The interview (part 1)

Voici la première partie de l’interview (c’était trop long pour le mettre en une fois) . La suite samedi prochain. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

Pourquoi as-tu choisi Nina comme pseudo ? (Dragoon, Lunelô, Rem)

Alors, c’est très simple. Juste avant d’arriver sur Paris, j’ai lu « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb dans lequel l’héroïne, journaliste, s’appelait Nina. Or elle affrontait un écrivain obèse particulièrement odieux qui m’a fait penser à ma grand-mère. Donc, je me suis un peu identifiée, Nina a fait ce que je ne pourrai jamais faire (ouais, le respect des aïeux). Donc quand j’ai crée ce blog, j’ai pris ce prénom. Je l’aurais crée à un autre moment, j’aurais sans doute choisi un autre prénom.

Ben : Peux-tu me décrire Nina dans 10 ans (pas ce que tu espères, ce que tu crois être ton avenir) ? (famille, amis, job, lieu de vie, …).

Bon, question délicate. Dans l’idéal : je serai enfin journaliste en CDI, peu importe quelle rédaction. J’écrirai des livres aussi, peut-être seront-ils publiés, je sais pas. En tout cas, ce blog sera mort, ça, c’est sûr. Côté vie privée, j’espère que j’aurai avancé aussi, que j’aurai un mec que je retrouverai tous les soirs en rentrant à la maison (soit une vraie maison, soit un appart super classieux) et puis peut-être que ce sera un mec tellement génial que je lui aurai fait des bébés. Mais pas trop quand même. Et puis j’espère que j’aurai toujours Kenya parce que dans 10 ans, elle aura 12 ans, c’est jouable. Et j’aurai arrêté de fumer, aussi. Dans le pire des cas : je serais manager au McDo parce que j’aurais pas trouvé de poste de journaliste et obèse parce qu’à force de bouffer du McDo, hein…Du coup, je serai célibataire, sans enfants mais y aura peut-être toujours Kenya. Evidemment, dans 10 ans, mes parents seront toujours là, je m’occuperai de temps en temps de mes neveux et nièces et le dimanche, j’irai dîner chez ma sœur (ou elle viendra à la maison).

LilVirgo : Est-ce que tu me trouves fabuleuse et belle et intelligente? Ah merde, c’est TON ego, qu’on doit flatter, pas le mien… :p
Est-ce que TU te trouves fabuleuse, et belle et intelligente?

Heu… Bon, intelligente, je sais que je suis cultivée vu que je suis pas mal bibliophage et hyper curieuse. Ce qui est bien, c’est qu’on peut toujours apprendre, tout le temps, c’est ce qui me plaît. Ca n’en tiendrait qu’à moi, je serais étudiante toute ma vie. Après l’intelligence, c’est relatif. J’ai une bonne logique donc je suis douée avec les chiffres et comme je lis beaucoup, j’ai du vocabulaire. Après, j’ai plutôt une bonne intelligence sociale et émotionnelle mais je suis catastrophique en intelligence spatiale. La géométrie, ça a toujours été mon cauchemar et je me perds tout le temps.

Belle, ben, évidemment, ça dépend des gens, les goûts et les couleurs, hein ! Mais bon, vu les superbes mecs que j’ai conquis dans ma vie, je me dis que je suis quand même pas un boudin !

Et fabuleuse, ouais, carrément !

Quant à toi, tu sais tout le bien que je pense de toi, je dis toujours un truc genre « Lil, je l’adore, elle est super brillante et puis elle se la pète même pas. Et en plus, elle est toute jolie ! ». Bref, heureusement que t’es sympa sinon, je te détesterais ! T’es une Marieke en puissance (private joke).

 

Maître Sam : Quel est ton plus grand regret dans la vie?

Ca dépend des jours… Mais bon, je crois que mon plus grand regret, c’est de plus avoir mon grand-père, j’aurais bien aimé qu’il me connaisse en tant qu’adulte. Parce qu’il aimait beaucoup de choses qui me plaisent aujourd’hui, on aurait eu des tas de choses à se dire. Et comme ça, aller voir ma grand-mère n’aurait pas été un calvaire vu qu’il aurait été là. Je crois que j’écrirai un article sur lui un jour car je l’adorais, mon grand-père.

