Le samedi, je suis de sortie

Ladies and gentlemen,

Ce week-end mes parents sont sur Paris ce qui veut dire que je serai pas là ou presque doooooooonc que j’ai pas méga le temps d’écrire des articles et qu’en plus, je suis pas méga inspirée en ce moment (enfin, si, l’inspiration, je l’ai, le temps, beaucoup moins). Donc aujourd’hui, plutôt que de vous faire un article méga trop drôle et débile comme tous les samedis, je réponds à une chaîne filé par M. Tto que je conchie sur plusieurs générations parce que j’aime pas être
enchaînée, je suis wild. Mais à la prochaine chaîne que je subirai, il sera dans le peloton suivant, na.

Alors le principe de cette nouvelle chaîne : prendre les années en 2 et en 7 et voir à quoi ça correspond dans ma vie. Moi, les 2, je les aime pas alors que les 7, ouais, plutôt.

1977 : Mes parents se marient un jour de juin et essaient d’avoir un bébé. Sauf que je suis déjà un peu une star et je me fais désirer, je n’arrive que 3 ans plus
tard.

1982 : Fin de ma vie de fille unique. En novembre, ma sœur Alice débarque, je m’en souviens. En fait, je me souviens surtout que derrière la porte de la chambre à la maternité de ma mère, y avait un tampon pour éviter que la porte ne claque contre les murs. Je sais, c’est con mais j’avais bloqué dessus. J’étais une grande sœur très consciencieuse, paraît-il.

1987 : Pas beaucoup de souvenirs, une année calme entre deux années de merde. Mort de mon grand-père en 86 et de mon oncle en 88. C’est donc les années impaires qui me réussissent. Je crois que c’est cette année là que j’ai appris que le père Noël n’existait pas. J’étais en CE1 avec une institutrice vieille fille très dévote, on faisait la prière tous les matins et quand on avait des bonnes notes, on avait des vignettes panini et au bout de 10 vignettes, on avait un poster.

1992 : Là, je suis au collège. Je m’habille en jogging, j’ai les cheveux courts (et gras), de l’acné et une surcharge pondérable remarquable. Bref, j’étais moche
et encore, j’ai de la chance, j’avais déjà plus mon appareil dentaire. J’étais amoureuse d’un garçon qui voulait devenir prêtre plus tard et ça me désespérait (finalement, c’est son frère qui l’est). D’ailleurs, 6 ans plus tard, j’ai appris qu’une rumeur avait circulé au collège et au lycée comme quoi on était sortis ensemble. Damned !

1997 : Je passe mon bac français, je m’en sors bien même si ma note à l’écrit me déçoit un peu, ma prof de français estime que je méritais plus aussi (bon, ça va, hein, j’ai eu 13 mais c’était ma matière forte, normalement). L’oral, je passe le vendredi, je suis avant dernière et c’est vite expédié, je gagne un point
par minute à peu près ! Deux ans plus tard, ma sœur est passée avec la même examinatrice, marrant ! Arrivée en terminale, je suis terrorisée à l’idée d’avoir mon bac et de partir vivre seule donc je le veux pas. Mais je l’aurai quand même. Mes deux dernières années de lycée ont été les meilleures, on était 21 en 1ère puis 19 en terminale, bonne ambiance. Y avait des rivalités dans la classe mais elles me concernaient pas.

2002 : Année de merde. Mais vraiment. Premier échec scolaire (je valide pas ma maîtrise en un an, rien de dramatique non plus), je me chie le concours de
journalisme dans les grandes largeurs mais à ma décharge, il a eu lieu le même jour que l’enterrement de ma tante. 3 décès dans mon entourage proche, Yohann (mon presque frère) a failli être le 4e . Heureusement, j’ai Guillaume qui me soutient dans toutes ces épreuves. Pour l’heure, ça reste vraiment la pire année de ma (courte) vie

2007 : Bof pour le moment, janvier n’a pas été top. Enfin, j’ai quand même décroché une pige rémunérée et j’ai eu un entretien où j’ai fait une prestation
« excellente » (c’est pas moi qui le dis). Là, je suis en train de régler des trucs entamés en 2006, je vais enfin pouvoir passer à autre chose.

Et voilà ! Bon, je rentre ce soir pas tard de mes balades donc soyez sages les enfants !

J’’me les gèle

Voilà, là, je suis pas inspirée pour écrire un truc intelligent donc on va faire un article idiot qui fait du bien au cerveau. Toi, lecteur, tu viens d’allumer ton ordi et de vérifier tes mails, t’as la tête dans le pâté, je le sais alors pas de considérations ésotériques à la con aujourd’hui. Non, aujourd’hui, on va faire de la météo.

 

Je sais pas chez toi mais ici, à Paris, il pèle et pas qu’un peu. Enfin, rien que de très normal pour un 23 janvier, ok… Sauf que trois jours avant, il faisait 10 degrés de plus au moins ! Donc, forcément, mon petit corps, il comprend pas ce qu’il lui arrive… Non parce qu’il était habitué à se balader que normalement couvert, avec un t-shirt, un pull et un manteau même pas fermé. Là, de suite, il faut rajouter les couches parce que bon, c’est pas que je peux pas me payer le luxe d’être malade mais ça me ferait profondément ch***. Mon petit nez est bien trop joli pour être écorché à coup de kleenex. Donc le manteau, je le ferme, je rajoute une écharpe, des gants (en cuir d’Italie, cadeau de Noël) et un chapeau parce que mes oreilles étant une zone érogène cruciale de ma personne et que je ne veux pas qu’elles perdent de leur sensibilité. En somme, opération : pas de peau exposée.

Chez moi, j’ai remonté le chauffage et tout mais je me pèle quand même un peu. Alors là aussi, les grands moyens s’imposent. Couette supplémentaire, gilet avec ma grosse chemise de nuit (là, je sens que mon potentiel de séduction atteint des sommets). Bon, je vous rassure, je mets pas encore les chaussettes. En plus de ça, je bois plein de boissons chaudes genre thé, café, tisane et eau chaude au citron (tout ça sans sucre parce que je vous dis pas, sinon). Sans parler des soupes, of course. Et puis y a la douche bien chaude juste avant d’aller au dodo. Puis même des bains, des fois, soyons folles.

Bon, en dehors de ces considérations passionnantes, j’ai l’impression que tout le monde en a pris un coup au moral. Moi, d’abord. Pourtant, tout va plutôt bien en ce moment mais bon, j’ai froid, ça me fatigue, j’ai surtout envie de m’enrouler dans les draps, c’est pas glop glop ! Mardi, je voulais faire du podcast vidéo en ville, je déjeune en ville avec ma copine Sab (qui m’a fait attendre en plein froid, la cruelle, j’ai cru que je me transformais en pingouin) et je décide d’aller faire un tour sur le parvis de Notre Dame pour trouver deux ou trois personnes à interviewer. Mais en fait, vu le froid, je me suis rapatriée direct aux Halles. Ce froid soudain semble avoir figé Paris sur place. Demandez aux gens comment ils vont, vous aurez droit à un « bouaf ! » ou un truc du genre. Le froid, on aime pas ça et c’est tout. Si encore il neigeait, ça compenserait mais même pas !

