Le cercle de Bernard Minier

En vacances, je lis. Donc dans ma valise, on retrouvait notamment « le cercle » de Bernard Minier, suite de Glacé. On suit toujours les aventure de Martin Servaz, lieutenant de police à Toulouse qui doit cette fois ci qui a tué la belle Claire, professeure à la très fameuse prépa de Marsac.

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J’étais plutôt contente de retrouver Minier qui déroule ses histoires dans mon sud ouest adoré. Niveau suspense, l’enquête reste développée avec brio même si le twist final (que je ne raconterai pas bien sûr) m’a un peu laissée pantoise. On retrouve donc Servaz, ses adjoints Esperandieu et Samira Cheung, la gendarmette Irène Ziegler et l’ombre menaçante du serial killer Julian Hirtmann. Minier est sympa, il pense à ceux qui n’auraient pas lu son premier opus et rappelle qui est qui. Parfois un peu lourdement mais bon, ça passe. Mais revenons en à l’intrigue parce que les personnages, c’est sympa mais ce n’est pas le cœur du polar.

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(photo piquée sur le site de Bernard Minier himself)

Le jeune Hugo est retrouvé, hagard, au bord de la piscine de Claire, sa prof. La jeune femme a été tuée de façon atroce : attachée puis plongée dans sa baignoire où elle s’est noyée, une petite lampe enfoncée au fond de sa gorge. Dans sa piscine flottent ses poupées de porcelaine. Hugo prétend avoir été drogué et qu’il n’a pas tué la jeune femme, il ne comprend pas… Servaz est appelé par la mère du jeune homme qui est, incroyable, le grand amour de sa jeunesse. Servaz va donc mener l’enquête qui va le conduire dans la très prestigieuse prépa de Marsac où étudie comme de par hasard sa fille. Oui, le léger côté Julie Lescaut qui m’avait fait un peu tiquer revient à fond les ballons dans ce deuxième opus et ça gâche pas mal le plaisir…

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Sans parler de la sanctification de Servaz. Là, ça devient franchement agaçant. On apprend que le flic était le meilleur de la fameuse prépa de Marsac qu’il a dû abandonner suite au suicide de son père (élément cohérent avec le premier tome). Pendant l’enquête, il croise d’anciens camardes qui ne cessent de lui répéter à quel point il était beau, doué, le meilleur d’entre eux. Je serais presque tentée de résumer par un : toutes les femmes hétérosexuelles le désirent, tous les hommes l’envient. Pourtant, notre héros a un potentiel gros con assez élevé, son allergie à la modernité est limité gonflante : il vomit le rock, le foot, les téléphones portables, tout ce qui n’est pas musique classique (Mahler, le reste, il n’a pas l’air d’apprécier non plus) lui file des boutons. Ce qui est assez curieux, c’est qu’en contraste, les autres n’écoutent que du rock des plus bourrins…

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Bref, l’enquête se laisse suivre sans problème même si je la trouve moins bien ficelé que la première et j’avais eu l’intuition du vrai coupable en partant dans un délire total. La fin laisse penser à un 3ème volet que je lirai, en espérant que Super flic soit un peu moins le meilleur du monde…

Glacé de Bernard Minier

Je ne suis pas toujours fan de romans policier. C’est à dire que je déteste les romans policiers où je devine l’assassin ou ceux qui “trichent” en sortant un coupable du chapeau “ahah, le tueur était le passant de la page 117, surprise !”. Mais vu que celui-ci était conseillé par ma maman parce que “ça se passe dans les Pyrénées”, je lui emprunte à la faveur d’un aller-retour à la maison. Retour en train, je me plonge donc dans “Glacé” de Bernard Minier.

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C’est l’histoire de Servaz, un flic de Toulouse. Oui, alors ok, déjà, j’admets que lire un roman qui se passe dans une ville que j’ai vécu, il gagne quelques points de sympathie. Mais l’intrigue se passe finalement peu à Toulouse, Servaz partant enquêter à St Martin de Comminges dans les Pyrénées. D’étranges crimes dans un village hanté par les fantômes du passé. Juste à côté, une jeune psychiatre suisse débarque dans l’asile du coin recelant de graves psychopathes dont la “star” des tarés, Julian Hirtmann, résidant Suisse qui a un peu torturé sa femme et son amant avant de les tuer par électrocution via un gode perceuse (oui, oui). On suit donc deux histoires : d’un côté l’enquête de Servat qui voit les cadavres s’accumuler et les errements de Diane la psychiatre qui se sent pas super à l’aise dans cet asile au milieu de la montagne, d’autant qu’il se passe d’étranges choses la nuit…

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Le lien entre les deux ? On retrouve sur les lieux des deux premiers crimes l’ADN d’Hirtmann. Pourtant, il n’a pu sortir de sa cellule… Qui commet donc ces crimes ? Quel est le lien avec l’asile ? Evidemment, je ne vous dirai rien, zavez qu’à lire le bouquin. Et il se dévore assez vite.

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Parce que globalement, oui, j’ai aimé. L’écriture est fluide et efficace, la montagne crée un sentiment angoissant et paradoxal d’enfermement. L’enquête est bien menée même si j’ai découvert un truc sur un personnage assez tôt mais ça va, c’était pas le dénouement, je l’aurais eu un peu mauvaise. Preuve que le roman était bon, j’y pensais une fois le livre fermé pour échafauder des théories, essayer de résoudre moi même l’enquête. Seul bémol : la vie privée du héros. Il y a parfois des scènes tournant autour de sa fille ou de ses relations avec la femme de son adjoint et j’ai parfois eu l’impression que ça servait surtout à faire durer le suspense. Mais le roman a une suite avec les mêmes personnages donc je suppose que la vie privée du héros sera une nouvelle fois explorée mais ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. Surtout que ça n’a finalement aucun lien avec l’enquête.

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Bref, est-ce qu’il faut l’acheter ? Bah oui ! Et pas juste parce qu’on aime Toulouse et les Pyrénées. J’avais pas deviné la fin et ça, j’aime ! Même si j’ai perdu quelques heures de sommeil à vouloir à tout prix en lire plus.

A Pentecôte, je récupérerai le volume 2 !