Mimine : Dans quel pays, lieu ou ville aimerais-tu vivre à part Paris et pourquoi?

Canada, Montréal ! J’ai toujours eu une passion pour le Canada parce que petite, je croyais qu’ils parlaient tous français là-bas et un pays aussi grand qui parlait français, ça me fascinait. Ensuite, j’ai fait une maîtrise sur le sujet et j’adore leur projet de société. Bon, ils n’ont pas leur indépendance mais c’est vrai que leur société est fascinante : un peu américaine, un peu anglaise, un peu française… Puis ils ont des expressions qui tuent ! C’est fou comme on peut parler la même langue à la base mais grâce à des contextes culturels différents, ça devient carrément une autre langue.

Peu importe : Tu comptes tenir ce blog pendant combien de temps ? Et as tu déjà imaginé la gestion de sa fin ?

Je sais quand et comment le blog s’arrêtera mais je n’en dirai pas plus pour le moment, top secret ! Mais bon, je pensais pas qu’il existerait encore aujourd’hui. Il y a des jours où je me dis que je devrais arrêter, mais bon, j’ai une date butoir, je dois tenir jusque là… Mais le blog a encore quelques beaux jours devant lui.

Dragoon : Comment viennent tes termes abordés et où trouves tu tout ton inspiration ?  Qu’est ce que tu aimes le plus dans la vie ? Quels sont tes attentes sur le plan professionnel, dans la vie de tous les jours, dans ta vie amoureuse ?
Si tu pouvais changer une chose dans le monde, qu’est ce que ce serait ?

– Ben, dans mes conversations avec mes amis, en général. Je sors boire un verre entre amis, on parle de tout et de rien et là, paf, une idée d’article ! Je trouve aussi mon inspiration en lisant ou en regardant la télé. Des fois, en rêvassant aussi. J’aime bien me triturer le cerveau, une idée peut naître en voyant des gens dans la rue qui s’embrassent ou même sous la douche.

– Heu… Là, je sais pas, y a plein de choses que j’aime bien dans ma vie et d’autres moins… Disons que j’aime beaucoup les gens qui m’entourent, ma famille et mes amis. Ils sont là quand ça va et aussi quand ça va pas, c’est un socle solide dont j’ai besoin pour avancer. En gros, les bases solides pour construire le reste de ma vie. Si je suis pas équilibrée, j’aurai du mal à avancer sur le plan professionnel et le plan privé.

– Dans ma vie professionnelle, c’est pas compliqué, je veux un CDI ! Dans le journalisme, off course. Je commence un truc très important pour moi et je suis très emballée, j’ai galéré mais mon ciel s’éclaircit. C’est pas encore le grand ciel bleu mais les nuages se dissipent. Dans ma vie privée, je veux un mec, sur Paris, pour changer. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je vis mal mon célibat, chaque chose en son temps. Mais c’est vrai que me poser, ça serait super reposant !

– Ohlala, tellement de choses à changer, je sais pas trop ce que je choisirais…Bon, j’éradiquerais la pollution, pour commencer, revivre dans un environnement sain et, cette fois-ci, en prendre soin. Pendant longtemps, on n’a pas eu conscience de ce qu’on faisait à notre planète, on est plus attentifs maintenant donc si on repartait à zéro sur ce sujet, j’ai espoir qu’on ne recommette pas les mêmes erreurs. J’aurais bien dit éradiquer la pauvreté mais il y aura toujours des plus riches et, donc, des plus pauvres.

Lunelô : Si ce site etait un livre: lequel? Et pourquoi?

Sex and the city ! Mais en fait, je n’ai jamais lu ce livre donc c’est un peu hypocrite comme réponse. Puis en plus, je viens de livre un bouquin de Candace Bushnell (Haut de Gamme), la créatrice de Sex and the city et j’ai trouvé ça très chiant. Idéalement, j’aimerais être un livre de Moravia puisque c’est mon auteur préféré mais aucun des livres ne correspond vraiment à l’esprit du blog. Normal, il n’a pas vécu notre époque ! Des fois, je me sens un mélange de « L’ennui », « Désidéria » et « Lui et moi » (même si j’ai pas de pénis). Y a un peu de Virginie Despentes ici sauf que je suis pas du tout trashouille, moi !

