Sodomie et beurre de normandie

Par Mister Big

Ce n’est pas sans une intention particulière que j’ai juxtaposé ces deux éléments. Le sujet du jour est : et vous, dans un lit, vous jouez avec quoi ? On arrête pas de parler de brouette, mais, sauf manquement de ma part (n’oubliez pas que j’ai manqué 6 mois de blog !) on a jamais abordé le sujet des « accessoires de tout les jours que l’on peut intégrer à sa vie sexuelle »…

Je me souviens d’une époque, jadis, où je mangeais autant à table que dans un lit… C’était le bon temps ! Ben oui, en France, c’est bien connu, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! Et à défaut d’avoir un outillage digne de « maison et jardin » pour égayer sa vie sexuelle, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a sous la main… Et en l’occurrence, le frigo est une source quasi-inépuisable d’inspiration… C’est donc pour vous faire partager quelques souvenirs de bons moments buco-génito-culinaires que je vais fouiller avec vous mon frigo tout au long de cet article.

Tout d’abord, il y a les classiques : si on parle de sexe et nourriture, la plupart penseront au nutella, grand classique devant l’éternel, d’autres dirons « chantilly, fraises » ou encore « fraises, champagne ». Ok, mais ça, c’est comme le missionnaire, la levrette ou le crabe tonkinois : on connaît tous ses classiques, y’a plus rien de bien surprenant la dedans ! Comme les copains, j’ai essayé, c’est sympa, c’est vrai, mais bon… quoique, le nutella, j’adhère moyen, car ça aurait tendance à laisser penser à un plan scato qui aurait dérivé.

Le miel. Ça, c’est terrible ! Mais il y a quand même un grand défaut : faut changer les draps après ! Ca colle comme pas permis, ce qui rend justement intéressant le nettoyage buccal des zones tartinées de sécrétions d’abeilles. Mais attention : NE PRATIQUER QUE SUR DES ZONES IMBERBES !!! Sinon, ça vire à l’épilation au miel, et ça, c’est pas très agréable pour celui qui le subit ! Et choisissez le liquide et en bouteille à bouchon doseur, car les pots de miel semi-figé, c’est pas très glam…

Ensuite… le vin bu au creux des reins… classique aussi, mais très agréable de sentir son amant frémir quand on lèche son bas du dos. Après, on peut varier avec du champagne, de la vodka, du rhum, du cointreau, de la chartreuse (ouais, bon, je sais, j’essaye de me faire sponsorisé par des fournisseurs d’alcool, donc faut y mettre la paquet !) etc… Mais avec du champ, y’a quand même une chose de beaucoup plus sympa à faire : une pipe ! Qui n’a jamais essayé ? C’est pas mal du tout, ça aussi, de sentir les petites bubulles picoter le méat et chatouiller le gland…

Poursuivons… les glaçons !!! On écrémait le frigo, et j’ai failli oublier le bac à glaçon !!! Ca aussi, c’est un classique, le glaçon ! Le faire courir un peu partout sur le corps de son amant… lui faire aussi une pipe avec la bouche remplie de glaçon, et, chose intéressante, lui introduire un ou deux glaçons dans l’anus… Effet garanti ! Et contre-effet immédiat : un glaçon, ça fond ! Une minute après l’introduction, expulsion du dit glaçon sous sa forme liquide !

Bon, il me reste quoi… ça serait trop facile de parler de l’utilisation des courgettes, concombres, aubergines ou autres curcubitacées… Idem pour la banane. Le fromage, c’est tabou. Les bouteilles, c’est extrême. Le ketchup ? Pas trop d’intérêt, surtout si il est épicé. La viande… heu… je préfère pas imaginer ! Le poisson ? Ouch ! Les crevettes, encore, mangées avec des baguettes sur le ventre du compagnon, pourquoi pas… les sushis, d’ailleurs, mangés à même la peau, c’est divin ! Les œufs ? Heu… joker ! Il nous reste… le yaourt ? Intéressantes perspectives… j’ai jamais essayé, mais ç’est à faire !

