Mes loisirs sont…

J’ai moult fois sur ces pages comparé recherche d’amour et recherche d’emploi mais franchement, avouons que c’est peu ou prou le même combat : séduire pour obtenir ce que l’on souhaite (un job ou une charmante personne). Et souvent, il va falloir que j’explique quels sont mes loisirs…

mes loisirs sont chanter sous la douche

Nombreux sont les sites de rencontre qui vous demandent quels sont vos loisirs. T’es plutôt theâtre ou cinéma ? Concert acoustique en petit comité ou show géant à l’américaine au stade de France ? Tu cours ou tu nages ? Des loisirs, on en a tous potentiellement plein. Potentiellement. Sauf qu’il y en a de plus avouables que d’autres. Genre aller mater d’obscurs films dans des cinémas d’art et d’essais : bien. Mater religieusement les Mystères de l’amour le dimanche soir en répandant des tweets sur le sujet sur les Internets tout en sirotant un coca zéro : ça le fait moins. Dire qu’on fait du jogging ou de la natation : bien, donne une image saine de soi. Sauf qu’à un moment, vous risquez de rencontrer quelqu’un, la base d’un site de rencontre, et si vous êtes au bord de la syncope rien qu’en montant 10 marches, votre date risque de capter que la dernière fois que vous avez couru, vous aviez 14 ans.

essoufflee

Et puis après tout, pourquoi mentir ? Oui c’est plus attractif d’être fan de Kundera que de Kardashian même si l’un n’empêche techniquement pas l’autre. Je crois. Mais à un moment, faut savoir ce que l’on veut. Si on n’est là que pour choper des coups d’un soir, ça va. Mais imaginons que vous fassiez une rencontre waouh! Genre la personne que vous rêvez de présenter à vos amis, votre famille ou votre chat. Sauf que vous lui avez raconté aaaaadorer la nouvelle vague coréenne alors que vous ne captez que dalle mais ça faisait croire à l’autre que vous avez un point en commun de plus. À cause de votre mensonge, vous allez réellement devenir expert de la nouvelle vague coréenne. Vous n’en demandiez pas tant en fait… Autant sur le CV, ça passe : au pire, vous aurez deux questions sur le sujet en entretien mais votre boss ne vous amènera jamais au cinéma pour entretenir votre passion des films tchèques post communistes. Enfin, à priori…

communisme

Finalement, les loisirs, c’est comme les mensurations, on peut enjoliver un peu mais de façon subtile. Et dessinez un portrait cohérent avec vos envies. Si vous ne supportez pas les pantouflard-e-s, ne vous présentez pas comme un amateur de soirées lecture au coin du feu enroulé dans un plaid par exemple… Et puis si y a bien un point où il est essentiel de s’assumer, c’est bien celui des loisirs. Vous avez honte de pas lire ? Y a toujours une librairie dans le coin… Vous n’aimez pas lire ? C’est votre droit et ce n’est pas dramatique. Rappelez-vous : vous n’êtes pas en entretien d’embauche…

Le chat est-il l’allié de la célibataire ?

Cet été, dans un élan de grand n’importe quoi, j’ai côtoyé pas mal d’hommes et j’ai constaté qu’une nouvelle fois, un élément séparait de façon ferme et définitive l’homme et la femme : le chat. Car si nombre de femmes célibataires en possède un, nombre d’hommes y sont allergiques. Mais pourquoi ?


Pendant un temps, j’ai cru que l’allergie au chat masculine était un prétexte. A ne pas en avoir, à ne pas le toucher, voire à ne pas aller chez la demoiselle, justifier le fait que non, nous n’avons aucun avenir commun. Bref, je ne croyais pas trop à cette allergie d’autant que Guillaume 1er m’a tanné pendant 4 ans et demi avec cette allergie, m’expliquant que si le chat familial dormait avec nous, il en mourrait… Un nuit, un chat s’est glissé dans la chambre et personne ne s’est même mouché…


Bref, le chat m’a paru pendant longtemps une excuse pour se tirer après une pipe jusqu’au boutiste sans devoir rendre la pareille (du vécu ? Tu peeeeeenses...) ou se sentir engagé avec une fille à chat. Pourtant pardon mais Kenya est un chat adorable, très câlin, qui respecte parfois mes grasses matinées et qui ne coûtait pas bien cher jusqu’à présent bien que sa dépression post été ait définitivement éradiqué son anorexie. Maintenant, elle mange et elle grossit. D’ailleurs, c’est étrange, en ce moment, je ne mange plus trop trop alors qu’elle double sa consommation, je me demande si on est pas un espèce de vase communicant. Flippant, n’est-ce pas ?