Grr : Un futur lointain, imaginons que ton blog s’appelle « les octogénaires ». Quel serais ta vie de grand-mère en 2066 ? Comment conterais-tu ta vie bien remplie de vieille peau, à nous, tes petits enfants ?

Ben, j’espère arriver à 80 ans plutôt en forme, déjà ! (enfin en 2066, j’aurai 86 ans, gloups !). Ma vie de grand-mère, j’espère que je serai avec pépé et qu’on passera des journées bien remplies. Sans courir à droite à gauche, on aura du temps pour lire, discuter, je me mettrai au tricot et tout ça ! Si je suis en forme, je prendrai des cours à l’université du troisième âge et j’écrirai des histoires pour mes petits enfants. Non parce que je suis pas sûre que les gaver de gâteaux soit une bonne chose.

Je leur apprendrai des choses, à mes petits enfants, j’espère que je serai pas trop réac et que je n’aurai pas oublié que je n’ai pas toujours été d’une sagesse exemplaire dans ma prime jeunesse. Mais bon, j’omettrai de dire qu’avant papy, il y a eu pas mal d’autres hommes dans ma vie, faut pas trop leur donner de mauvaises idées ! Ouais, en gros, j’espère que je serai pas anormalement réac et que je deviendrai pas méchante comme ma grand-mère.

Christophe : comment te vois-tu au sein de la francophonie ?

C’te question ! Je suis pas sûre de comprendre le sens de ta question, je vais tenter de te répondre, tu pourras me dire si je me suis plantée ou pas. J’aime beaucoup la langue française que je trouve très riche et j’apprécie d’écrire dans cette langue. J’aime par ailleurs entendre les expressions idiomatiques des autres pays francophones, comme je le disais plus haut au sujet du Canada (enfin du Québec, plus précisément). C’est ça une langue vivante. Après, je suis très chiante au niveau de l’utilisation du français, j’aime pas les fautes et je corrige souvent celles de mes amis. Après, la francophonie en tant que communauté n’a plus beaucoup de poids, en France, on s’en fout. Au Canada, par contre, c’est une vraie philosophie, surtout au Québec du fait de leur lutte indépendantiste. Pourtant, je pense qu’en tant que communauté culturelle, la France devrait plus s’impliquer. Après tout, la francophonie, c’est pas juste la France. En littérature, par exemple, nombre d’auteurs ne sont pas francophones et ce serait bien de les promouvoir un peu plus.

Lambchop : C’etait quoi les réelles motivations de ce blog, à l’origine ?

La gloire ! Non, au début, c’était vraiment pour le fun, un truc crée entre potes pour s’amuser. En tant que journaliste, je n’ignorais pas le phénomène blog mais je pensais pas que tant de gens se passionneraient pour nos vies et nos opinions sur pas mal de sujets. Moi, j’y voyais surtout la possibilité d’écrire avec un outil super facile à utiliser. J’avais un premier site perso sur le net en 2000, le blog était quelque part une continuité, une façon d’assouvir ma frénésie d’écriture. Et de changer de style aussi puisqu’on est loin des romans ou des articles journalistiques que j’écris en temps normal.

Sophie : Ton blog t’a apporté plus de plaisir ou de désagréments dans l’ensemble?

Plus de plaisir, sinon, j’aurais arrêté. Les désagréments que j’ai eu dans la blogosphère ne diffèrent pas de ce que j’ai pu avoir dans la vie, juste qu’il y a plus de gens au courant. J’aime bien écrire, c’est un fait, et savoir que tous les jours, mes écrits vont être lu par un millier de gens, c’est assez flatteur. Non mais c’est vrai, se dire que tous les jours, des tas de gens viennent lire ce que je raconte et débattent des sujets que je lance, c’est passionnant. J’ai fait de belles rencontres grâce à ce blog, je suis même tombée amoureuse grâce à lui. Une petite communauté s’est créée, elle évolue beaucoup mais des gens se sont rencontrés en dehors, y a même un couple qui s’est crée grâce à lui. Il m’a par ailleurs beaucoup aidé pendant ma période de chômage où je n’allais pas bien. Des tas de gens m’encourageaient, étaient derrière moi et ça m’a aidé. Je sais que le jour où je l’arrêterai, ça me manquera.

Maître Sam : Es tu heureuse dans ta vie actuellement?