 

Je me souviens de ce mois de février (ou de mars, je sais plus) 2005 où je foutais les pieds dans la capitale pour un entretien de motivation pour mon stage. Il neigeait, tout le temps et Paris sous la neige, ça a vraiment une autre gueule, c’est magique. Bon, j’avais prévu de déambuler joyeusement dans les rues mais vu que je sentais déjà plus mes orteils, j’ai décidé d’aller déambuler aux Galeries Lafayette. Histoire de bien me prendre dans la gueule que Paris, c’est plus cher que la province. Alors j’ai craqué sur deux robes, ce jour là, genre « ouah, trop jolie », ma main, fébrile, saisissait avec une certaine anxiété l’étiquette et… la relâchait, effrayée, tel un enfant qui aurait pris un serpent pour un bâton. 324 euros la robe bout de tissu. Et ta sœur, elle bat le beurre ?? Oui, moi, l’hiver, je l’aime que pour la neige, le chocolat chaud et la cheminée chez papa maman. Le reste, ça m’emmerde. Le ciel gris, la nuit tout le temps, la pluie glacée, le nez qui coule, la pulpe des doigts qui menace de faire exploser ma petite peau, mes mains incapables d’attraper quoi que ce soit dès qu’elles sont sorties des gants. Et encore, là, j’ai eu la bonne idée d’arrêter de fumer donc pas besoin d’enlever les gants pour allumer cette foutue clope de mes fesses. J’aime pas la nature morte, la boue après la neige, les gens qui font la gueule et la mode cette année tellement terne. En hiver, on n’a pas idée de ne vendre que du noir, du gris et, à la limite du prune. Faites péter le orange, le rouge, le fuchsia,
je sais pas moi ! C’est pas parce que c’est moche dehors qu’il faut qu’on s’adapte, bordel. Moi, en signe de protestation, je mets mes lunettes de vue rouges, na.

 

Les gens chouinent parce qu’il n’y a plus de saison. Et ben, ok, c’est vrai mais moi, il me manquait pas l’hiver. Surtout qu’il neige même pas !

La patate chaude

Bon, Mini Lola m’a envoyé un truc qui s’appelle la patate chaude. En gros, il faut que je révèle 5 trucs inédits sur moi et là, j’avoue que j’ai pas l’inspiration et un peu mal à la tête mais bon, je vais bien trouver.

1) Je fais des rêves vraiment bizarres. Et depuis longtemps mais des fois, je me réveille et j’ai limite peur, je me dis qu’un psy se régalerait de mes rêves. Quelques échantillons ? L’autre nuit, je rêvais que j’étais avec les socialistes, les grands pontes et à un moment, y avait PPDA et Chirac qui arrivaient et Chirac me filait une clope. Au début, je me disais que je devais pas l’accepter et tout mais finalement, j’acceptais mais comme c’était une cigarette avec un très long filtre et quasi rien à fumer, finalement, je refusais. Juste avant, j’avais une espèce d’engin accroché dans mon dos qui me permettait de voler donc j’allais à la mer. Et puis cette nuit, je rêvais que j’arrêtais pas de prendre l’avion pour aller en Suède (???) et je croisais Jamel Debbouze dans l’aéroport et on devenait super pote et on finissait même par se faire un bisou. Heuuuuuuuuuu??

 

2) Je suis très tête en l’air. Ca va mieux maintenant mais plus jeune, le nombre de fois où j’ai oublié une veste dans un bar, le train ou l’école, c’est impressionnant…

 

3) Je déteste les tomates crues. C’est viscéral. J’essaie de me forcer quand je suis invitée chez quelqu’un qui m’en sert mais c’est vraiment l’aliment que j’ai du mal à avaler par-dessus tout.

 

4) Mes stats amoureuses et sexuelles sont moins impressionnantes que ce que vous croyez. Je n’ai jamais menti sur ce blog mais si vous comptez, vous verrez que je ne suis pas une amazone du sexe. Mais de toute façon, je m’en fous, ça veut tellement rien dire les chiffres. Et dans quelques années, je ne me souviendrai sans doute pas de la moitié d’entre eux.

 

5) Des fois, quand on m’appelle le matin et que je dis « mais non, tu ne me réveilles pas ! », je mens…

 

Bon, ok, c’est pas hyper croustillant mais c’est déjà pas mal, nan ?

 
Bon, je suis censée refiler ça à quelqu’un ou pas ?

Je suis une influenceuse… Ou pas

Pour ceux qui suivent mes aventures sur le blog Modo, vous le savez : je me passionne pour la blogosphère et le buzz en ce moment. Pour les autres, je vous l’annonce : je me passionne pour la blogosphère et le buzz en ce moment. Voilà, maintenant que tout le monde est au courant, avançons. Il y a quelques temps, en surfant sur le web, je tombe sur le site de buzzparadise et me voici devenue une influenceuse. Mais le suis-je vraiment ?

 influencer

Ces derniers temps, j’ai pas mal rencontré de blogueurs ou discuté avec eux pour Modo. Dans ma vie privée, j’en fréquente quelques uns aussi et on parle souvent de nos blogs
respectifs. On s’est tous piqués au jeu plus qu’on ne l’aurait voulu. Le matin, je me lève, je me toilette et je fonce sur le net mettre mon article en ligne, répondre aux comms, examiner mes stats. Il y a des jours où le nombre de lecteurs explose, d’autres où ça diminue sans qu’on sache bien pourquoi. Ca plaît plus ce que je dis ? Je dois parler plus de cul ? C’est vrai que ces derniers temps, je n’en parle plus tôt mais niveau sexe, il ne reste plus grand-chose dans mon escarcelle et je ne veux pas faire de racolage non plus. Quoi qu’il en soit, je reste au dessus du millier de lecteurs, tout va bien. Et puis le but, c’est d’avoir son lot de fidèles, pas un tas de googlonautes qui cherchent leur part de cul… Surtout que moi, je file pas de conseils et je mets même pas de photos cochonnes !

 

Bref, revenons-en à nos moutons. Selon mes stats, vous êtes environ 80% à venir ici directement donc je suppose que vous venez lire ce que je –enfin nous- racontons. A partir de là, je me pose légitimement la question : ai-je le pouvoir de vous influencer. Dans le bon sens du terme, rassurez-vous. Je ne parle pas de changer votre vie ou autre, jamais je n’aurais une telle prétention. Mais quand je parle d’un livre ou d’un film, allez-vous le voir car je vous en ai donné envie ? Ou, au contraire, vous en ai-je dégoûté ? Visitez-vous mes liens ? Quand j’ai lancé le blog Modo, j’ai eu 82 lecteurs uniques le premier jour… Soit 6% du lectorat des vingtenaires à peu près. C’est peu ! Ou alors, c’est déjà pas mal ? Quelles retombées puis-je espérer avec ce blog ? Après tout, en tant que lectrice de blog, est-ce que je clique sur tous les liens qu’on m’offre ? Non, certainement pas. Je regarde rarement les youtube en ligne et je lis juste les blogs que j’aime. Je n’ai pas forcément le temps de fouiller tous les liens que l’on m’offre. Quant aux œuvres que l’on me présente, les lis-je ? J’avoue avoir acheté « Sur l’amour et la mort » de Patrick Süskin, conseillé par Kamui sur son blog, mais après ? Je précise que j’ai beaucoup aimé ce petit essai, avalé en une poignée d’heures donc si je n’ai pas acheté de livres conseillés sur des blogs depuis, ce n’est pas suite à une mauvaise expérience !