Ha ! J’allais oublier : le beurre ! Hé oui ! J’en ai pas fait le titre pour rien ! Le beurre, grand ami de la sodomie quand on a pas de gel sous la main ! Sur les conseils d’une amie, j’ai essayé… et franchement, ça vaut le détour ! Une tite noisette de beurre, et hop-là ! Avec l’avantage de ne pas sécher en deux allers-retours comme les gels lubrifiants classiques… un peu de beurre, et c’est parti pour la nuit ! Mais, je vous en prie, s’il n’y a qu’un conseil à retenir de tout ce que je viens de vous dire : du beurre doux, pas du demi-sel !!! L’élu(e) de votre cœur risque de vous larguer illico-presto si vous lui faites ça avec du demi-sel !

Bref… si vous avez d’autres idées, confiez-les moi !

L’instinct maternel de l’’hippocampe

Rassure-toi, lecteur, ce blog ne vire pas « étude de la faune sous-marine et de ses mœurs », ce titre énigmatique et quelque peu poétique va me permettre de te parler d’une espèce que je ne supporte pas : les gosses. Vois-tu, là, je suis dans le train, ma douce Kenya endormie dans sa panière à mes côtés. Bon, d’accord, je l’ai droguée mais elle est tout sage. A quelques sièges de là, y a une sale gamine qui met un souk pas possible depuis une bonne demi-heure, qui crie, tape sur les vitres et répond à sa mère. Je te le dis sans rougir, lecteur : je déteste les gosses.
Je hurle donc je suis
A chaque fois que je prends le train, y en a toujours un ou deux dans mon wagon. Quand je pense qu’au lycée, les profs m’apprenaient, alarmiste, qu’on ne faisait plus assez d’enfants…ils doivent pas prendre le train très souvent, ceux-là ! Qu’ils s’installent à côté de la monstresse blonde, tête à claque, qui sévit ici, ils chanteront un autre refrain.
J’ai remarqué que les plus chiants n’étaient pas les bébés. La semaine dernière, j’étais dans ce même train, effectuant le même trajet, sans Kenya restée en vacances chez « ses grands parents » et j’étais encerclée de bébés et de jeunes enfants de cinq ans et plus. Les plus calmes étaient sans contexte les bébés. Comment expliquer que ses frêles créatures soient aussi calmes alors qu’ils ne sont pas conscients de l’autre et de la gêne que leurs cris occasionnent ? Pareil pour mon chat : quand elle miaule, elle se rend pas compte qu’elle dérange les gens mais dans le train, elle est toute sage, tout comme ses congénères chats. Alors pourquoi les gamins entre cinq et dix ans qui ont parfaitement conscience de faire chier leur monde ne se calment pas et hurlent comme des demeurés ? J’ai ma théorie : comme les chats, les enfants se croient roi.
Il est né le divin enfant
Imaginons : un bébé vient de paraître dans votre entourage. Premier réflexe : on court se pâmer devant ce miracle de la nature. Qu’il est mignon, guili-guili ! Même un bébé moche parvient à tirer des cris d’extase (hypocrites) de ses visiteurs. Récemment, quelqu’un (il me semble que c’est Raphaël) m’a dit : « mais c’est moche un bébé, j’aime pas ça ! » Ben, c’est vrai que c’est pas super beau, c’est tout fripé mais un nouvel individu a fait son apparition sur terre, alléluia (comme si c’était exceptionnel…). Bref, ce petit bout de chair à peine doté d’une conscience mais déjà équipé d’un estomac et de cordes vocales est déjà l’objet de toutes les adorations. En grandissant, ça ne va pas en s’arrangeant : oh, il vient de sourire ! Oh, il m’a attrapé le doigt ! Seigneur, il marche ! Et voilà notre trognon d’humain persuadé d’être exceptionnel car il s’est mis en station