Et pourtant, le chat n’est-il pas aussi un allié dans la recherche de l’homme ? Par exemple samedi, je me promenais dans les rayons du supermarché, remplissant mon panier selon mes besoins. Hop des légumes, des yaourts, des fruits, des biscottes, du beurre… Et des croquettes pour le chat. Imaginons qu’à la caisse, un beau jeune homme célibataire fasse la queue à mes côtés, que va-t-il voir ? Ma boîte de croquettes et s’il regarde le reste des courses, il va sentir la fille totalement célibataire. Bien évidemment, nous allons considérer qu’il ne sera pas attentif à mon look alternatif du week-end du genre pas un gramme de maquillage, une coupe façon « je me suis attachée les cheveux pour pas qu’on voit que je suis pas peignée », un beau sweat idéal pour rentrer avec le sport, un jean « prends un gramme de plus et j’explose… »… Oui en somme, j’ai tout pour faire remarquer que je suis célibataire mais parallèlement peu de chance de séduire le mâle mais il m’arrive aussi de faire mes courses en semaine, quand je suis bien peignée, habillée et maquillée et que je sors du boulot donc hormis un regard mort et une mine qui semble hurler une puissante envie de creuser un trou dans la terre et m’y lover pour dormir là, de suite, je suis présentable.


Alors finalement, est-ce que mon chat n’est pas un allié imparable dans le célibat : un pour faire gagner du temps à ce qui ne veulent pas s’engager et donc le mien et de deux pour signaler au beau mec du supermarché que je n’aurais pas vu (probable vu que je ne vois jamais personne) que je suis célibataire et que j’aurais bien besoin d’un homme car mon alimentation manque un peu de protéines quand même.



Ouais, le chat peut être un bon plan. Dommage que le seul caissier mignon du Monoprix me paraisse bien gay…

Où trouver l’homme ? Episode spécial : mais où se cache Nina ?

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, j’ai reçu un mail d’un fidèle lecteur sur Facebook qui me demandait quelle était la part de fiction et de réalité dans Où trouver l’homme, notamment sur le fait que dans ces articles, je ne faisais jamais le premier pas. Amusant, avant qu’on me le dise, je n’avais jamais remarqué.


Quand Nina drague dans où trouver l’homme, c’est souvent : « je me redresse, seins en avant, cheveux au vent, sourire ultrabright et j’attends qu’il me remarque ». Pas du tout femme indépendante des années 2000, tout ça. Au départ de la série, j’envisageais plus de décortiquer les lieux de drague sans qu’il ne se passe rien puis à force, je me suis dit qu’il serait sympa d’égayer un peu l’histoire en y intégrant des personnages comme Fabien, Tatiana… Histoire de rendre le tout plus réaliste, que ça fasse vraie histoire de la nana qui cherche l’Homme.  Tout en étant globalement une belle loseuse.

Mais pourquoi est-elle aussi passive ? Parce que dans ma vraie vie, je ne drague pas, en fait. Non, je séduis comme on dit et ça prend un peu plus que trois longueurs de piscine, une descente au ski ou un cycle de machine à laver. Oui, je mets plein de liens pour que les
nouveaux arrivants lisent les anciens épisodes, je suis diabolique, hin hin hin ! Ce n’est pas par timidité, je l’ai perdue en même temps que mes dents de sagesse, à peu près. En fait, c’est un faisceau de plusieurs choses.


En premier lieu, quand je suis à l’extérieur, peu importe où, je ne suis pas très attentive aux individus. D’abord par myopie, ensuite pas distraction et rêverie. Quand je prends le métro, je suis soit en train de lire, soit perdue dans mes pensées. Quand je fais des longueurs de piscine, je suis en train de réfléchir à plein de trucs…et à mater les mecs, ok, mais je n’ai aucune chance au vu de ma propre tenue et il est hors de question que je m’arrête pour draguer, je dois nager tant et si je m’arrête, je perds le rythme. Parfois, il m’arrive de repérer un beau garçon mais c’est une considération esthétique plus qu’un désir qui naît. Il est séduisant, j’enregistre mentalement son visage et ça en reste là. Mais pourquoi ? Parce que je suis une jouisseuse cérébrale.

C’est un fait, un mec qui ne me fait pas rêver sur le plan intellectuel (au sens très large du terme) ne m’intéresse pas. J’y peux rien mais j’ai besoin de sentir que le mec qui me parle est brillant, intelligent et cultivé pour avoir envie de le mettre dans mon lit et que nous ayons certaines connexions intellectuelles. Il m’est déjà arrivé de coucher,avec des mecs avec qui j’avais très peu échangés, ça a toujours été un fiasco sexuel. En général, une fois partis, j’avais plus du tout envie de les revoir. Des fois, ça le fait même avant le
premier baiser, j’ai envie de disparaître tellement je ne me sens pas à l’aise avec le monsieur. Alors avoir envie de me mettre toute nue devant lui pour qu’il remplisse mon vase de son tuyau,,non, non, sans façon.