 

Bref, quelles retombées espérer en parlant d’un livre, film, blog ou je ne sais quoi ? Puis-je prétendre booster des ventes ? Ou une poignée de lecteurs supplémentaires sur un blog est-il déjà une belle performance ? Je n’ai pas la prétention d’être une réelle influenceuse. Je pense que beaucoup de gens viennent ici pour lire les aventures de Nina et ses potes mais ne cherchent pas à aller plus loin. Et puis qu’est-ce qu’un blog dans cette immense galaxie blogosphérienne ? Déjà, quand je lis la chronique d’un livre ou d’un film dans un journal et que je suis tentée, rien n’indique que je vais sauter le pas. Alors pour un blog… Parce que moi, je parle de trucs que j’aime (ou que je déteste et qui m’énervent) mais je ne suis pas critique. Vous ne connaissez que peu mes goûts et il est dur de savoir si je suis « fiable » ou pas en matière de littérature ou musique. Pourtant, j’avais été contactée par
buzzparadise avant de retomber sur leur site cet été, ça montre sans doute que mon blog compte un peu dans la blogosphère, que j’ai un tout petit pouvoir sur mes lecteurs. Car si je n’avais pas parlé de Modo, ici, combien aurais-je de lecteurs là-bas ? Combien de signatures aurions-nous en moins sur la liste de soutien ? Peut-être que la différence aurait été faible, très faible. Peut-être pas. Impossible de quantifier (surtout que je n’ai pas la provenance du trafic !).

 

Mais bon, je me plais à espérer que mon petit blog peut jouer un petit rôle. Oh, je ne parle pas de choses très sérieuses, je n’aurai aucun rôle à jouer dans les élections 2007,
par exemple, soyons sérieux trente secondes ! Mais peut-être que grâce à ce blog, de jeunes gens auront mis une capote au lieu de déconner. Peut-être que d’autres auront compris des choses en me lisant et auront changé de petites choses dans leur vie. Peut-être que d’autres encore ont acheté un livre que j’ai aimé et l’ont apprécié autant que moi. Peut-être que grâce à moi, une poignée de livres auront été vendus en plus. Peut-être que grâce à moi, quelqu’un a crée un blog. Enfin, ça, d’ailleurs, je le sais, j’ai inspiré quelques nouveaux blogueurs, c’est toujours flatteur.

 

Bref, alors que je travaille à fond sur la blogosphère et le buzz, je suis toujours émerveillée de voir que certains blogs sont de telles références qu’y apparaître dessus est un
véritable privilège. Mais cette apparition est-elle suivie des faits ? En gros est-ce que les plus gros blogs sont-ils de réels influenceurs ? Je n’en sais rien. Mais au fond, quelle importance ? Après tout, je continue de parler de ce qu’il me plaît, tant pis si ça n’a pas de répercussions. Après tout, vous êtes assez grands pour savoir si vous avez envie de me suivre ou pas !

 

Le parfum

Par Marine

C’est bientôt Noël, ça ne vous aura pas échappé. Sinon, je vous conseille une rapide incursion sur les Champs Elysées, ce sera très clair dans votre tête. Avec l’aimable concours de Vingtenaires Inc., Marine teste pour vous un parfum, A-Men, la version pour hommes de Angel, de Thierry Mugler. L’offrirez-vous à Noël?

« C’est en puisant dans ses souvenirs d’enfance que Thierry Mugler a trouvé l’inspiration pour « Angel« , son premier parfum. Dans cette fragrance est cristallisée toute la magie de l’imaginaire du créateur : senteurs de fêtes foraines, odeurs de barbe à papa, ambiance des goûters organisés par sa grand-mère… » Effectivement, grand-mère; on tient le bon bout, je crois…

Je reconnais les qualités indéniables de Thierry Mugler dans certains domaines : la bouteille est très belle, la campagne de pub, éthérée à souhait mais si seulement le parfum avait pu l’être aussi… Quand je sens Angel, je ne pense pas à un ange évanescent mais à ma prof d’histoire-géo de première, celle qui disait « objurgations » au lieu d’avertissement. Angel, c’est pour moi la première fois qu’un ange est associé à une sorcière.

Remarquez, je suis pas un bon public au départ, je supporte pas le parfum. C’est physiologique. Ca me donne des nausées. Quand je vais dans une parfumerie, j’y reste 10 minutes montre en main, en apnée, et je ressors avec une furieuse envie de rendre à l’humanité ma salade croutons-gésiers du midi. Petite biographie parfumée. Ma mère est prof. Comme tous les profs elle adoooore le parfum surtout si il sent fort. Tout y est passé, Rive Gauche, Amarige, Poison, … Angel. Le seul qu’elle a pas aimé, c’est Champs Elysées, normal, il avait une odeur légère. Moi, c’était mon préféré. Vous l’aurez compris, j’ai eu une enfance difficile. A cinq ans, on m’offre Céleste, le parfum Babar (j’ai encore le flacon chez moi). Il sert surtout à la déco. A 12 ans, je suis dans ma période « Eau Jeune », il y a un top model dans la pub Démon, j’acquiers le parfum. Le flacon est presque plein aujourd’hui. Finalement les parfums bon marché, c’est pas du tout une économie, on s’en lasse trop vite, on n’en veut plus au bout d’un mois. A 14-15 ans, victime de la mode, je veux et j’exige CK One. Pour être comme Kate Moss? Le mystère reste entier.Toujours est-il que celui-là, je le mets… pour me coller une migraine tous les soirs. Au bout de quelques mois (on n’est pas sérieux quand on a 17 ans) j’abandonne la bataille. En gros, le choix est simple : ou je mets le parfum sur mes vêtements, et là, complètement absorbé par le tissu, impossible qu’il s’évapore, et moi j’y ai droit avec intensité toute la journée, c’est horrible j’en ai des papillons dans l’intestin grêle en fin de journée (glamour is not a crime). Ou je le mets sur ma peau et là c’est génial, je fais virer tous les parfums, je pourrais me mettre un très évanescent très subtil J’Adore de Dior, au bout d’une heure, on dirait une contrefaçon achetée sur le marché de Casablanca un 27 juillet à l’heure la plus chaude. C’est bien simple ça a l’odeur de l’alcool à 90. Comprenez qu’au départ, la nature ne m’a pas gâtée. Comprenez qu’un homme qui se parfume trop, en plus de trouver ça louche (mais … mais… il se lave pas ou quoi?), je suis assez vite indisposée. Comprenez que j’ai assez peu de chances de conclure avec un homme si je sais qu’au bout d’une demi-heure je vais devoir faire des exercices de respiration pour rester en forme.

Revenons à  A-men. Avant lui, Angel. Le pari initial était donc de créer un parfum à l' »odeur de fête foraine ». Pari gagné. Une fête foraine, c’est des enfants qui rient, de la barbe à papa, des animaux rieurs, des attractions sympa. Mais une fête foraine, c’est également des ordures partout par terre, des ânes qui chient, des gens qui font la queue pour la grande roue (et développent une sudation supérieure à la normale) et des forains à l’hygiène assez peu conventionnelle.En deux mots, ça pue. Jusqu’ici, on est d’accord (si vous êtes pas d’accord, le navigateur « Marques-pages » est juste au-dessus de cette page, vous pouvez changer de site, il n’est pas trop tard). Des fois, un cri du coeur permet à quantité d’esprits de s’unir. Vous êtes nombreux, chers lecteurs, à être de mon avis sur Angel. Toutefois, on m’a demandé : et A-men? Qu’en penses-tu, Marine? Premier a priori mitigé. D’une part, le traumatisme d’Angel. D’autre part, le nom est très bien trouvé. Il garde la tonalité mystique, et il joue avec le côté Angel au masculin, j’aime bien. Il a une réputation aussi. Sur ces pages, il a l’air d’avoir du succès, on me le vend comme aphrodisiaque, entre autres… Puis, comme je suis consciente que j’ai une mission à remplir, je m’y colle. Samedi dernier. En pleines courses de noël. Je me rends à mon concessionnaire de parfums le plus proche. Je prends une grande bouffée d’air avant de rentrer. Je me dirige vers le rayon hommes d’un pas ferme et décidé, prête à tout envoyer valser sur mon passage. Je prends un testeur. Je prends A-men. Je vaporise sur le testeur. Je cherche la sortie la plus proche, je frôle l’apoplexie (oui bah essayez de trouver un parfum pour homme dans un concessionnaire de parfum un samedi après-midi en période de Noël pour voir)…
Bon, je sens l’affaire. Première impression, c’est boisé. Donc je pourrais dire A-men, ça fend du bois. Mais ça vous avancerait peu. Disons que oui, c’est viril. Deuxième impression, une heure après, c’est chocolaté (ça doit être l’aphrodisiaque, ça)… du coup c’est un peu écoeurant, mais c’est l’effet dit « testeur ». Au final, il n’est pas désagréable, rassurez-vous messieurs, il ne m’a pas provoqué les haut-le-coeur de son confrère « pour femmes » et ça sent bon. Mais je dirais pas que c’est la révolution olfactive non plus. Donc, lecteur, à acheter et à porter si tu veux compléter ton apparence d’homme qui en impose le matin à la Défense. A porter si tu veux draguer en soirée sur les Grands Boulevards, sans doute. C’est le genre de parfum qui se porte sur costard. A offrir, lecteuse, à ton père/frère, parce que ça sent bon, et que tu les vois pas exactement tous les jours non plus (sympa pour la belle-doche, elle va se taper les migraines à parfum). Mais attention, petite mise en garde, pas à ton mec, parce que c’est quand-même un peu entêtant. Ou alors à ton mec, si vous vivez pas ensemble. Comme quoi l’achat d’un parfum, c’est aussi l’occasion de redéfinir l’intensité de ta relation à tes proches, et ça aussi, c’est la magie de Noël. Finalement, à tout prendre, moi, en parfum pour hom
mes, je préfère le Mâle, de Jean-Paul Gaultier. Celui-là, oui, il me rend toute frémissante.

