Où trouver l’homme ? Episode spécial : mais où se cache Nina ?

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, j’ai reçu un mail d’un fidèle lecteur sur Facebook qui me demandait quelle était la part de fiction et de réalité dans Où trouver l’homme, notamment sur le fait que dans ces articles, je ne faisais jamais le premier pas. Amusant, avant qu’on me le dise, je n’avais jamais remarqué.


Quand Nina drague dans où trouver l’homme, c’est souvent : « je me redresse, seins en avant, cheveux au vent, sourire ultrabright et j’attends qu’il me remarque ». Pas du tout femme indépendante des années 2000, tout ça. Au départ de la série, j’envisageais plus de décortiquer les lieux de drague sans qu’il ne se passe rien puis à force, je me suis dit qu’il serait sympa d’égayer un peu l’histoire en y intégrant des personnages comme Fabien, Tatiana… Histoire de rendre le tout plus réaliste, que ça fasse vraie histoire de la nana qui cherche l’Homme.  Tout en étant globalement une belle loseuse.

Mais pourquoi est-elle aussi passive ? Parce que dans ma vraie vie, je ne drague pas, en fait. Non, je séduis comme on dit et ça prend un peu plus que trois longueurs de piscine, une descente au ski ou un cycle de machine à laver. Oui, je mets plein de liens pour que les
nouveaux arrivants lisent les anciens épisodes, je suis diabolique, hin hin hin ! Ce n’est pas par timidité, je l’ai perdue en même temps que mes dents de sagesse, à peu près. En fait, c’est un faisceau de plusieurs choses.


En premier lieu, quand je suis à l’extérieur, peu importe où, je ne suis pas très attentive aux individus. D’abord par myopie, ensuite pas distraction et rêverie. Quand je prends le métro, je suis soit en train de lire, soit perdue dans mes pensées. Quand je fais des longueurs de piscine, je suis en train de réfléchir à plein de trucs…et à mater les mecs, ok, mais je n’ai aucune chance au vu de ma propre tenue et il est hors de question que je m’arrête pour draguer, je dois nager tant et si je m’arrête, je perds le rythme. Parfois, il m’arrive de repérer un beau garçon mais c’est une considération esthétique plus qu’un désir qui naît. Il est séduisant, j’enregistre mentalement son visage et ça en reste là. Mais pourquoi ? Parce que je suis une jouisseuse cérébrale.

C’est un fait, un mec qui ne me fait pas rêver sur le plan intellectuel (au sens très large du terme) ne m’intéresse pas. J’y peux rien mais j’ai besoin de sentir que le mec qui me parle est brillant, intelligent et cultivé pour avoir envie de le mettre dans mon lit et que nous ayons certaines connexions intellectuelles. Il m’est déjà arrivé de coucher,avec des mecs avec qui j’avais très peu échangés, ça a toujours été un fiasco sexuel. En général, une fois partis, j’avais plus du tout envie de les revoir. Des fois, ça le fait même avant le
premier baiser, j’ai envie de disparaître tellement je ne me sens pas à l’aise avec le monsieur. Alors avoir envie de me mettre toute nue devant lui pour qu’il remplisse mon vase de son tuyau,,non, non, sans façon.



Donc le bel inconnu ne me séduit pas par son simple physique, j’ai besoin de plus. Or que sais-je du bel inconnu en dehors de son esthétisme qui me plaît. Est-il disponible pour commencer ? Est-il même Français ? Ce n’est pas que je ne veuille pas coucher avec des étrangers mais là, mon personnage cherche une relation durable et si Bel Inconnu n’est là qu’en touriste, ça va être compromis. Même pas dit qu’on trouve une langue pour communiquer. Ce qui peut être excitant pour le coup. Oui, l’exotisme, ça agite ma jouissance intellectuelle.



Au delà de sa disponibilité et du pays dans lequel se trouve sa résidence principale, reste donc l’énorme problème de la compatibilité de personnalité. Avons-nous quelques points communs ? Des centres d’intérêt à partager ? Tout simplement quelque chose à se dire ? Parce qu’en toute honnêteté, je peux trouver un beau mec tout à coup plus du tout attirant juste parce que je n’aime pas sa personnalité. Et l’inverse est vrai, parfois. Il faut un équilibre entre les deux. Oui, je vais pas mentir en disant que le physique ne compte pas mais il n’est pas essentiel.

Alors forcément, comme je ne drague pas et que je vois rarement un mec qui me plaît de prime abord car je suis difficile (en plus) et craque souvent sur un physique particulier où on retrouve un visage mal rasé, un profil magnifique et un regard intense, il est vrai que j’en rajoute un peu. Je pars de situation que j’ai vécues, en général, comme la laverie ou le cybercafé récemment mais dans ces deux lieues, je n’ai vu personne qui me plaisait. Je dirais même : je n’ai réellement vu personne car je n’ai pas vraiment fait attention.

Maintenant, il arrive que j’utilise des éléments réels de ma vie pour les mettre dans ces histoires. L’histoire Fabien est un mix entre une histoire arrivée à une amie et une des miennes. J’ai fait un article sur la laverie car j’ai eu l’occasion d’y aller tout comme au cybercafé aux petites heures de la journée (et ce fut dur). Mais globalement, mon seul but est de raconter la quête effrénée de l’Homme par une nana qui n’a pas de chance et s’y prend de plus comme un manche en utilisant des lieux que nous connaissons tous.

