Lâcher les armes ?

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’amour sans forcément parler de choses tendres lalala. En l’occurrence, parlons un peu du lâcher prise, du renoncement à l’armure, la carapace…

Au début d’une histoire d’amour, on est toujours un peu étourdis, on a du mal à croire à tant de bonheur. Mais comment ai-je pu vivre XX années sans cet être merveilleux, mon âme sœur ? Oui mais voilà, les années passent, l’expérience se fait et celle-ci nous rappelle vicieusement que les contes de fées se terminent parfois tragiquement. Enfin, tragiquement, par une rupture, n’exagérons rien.

Le début d’une histoire d’amour est souvent une étrange bataille entre le cœur et la raison. Le premier hurle que là, c’est pas juste une passade, c’est peut-être même the only one avec qui on aura une petite Heloise et un petit Vitia (j’insiste) et on coulera des jours heureux dans une jolie maison avec jardin sous le regard serein d’une Kenya qui aura enfin passé sa période chaton hystérique (elle a 8 ans et ne l’a toujours pas intégré). Mais la raison, elle, elle te dit qu’à écouter le cœur, on en est déjà au 3ème ou 4ème only one et qu’à l’arrivée, y a pas de descendance, de maison avec jardin, seule reste l’excitee Kenya. Bref, la raison n’aime pas panser le cœur et lève les yeux au ciel dès que celui-ci s’emballe.

Prudence est mère de sûreté et un tiens vaut toujours mieux que deux tu l’auras. Au début d’une relation, forcément que l’autre est juste parfait, comme une paire de chaussures sur mesure mais la raison, elle tique sur deux, trois détails qui puent alors que le cœur chante la vie en faisant la roue.

Puis pof, des fois, la raison avait raison, justement, le cœur pleure des larmes de sang et on est parti dans une complainte de merde « non mais chuis trop conne d’y avoir cru, j’ai plus 16 ans, merde, les princes charmants n’existent pas, je me ferai plus avoir ». Blablabla.

Venez ici, mon cœur et ma raison, tatie Nina veut vous parler. Oui, une rupture, ça blesse, ça énerve, ce n’est jamais serein. Sauf que. D’une part, un échec amoureux ne signifie pas que toutes tes relations finiront en eau de boudin. Si on prend mes parents, ce couple pioupiou, ils ont connu des ruptures avant de se connaître aussi. Et puis, oserais-tu faire payer le mec qui va arriver ensuite et qui aurait pu être ton only one si t’avais pas fermé les portes des le départ pour ne pas trop souffrir le jour de la rupture ? À ce niveau là, entre direct au couvent, c’est encore le plus sûr.

Être amoureux ne protège pas d’un éventuel échec. À dire vrai, on ne peut jamais savoir. Mais à choisir, préfères tu une relation semi satisfaisante qui te fera quand même du mal à la rupture ou profiter à fond et en chier quoi qu’il arrive à la rupture ? Plus j’avance dans la vie et plus je constate une chose : les histoires les plus difficiles à digérer sont celles où tu as la sensation de n’avoir pas tout vécu. Moi, en tout cas, la prochaine fois, j’essaierai de déposer les armes d’entrée de jeu.

Soyez explicites les mecs

Par PinkLady

Je sais pas si je vous ai dit mais je suis officiellement célibataire depuis un petit moment déjà, Wannabe John-John s’en est allé. Après la période de deuil obligatoire puis la période de célibat festif, me voici back dans les tracks pour tenter de trouver un nouvel amour, un wannabe K-P (dire key-pi). Comme Karl-Philip de Suède que voici :


Mais Karl-Philip, c’est unsex au possible donc Key-Pi. Parce que c’est pas tout ça mais le célibat festif, ça me prend beaucoup de temps et j’aimerais trouver mon wannabe K-P (WKP) avant les premiers frimas car un mec, c’est plus grand qu’une bouillotte. Faudrait juste qu’il soit pas trop chaud parce que WJJ, tout adorable qu’il soit devait avoir une température corporelle proche des 60° et ça me faisait un peu chaud dans mon corps. La phrase précédente ne parlait pas de sexe. Oui je sais, je critique les magazines qui nous poussent à une surconsommation sexuelle l’été pour trouver un doudou l’hiver mais je dis pas que mon envie est universelle non plus.