Est-il possible de rester ami avec son ex ?

L’autre soir, je regardais Sex and the city, grande soirée culturelle, donc. C’était l’épisode où Carrie était conviée aux fiançailles de Mister Big, son ex, avec une autre et donc tout l’épisode tournait autour de ça. Donc forcément, moi, ça m’inspire. Avant de poursuivre, je précise à mes exs qui lisent ce blog que cet article ne s’adresse pas particulièrement à eux. Cherchez pas de messages cachés, il n’y en a pas !
 
Alors peut-on être ami avec son ex ? Je dirais que ça dépend. C’était l’article de Nina, au revoir. Non, allez, je déconne, je vais expliciter un peu ma pensée. Mon
ex-collègue Flora disait l’autre jour : « Bien sûr qu’on peut rester ami avec son ex, si la rupture s’est bien passée… Et si on en est à l’origine ! ». Bon, je ne serai pas aussi péremptoire, il m’est arrivé de rester amie avec un ex qui avait pris l’initiative de la rupture. Mais sur le papier, c’est un fait : à partir du moment où y a pas eu coup de pute, tentons l’amitié. Non parce qu’un mec qui m’a trompé avec ma sœur, j’aurai pas envie de lui reparler. Je vous rassure, aucun de mes exs n’a couché avec ma sœur, y a pas intérêt d’ailleurs ! Mais l’amitié post amoureuse peut être compliquée. Reprenons le cas de Carrie qui tente une amitié avec Big. Evidemment, c’est illusoire : elle est toujours amoureuse de lui et cherche à le récupérer, ça n’a aucun rapport avec de l’amitié. Elle, au fond, elle ne rêve que de le reconquérir et, forcément, elle fait salement la gueule quand il lui apprend qu’il va se marier. Pour moi, l’amitié entre hommes et femmes ne se conçoit que sans ambiguïté, sinon, ce n’est pas de l’amitié. Un mec qui me plaît, c’est pas un ami, c’est une cible. Un ex avec qui je veux renouer, c’est pas un ami, c’est à nouveau une cible. Mais une cible + + car il a déjà été testé et approuvé.
 
Le problème, c’est quand l’ex ne sait pas que vous avez encore des sentiments pour lui. Parce qu’entre amis, il est normal de parler de sa vie amoureuse (quand on en a une) et donc l’ex n’aura aucun complexe à vous parler de sa petite voisine drôlement mignonne qu’il aimerait inviter à dîner. En face, soit vous suppliciez votre pauvre serviette sous la table alors qu’elle n’est y est pour rien, soit vous le dissuadez de façon à peine suspecte, soit vous lui faites carrément une scène. Alors dans le premier cas, si je ne peux que te féliciter pour ton self control, si tu es une amie de moi et que tu me racontes ça, tu vas te prendre un soufflon. Oui, parce que moi, mes copines masochistes, je leur secoue le prunier. Non mais si tu l’aimes encore, faut pas le fréquenter en tant qu’amie car il est manifeste que les sentiments qu’il a envers toi ne sont pas les mêmes et tu t’illusionnes en pensant qu’il va te revenir. Alors je comprends que tu veuilles rester en contact avec lui mais prend le temps d’oublier ton amour avant de le re-fréquenter. Parce que mine de rien, quand l’homme que vous aimez vous parle de sa cible, ça vous déchire les entrailles en mille morceaux. Si tu optes pour la deuxième solution, tu es vicieuse et hypocrite, tu ne veux en aucun cas le bonheur de ton ex soit-disant devenu ami. C’est mal. Quant à la troisième, pense à la tête de ton pauvre ex qui va pas comprendre pourquoi tu lui exploses à la figure.
 
Parce que je crois que la clé de la réussite d’une amitié post-rupture, c’est justement de ne pas se voiler la face et de prendre son temps. Il est extrêmement rare qu’une rupture ne laisse pas de traces, même si elle se passe le mieux du monde. Exemple : moi (oui, je trouve que je suis souvent un bon exemple). Quand j’ai rompu avec Guillaume 1er, tout s’est bien passé pour une rupture. Bon, on a pleuré tous les deux, ce fut assez difficile, comme une rupture, quoi, mais on ne s’est rien jeté à la figure, ni assiettes, ni insultes. Mais on s’est pas revus de suite, on avait besoin de digérer et c’est, je crois, ce qui nous a permis de rester amis. D’ailleurs, je l’ai vu il y a encore quinze jours et on était content de se voir, on se raconte nos vies, nos amours et tout ça. Bon, je lui raconte pas tout non plus parce que mes coucheries, il a pas besoin d’être au courant mais quand je suis amoureuse, il le sait et il s’en réjouit. Et si un mec me blesse, il veut lui casser la tête.
 
Je crois qu’il faut être honnête avec soi-même et savoir exactement ce que l’on ressent pour ledit ex. Si on l’aime encore, si on ne supporte pas de passer 24 heures sans le voir, l’entendre ou avoir des nouvelles de lui, c’est qu’il y a un souci. Quand on se lève en pensant à lui, qu’on se couche toujours en pensant à lui, là, c’est clair : la page n’est pas tournée, danger, danger ! Parce que si monsieur Ex veut rester ami, aussi, il comprendra tout à fait que vous ayez besoin de temps pour digérer la rupture et qu’une amitié post-rupture n’est pas facile à gérer. Ce n’est pas parce qu’on prend ses distances pendant quelques temps que l’on se perdra définitivement de vue. Quand deux personnes veulent rester en contact, elles le font, pas de panique. Il vaut mieux être sûre de ne plus l’aimer plutôt que de risquer une rechute. Perso, j’ai eu le tort de ne pas cicatriser lors de ma dernière rupture avant de tenter l’amitié et j’ai pleuré beaucoup car, forcément, on n’était pas sur la même longueur d’ondes et du coup, la rupture a été deux fois plus dure à digérer. Mais ça va maintenant. Pareil pour ma sœur lors de sa rupture avec Anthony. Ils n’étaient plus ensemble mais continuaient de se fréquenter (amis communs) et dès qu’elle entendait parler de la sale pouffe moche qui l’a remplacée, elle rechutait de plus belle.
 