debout. C’est sûr, c’est bien le premier à le faire, c’est incroyable ! A partir de là, l’enfant se rend compte de son pouvoir : tout ce qu’il fait est merveilleux et, ravi, il offre à l’assemblée toute une gamme d’exploit. J’exagère ? Bien sûr que non ! Je me souviens, un jour, ma cousine est venue à la maison avec sa marmaille et l’aîné faisait l’andouille. Notez que je trouve ce gamin trop mignon. A un moment, je ne sais plus ce qu’il a sorti et tout le monde a rigolé. Super fier de lui, le gamin nous a refait le sketch dix fois d’affilée. Merci de vous écrouler de rire à chaque fois pour ne pas vexer le petit ange.
Et c’est toujours pareil. Un enfant doit prouver à l’assistance entière qu’il existe, à tel point que j’en viens à me demander si un enfant n’a pas le sentiment effrayant de ne plus être dès lors qu’on ne le regarde plus. Comme un Dieu, en fait : un Dieu n’existe sur Terre qu’à partir du moment où il a des adorateurs. L’enfant a une phrase fétiche : « Hé, maman (ou papa), regarde ! ». Regarde, je fais un dessin, regarde, je fais la roue, regarde je fais du vélo… Merde, je suis tombé. Comme tu me regardais, je me mets à hurler pour que tu t’occupes de moi. Ça aussi, c’est intéressant de voir que la douleur enfantine n’existe qu’à partir du moment où elle a lieu sous l’œil des parents. Un enfant qui tombe dans son coin se relève, enlève les petits cailloux qui lui ont éraflé le genou et repart jouer sans rien dire. Si un adulte a assisté à la scène, le voilà qui se met à hurler.
La fessée, c’est mauvais pour le développement personnel
Les enfants sont roi et j’ai l’impression que c’est de pire en pire. Gamine, je me suis ramassée quelques fessées toujours justifiées, au fond. Aujourd’hui, le pédopsychiatres nous explique qu’il faut surtout pas frapper un gamin, pas le brimer… De toute façon, les pédopsychiatres nous racontent n’importe quoi, tout est question de mode. Mais les enfants actuels sont super mal élevés, je trouve, tout leur est dû. La monstresse blonde hurle, fout le souk, tire sur les rideaux, elle a eu droit à un « chut ! » maternel de réprobation et si sa mère la force à s’asseoir (oui, là, elle saute comme une idiote sur son siège), la voilà qui pousse des beuglements terribles. Quelle sale gosse !
Mais c’est notre faute, aussi, à force de nous rabaisser à leur niveau plutôt que de les faire monter au nôtres. Les gamins, on leur parle comme à des demeurés (et qui sait qui l’est tout mignon ? Mais c’est le bébé à son papa ? Hou gouzi, gouzi !). Je suis contre la méthode américaine de bourrage de crâne pour faire des gamins pseudos intelligents, je trouve ça complètement crétin. Ceci étant, on ne fait aucun effort pour les responsabiliser, on leur passe tout parce qu’ils sont des enfants : « le pauvre, c’est long le train pour lui ! ». Pffffff, tu lui aurais expliqué avant qu’il ne fallait pas s’agiter dans tous les sens dans le train et se conduire comme une grande, on en serait pas là.
Merde, j’ai perdu mon instinct maternel
Tu l’as remarqué, lecteur, les gosses, ça m’emmerde. J’ai préféré prendre un chat, même si elle est insupportable par moment, qu’elle grignote les pieds de mes amants ou leur lèche les oreilles selon son degré de compatibilité avec le monsieur (elle a adoré Reno, beaucoup moins Raphaël…). Un chat, c’est indépendant, au moins. Ce n’est pas la chair de ma chair mais je m’en tape. Je n’ai pas une once d’instinct maternel, j’ai pas envie de me reproduire, pour l’heure, ça changera sans doute quand j’aurai trouvé ma moitié définitive. J’en parlais l’autre jour avec ma collègue, Zoé, nous étions d’accord sur un point : l’envie de l’enfant vient naturellement quand on est bien engagé avec quelqu’un.