Donc le bel inconnu ne me séduit pas par son simple physique, j’ai besoin de plus. Or que sais-je du bel inconnu en dehors de son esthétisme qui me plaît. Est-il disponible pour commencer ? Est-il même Français ? Ce n’est pas que je ne veuille pas coucher avec des étrangers mais là, mon personnage cherche une relation durable et si Bel Inconnu n’est là qu’en touriste, ça va être compromis. Même pas dit qu’on trouve une langue pour communiquer. Ce qui peut être excitant pour le coup. Oui, l’exotisme, ça agite ma jouissance intellectuelle.



Au delà de sa disponibilité et du pays dans lequel se trouve sa résidence principale, reste donc l’énorme problème de la compatibilité de personnalité. Avons-nous quelques points communs ? Des centres d’intérêt à partager ? Tout simplement quelque chose à se dire ? Parce qu’en toute honnêteté, je peux trouver un beau mec tout à coup plus du tout attirant juste parce que je n’aime pas sa personnalité. Et l’inverse est vrai, parfois. Il faut un équilibre entre les deux. Oui, je vais pas mentir en disant que le physique ne compte pas mais il n’est pas essentiel.

Alors forcément, comme je ne drague pas et que je vois rarement un mec qui me plaît de prime abord car je suis difficile (en plus) et craque souvent sur un physique particulier où on retrouve un visage mal rasé, un profil magnifique et un regard intense, il est vrai que j’en rajoute un peu. Je pars de situation que j’ai vécues, en général, comme la laverie ou le cybercafé récemment mais dans ces deux lieues, je n’ai vu personne qui me plaisait. Je dirais même : je n’ai réellement vu personne car je n’ai pas vraiment fait attention.

Maintenant, il arrive que j’utilise des éléments réels de ma vie pour les mettre dans ces histoires. L’histoire Fabien est un mix entre une histoire arrivée à une amie et une des miennes. J’ai fait un article sur la laverie car j’ai eu l’occasion d’y aller tout comme au cybercafé aux petites heures de la journée (et ce fut dur). Mais globalement, mon seul but est de raconter la quête effrénée de l’Homme par une nana qui n’a pas de chance et s’y prend de plus comme un manche en utilisant des lieux que nous connaissons tous.

L’Expresso et le Stratège

Comme Gauthier me l’a gentiment rappelé l’autre jour je suis le seul mec hétéro de la bande. Merci Gauthier, j’ai pas du tout la pression : c’est pas comme si j’étais dépositaire d’une missssion ; celle de parler au nom des garçons qui aiment les filles et donner ainsi une réponse à Nina & ses Glamour Girls sur bien des sujets. Tout ça pour les millions de lecteurs quotidiens qui sont heureux de trouver en moi une voix masculine, un héraut qui les comprend. Vas y paye ta mission, Lucas.

Il y a deux semaines, je suis allé prendre un pot avec Marianne, une copine. Enfin non, à l’époque ce n’était pas vraiment une copine. Une fille de l’école, une nana que je connaissais un peu avant qu’elle ne devienne proche de Dora, une amie. Quelques jours avant d’aller prendre ce fameux pot on s’était revu tous les trois. Déjeuner, discussion, rigolade. Bref, MSN aidant, ça a abouti quelques jours plus tard à cette fin d’après midi avec Marianne.

Bien sûr, nombre d’entre vous se disent déjà. Lucas, on t’as vu venir avec tes gros sabots, alors accouche, bordel : tu te l’aies faite ou pas ?

Vous êtes d’une vulgarité à peine croyable.

Et d’abord je n’y suis pas allé pour ça.

(je vous laisse me huer 5 minutes, je vais me faire un pastis : n’oubliez pas de me raconter l’histoire de la marmotte et du chocolat papier alu à mon retour)

Le Vingtenaire boit, le car à vannes passe.

Je disais donc : je n’y suis pas allé pour ça.

Marianne et moi avons dégusté nos verres tranquillou avant de se quitter gentiment et il ne s’est rien passé. Je veux dire par là qu’il ne s’est rien passé après le pot mais surtout, et c’est là le plus important, qu’il ne s’est rien passé pendant. Pas de cœur qui s’emballe à l’arrivée de l’autre. Pas de jeux de regards, de pieds qui se frôlent, de palpitations, de blancs dans la conversation. Nous avons partagé des émotions, des idées, des visions. Pour ma part, il n’y avait aucune nervosité contenue, aucune angoisse de plaire, aucune tentative de chercher des signes, des messages dans les non-dits ou les sourires… Bref, vous savez… Toutes ces petites attitudes, qui apparaissent avec plus ou moins de force selon qu’on est très intéressé ou non, selon qu’on est habile ou pas, timide ou Don Juan. Séduire Marianne ou chercher à mieux la comprendre n’étaient tout simplement pas l’objet de
ce café. Pas même une étape voulue d’un processus réfléchi et visant à…