Alors, il faut prendre son temps. Et si Ex comprend pas, c’est qu’il ne vaut pas la peine qu’on s’attarde sur lui.

Vengeance, à servir glacé

L’autre jour, je lisais un blog voisin et néanmoins ami (celui de Lilvirgo, pour pas le nommer) sur lequel j’ai lu un débat sur la vengeance (suite à une rupture), ce qu’il était
bon ton de faire ou pas. Bon, et ben moi, ça m’a inspiré, voici le résultat de ma réflexion.
 
VengeanceCover
 
Bon imaginons que quelqu’un vous blesse, de préférence votre moitié qui vient de vous larguer comme une vieille chaussette malodorante et trouée. Forcément, vous le prenez un peu mal, c’est naturel. Donc après les larmes vient la colère et là, vous avez envie de lui décalquer sa tête à ce bâtard de sa race (oui, c’est fou comme la colère favorise la vulgarité). Et c’est là que pointe l’envie de se venger, de taper là où ça fait mal, c’est-à-dire sous la ceinture. C’est fou comme des personnes plutôt douces et sereines peuvent se montrer perverses en cas de vengeance. Tu as voulu voir mon mauvais visage ? Et bien tu vas souffrir !
 
De façon tout à fait personnelle, je n’ai pas le goût de la revanche car je ne suis pas très rancunière. Soit je réagis de suite (et je ponds des articles assassins, par exemple), soit je laisse pisser. Or avec le temps, ma colère s’apaise d’elle-même et je ne vois plus l’intérêt de se venger. Parce que je suis une personne très snob, je ne trouve personne digne de ma haine. L’indifférence est parfois une réponse bien cruelle aux provocations de certains. Pourtant, des idées de vengeance, j’en ai. J’ai été tentée à une époque de laisser des mots doux dans les chiottes du Marais genre « je suce au 06 .. .. » à un petit con à qui ça aurait fait les pieds. Mais comme j’avais effacé son numéro de mon téléphone et que je pense pas toujours à avoir un marqueur dans mon sac, je ne l’ai point fait. En plus, j’aurais jamais su si ça avait marché ou pas, c’est frustrant quand même. Yojik avait suggéré sur le blog de Lil de laisser le numéro de portable de l’indélicat sur le site pour qu’on lui envoie tous un petit texto d’insulte… Tiens, idée remarquable mais :
– est-ce une bonne chose d’impliquer des lecteurs innocents dans un bête processus de vengeance
– est-ce que ça aurait marché ?
– est-ce que j’aurais pas eu des soucis avec la loi parce que je divulgue un peu des données persos et je suis pas sûre d’avoir le droit, surtout si c’est pour que monsieur (ou
madame) reçoive 50 textos du genre « t’as une petite bite, sale bâtard de ta race » (oui, nous sommes toujours en colère donc toujours vulgaire).
 
Pourtant, la vengeance, vile et débile, ça fait du bien, ça soulage. Quand l’autre empaffé a annulé notre week-end entre amants pour le 15 août, j’ai été tentée de lui envoyer des textos aux heures où il était avec sa dulcinée mais je l’ai pas fait car la pauvre fille ne m’avait rien fait, pas la peine de l’impliquer là-dedans. Puis il méritait pas que je m’énerve pour si peu (même si je paie pas les textos donc ça m’aurait rien coûté). Ben oui, moi, la vengeance, elle n’a jamais lieu parce que finalement, si je le fais pas de suite, je n’y pense plus. Je préfère garder ma rancune pour les gens qui le valent bien et ils sont pas très nombreux. Et puis la vengeance peut provoquer un cercle vicieux dont on se passerait bien. Je me venge, tu te venges, je me re-venge, tu te re-venges… Youpi, on est partis pour 10 ans, là ! En plus, ça monte toujours en puissance. Une petite vengeance entraîne une vengeance un poil plus grosse, qui entraîne une réponse un peu plus importante… Jusqu’à ce qu’à la fin, ce soit la guerre totale et meurtrière sans qu’on ne se souvienne plus vraiment ce qui a entraîné tout ça. Donc, petit conseil : si vous voulez vous venger de quelqu’un, évitez les personnes que vous aimez bien car vous risquez de les perdre.
 
C’est toujours ce qui me retient de pratiquer une vengeance dure et implacable : le risque que ça dégénère en guerre des nerfs (allitération en « ère »). Parce que,
moi, je suis une fille qui aime la vie, les papillons, les étoiles, les feuilles et même les loutres parce que c’est trop mignon. M’engueuler avec quelqu’un, ça doit être sur le moment, ça dure un quart d’heure et on n’en parle plus. J’ai pas envie de passer mes journées à ruminer ce que cette pétasse trop conne ou ce bâtard de sa mère qu’a couché avec le facteur (souvenons-nous que nous ne sommes pas fins dans ces moments-là) m’a fait et essayer de leur rendre la monnaie de leur pièce. J’ai pas le temps et ça fait longtemps que j’ai quitté la maternelle. Et puis surtout, après, je m’en veux. Pas d’avoir été salope mais de m’être montrée aussi petite que celui dont je me venge. Oui, sur le coup, ça m’a fait du bien, c’est vrai. Mais maintenant que je me regarde dans la glace, je me trouve un peu minable. Cette personne ne mérite même pas que je lève un cil pour elle alors se torturer l’esprit pour mettre en place une vengeance implacable, non, tu aurais mieux fait de t’abstenir. C’est finalement plus jouissif de regarder des personnes vous provoquer et ne pas leur répondre, les regarder faire avec un petit sourire en coin, comme on regarde un chiot essayer de bouffer notre pantalon. Parce qu’après tout, la vengeance, c’est un investissement en terme d’énergie de temps et d’énergie. Et moi, je veux pas les gaspiller pour n’importe
qui.
 
PS : Si certains se le demandent, oui, j’ai hésité à foutre un vrai numéro dans cet article, pour voir… Mais je suis restée sage !

The interview (part 1)

Voici la première partie de l’interview (c’était trop long pour le mettre en une fois) . La suite samedi prochain. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas !

Pourquoi as-tu choisi Nina comme pseudo ? (Dragoon, Lunelô, Rem)

Alors, c’est très simple. Juste avant d’arriver sur Paris, j’ai lu « Hygiène de l’assassin » d’Amélie Nothomb dans lequel l’héroïne, journaliste, s’appelait Nina. Or elle affrontait un écrivain obèse particulièrement odieux qui m’a fait penser à ma grand-mère. Donc, je me suis un peu identifiée, Nina a fait ce que je ne pourrai jamais faire (ouais, le respect des aïeux). Donc quand j’ai crée ce blog, j’ai pris ce prénom. Je l’aurais crée à un autre moment, j’aurais sans doute choisi un autre prénom.

Ben : Peux-tu me décrire Nina dans 10 ans (pas ce que tu espères, ce que tu crois être ton avenir) ? (famille, amis, job, lieu de vie, …).

Bon, question délicate. Dans l’idéal : je serai enfin journaliste en CDI, peu importe quelle rédaction. J’écrirai des livres aussi, peut-être seront-ils publiés, je sais pas. En tout cas, ce blog sera mort, ça, c’est sûr. Côté vie privée, j’espère que j’aurai avancé aussi, que j’aurai un mec que je retrouverai tous les soirs en rentrant à la maison (soit une vraie maison, soit un appart super classieux) et puis peut-être que ce sera un mec tellement génial que je lui aurai fait des bébés. Mais pas trop quand même. Et puis j’espère que j’aurai toujours Kenya parce que dans 10 ans, elle aura 12 ans, c’est jouable. Et j’aurai arrêté de fumer, aussi. Dans le pire des cas : je serais manager au McDo parce que j’aurais pas trouvé de poste de journaliste et obèse parce qu’à force de bouffer du McDo, hein…Du coup, je serai célibataire, sans enfants mais y aura peut-être toujours Kenya. Evidemment, dans 10 ans, mes parents seront toujours là, je m’occuperai de temps en temps de mes neveux et nièces et le dimanche, j’irai dîner chez ma sœur (ou elle viendra à la maison).

