Glacé de Bernard Minier

Je ne suis pas toujours fan de romans policier. C’est à dire que je déteste les romans policiers où je devine l’assassin ou ceux qui “trichent” en sortant un coupable du chapeau “ahah, le tueur était le passant de la page 117, surprise !”. Mais vu que celui-ci était conseillé par ma maman parce que “ça se passe dans les Pyrénées”, je lui emprunte à la faveur d’un aller-retour à la maison. Retour en train, je me plonge donc dans “Glacé” de Bernard Minier.

glace-b-minier

C’est l’histoire de Servaz, un flic de Toulouse. Oui, alors ok, déjà, j’admets que lire un roman qui se passe dans une ville que j’ai vécu, il gagne quelques points de sympathie. Mais l’intrigue se passe finalement peu à Toulouse, Servaz partant enquêter à St Martin de Comminges dans les Pyrénées. D’étranges crimes dans un village hanté par les fantômes du passé. Juste à côté, une jeune psychiatre suisse débarque dans l’asile du coin recelant de graves psychopathes dont la “star” des tarés, Julian Hirtmann, résidant Suisse qui a un peu torturé sa femme et son amant avant de les tuer par électrocution via un gode perceuse (oui, oui). On suit donc deux histoires : d’un côté l’enquête de Servat qui voit les cadavres s’accumuler et les errements de Diane la psychiatre qui se sent pas super à l’aise dans cet asile au milieu de la montagne, d’autant qu’il se passe d’étranges choses la nuit…

Transport-du-talc-depuis-la-carri-re-vers-l-usine

Le lien entre les deux ? On retrouve sur les lieux des deux premiers crimes l’ADN d’Hirtmann. Pourtant, il n’a pu sortir de sa cellule… Qui commet donc ces crimes ? Quel est le lien avec l’asile ? Evidemment, je ne vous dirai rien, zavez qu’à lire le bouquin. Et il se dévore assez vite.

stjust01

Parce que globalement, oui, j’ai aimé. L’écriture est fluide et efficace, la montagne crée un sentiment angoissant et paradoxal d’enfermement. L’enquête est bien menée même si j’ai découvert un truc sur un personnage assez tôt mais ça va, c’était pas le dénouement, je l’aurais eu un peu mauvaise. Preuve que le roman était bon, j’y pensais une fois le livre fermé pour échafauder des théories, essayer de résoudre moi même l’enquête. Seul bémol : la vie privée du héros. Il y a parfois des scènes tournant autour de sa fille ou de ses relations avec la femme de son adjoint et j’ai parfois eu l’impression que ça servait surtout à faire durer le suspense. Mais le roman a une suite avec les mêmes personnages donc je suppose que la vie privée du héros sera une nouvelle fois explorée mais ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. Surtout que ça n’a finalement aucun lien avec l’enquête.

SAINT-BERTRAND-DE-COMMINGES

Bref, est-ce qu’il faut l’acheter ? Bah oui ! Et pas juste parce qu’on aime Toulouse et les Pyrénées. J’avais pas deviné la fin et ça, j’aime ! Même si j’ai perdu quelques heures de sommeil à vouloir à tout prix en lire plus.

A Pentecôte, je récupérerai le volume 2 !

Insomnies du dimanche soir

Elles m’épuisent. C’est le cas de le dire. Tous les dimanches ou presque, c’est le même cirque : la nuit venue, je ne dors pas. Oh, les explications en sont bien simples : levée trop tard, bu un café trop tard, journée passée devant l’ordi à jouer à yahoo ! jeux alors que j’ai des milliards de choses plus intéressantes à faire. Résultat, 3h du mat, je coupe la lumière après mon rituel du soir (lavage, lecture) mais rien à faire : je ne dors pas.


Alors commence le pire moment de l’insomnie : l’énervement. Au début, j’attends juste le sommeil en laissant mes pensées divaguer. J’ai lu un peu, me suis tripotée un peu, normalement, je suis parée pour dormir. D’ailleurs, je commence à sentir certaines incohérences dans mes pensées, c’est bien, ça veut dire que mon cerveau est en train de décrocher et je vais m’endormir. Mais non. Alors je me retourne. Et encore. Et encore. En travers du lit, sur le ventre, sur le dos et le côté, je soupire et commets l’erreur classique : je regarde l’heure. Il ne faut jamais regarder l’heure quand on n’arrive pas à dormir : on se rend compte que nos heures de sommeil diminuent de minute en minute et ça énerve.


Ca y est, je suis énervée mais pire : en état de semi sommeil, je suis irrationnelle. Et voilà que débarquent les idées noires et angoisses de la nuit. C’est effarant comme ne pas dormir rend nerveux. Quand j’étais au chômage, je me couchais à 6h du matin, quand j’étais sûre d’être bien épuisée pour pouvoir m’endormir assez rapidement sans penser, sans ressasser. Et là, on se rend compte que quitte à ne pas avoir de gros problèmes existentiels, les petits tracas prennent de l’ampleur. Hier soir, j’étais énervée car mon appart n’était pas rangé (je plaide coupable, j’ai eu la flemme de faire le ménage hier par 35°), que je dois acheter un ou deux meubles pour finir définitivement l’emménagement et que si j’avais moins fait l’idiote sur yahoo ! jeux (non mais quelle perte de temps, franchement !), j’aurais pu écrire des articles pour les 3 prochaines semaines. A la place, j’ai écrit celui d’hier et vaguement un nouvel épisode d’où trouver l’homme que je n’ai même pas fini. Je suis nulle.


En soi, vous remarquerez qu’il n’y a rien de dramatique en soi. J’ai certes perdu des heures à jouer à des jeux débiles mais écrire des articles de blog n’est pas mon métier (enfin, un peu en partie mais pas les articles pour les vingtenaires). Il faut juste désormais que je me calme sur ce genre de jeux qui ne me rapporte rien à part un repos apprécié du cerveau (encore mieux que Secret Story, c’est dire). Pour le rangement, ma foi, rien d’insurmontable non plus, en deux heures, je rends mon appart rayonnant. Pour les meubles, un petit raid chez Ikéa ou même sur une boutique de vente en ligne et c’est réglé. Bref, mes problèmes existentiels du moment n’ont pas de quoi m’empêcher de dormir. Mais irrationalité de la nuit et impuissance (on ne passe pas l’aspirateur à 4h du matin), sans parler de l’angoisse des minutes qui défilent, ça fait un sale cocktail.


A l’arrivée, cette fois-ci, j’ai dû m’endormir vers 4h, ce qui me laisse une nuit de quasi 4h, pas trop mal. Une fois, j’ai dormi 1h à 1h30. Mais ça m’agace quand même de perdre en une nuit tout le repos accumulé pendant le week-end.

Le week-end prochain, je me lève tôt ! (dit-elle tous les lundis matins)