La liste de la fille caramélisée et bronzée

Putain, demain, je rentre à Paris

– Je suis pas douée au billard. Ni aux fléchettes, ni au bowling. Vive le tarot et la belote mais là, j’ai jamais de chance. J’envisage de me louer pour des soirées ou autres, genre « vous avez un ami très mauvais joueur qui ne supporte pas d’être dernier ? Pas de panique, louez Nina, elle fera toujours pire que lui ». Oui, je capitalise ma lose.

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– Des fois, je découvre à quel point je suis une pudique de circonstances. C’est-à-dire qu’à des moments, je le suis pas. Ma pudeur est un bon indicatif de mon degré d’intimité avec une personne, je m’en fous de me balader à poil devant mon mec/amant (même que curieusement, je me sens plus belle nue qu’habillée alors qu’à poil, on peut pas cacher ses bourrelets et sa cellulite). Et passer la journée avec Vicky en culotte et nuisette, je m’en fous aussi.

– Paris plage, le soir, c’est sympa même si les mecs arrêtaient pas de mater la brochette de filles (certes trop canon) que nous étions. Nous, c’est Summer, Tatiana et moi. On a prévu plein d’happenings pour la girlie team en août, le but serait de nous réunir toutes les 5 (les 3 précitées ainsi que Vicky et LilVirgo). En fait, il serait temps qu’on définisse qui est dans la girlie team parce que c’est pas super clair. En attendant, je sens que je vais créer le myspace girlie team avec des flyers pour nos réunions. Personne n’aura le droit de venir mais c’est
juste que photoshop me démange. Sinon, on s’est fait une nouvelle copine vendredi soir. On marchait dans la rue et on parlait du dernier Harry Potter quand une nana à la classe innée se retourne vers nous et beugle : « A la fin, il meurt Harry Potter ! » ? Okéééééééééé… On s’installe à notre cantine fétiche bis et là, qui s’installe à la table voisine, notre nouvelle amie qui se met à huler « A LA FIN, IL MEURT HARRY POTTER, IL MEURT, IL MEURT !!! A LA FIN, IL MEURT HARRY POTTER ! ». Arrête la drogue, ma fille, c’est le mal.

– Si tu veux être top tendance, fais du Velib.

– Samedi soir, après une soirée passablement arrosée à notre QG du forum pour célébrer la venue de notre Belge préférée, Boulou, on s’entasse dans la voiture d’un ami de Van, les deux garçons devant, Summer, Boulou et moi derrière. Après un mic mac pas possible, on arrive à s’attacher toutes les trois. Vitre ouverte, je profite de l’air. Sur les Champs, on mate les mecs des voitures voisines. Si tu conduisais une mini noire sur les Champs samedi dernier à 1h30, que tu es petit, brun et mal rasé, fais moi signe.

– A la question « suis-je en couple », Vicky dit que non, Summer, oui, Tatiana, Boulou et KC sont partagées. Merci les filles, ça fait pas avancer le shmiblick, tout ça.

– Dimanche, je prends le train de 8h15, en 1ère parce que ça coûtait moins cher. Je pensais naïvement terminer ma nuit dans le TGV sauf qu’en 1ère, y a que
des clubs 4 donc c chiant pour les jambes. Et surtout, en face, on a l’Attila du bac à sable, un gamin très agité. Heureusement, son accompagnatrice (mère ou grand mère ?) lui a fait faire un somme donc j’en profite, je me plie tant que je peux sur le siège (ce qui est bien en première, c’est qu’entre les deux accoudoirs, on rentre une Nina pliée eu deux). Au moment où j’arrive
enfin à m’installer sans avoir mal quelque part, je ferme les yeux et 2mn plus tard, le contrôleur passe. Puis Attila se réveille. J’ai donc pas dormi.

– En fait, au lieu de bronzer, j’allergise. C’est atroce, ça graaaaaaaaaaatte !

– J’adore mamie Parmentier. Jeudi soir, on va au resto, papa, maman, mamie Parmentier, Tante 1 (ma marraine) et moi. Faut savoir que mamie Parmentier est un peu sourde, c’est important pour la suite. Mamie Bartoldi aussi, d’ailleurs. Donc on discute et à la table derrière, y a le boucher de la famille donc ma mère, ma tante et moi, on lui explique plusieurs fois « C’est Chevalin », « oui, oui ! ». Fin du repas et là, ma grand-mère s’écrie discrètement « Mais c’est Chevalin ! ». J’avoue que j’étais morte de rire.

– Cette semaine, je suis allée à l’aquagym de ma maman. Le bon plan : c’est une piscine privée, c’est-à-dire que la prof a une piscine couverte chez elle rentabilisée par les cours d’aquagym. N’empêche que c’est de la vraie aquagym, ça, pas un truc de mémé ou de bonnes femmes en post-natal. Même que la gamine de 13-14 ans, elle suivait pas du tout alors que moi, si. Sauf que j’arrivais pas à pas bouger quand on faisait les exercices avec les frites et je me retrouvais toujours au milieu du bassin.

– Y avait un mec, je croyais que c’était un connard mais en fait non. Du coup, c’est un peu moi la connasse dans l’histoire.

– J’ai un nouveau mobïle qui déchire sa maman et je peux prendre plein de photos avec, mieux que l’ancien (parce que celles là, je peux les mettre sur pc)