LilVirgo : Est-ce que tu me trouves fabuleuse et belle et intelligente? Ah merde, c’est TON ego, qu’on doit flatter, pas le mien… :p
Est-ce que TU te trouves fabuleuse, et belle et intelligente?

Heu… Bon, intelligente, je sais que je suis cultivée vu que je suis pas mal bibliophage et hyper curieuse. Ce qui est bien, c’est qu’on peut toujours apprendre, tout le temps, c’est ce qui me plaît. Ca n’en tiendrait qu’à moi, je serais étudiante toute ma vie. Après l’intelligence, c’est relatif. J’ai une bonne logique donc je suis douée avec les chiffres et comme je lis beaucoup, j’ai du vocabulaire. Après, j’ai plutôt une bonne intelligence sociale et émotionnelle mais je suis catastrophique en intelligence spatiale. La géométrie, ça a toujours été mon cauchemar et je me perds tout le temps.

Belle, ben, évidemment, ça dépend des gens, les goûts et les couleurs, hein ! Mais bon, vu les superbes mecs que j’ai conquis dans ma vie, je me dis que je suis quand même pas un boudin !

Et fabuleuse, ouais, carrément !

Quant à toi, tu sais tout le bien que je pense de toi, je dis toujours un truc genre « Lil, je l’adore, elle est super brillante et puis elle se la pète même pas. Et en plus, elle est toute jolie ! ». Bref, heureusement que t’es sympa sinon, je te détesterais ! T’es une Marieke en puissance (private joke).

 

Maître Sam : Quel est ton plus grand regret dans la vie?

Ca dépend des jours… Mais bon, je crois que mon plus grand regret, c’est de plus avoir mon grand-père, j’aurais bien aimé qu’il me connaisse en tant qu’adulte. Parce qu’il aimait beaucoup de choses qui me plaisent aujourd’hui, on aurait eu des tas de choses à se dire. Et comme ça, aller voir ma grand-mère n’aurait pas été un calvaire vu qu’il aurait été là. Je crois que j’écrirai un article sur lui un jour car je l’adorais, mon grand-père.

Mimine : Dans quel pays, lieu ou ville aimerais-tu vivre à part Paris et pourquoi?

Canada, Montréal ! J’ai toujours eu une passion pour le Canada parce que petite, je croyais qu’ils parlaient tous français là-bas et un pays aussi grand qui parlait français, ça me fascinait. Ensuite, j’ai fait une maîtrise sur le sujet et j’adore leur projet de société. Bon, ils n’ont pas leur indépendance mais c’est vrai que leur société est fascinante : un peu américaine, un peu anglaise, un peu française… Puis ils ont des expressions qui tuent ! C’est fou comme on peut parler la même langue à la base mais grâce à des contextes culturels différents, ça devient carrément une autre langue.

Peu importe : Tu comptes tenir ce blog pendant combien de temps ? Et as tu déjà imaginé la gestion de sa fin ?

Je sais quand et comment le blog s’arrêtera mais je n’en dirai pas plus pour le moment, top secret ! Mais bon, je pensais pas qu’il existerait encore aujourd’hui. Il y a des jours où je me dis que je devrais arrêter, mais bon, j’ai une date butoir, je dois tenir jusque là… Mais le blog a encore quelques beaux jours devant lui.

Dragoon : Comment viennent tes termes abordés et où trouves tu tout ton inspiration ?  Qu’est ce que tu aimes le plus dans la vie ? Quels sont tes attentes sur le plan professionnel, dans la vie de tous les jours, dans ta vie amoureuse ?
Si tu pouvais changer une chose dans le monde, qu’est ce que ce serait ?

– Ben, dans mes conversations avec mes amis, en général. Je sors boire un verre entre amis, on parle de tout et de rien et là, paf, une idée d’article ! Je trouve aussi mon inspiration en lisant ou en regardant la télé. Des fois, en rêvassant aussi. J’aime bien me triturer le cerveau, une idée peut naître en voyant des gens dans la rue qui s’embrassent ou même sous la douche.

– Heu… Là, je sais pas, y a plein de choses que j’aime bien dans ma vie et d’autres moins… Disons que j’aime beaucoup les gens qui m’entourent, ma famille et mes amis. Ils sont là quand ça va et aussi quand ça va pas, c’est un socle solide dont j’ai besoin pour avancer. En gros, les bases solides pour construire le reste de ma vie. Si je suis pas équilibrée, j’aurai du mal à avancer sur le plan professionnel et le plan privé.

– Dans ma vie professionnelle, c’est pas compliqué, je veux un CDI ! Dans le journalisme, off course. Je commence un truc très important pour moi et je suis très emballée, j’ai galéré mais mon ciel s’éclaircit. C’est pas encore le grand ciel bleu mais les nuages se dissipent. Dans ma vie privée, je veux un mec, sur Paris, pour changer. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je vis mal mon célibat, chaque chose en son temps. Mais c’est vrai que me poser, ça serait super reposant !

– Ohlala, tellement de choses à changer, je sais pas trop ce que je choisirais…Bon, j’éradiquerais la pollution, pour commencer, revivre dans un environnement sain et, cette fois-ci, en prendre soin. Pendant longtemps, on n’a pas eu conscience de ce qu’on faisait à notre planète, on est plus attentifs maintenant donc si on repartait à zéro sur ce sujet, j’ai espoir qu’on ne recommette pas les mêmes erreurs. J’aurais bien dit éradiquer la pauvreté mais il y aura toujours des plus riches et, donc, des plus pauvres.

Lunelô : Si ce site etait un livre: lequel? Et pourquoi?

Sex and the city ! Mais en fait, je n’ai jamais lu ce livre donc c’est un peu hypocrite comme réponse. Puis en plus, je viens de livre un bouquin de Candace Bushnell (Haut de Gamme), la créatrice de Sex and the city et j’ai trouvé ça très chiant. Idéalement, j’aimerais être un livre de Moravia puisque c’est mon auteur préféré mais aucun des livres ne correspond vraiment à l’esprit du blog. Normal, il n’a pas vécu notre époque ! Des fois, je me sens un mélange de « L’ennui », « Désidéria » et « Lui et moi » (même si j’ai pas de pénis). Y a un peu de Virginie Despentes ici sauf que je suis pas du tout trashouille, moi !

Grr : Un futur lointain, imaginons que ton blog s’appelle « les octogénaires ». Quel serais ta vie de grand-mère en 2066 ? Comment conterais-tu ta vie bien remplie de vieille peau, à nous, tes petits enfants ?

Ben, j’espère arriver à 80 ans plutôt en forme, déjà ! (enfin en 2066, j’aurai 86 ans, gloups !). Ma vie de grand-mère, j’espère que je serai avec pépé et qu’on passera des journées bien remplies. Sans courir à droite à gauche, on aura du temps pour lire, discuter, je me mettrai au tricot et tout ça ! Si je suis en forme, je prendrai des cours à l’université du troisième âge et j’écrirai des histoires pour mes petits enfants. Non parce que je suis pas sûre que les gaver de gâteaux soit une bonne chose.

