d’avant,

Je reviens te parler de sport, comme promis. Tu vois, il est important dans la vie de tenir ses
promesses mais à ce niveau là, de mémoire, ado, j’étais déjà une personne d’honneur. Mais je crois surtout que je promettais pas beaucoup. Bref, parlons peu, parlons sport.





A l’heure actuelle de quand tu reçois cette lettre, mettons vers 14-15 ans, tu es un vilain petit saindoux qui navigue entre le 42 « élastique » et le 44. Evidemment, y a pire mais nous le découvrirons plus tard, ça aurait pu être mieux. Le seul sport que tu pratiques est l’EPS au collège/lycée (enfin, quand je dis pratique, c’est quand tu te planques pas pendant le cours d’endurance et quand tu ne refais pas le monde avec tes copines sur le gros matelas de gym ou de saut en hauteur) et le tir à l’arc ou, soit dit en passant, tu ne seras jamais vraiment bonne malgré la bonne vue que tu avais à l’époque. Ah, oui, tiens, je te préviens : dans une dizaine d’année, tu seras myope. Voilà, c’est dit.

Le reste du temps, tu croupis sur le canapé familial à mater Beverly Hills et autres Melrose Place en mangeant ton bol de chocapic ou n’importe quoi d’autre. Tu envoies du rêve, là, t’imagines même pas.  Bon, alors pose ce bol de chocapic et écoute-moi. Tu vas faire du sport. Non, ne grimace pas ! Je sais que dans le sport, ce qui ne te plaît pas, c’est la compétition puisqu’à priori, tu te considères mauvaise. Tu n’as pas forcément tort en soi, tout dépend de quel côté on regarde mais par exemple, souviens-toi, fin 4e, tu avais fait une partie de basket un peu informelle avec deux autres filles et un garçon, Jérôme. Comme vous aviez joué quelques balles avant et il t’a choisie d’office pour faire partie de son duo de basket. Jérôme, l’un des mecs les plus populaires du collège ! Pourtant, au vu de ta petite taille, on aurait pas cru  mais voilà. Le problème, c’est que tu n’as pas d’endurance mais
ça, ça se travaille.

Et puis y a la natation. Tu as toujours été douée en natation. Souviens toi au primaire, alors que tu avais encore un ventre tout rond de bébé, le prof te demandait toujours de montrer aux autres comment faire. Ahah, la petite grosse qui apprend le sport aux autres, c’était bon ! Même qu’il y avait cette fille, la sportive de service, qui t’avait dit que si tu maigrissais un peu, ce serait mieux tant elle était dégoûtée que tu fasses mieux qu’elle. La natation, mon enfant, c’est ton avenir. D’ailleurs, tu vas le découvrir malgré toi l’été 95. Comme ce petit con de Guillaume (encore un, tu vas voir, ce prénom te suivra toute ta vie) dont tu étais folle amoureuse au collège et cette bitchasse de Nathalie ne t’ont pas invitée à leur boom, tu t’es défoulée en… nageant. Tu te faisais 1km par jour de brasse. Résultat, à la rentrée, tu ressemblais enfin à quelque chose mais pendant longtemps, tu as juste attribué ça à la puberté alors que non, c’était ton km de natation.


Et la danse ? Tu adores danser. Pas en pro, entendons nous bien mais combien de fois tu as allumé la chaîne avec ton dance machine pour remuer ton cul dans ta  chambre ? Ben, ça, par exemple, au lieu de bouffer ton chocapic devant Melrose Place (à la fin, Amanda finit avec Jake), tu le fais. C’est pas compliqué, tu montes dans ta chambre, tu dis que tu vas faire tes devoirs et tu remues tes fesses pendant une heure. Ah par contre, rassure-toi, je te ferai pas la morale sur le fait que tu ne fais pas tes devoirs, ça n’a pas eu grand impact à l’arrivée (mais fais-les un peu quand même, ça t’évitera des frayeurs).

Tu vas voir, être bonnasse a du bon et surtout, t’en auras rien à faire de cette bitchasse de Nathalie ou de ce couillon de Guillaume, tu seras aussi populaire qu’eux. Tiens, d’ailleurs, la prochaine fois, je t’en parlerai de ce couillon de Guillaume ou comment être raide amoureuse d’un crétin.

PS : Ah, j’oubliais, faut bien mettre le clip :