Dans les vingtenaires, nous avons les deux cas : celle qui a une fille envie de bébé (Anne) et celles qui préfèreraient se couper un bras plutôt que de tomber enceinte (Lucie et Victoire). Pour Anne, elle est « inspirée », si j’ose dire, par l’exemple de sa sœur aînée, maman une premier fois et qui est actuellement enceinte jusqu’aux yeux. Pour Lucie et Victoire, un bébé est comme un parasite qui grandit à l’intérieur de leur corps, ça les rend malades rien que d’y penser. Personnellement, je pense que j’aimerais bien sentir la vie grandir en moi mais là… Non… Bien qu’Arnaud m’ait confié qu’il aimerait bien faire l’amour à une femme enceinte (enfin, ça l’a pas empêché de me brouetter).
Dans la nature, toutes les femelles ne s’occupent pas de leur progéniture, c’est un truc de mammifères, ça ! Par exemple, chez les poissons et les hippocampes (d’où le titre de l’article), les femelles expulsent les œufs et ce sont les mâles qui doivent les protéger en attendant la naissance. Alors que chez les mammifères… Par exemple, ma petite Kenya, que je soupçonne d’être enceinte (quelle merde !), elle fera ses bébés toute seule et qui est-ce qui va la soutenir dans cette épreuve ? Pas le(s) salaud(s) qui l’a engrossée, non, ce sera moi… Pitié, pourvu qu’elle soit pas enceinte ! Un chat, j’arrive à gérer mais des petits chatons, quelle angoisse… Mais je dévie.
Un bébé? Non merci…
Quand je vois tous ces monstres qui piaillent, hurlent, tapent du pied, je me demande pourquoi j’en voudrais un pour moi… La monstresse blonde s’est coincée la tête entre le fauteuil et la fenêtre, elle hurle comme une demeurée, au secours ! Voilà comme cette horrible gosse vient de détruire tout instinct maternel résidant encore en moi. Nous en avons parlé ave Gauthier, je lui ai balancé ma théorie sur la déification de l’enfant et il m’a expliqué ceci : « non mais c’est super beau de voir un enfant qui apprend, tu n’imagines pas ! » Non, je n’imagine pas, en effet. Gauthier, il s’occupe beaucoup du fils d’Océane, il sait mieux que moi la fierté que l’on éprouve quand notre rejeton arrive à mettre un pied devant l’autre. Peut-être que quand j’aurai ma propre marmaille, je serai comme les autres, je m’extasierai devant leurs moindres faits et gestes…
Mais pour les moments, les gamins, ça m’emmerde, surtout dans le train.

Je suis une star

Jeune, je rêvais de devenir chanteuse et de faire la une des magazines. Quelques années plus tard, me voici journaliste stagiaire non rémunérée. Pour me venger de ce coup du sort, je me mets à écrire ma vie et celle de mes copains sur le net et voilà, ça marche, je suis une star! La preuve? La voici:

Cette petite « une » de magazine a été réalisée par Matt, un de mes lecteurs/commentateurs les plus assidus. Je suis particulièrement flattée et fière de ce petit cadeau. En effet, Matt ne me connaît pas (c’est pas moi, la blonde, sur la photo) et je lui inspire ceci… Avouez qu’il y a de quoi se réjouir quand même!

En tout cas, moi, j’adore! Si toi aussi, lecteur, tu m’adules et tu veux m’envoyer un petit fan-art, n’hésite surtout pas!

En attendant, lecteur, tu peux aussi aller visiter le blog de Matt, il t’explique le pourquoi du comment de ce fan-art.