 S’il ne s’est rien passé de sensuel ou de joueur pendant ce rendez vous c’est bien parce que j’y suis allé sans me poser de questions sur une éventuelle suite amoureuse ou crapuleuse avec Marianne. Bien sur, il serait malhonnête de dire que la demoiselle m’a laissé dans le même état d’indifférence qu’en arrivant. Mais je n’ai fait ce constat que quelques jours plus tard. C’est bien pour ça que je vous raconte tout ça. Toute nana qui accepte un café avec un relatif inconnu doit-elle nécessairement se faire des idées quant aux objectifs du bonhomme? Ya t-il un déterminisme du café !? Un mec avec des corps caverneux en bon état doit-il nécessairement basculer vers « autre chose » après avoir passé quelques heures en compagnie d’une nana jolie et futée ? Hum, autant de questions qui appellent des réponses… « Ohééééééé, les réponses ! »

Pour un petit tour, au petit jour…

Lorsque je suis allé à mon premier rendez vous avec Nina, je n’ai eu aucune velléité de la prendre nue sur la première Simca 1000 venue. Même après deux heures en sa plantureuse compagnie, je n’avais pas envie d’aller plus loin. Parce qu’à force de lire la vie de Nina, de partager sa vie sexuelle, ses errances, ses angoisses, elle est devenue toute à la fois une copine, une petite sœur, un personnage proche. Aller boire un café avec Nina c’était comme aller boire un pot avec mon amie Ilem. Aucune ambiguïté dans mon esprit.

Il est donc un palier à partir duquel toute la concupiscence du monde perd son combat et où les partisans du « un mec hetero et une femme ne peuvent pas être amis » se ramassent violement la gueule. Doit-on pour autant en déduire que cette situation vient nécessairement après une déception, un refus ou un temps d’accoutumance à l’autre? En l’occurrence avec Marianne, on n’avait pas vraiment atteint un stade d’amitié tel que je refuse toute idée d’aller plus loin avec elle. Pour autant, comme je l’ai déjà dit, à posteriori, je me suis rendu compte que je me sentais beaucoup plus attiré par elle. Faut-il en déduire qu’il n’y a pas de vérité en la matière ?

Comme tout mec normal, j’ai eu une masse de rendez-vous dans ma petite vie. Certains se finissaient par un smack, d’autres par des discussions gênées pour s’extirper d’un « je préfère qu’on reste amis« , d’autres encore par un non-dit dont le sens était clair.

Pour autant je n’ai pas le sentiment d’avoir été toujours naturel à 100% en ces moments là. Il y avait toujours des mots calculés, des gestuelles, des trucs… Et même en ayant cru être naturel peut-être implicitement ne l’étais-je pas…

J’ai surtout le souvenir d’un rendez vous avec Alienor, il y a 6 mois ; un rendez-vous où je n’étais pas à l’aise. Franchement, j’ai envie de croire que ce n’était pas un épiphénomène, j’ai envie de croire que nombreux sont les mecs qui n’arrivent pas vraiment à ETRE eux même dans ces moments là. Quelle que soit la finalité, court terme ou long terme, câlin ou sexe, affection d’une nuit ou ébauche d’une vie à deux, nous les mecs nous sommes partagés entre deux précipices.

– Soit on va trop vite et en tombant sur une timorée/pas joueuse/indécise on se prend une fin de non recevoir.

– Soit on tarde trop, on délaye et on saute la barrière affreuse qui nous fait passer du statut d’amant potentiel à celui d’ami proche. (A posteriori, on se dit que c’est très bien comme ça mais sur le coup c’est la MEGA lose).

« La Belle au Bois Dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations… »

En somme, toute la question est de réussir à être suffisamment sensible pour savoir d’une part si « on a une chance » et d’autre part, si chance il y a, « quand essayer de la saisir ». C’est une question de timing… Perso, je ne suis pas omniscient et même en tournant à fond le bouton sensibilité j’ai parfois bien du mal à interpréter les signes de ces demoiselles, bien du mal à savoir s’il faut plutôt la jouer rentre dedans ou Beau Prince Charmant.

Mais rien que le fait d’en arriver à ce genre de constat, d’en arriver à une quasi stratégie, ça me donne envie de me taper la tête contre un mur en chuchotant « Lucas, t’es teubé ».

En effet,

Il y a 6 mois après m’être pris un zéphyr de la part d’Alienor, j’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête ; de la jouer plus nature, de me poser moins de questions ! Attention, hein, j’ai pas dit que la fatalité a bon dos, style « Advienne que pourra« . Simplement il y a 4 milliards de nanas sur Terre et
quand on croit comme moi que le concept de « femme d’une vie » est une vaste blague, on peut en déduire que les occasions manquées ne sont pas si graves de conséquence ! (pour peu qu’on ne
soit pas tombé amoureux, certes,car dans ce cas là, tourner la page prend un peu de temps…)

Toujours est-il que j’aimerais bien avoir vos avis les gens. Hetero, homo, peu importe : ce qui compte c’est votre rapport à l’autre dans ces moments là… Attention hein, je ne vous parle pas de choppe en boite ou en soirée avec 4 grammes dans chaque bras, tout désinhibé. Je vous parle de ces moments à deux, au resto, dans un café, peu importe… Ceux qui ont vu Mensonges et Trahisons avec la scène du resto entre Edouard Baer et Marie-Josée Croze me comprendront…

J’attend donc vos comm : Est ce que j’ai longtemps été un gros psychopathe ou bien y a-t-il des gens un peu comme moi ?! Les filles, si vous avez des plans lose de prétendants à raconter n’hésitez pas !!