Je leur apprendrai des choses, à mes petits enfants, j’espère que je serai pas trop réac et que je n’aurai pas oublié que je n’ai pas toujours été d’une sagesse exemplaire dans ma prime jeunesse. Mais bon, j’omettrai de dire qu’avant papy, il y a eu pas mal d’autres hommes dans ma vie, faut pas trop leur donner de mauvaises idées ! Ouais, en gros, j’espère que je serai pas anormalement réac et que je deviendrai pas méchante comme ma grand-mère.

Christophe : comment te vois-tu au sein de la francophonie ?

C’te question ! Je suis pas sûre de comprendre le sens de ta question, je vais tenter de te répondre, tu pourras me dire si je me suis plantée ou pas. J’aime beaucoup la langue française que je trouve très riche et j’apprécie d’écrire dans cette langue. J’aime par ailleurs entendre les expressions idiomatiques des autres pays francophones, comme je le disais plus haut au sujet du Canada (enfin du Québec, plus précisément). C’est ça une langue vivante. Après, je suis très chiante au niveau de l’utilisation du français, j’aime pas les fautes et je corrige souvent celles de mes amis. Après, la francophonie en tant que communauté n’a plus beaucoup de poids, en France, on s’en fout. Au Canada, par contre, c’est une vraie philosophie, surtout au Québec du fait de leur lutte indépendantiste. Pourtant, je pense qu’en tant que communauté culturelle, la France devrait plus s’impliquer. Après tout, la francophonie, c’est pas juste la France. En littérature, par exemple, nombre d’auteurs ne sont pas francophones et ce serait bien de les promouvoir un peu plus.

Lambchop : C’etait quoi les réelles motivations de ce blog, à l’origine ?

La gloire ! Non, au début, c’était vraiment pour le fun, un truc crée entre potes pour s’amuser. En tant que journaliste, je n’ignorais pas le phénomène blog mais je pensais pas que tant de gens se passionneraient pour nos vies et nos opinions sur pas mal de sujets. Moi, j’y voyais surtout la possibilité d’écrire avec un outil super facile à utiliser. J’avais un premier site perso sur le net en 2000, le blog était quelque part une continuité, une façon d’assouvir ma frénésie d’écriture. Et de changer de style aussi puisqu’on est loin des romans ou des articles journalistiques que j’écris en temps normal.

Sophie : Ton blog t’a apporté plus de plaisir ou de désagréments dans l’ensemble?

Plus de plaisir, sinon, j’aurais arrêté. Les désagréments que j’ai eu dans la blogosphère ne diffèrent pas de ce que j’ai pu avoir dans la vie, juste qu’il y a plus de gens au courant. J’aime bien écrire, c’est un fait, et savoir que tous les jours, mes écrits vont être lu par un millier de gens, c’est assez flatteur. Non mais c’est vrai, se dire que tous les jours, des tas de gens viennent lire ce que je raconte et débattent des sujets que je lance, c’est passionnant. J’ai fait de belles rencontres grâce à ce blog, je suis même tombée amoureuse grâce à lui. Une petite communauté s’est créée, elle évolue beaucoup mais des gens se sont rencontrés en dehors, y a même un couple qui s’est crée grâce à lui. Il m’a par ailleurs beaucoup aidé pendant ma période de chômage où je n’allais pas bien. Des tas de gens m’encourageaient, étaient derrière moi et ça m’a aidé. Je sais que le jour où je l’arrêterai, ça me manquera.

Maître Sam : Es tu heureuse dans ta vie actuellement?

Globalement oui. Evidemment, je n’ai pas tout ce que je désirerais, comme pas mal de gens mais rien ne me mine. Bon, je suis pas amoureuse mais ça viendra. Après, pour le boulot, j’ai de quoi faire donc pas de soucis à ce niveau-là. Côté santé, ça va bien aussi, ça fait longtemps que j’ai pas été malade (alors que pendant ma période de chômage, j’étais malade une fois par mois). Côté entourage, à part quelques anicroches, ça va bien aussi. En ce moment, je raconte des tas de gens fascinants avec qui je parle de beaucoup de sujets et ça fait drôlement du bien ! Bref, oui, je suis heureuse.

Mister Fish : Donnes moi les 5 rôles que tu aurais aimé interprété, soit au cinéma, soit au théâtre, et pourquoi …

Aïe, la question ! Je ne suis pas cinéphile donc je vais répondre les premiers rôles qui me viennent à l’idée mais je sais pas si je répondrai la même chose plus tard !

– Cécilia dans l’Ennui, ne serait-ce que parce que tourner des scènes de sexe avec Charles Berling, je suis à fond pour ! Puis c’est le premier livre de Moravia que j’ai lu et comme j’ai adoré, j’en ai lu plein d’autres depuis.

– Clare dans 6 feet under. Ok, c’est une série mais je l’adore et Clare, c’est un personnage génial : complètement paumée, rebelle mais pas méchante, finalement. Puis elle se tape des beaux mecs, en plus. Et c’est une artiste et ça, forcément, ça me plaît.

– Le rôle de Juliette Binoche dans Fatale, Anna, parce que j’ai aimé tant le film que le livre, il m’a remué les tripes.

– Kitty dans Chatterton d’Alfred de Vigny. Ou n’importe quel rôle féminin dans une pièce de théâtre romantique parce que j’adore mais c’est la première qui m’est venu à l’esprit.

– Rita/Camilla dans Mullholland Drive car ce film est tout simplement énorme et qu’elle a un putain de sex appeal même si le rôle de Betty/Diane doit être plus dur à jouer.

Comment écrire un article quand on a rien à dire

Des fois la vie, c’est exaltant, il nous arrive plein de choses diiiiiiiiiingues ! Et puis des fois, ça ronronne comme une Kenya, tout va sereinement donc on n’a rien à raconter. Tout blogueur se retrouve un jour sans rien à raconter, même votre humble serviteuse (pourtant très bavarde). Alors voici quelques idées pour remplir un blog. Je précise que cet article se veut humoristique et n’attaque personne (on sait jamais…). D’ailleurs, en la matière, je me moque d’abord de moi-même.


Première solution : le questionnaire. Avant, on les recevait par mails ces foutus questionnaires de mes fesses qui vous demandent des choses essentielles comme « préférez-vous la vanille ou le chocolat ? ». Moi, de savoir ça, ça me change la vision que j’ai d’une personne. Non mais c’est vrai quoi, on imaginait volontiers Jean-Luc s’acheter une Haagen Dasz triple chocolat mais non ! Il préfère la vanille. Ca me bouleversifie cette révélation ! Donc voilà, sur les blogs, des questionnaires, on en trouve, je les copie, je les remplis et les publie quand j’ai rien à raconter. Comme ça, toi aussi, lecteur, tu sauras que je préfère la vanille au chocolat et que je déteste les tomates crues. Des fois que tu m’inviterais à dîner, c’est indispensable à savoir. Dans la même veine, on a le test de pureté (tous les blogs ont publié un jour ça !) ou le test de dépravation (que j’ai fait, je l’avoue).

 

Deuxième solution : les photos. Bon, quand tu as décidé comme moi de rester dans l’ombre, cette solution est assez délicate parce que mettre juste une photo avec ma gueule floutée, c’est pas top bandant… Mais bon, ça économise des mots et une photo floutée fait parfois plus réagir les gens qu’un article hyper élaboré sur un sujet hyper pointu. Oui, faut croire qu’une tête de blogueur, ça inspire plus qu’un article de réflexion sur la fission nucléaire, étrange, étrange… Enfin, je dis ça mais un tel article, j’aurais rien à en dire non plus !