Globalement oui. Evidemment, je n’ai pas tout ce que je désirerais, comme pas mal de gens mais rien ne me mine. Bon, je suis pas amoureuse mais ça viendra. Après, pour le boulot, j’ai de quoi faire donc pas de soucis à ce niveau-là. Côté santé, ça va bien aussi, ça fait longtemps que j’ai pas été malade (alors que pendant ma période de chômage, j’étais malade une fois par mois). Côté entourage, à part quelques anicroches, ça va bien aussi. En ce moment, je raconte des tas de gens fascinants avec qui je parle de beaucoup de sujets et ça fait drôlement du bien ! Bref, oui, je suis heureuse.

Mister Fish : Donnes moi les 5 rôles que tu aurais aimé interprété, soit au cinéma, soit au théâtre, et pourquoi …

Aïe, la question ! Je ne suis pas cinéphile donc je vais répondre les premiers rôles qui me viennent à l’idée mais je sais pas si je répondrai la même chose plus tard !

– Cécilia dans l’Ennui, ne serait-ce que parce que tourner des scènes de sexe avec Charles Berling, je suis à fond pour ! Puis c’est le premier livre de Moravia que j’ai lu et comme j’ai adoré, j’en ai lu plein d’autres depuis.

– Clare dans 6 feet under. Ok, c’est une série mais je l’adore et Clare, c’est un personnage génial : complètement paumée, rebelle mais pas méchante, finalement. Puis elle se tape des beaux mecs, en plus. Et c’est une artiste et ça, forcément, ça me plaît.

– Le rôle de Juliette Binoche dans Fatale, Anna, parce que j’ai aimé tant le film que le livre, il m’a remué les tripes.

– Kitty dans Chatterton d’Alfred de Vigny. Ou n’importe quel rôle féminin dans une pièce de théâtre romantique parce que j’adore mais c’est la première qui m’est venu à l’esprit.

– Rita/Camilla dans Mullholland Drive car ce film est tout simplement énorme et qu’elle a un putain de sex appeal même si le rôle de Betty/Diane doit être plus dur à jouer.

Et voilà…

Pour la première fois en un an et plus, la cata : je n’ai aucun article de prêt pour ce blog. Des idées d’articles, j’en ai plein les tiroirs mais je n’ai pas vraiment le temps de les écrire, j’ai du boulot par-dessus la tête. Et en plus, ce soir, je m’en suis rajoutée : l’association va mettre en place une soirée mi octobre, j’ai demandé que mon stage soit allongé jusque là pour que je puisse participer à la préparation de cette soirée. Parce que je n’ai jamais fait ça et que ça me branche. Puis j’ai un gros projet à mettre sur pied aussi, un gros boulot en perspective.
 

Mais je ne t’oublie pas lecteur. Je sais que si je ne poste pas, tu vas t’inquiéter. Tu vas te dire que je suis morte, que je déprime ou que j’ai passé une folle nuit dans les bras d’un homme. Et bien même pas. Je ne suis ni morte, ni dépressive et je n’ai aucune vie sexuelle. Enfin, si, j’en ai une avec ma propre personne et j’avoue que je me trouve bon coup, je marque à tous les coups.

Alors, je vais écrire un article plein de riens, des conneries histoire de t’occuper en ce vendredi car je sais que tu pars en vacances parce qu’on arrive au mois d’août. Tu vas m’abandonner, lecteur, tu rateras ma folle nuit d’amour avec Sagamore… ou pas. Tu vas rater mon embauche dans une prestigieuse rédaction… ou pas. Tu vas rater des articles super drôles, bien tournés et tout. Tu vas rater mon article sur l’épilation (spéciale dédicace à un lecteur). Tu vas rater des articles sur ma folle vie, sur mon boulot, sur ce que je pense sur tout et n’importe quoi. Et oui, lecteur, quand tu seras sur la plage à te rôtir les miches, moi, je serai enfermée dans mon appart devant mon bureau, mon ventilo à gauche et mon brumisateur à droite. Oui, je suis une fille qui utilise son espace de façon ergonomique.