Benoît

Quand j’étais sur meetic, je passais rarement du temps sur le chat, qui fonctionnait très mal. Un soir, cependant, j’y traînais, essayant d’attraper le beau gosse qui passait son temps à me flasher mais ne répondait pas à mon mail. En effet, j’ai appris que quand ils ne payaient pas, ils ne pouvaient consulter leurs messages. Donc j’attendais l’arrivée de mon beau gosse quand des hommes commencent à venir me parler, je réponds poliment à certains. A un moment, un jeune homme engage la conversation, je le trouve pas terrible sur la photo mais il est sympa donc je finis par lui donner mon MSN.
 
Mise en bouche
Changement de lieu de conversation, je lui fais style : « je suis pas tout à fait célibataire, tu sais ». C’était un demi-mensonge : à l’époque, je pensais revoir Louis pour une nuit coquine donc… Nous nous présentons néanmoins, il s’appelle Benoît et il m’envoie une photo de lui. Panique à bord : il est canon ! Comment vais-je me sortir de ma demi-vérité précédente ? On verra.
 
La conversation reste soft, on échange un nombre assez important de photos, lui au Canada, lui au Canada tirant la langue, lui au Canada avec une toque sur la tête (du coup, à chaque fois que je parle de lui à Anne, elle me fait : « Ah, David Crocket ? »)… Il faut savoir que j’ai une passion absolue pour le Canada. Puis il me raconte qu’il fait de la natation et qu’il est maître nageur le week-end. Il faut savoir que j’ai une passion absolue pour l’eau… et qu’en général, les maîtres nageurs sont toujours miam miam ! Mais je n’ai rien à faire pour le séduire. Au bout d’une mini heure de conversation, le voilà qu’il me déclare qu’il veut me faire l’amour dès ce soir ! Oui, ça vient comme ça. Je lui dis non car j’avais ma malédiction mensuelle qui se terminait et j’étais fatiguée… Mais le lendemain… Après m’avoir demandé quatre ou cinq fois si je ne me moquais pas de lui, on commence à parler de sexe de façon assez crue : ce que j’aime ou n’aime pas, ce que je pratique ou pas, comment je suis épilée… Bref, je lui sors « le guide sexuel de Nina ». Forcément, la tension érotique monte, on commence à se détailler ce que nous nous ferons le lendemain. Je tiens Gauthier au courant et finis par lui envoyer la conversation, il m’en remercie encore (« counasse, je voulais pas savoir comment tu étais épilée ! »).
 
Finalement, on s’excite tellement que je coupe Sex and the city pour qu’il puisse m’appeler. Imagine, Sex and the city, lecteur ! Quand on connaît ma passion pour cette série, on se rend compte à quel point il m’avait mis en transe. Je salue cavalièrement mes correspondants MSN, je coupe le téléphone, rapide toilette et je me glisse dans mon lit, attendant un coup de fil qui s’annonce chaud. Le téléphone sonne enfin, je décroche et là… la tension érotique retombe considérablement. Il m’avait prévenu : sa voix n’est pas franchement sexy, un peu aiguë, un peu nasillarde, pas terrible, en somme. Du coup, au lieu de faire des cochonneries par téléphone, on discute de tout et de rien, rendez-vous fixé au lendemain.
 
Le jour J, je prends mon petit train de banlieue. Arrivée à la gare, SMS : « je serai en retard, je trouve pas de place pour me garer ». Oui, comme toujours, je tombe sur des hommes ponctuels. Je traîne un peu à la FNAC et m’offre deux CD, je vogue à droite, à gauche, quand le téléphone sonne. « Je suis devant la FNAC, je t’attends ». Et bien, allons-y. Je me dirige vers le point de rencontre et je le vois : pas grand, pas tout à fait aussi beau que sur la photo mais quand même bien attirant. On se dit bonjour en se faisant la bise (cette bise pré-coït me fait toujours sourire) puis on va boire un café dans le coin. Quel bavard ! Quand on se souvient que mon précédent meeticboy était Louis, je passe vraiment d’un extrême à l’autre. On papote un bonne heure puis une fois notre café avalé (et digéré), il suggère qu’on y aille. Donc, là, c’est sûr, il y aura brouette. On repart en métro, il me parle du Canada et des « fuckin’ friends » très à la mode là-bas. Mais en France, c’est encore mieux car le côté « fuckin’ » n’empêche pas la tendresse. Au Canada, la sodomie est autorisée mais le baiser avec la langue, il ne faut pas déconner !
 