Bref, je veux un WKP rien qu’à moi et j’ai une liste de prétendants. Enfin, eux ne prétendent à rien (à ce que j’en sais) mais je les trouve très hiiiiiii, tu ferais tellement bien dans mon lit et autour de la table familiale. Alors du coup, telle une bachelorette occulte, je jauge mes prétendants. Sauf qu’aucune prod ne me paie de tête à tête à Venise ou New-York et ça, je trouve que ça craint un peu. Bref, je jauge et j’essaie d’interpréter les signes.

– me regarder fixement pendant 30 secondes, c’est un signe ?

– me parler de sexe en me regardant direct in the eyes, c’est un signe ou c’est juste parce que je suis en face ?

– m’envoyer des images trop lol, c’est un signe ?

– draguer une autre fille sous mes yeux, c’est pour me rendre jalouse ? (non, celui-là, je rigole… Quoique…)


Des fois tu te dis que oui et tu fais la roue en chantant Love is in the air. Puis après, tu remarques que ce long regard appuyé ne voulait peut-être rien dire, que sa taquinerie vis à vis de toi est la même qu’il utilise avec les autres filles et que, bordel, tout ça manque cruellement de clarté.


Alors j’envisage de mettre au point une love machine qui permettrait de décrypter le comportement masculin histoire de voir lequel de mes prétendants qui ne prétend à rien a follement envie de faire de moi sa princesse de Suède et lequel est juste super cordial. Ou un truc qui mesure les phéromones. Je suis pas sure que la machine va déterminer s’il veut faire de moi sa princesse ou la petite catin que l’on butine sur les bottes de foin mais après tout, la bachelorette a aussi le droit de coucher sans transformer.

Ah, j’entends que les hommes aimeraient une machine similaire pour les femmes ? Mais messieurs, j’ai déjà du mal à être cohérente dans mes comportements, comment voulez-vous que j’en fasse une machine ? Aaaaah, c’est pareil pour vous ? Bon, alors je crois que je vais faire une machine « tu veux ou tu veux pas ? ». Un gain de temps magique.

