Tu veux voir mon tuyau ?

Aujourd’hui, c’est jeudi, c’est plomberie. Parce que vois-tu, lecteur, des fois, j’ai des fulgurances et la dernière en date a consisté à prendre un plombier pour installer ma machine à laver qui moisit depuis 8 mois dans ma cave car entre l’emploi du temps d’Anthony et le mien, il y a une énorme incompatibilité.



Ne sachant trop comment m’y prendre, je tape « plombier » dans google et je tombe sur un site qui me propose de faire des devis. Chouette, c’est pile poil ce que je veux.  Quelques jours après, je reçois un mail m’informant qu’aucun des prestataires du dit site n’est intéressé par ma proposition (non chiffrée, je précise) mais que peut-être que si je veux repeindre mes murs, je trouverai mon bonheur. Heureusement, twitter est mon ami et Clément me conseille d’aller poser une annonce sur tokup.fr . Judicieuse idée, j’ai reçu plein de réponses.


Le souci, c’est que je n’y connais rien en plomberie et ma dernière expérience en la matière ne m’a pas vraiment laissé de bons souvenirs. Un premier me propose 165 euros ttc. Merde, c’est plus que je pensais. Heureusement, les propositions pleuvent, des prix plus raisonnables (de 60 à 100 euros), des plus élevés. Mais mes chouchoux, ce sont les bradés. Certains me proposent 10 € de l’heure. Sachant que l’intervention ne durera pas plus, je fronce un peu les sourcils, ça sent un peu l’arnaque.


Mais mon chouchou, c’est celui qui me propose un devis à 15 euros et qui me dit : « ON SE VOIT ET ON VOIT CE QU’ON FAIT ». En majuscule, oui. Non mais t’es sérieux mec ? Tu l’as pas vue la vidéo avec Clara Morgane qui dit que quand c’est non, c’est non ? Tu crois que j’ai posé l’annonce pour réaliser le fantasme du plombier, fantasme qui n’est d’ailleurs pas mien ? Pas ma faute hein mais le peu de plombiers que j’ai croisés, ils ne me titillaient pas le neurone sexuel. Je crois que c’est lié à la raie des fesses qui dépasse du vieux jean, ce n’est en aucun cas sexy. Sauf à la limite sur Gisele Bunchen mais elle ne m’excite pas des masses non plus. Quoi que jeune, ma mère avait un réparateur de machine à laver que j’aurais bien grignoté même si à l’époque, j’étais chaste.


Bon, en comparant, pesant le pour et le contre et évidemment en utilisant le joker appel à une connaissance (mon papa quoi), j’ai pris Laurent28 qui me prend 60 euros ttc. Sauf que Laurent28, il habite devinez où ? Dans le 28, appelé aussi l’Eure-et-Loir soit pas trop mon coin quoi. Mais si, si, il vient sans soucis, reste à fixer le rendez-vous, je  vais le caler ce week-end et fini la laverie ! De sacrées économies en perspective car à chaque fois, il me fallait une dizaine d’euros en pièces ce qui m’imposait d’acheter plein de choses à différents endroits en m’arrangeant pour en avoir à chaque fois pour quelques centimes ou 5 euros et quelques pour qu’on me rende plein de pièces.  Et puis, je vais pouvoir faire des machines quand je veux, pas juste entre 9 et 21h et faire autre chose pendant que ça tourne.

Maintenant, j’attends de voir Laurent28 à l’œuvre, ma poisse légendaire en terme de domesticité (genre livraison de meuble, souvenons nous ensemble) me fait craindre des conneries. La question est : après avoir failli mettre le feu, vais-je inonder mes voisins ?

Demain, je vous parlerai de la malédiction qui me poursuit : y a toujours un serveur qui arrive dès que je dis une énormité à caractère sexuel.

Et bien sûr, le trèèèèèès bon clip de Clara Morgane et du plombier.

Just a sweet transvestite…

Par Marine

« Han, mais pourquoi tu mets pas ça sur mon blog?? »
OK Nina, je m’y colle…
Une révélation ultime.
Un scoop.
Un secret bien gardé. Ou pas.
Marine est en train d’explorer les aspects les plus masculins de sa personnalité.
J’explore les aspects les plus masculins de mon être. Non je suis pas subitement devenue trav’. Ni transexuelle.
Je découvre l’impuissance. Le sentiment du « mais je comprends pas ça m’arrive jamais » dit honteusement alors qu’on sait que ça nous est déjà arrivé. La terreur ultime quand vient le moment d’être confronté à la réalité : marchera, marchera pas?
L’impuissance vous dis-je.
Je comprends pas, ça m’arrive jamais.
D’un coup, je ne suis que compassion pour les hommes.
D’un coup je sens la toute-puissance créative du sexe. Et de Mallarmé.
Que vient-il faire ici, ce brave homme, professeur d’anglais raté et documentaliste de seconde zone? Bah, tout simplement, c’est le premier à l’avoir dit. « La chair est triste, hélas! et j’ai lu tous les livres. » (un alexandrin superbe, au passage)
Bah pour moi, j’ai pas lu tous les livres, mais j’arrive quand même pas à écrire. Car oui, chers lecteurs, Marine est dans une branche qui nécessite un minimum de créativité et mobilise quelque inspiration pour écrire. Et c’est pas facile. Je ressens cette terreur ultime quand vient le moment d’être confrontée à la réalité : écrirai, écrirai pas?
Je vous jure, une page Word allumée, intitulée « Document1.doc » c’est au moins aussi flippant qu’enthousiasmant, comme un top model  de type Gisele Bunchen ou Bar Refaeli qui serait dans votre lit, messieurs. Enthousiasmant, parce qu’on reste dans le domaine des possibles. Mais flippant. Et si ça foirait? N’est pas modelizer qui veut. N’est pas
« wordizer » qui veut je suppose aussi… Humpf.
Chaque soir, je me couche en me disant « ça marchera demain, tu verras ». Chaque jour, je me lève en me disant « ça marchera demain, tu verras ». Pas facile tous les jours, la masculinité impuissante.
Je préfère revenir à ma prime condition de femme rigolote et frivole (et en chaleur : je vous jure, prenez jamais un mec qui habite sur un autre continent, c’est une torture). Je vais allez me vernir les ongles en rose et me faire un thé (le thé Mariages Frères à l’Opéra) : rien de tel pour stimuler la réflexion. Et la féminité.