Il parle, il parle, il vante ma liberté de vivre et de coucher avec qui j’ai envie («c’est super rare une fille comme toi ! »), moi j’ai envie de l’embrasser mais je n’en fais rien, j’écoute en pensant à des cochonneries. Rétrospectivement, ça me fait penser à la BD de Donjuju sur son blog où une nana lui parle de reproduction cellulaire alors qu’il est en train d’imaginer une folle brouette. Là, c’était pareil. On récupère sa voiture et direction mon bled où-y-a-pas-de-place-pour-se-garer (cf aventure avec Christophe). En chemin, il me parle de son désir de faire du journalisme scientifique en amateur. Alors, résumons-nous : il est charmant, séduisant, intelligent et ambitieux. Bien, nous allons faire un crochet à l’église, il faut que je l’épouse cet homme-là.
 
Un homme presque parfait
D’ailleurs, ô miracle, on trouve à se garer en cinq minutes. On chemine tranquillement chez moi, arrivée à l’appart, Kenya, mon chat, nous salue bien bas. Visite rapide (là, la pièce, là, la salle de bain), je lui propose un verre mais il n’en veut pas. Et là, le blanc. Moi, je rigole du coup et il finit par m’embrasser. Et bien, un monsieur parfait embrasse parfaitement, un vrai délice. Au fur et à mesure que l’excitation monte, il me fait bénéficier d’une séance gratuite de palper-rouler, ce monsieur aime malaxer les chairs ! Il me masse les fesses puis on finit par atterrir sur mon lit, c’est parti pour l’effeuillage. Il enlève d’abord sa montre( pourquoi vous avez toujours de grosses montres, messieurs ?), son t-shirt (Seigneur, quel torse musclé !), son pantalon. Au fur et à mesure, je découvre qu’il a des bracelets aux chevilles, ça fait un peu australien, je trouve. Je finis par lui enlever son boxer et là, double surprise : côté face, un très joli tatouage qui orne sa fesse gauche. Je ne suis pas du tout branchée tatouage mais là, j’avoue que c’était excitant. Côté pile, je me rends compte qu’il bande bizarrement.
 
Normalement, les trois-quarts des mecs ont une érection plus ou moins perpendiculaire au buste, à quelques degrés près. Lui, il bande si haut que c’est limite si son pénis ne se colle pas à son ventre. Et là, j’ai un peu peur, je repense à Lucie et son « canard WC ». C’est une histoire très drôle : un soir, notre amie Lucie fait une prise, en boîte, un charmant jeune homme qui, une fois tout nu, présentait une particularité physique particulière : il avait un pénis tordu, ça faisait un crochet. Catastrophiquement douloureux.
 
Donc je frémis mais j’ai d’abord droit à de merveilleux préliminaires qui me font décoller. De son côté, le jeune homme a été tout aussi servi. Opération capote et c’est parti pour la brouette. Non, finalement, son érection bizarre ne l’empêche pas d’être un amant très doué, peut-être un peu trop attentif à ce que je veux… C’est gentil de demander mais en plein milieu, un : « dis, tu voudrais pas qu’on change de position ? Enfin, c’est comme tu veux… » D’habitude, le changement de position se fait sans qu’il y ait d’accord oral, c’est tacite… Il est vrai que ça peut m’arriver d’ordonner le changement de position mais bon…
 
Fin de l’épisode X, on se repose l’un contre l’autre et je lui dis que je suis ravie d’avoir répondu à son chat, moi qui ne vais jamais dessus en temps normal. On s’échange des amabilités (« tu es quelqu’un de très intéressant », « mais toi aussi ! ») puis le voilà pris d’allergie. Oui, monsieur parfait a un défaut de taille : il est allergique aux chats. Il finit donc par partir assez rapidement, après de longues embrassades sur le pas de ma porte. On se retrouve le soir sur le net, on discute un peu, il veut savoir s’il est meilleur ou pire que mon autre coup (Louis, en l’occurrence). Puis il me dit qu’il fait un peu d’eczéma au bout des doigts car il a touché Kenya…Intéressant !
 