L’instinct maternel de l’’hippocampe

Rassure-toi, lecteur, ce blog ne vire pas « étude de la faune sous-marine et de ses mœurs », ce titre énigmatique et quelque peu poétique va me permettre de te parler d’une espèce que je ne supporte pas : les gosses. Vois-tu, là, je suis dans le train, ma douce Kenya endormie dans sa panière à mes côtés. Bon, d’accord, je l’ai droguée mais elle est tout sage. A quelques sièges de là, y a une sale gamine qui met un souk pas possible depuis une bonne demi-heure, qui crie, tape sur les vitres et répond à sa mère. Je te le dis sans rougir, lecteur : je déteste les gosses.
Je hurle donc je suis
A chaque fois que je prends le train, y en a toujours un ou deux dans mon wagon. Quand je pense qu’au lycée, les profs m’apprenaient, alarmiste, qu’on ne faisait plus assez d’enfants…ils doivent pas prendre le train très souvent, ceux-là ! Qu’ils s’installent à côté de la monstresse blonde, tête à claque, qui sévit ici, ils chanteront un autre refrain.
J’ai remarqué que les plus chiants n’étaient pas les bébés. La semaine dernière, j’étais dans ce même train, effectuant le même trajet, sans Kenya restée en vacances chez « ses grands parents » et j’étais encerclée de bébés et de jeunes enfants de cinq ans et plus. Les plus calmes étaient sans contexte les bébés. Comment expliquer que ses frêles créatures soient aussi calmes alors qu’ils ne sont pas conscients de l’autre et de la gêne que leurs cris occasionnent ? Pareil pour mon chat : quand elle miaule, elle se rend pas compte qu’elle dérange les gens mais dans le train, elle est toute sage, tout comme ses congénères chats. Alors pourquoi les gamins entre cinq et dix ans qui ont parfaitement conscience de faire chier leur monde ne se calment pas et hurlent comme des demeurés ? J’ai ma théorie : comme les chats, les enfants se croient roi.
Il est né le divin enfant
Imaginons : un bébé vient de paraître dans votre entourage. Premier réflexe : on court se pâmer devant ce miracle de la nature. Qu’il est mignon, guili-guili ! Même un bébé moche parvient à tirer des cris d’extase (hypocrites) de ses visiteurs. Récemment, quelqu’un (il me semble que c’est Raphaël) m’a dit : « mais c’est moche un bébé, j’aime pas ça ! » Ben, c’est vrai que c’est pas super beau, c’est tout fripé mais un nouvel individu a fait son apparition sur terre, alléluia (comme si c’était exceptionnel…). Bref, ce petit bout de chair à peine doté d’une conscience mais déjà équipé d’un estomac et de cordes vocales est déjà l’objet de toutes les adorations. En grandissant, ça ne va pas en s’arrangeant : oh, il vient de sourire ! Oh, il m’a attrapé le doigt ! Seigneur, il marche ! Et voilà notre trognon d’humain persuadé d’être exceptionnel car il s’est mis en station debout. C’est sûr, c’est bien le premier à le faire, c’est incroyable ! A partir de là, l’enfant se rend compte de son pouvoir : tout ce qu’il fait est merveilleux et, ravi, il offre à l’assemblée toute une gamme d’exploit. J’exagère ? Bien sûr que non ! Je me souviens, un jour, ma cousine est venue à la maison avec sa marmaille et l’aîné faisait l’andouille. Notez que je trouve ce gamin trop mignon. A un moment, je ne sais plus ce qu’il a sorti et tout le monde a rigolé. Super fier de lui, le gamin nous a refait le sketch dix fois d’affilée. Merci de vous écrouler de rire à chaque fois pour ne pas vexer le petit ange.
Et c’est toujours pareil. Un enfant doit prouver à l’assistance entière qu’il existe, à tel point que j’en viens à me demander si un enfant n’a pas le sentiment effrayant de ne plus être dès lors qu’on ne le regarde plus. Comme un Dieu, en fait : un Dieu n’existe sur Terre qu’à partir du moment où il a des adorateurs. L’enfant a une phrase fétiche : « Hé, maman (ou papa), regarde ! ». Regarde, je fais un dessin, regarde, je fais la roue, regarde je fais du vélo… Merde, je suis tombé. Comme tu me regardais, je me mets à hurler pour que tu t’occupes de moi. Ça aussi, c’est intéressant de voir que la douleur enfantine n’existe qu’à partir du moment où elle a lieu sous l’œil des parents. Un enfant qui tombe dans son coin se relève, enlève les petits cailloux qui lui ont éraflé le genou et repart jouer sans rien dire. Si un adulte a assisté à la scène, le voilà qui se met à hurler.
La fessée, c’est mauvais pour le développement personnel