Moi, je ne suis jamais partie en vacances en août. Dans ma famille, on partait du 15 au 30 juillet, à peu près parce qu’après, y a vraiment trop de monde et chez les Bartoldi, on aime pas le monde. Surtout à la plage. Parce que les chiens à leur mémère qui font leur trou à 2 cm de notre serviette, ça fait chier. Les gens qui viennent s’étaler limite sur notre serviette aussi. En août, moi, j’allais en centre aéré avec quelques gamins de la té-ci, ça m’apprenais la vie. J’ai appris beaucoup de chose en centre aéré : faire des crocodiles en perle, des bracelets brésiliens ou comment mettre une capote, comment on roule une pelle et comment on joue à action ou action (parce qu’on s’en fout de la vérité, on veut juste s’embrasser sous la tente). J’ai aussi appris à faire du sel coloré qu’on met dans des bouteilles, c’est joli, ça décore. On préparait aussi un spectacle pour la fin du centre aéré, on dansait, on chantait, on jouait des petits sketches, c’était marrant.

Moi, mes « vacances » sont terminées, je suis rentrée hier sur Paris avec des coups de soleil partout, une vraie touriste allemande. Maintenant, ça va mieux, je suis bronzée et trop canon… Faudrait que je bronze plus souvent, tiens, même si c’est pas bon pour ma peau. Pendant mes « vacances », je me suis levée tous les jours à 8h15. Aujourd’hui, première matinée sur Paris, j’ai lamentablement quitté ma couche à … 12h. Mais Dieu s’est vengé, il m’a fait faire un cauchemar horrible. Au début, j’allais au cinéma avec Gaugau voir Superman Returns, avec un super ascenseur qui monte dans les nuages. En sortant de la séance, je me rends compte que j’avais pas mis mes lunettes. Je rentre chez moi et là, je me rends compte que j’ai une espèce de bulle d’eau sur mon iris gauche. Ca fait comme une lentille super épaisse et qui commence à éclaircir le bleu de mon œil. Après, je vais dans une espèce d’endroit où je suis censée avoir un cours de je sais pas quoi. Là, j’ai mal à l’œil, je me regarde dans la glace et c’est l’horreur : le bleu est en train de se diluer dans le blanc de l’œil, la pupille commence à se brouiller aussi. Je montre mon œil à la prof, je veux à tout prix aller à l’infirmerie, surtout que la bulle d’eau se forme aussi à droite. Je suis morte de trouille, j’ai peur de perdre la vue. La prof me dit que c’est très grave, une maladie qui touche une personne sur 6 millions, à peu près, que je vais perdre mes yeux et tout. Je veux aller à l’infirmerie mais c’est le bordel en cours, personne ne m’écoute. Et là, arrive mon père, je lui montre mes yeux et il me dit : « mais non, c’est pas grave ! ». Et là, mon réveil (re)sonne, merci !

Mais bon, même si je me levais tôt chez mes parents et que je bossais, c’était quand même un peu les vacances, je travaillais le matin dans le jardin puis quand j’avais trop chaud, j’allais faire un plouf dans la piscine. Kenya jouait tranquille dans le jardin avec Clio, la petite chatonne de mes parents. Faut savoir qu’au début, ma bestiole ne voulait pas que l’autre l’approche, elle lui soufflait dessus et se barrait en courant si l’autre l’approchait. A la fin, Kenya lui foutait de sacrées claques à Clio mais c’était juste pour jouer. Au vu de la canicule et tout, j’ai finalement laissé ma cro-crotte à mes parents pour le mois d’août et je culpabilise à mort. J’ai l’impression de l’avoir abandonnée. Mais bon, c’est comme un gosse : si j’avais des enfants, ne les laisserais-je pas chez papi mamie pour profiter encore un peu de la campagne ? Si, sans doute. En plus, ça lui a évité de se taper le train et tout. Bon, le train, ça va, il était climatisé mais le métro, lui, non. Et pour bien en profiter, la conductrice nous a fait descendre à mi parcours en nous demandant de prendre le suivant. Je sais pas si tu as remarqué, lecteur, mais l’été, le métro, ça sent la sueur et les pieds, ça pue, quoi.

Et puis voilà. Je ne sais plus quoi raconter, il est tard et je vais aller me coucher, j’ai bobo la tête. Demain, j’ai plein de boulot, je sens que ça va déborder un peu sur le week-end. Mais comme Gaugau est pas là, j’aurai pas grand-chose à faire, même si je dois voir Tatiana et peut-être une autre copine.

Tu trouves pas que ma vie est passionnante, lecteur ?