Deuxième round
La semaine suivante, pas de nouvelles et ça m’énerve un poil, je lui envoie un mail pour lui demander s’il veut venir à un match de rugby avec moi ou pas (il adore le sport). Le vendredi soir, alors que j’étais au resto avec mes copines ésotériques (dont Linga, Victoire et Athéna), texto du jeune homme : « coucou mon chou, j’ai eu des problèmes de connexion. Demain, je peux pas, je travaille ». J’en informe Victoire qui se réjouit pour moi. Retour à la maison, je me mets sur Internet et comme je suis très douée, je me mets à le chauffer. On parle fantasmes, il me sort : « oui mais toi, tu as beaucoup d’expérience, tu as presque tout fait ! » Bien, le voilà qui me prend pour une déesse du sexe ! Si tu savais, mon petit, tout ce qu’il me reste à faire. Vois-tu, cher Benoît, je n’ai jamais fait l’amour sur un piano, dans un confessionnal ou en robe de mariée (quand je dis que j’ai des fantasmes à la con). Je pense que ce jeune homme, de un an et demi mon cadet, n’a jamais connu de partenaires ludiques. Le fait que je ne me fasse pas prier pour certaines positions ou gâteries me confère une aura particulière qui m’amuse beaucoup. En même temps, c’est flatteur.
 
Le lendemain, on se voit, c’est sûr, il s’éclipsera de la piscine pour venir m’honorer. Bien ! Avant, je dois faire un reportage à La Garenne-Colombes, je torche le truc vite fait bien fait, je passe au supermarché acheter de quoi faire quelques cochonneries et me voilà chez moi, l’attendant de pied ferme. Enfin, il arrive, il me salue en m’embrassant puis on ne perd pas de temps, on multiplie les acrobaties. A peine le coït consommé, le voilà qui m’annonce qu’il doit partir car il doit faire la fermeture de la piscine. Il file donc.
 
Le soir, je le crois sur MSN, je lui demande poliment s’il est arrivé à l’heure à la piscine. Oui, oui mais il doit filer, un anniversaire. Je lui souhaite une bonne soirée… un quart d’heure après, il était toujours sur MSN… Une heure plus tard aussi. Et là, ça m’a un peu agacée : il était marqué en ligne donc bien devant son PC ! Je ne suis pas sa copine donc je m’en fiche qu’il passe son samedi soir à chasser la poulette sur meetic, je souhaiterais juste qu’il soit honnête avec moi. Puisque c’est ça, je lâche l’affaire.
 
Le retour (erreur stratégique de ma part : le laisser revenir)
Pendant trois semaines, aucune nouvelle, je le vois sur MSN mais ne vais pas lui parler. En pleine période « Julien est l’homme de ma vie », le voilà qui, un soir, me contacte avec cette phrase ô combien poétique : « salut, envie d’une queue ? » (véridique). Morte de rire, je lui réponds : « que tu es romantique mon cœur ! ». Il tombait plutôt bien, en vérité : j’avais appris que Julien avait brouetté le week-end précédent : œil pour œil, brouette pour brouette.
 
J’accepte le rendez-vous avec joie, surtout que je compte bien abuser de sa vertu toute la soirée à défaut de toute la nuit : il vit chez ses parents et ne peut découcher. En plus, il embauche à 7h du matin et me réveiller à 6h, ça m’aurait profondément ennuyé, soyons honnête. Donc le voilà qui arrive, bisous de bienvenu, on papote cinq minutes histoire de et c’est reparti pour la brouette, on joue avec des bandeaux et la ceinture de ma robe de chambre en soie (je vous laisse imaginer ce que vous voulez). On avait prévu un scénario très amusant mais ce fut totalement raté, suite à un manque d’endurance du jeune homme. A peine cinq minutes de coït et le voilà déjà parti. Pas grave, il nous reste du temps, je compte bien prendre ma revanche ! Naïve que je suis ! Le voilà qui part à la salle de bain et revient tout rouge : « Heu, je fais encore allergie à ton chat ! ». Bon honnêtement, soit il s’était bien frotté les yeux et gratté partout pour donner l’illusion, soit il faisait vraiment une allergie. Il part à sa voiture chercher sa mentholine. Cinq minutes après, texto : « j’ai rien dans ma voiture, je rentre avant de ne plus rien voir ». Déception, déception ! Là, encore, je me dis de lâcher l’affaire. De toute façon, c’est juste en attendant d’attraper Julien donc ce n’est pas très grave. En allant à la salle de bain, je me rends compte qu’il m’a fait un léger suçon. Mais quand ? Je n’ai rien senti, il est décidément très habile ! Il est somme toute assez discret mais ça m’ennuie tout de même, je ne voudrais pas que Julien le voit, ni même Ludovic, mon mignon collègue. D’ailleurs le lendemain, alors que Loïc et moi fumons sur la terrasse, je prends bien soin de pencher la tête afin de cacher l’objet de mon péché. Ce n’est pas que j’ai honte d’avoir une vie sexuelle, c’est qu’un suçon indique généralement que j’ai un petit ami, ce qui n’était pas le cas.
 
L’optimum de la goujaterie
Quinze jours plus tard, je perds ma connexion Internet. En fait, je piratais le wifi de l’école maternelle et primaire voisine (oui, ça me paraît curieux qu’ils aient le wifi, aussi, mais c’est bien eux) mais les vacances scolaires passant par là, voici que je perds ma connexion.
 