Les enfants sont roi et j’ai l’impression que c’est de pire en pire. Gamine, je me suis ramassée quelques fessées toujours justifiées, au fond. Aujourd’hui, le pédopsychiatres nous explique qu’il faut surtout pas frapper un gamin, pas le brimer… De toute façon, les pédopsychiatres nous racontent n’importe quoi, tout est question de mode. Mais les enfants actuels sont super mal élevés, je trouve, tout leur est dû. La monstresse blonde hurle, fout le souk, tire sur les rideaux, elle a eu droit à un « chut ! » maternel de réprobation et si sa mère la force à s’asseoir (oui, là, elle saute comme une idiote sur son siège), la voilà qui pousse des beuglements terribles. Quelle sale gosse !
Mais c’est notre faute, aussi, à force de nous rabaisser à leur niveau plutôt que de les faire monter au nôtres. Les gamins, on leur parle comme à des demeurés (et qui sait qui l’est tout mignon ? Mais c’est le bébé à son papa ? Hou gouzi, gouzi !). Je suis contre la méthode américaine de bourrage de crâne pour faire des gamins pseudos intelligents, je trouve ça complètement crétin. Ceci étant, on ne fait aucun effort pour les responsabiliser, on leur passe tout parce qu’ils sont des enfants : « le pauvre, c’est long le train pour lui ! ». Pffffff, tu lui aurais expliqué avant qu’il ne fallait pas s’agiter dans tous les sens dans le train et se conduire comme une grande, on en serait pas là.
Merde, j’ai perdu mon instinct maternel
Tu l’as remarqué, lecteur, les gosses, ça m’emmerde. J’ai préféré prendre un chat, même si elle est insupportable par moment, qu’elle grignote les pieds de mes amants ou leur lèche les oreilles selon son degré de compatibilité avec le monsieur (elle a adoré Reno, beaucoup moins Raphaël…). Un chat, c’est indépendant, au moins. Ce n’est pas la chair de ma chair mais je m’en tape. Je n’ai pas une once d’instinct maternel, j’ai pas envie de me reproduire, pour l’heure, ça changera sans doute quand j’aurai trouvé ma moitié définitive. J’en parlais l’autre jour avec ma collègue, Zoé, nous étions d’accord sur un point : l’envie de l’enfant vient naturellement quand on est bien engagé avec quelqu’un.
Dans les vingtenaires, nous avons les deux cas : celle qui a une fille envie de bébé (Anne) et celles qui préfèreraient se couper un bras plutôt que de tomber enceinte (Lucie et Victoire). Pour Anne, elle est « inspirée », si j’ose dire, par l’exemple de sa sœur aînée, maman une premier fois et qui est actuellement enceinte jusqu’aux yeux. Pour Lucie et Victoire, un bébé est comme un parasite qui grandit à l’intérieur de leur corps, ça les rend malades rien que d’y penser. Personnellement, je pense que j’aimerais bien sentir la vie grandir en moi mais là… Non… Bien qu’Arnaud m’ait confié qu’il aimerait bien faire l’amour à une femme enceinte (enfin, ça l’a pas empêché de me brouetter).
Dans la nature, toutes les femelles ne s’occupent pas de leur progéniture, c’est un truc de mammifères, ça ! Par exemple, chez les poissons et les hippocampes (d’où le titre de l’article), les femelles expulsent les œufs et ce sont les mâles qui doivent les protéger en attendant la naissance. Alors que chez les mammifères… Par exemple, ma petite Kenya, que je soupçonne d’être enceinte (quelle merde !), elle fera ses bébés toute seule et qui est-ce qui va la soutenir dans cette épreuve ? Pas le(s) salaud(s) qui l’a engrossée, non, ce sera moi… Pitié, pourvu qu’elle soit pas enceinte ! Un chat, j’arrive à gérer mais des petits chatons, quelle angoisse… Mais je dévie.
Un bébé? Non merci…
Quand je vois tous ces monstres qui piaillent, hurlent, tapent du pied, je me demande pourquoi j’en voudrais un pour moi… La monstresse blonde s’est coincée la tête entre le fauteuil et la fenêtre, elle hurle comme une demeurée, au secours ! Voilà comme cette horrible gosse vient de détruire tout instinct maternel résidant encore en moi. Nous en avons parlé ave Gauthier, je lui ai balancé ma théorie sur la déification de l’enfant et il m’a expliqué ceci : « non mais c’est super beau de voir un enfant qui apprend, tu n’imagines pas ! » Non, je n’imagine pas, en effet. Gauthier, il s’occupe beaucoup du fils d’Océane, il sait mieux que moi la fierté que l’on éprouve quand notre rejeton arrive à mettre un pied devant l’autre. Peut-être que quand j’aurai ma propre marmaille, je serai comme les autres, je m’extasierai devant leurs moindres faits et gestes…
Mais pour les moments, les gamins, ça m’emmerde, surtout dans le train.