Je me rends à un cybercafé glauque à côté de l’Opéra pour consulter mes mails, envoyer des documents et prévenir mes correspondants de ma mésaventure quand je tombe sur un mail du jeune homme : j’ai envie de toi, je te veux. Le problème est que j’ai lu ce mail le lundi et il voulait me voir le dimanche. Comme je n’avais plus de nouvelles de Julien, je lui envoie un texto pour lui proposer de venir le soir même. Bingo ! C’est quand même super agréable de voir qu’un beau gosse comme ça rapplique chez moi dès que je claque les doigts. C’était pareil avec Laurent : j’avais la liberté de choisir les rendez-vous, j’adorais. Le voici donc qui me répond qu’il sera chez moi vers 18h. 18h pétante, je reçois un texto : « je serai en retard (de mémoire, il n’a jamais été à l’heure), ça m’exciterait vachement que tu sois déjà nue ». Ben tiens, tu m’étonnes ! Au début, ça m’emmerde un peu, je décide de faire un compromis : j’aurai juste ma robe de chambre. Puis au fur et à mesure des minutes qui passent, l’excitation grandissant, je décide de virer la robe de chambre.
 
Enfin, le voilà ! Je lui ouvre vite la porte en me glissant furtivement derrière, histoire de ne pas offrir un spectacle inédit à mes voisins (moi, nue). Bon, il ne m’avait pas menti sur son état d’excitation, le voilà qui me roule des pelles pas possible en me massant les chairs toujours aussi vigoureusement, un « tu m’excites » soufflé fiévreusement remplaçant un poli bonjour. A un moment, je me rends compte qu’il est reparti à me faire un suçon mais dans le feu de l’action, je le laisse faire. On repart à jouer avec les mêmes accessoires, les préliminaires sont d’enfer, il prend son pied et là, me fait : « Putain, je suis allergique à ton chat ! ». Allons donc, nous voilà repartis pour un tour. Il m’explique qu’il a de la claritine dans sa voiture, il est garé pas loin, il revient. Tout en s’habillant, il me demande comment je vais et on discute un peu, il me dépose un tendre baiser sur les lèvres et file. En attendant, je rattrape ma robe de chambre et commence à lire. Cinq minutes plus tard, texto : Benoît. Je commence à pester mais son message est différent de la dernière fois : « j’ai plus de médicaments, je cherche une pharmacie et je reviens ». Ok. Donc je me replonge dans la lecture de mon roman. Au bout d’un moment, je lève la tête : 19h45, ça fait plus de trois-quart d’heures qu’il est parti, ça me paraît suspect. J’envoie un premier texto, poli : « tu trouves ? » mais je me doutais bien qu’il était rentré chez lui. Du coup, j’abandonne mon lit, je me rhabille, je me fais à manger et prévient Gauthier de ma mésaventure avec un texto qui le fait rire. A 21h, énervée de ne pas avoir de nouvelles de mon nageur, je lui renvoie un texto quelque peu ironique : « euh…je dois encore t’attendre ? ». Toujours pas de réponse. Ah, il m’énerve, le bougre ! Je vais dans la salle de bain et me rend compte qu’il m’a fait un suçon énorme, plus difficile à cacher que le premier. Il voulait pas me pisser dessus pour marquer sa propriété, non plus ?
 
Le lendemain, je vais me promener avec Victoire puis, en rentrant, je lui adresse un mail pas très sympathique, qui disait, en substance : certes, je ne suis pas ta petite amie mais je ne suis pas qu’un trou non plus, tu me dois le respect. J’aurais apprécié que tu m’envoies un message pour me prévenir que tu partais, ça m’aurait évité de poireauter une heure le cul à l’air (oui, j’ai un peu exagéré…). Aucune réponse !
 
Résultat : quatre épisodes, deux bons, deux bien en deçà de la moyenne. Je préfère garder le bon côté de cette aventure : j’ai eu une liaison avec un nageur merveilleusement bien fait, séduisant au possible et pas bête… Certes, goujat, mais ça, ce n’est pas bien grave. Heureusement, je n’étais pas amoureuse de lui, je pense que cette liaison a duré quasiment deux mois car elle flattait mon ego : un beau mec qui me prend pour une déesse du sexe, mmm…  Deux mois plus tard (à peu près), toujours aucune nouvelle, il ne m’a pas bloqué de MSN, moi non plus, d’ailleurs… Je pensais qu’il reviendrait, j’ai eu tort, mon mail a dû bien le glacer… à moins qu’en été, les maîtres nageurs n’aient pas besoin de déesse du sexe à disposition… Il n’empêche que son suçon a été vu non seulement par Ludovic, mais aussi par Enguerrand, le beau gosse du nouveau webzine… Ça m’apprendra ! En tout cas, ça m’a servi de leçon : le prochain goujat, je ne le laisserai pas revenir chez moi.