 

Troisième solution : les histoires de cul. Encore faut-il en avoir. Perso, j’ai pris le parti de pas coucher juste pour remplir mon blog parce que ce serait drôlement triste, quoi. Tout le monde ne peut pas visiter mon intérieur, il est un peu précieux… Bon alors on peut toujours en inventer mais là, c’est le cercle vicieux : un premier mensonge et après, on n’arrête plus. C’est sûr que caché derrière son écran, on peut raconter ce qu’on veut. Si je vous dis que j’ai couché avec Sagamore, vous pourrez pas prouver que c’est faux. Mais faut être culottée. Je peux aussi prétendre que je fais 1m75 pour 52 kg (oui pas 50, les chiffres ronds, c’est un peu suspect), vous pourrez pas prouver le contraire tant que vous m’avez pas vue… Mais bon, là, ça marche plus vu que je rappelle à peu près trois fois par semaine que je culmine à 1m57 (même pas un chiffre rond, pour vous dire que c’est vrai, quoi !).

 

Quatrième solution : parler « culture ». Là, je mets des guillemets parce qu’on peut mettre de tout là dedans. Par exemple, parler de l’Ile de la tentation ou d’une sitcom. C’est facile à écrire, il ne faut que résumer tout en se moquant. Du genre : « Putain, ils sont tous trop cons à l’Ile de la Tentation, ils me font pitié, surtout Emeline et ses drôles de boutons autour de la bouche et Harry, son fiancé qui s’est trouvé une super amie sur la plage : une moule. Ils ont le même QI, ils se sont compris ». Sinon, il y a les sitcoms, rien que résumer l’intrigue, vous avez écrit dix articles. Par exemple, prenez le temps d’expliquer que Brooke a un bébé avec Deacon, le mari de sa fille (donc son gendre) et que son fils est donc le frère et le beau-fils de sa fille et que Deacon est son père et son oncle. Ben rien que ça, ça prend de la place, quoi. Sinon, dans la culture, on peut tout mettre : un film qu’on a vu, un CD qu’on a acheté, un clip chopé sur youtube parce que c’est trop la classe, youtube, on trouve tout ! Nous, ça nous a pris 30 secondes à trouver, le lecteur, ça l’occupe au moins pendant 3mn30. MA-GI-QUE. Puis vous pouvez parler littérature ou expo mais c’est plus casse-gueule ça, ça fait fuir les lecteurs.

 

Cinquième solution : le buzz ou la rumeur. Par exemple « bon, j’ai pas le temps d’écrire un article, je me suis faite brouetter toute la nuit par un blogueur que je ne nommerai pas ». Alors là, double effet : de un, on va attendre d’en savoir plus donc on force le lecteur à revenir pour savoir si le dit blogueur fut un bon amant ou pas. Et puis de l’autre, on va chercher à savoir qui est ce jeune homme. On va se taper tous les blogs pour essayer de trouver un indice. Là, en plus, c’est sympa, vous refilez des lecteurs à vos copains de la blogosphère (enfin, les mecs, désolée les filles). Donc ça génère du trafic et du commentaire, waaaaah ! Enfin, moi, je coucherais avec un blogueur, je le dirais pas, d’abord !

 

Sixième solution : les concours. Voilà, comme ça, ce sont les autres qui bossent pour vous, c’est tout bénef et j’avoue être une pro en la matière.

 

Septième solution : raconter une anecdote à la con sous un titre attirant. Par exemple, si vous voulez raconter une histoire d’accident de machine à laver, ne titrez pas ça
« je suis une mauvaise ménagère » mais « blonde cochonne en string panthère ». Et racontez sans rougir que vous avez oublié un stylo dans la poche de votre pantalon et que votre joli petit string est ressorti tout taché de la machine, taches qui rappellent la fourrure de la panthère (maline, hein ??). La blonde cochonne, ça veut pas dire que je suis une chaudasse mais que je suis étourdie (« blonde ») et que j’ai tâché mon super string en voulant le laver(« cochonne »). Non parce que même quand on raconte du vide, on veut que google nous ramène du monde. Pareil, si vous voulez raconter la conversation téléphonique avec votre maman, ne dites pas « conversation avec ma mamounette chérie » mais « conversation privée entre deux femmes ». Oui, faut savoir que le sexe, c’est ce qui rapporte le plus. Et si vous voulez être au top, vous intitulez votre article « sexe, sodomie, foot et Zinedine Zidane » et là, vous pétez les scores ! Mais bon, bon courage pour trouver quoi dire là-dessous. Franchement, relisez vos blogs préférés (ou pas) et vous verrez comme certains titres sont surtout racoleurs et cachent une anecdote plutôt sage.

 

Huitième solution : les mots clés. Alors, ça, c’est le truc rigolo, on vous donne les mots clés qui ont permis aux internautes d’atterrir sur le blog. Faut dire que c’est
drôle. Là, par exemple, je regarde et que vois-je ? « les femmes preferent les connard » (je laisse les orthographes fantaisistes), « sunset-beach maria
annie talon », « 
le site ou les lesbiennes racontent leurs ebats », « comment trouvé des film de cul en ftp sur google », « embrasser un ex », « je veut dire joyeux anniversaire a mon fiancé », « des seins partout », « salope 45 centre ». Le meilleur qu’on ait eu, c’est « Peri Cochin topless ». Non mais qui peut chercher ça ? Non pas que je doute du pouvoir de séduction de Mlle Cochin (en fait si) mais comment peut-on même penser qu’elle a fait des photos topless ? Est-ce que je cherche Laurent Ruquier à poil, moi ?

 

Neuvième solution : écrire un article avec plein d’idées pour faire un article quand on n’a rien à dire… Oups, je viens de me trahir !

 

Et en bonus, un youtube!!

 

Du sexe dans mon blog

En ce moment, je lis beaucoup. Je sais pas pourquoi, l’été, moi, ça m’inspire. Bref, je viens d’entamer (enfin, je l’ai fini, déjà…) « la vie sexuelle des magazines » d’Anne Steiger, un livre hautement passionnant, à mon goût. On y découvre un peu les coulisses des rubriques sexo de pas mal de journaux, les bidonnages et tout ça. De là, j’en viens à étendre la réflexion au blog.

 En-amour-les-femmes-ont-elles-change

Depuis le départ, ce blog parle de sexe et puis aussi d’amour mais bon, faut être honnête : en un an, j’ai eu beaucoup plus de sexe que d’amour. Je ne me plains pas, il y a une époque où je me sentais pas d’humeur amoureuse. A nouveau, je me sens pas prête à parler d’un « nous » hypothétique parce que mon pauvre petit cœur a besoin de se soigner mais là n’est pas le sujet de l’article. Donc on a parlé de pas mal de choses, ici, des préliminaires à la brouette. Ceci étant, suis-je prête à tester des trucs rien que pour remplir mon blog ? Vais-je écumer les annonces pour trouver des partenaires de triolisme ou me rendre dans une boîte échangiste juste pour remplir mon blog ? Niet.

 

Dans le livre, Anne dresse plusieurs portraits des journalistes sexo, certains se contentant d’explorer pour faire un article commandé par le rédac’ chef, d’autres militant
ardemment pour un sexe libéré. Par exemple Agnès, journaliste SM revendicatrice, qui crache au passage sur la gueule des Catherine Millet ou Breillat qui véhiculent une sale image de la femme (suis rassurée de voir que je suis pas la seule à penser ça). Moi, je suis pas payée pour écrire mon blog (hélas) donc je ne vois pas l’intérêt de franchir une quelconque ligne de conduite juste pour attraper des lecteurs de plus. Pour les lecteurs les plus anciens et les plus fidèles, vous aurez constaté que si je parle des hommes que je côtoie, je ne parle que rarement des brouettes en elles-mêmes. Et, d’ailleurs, plus je tiens à un mec, moins j’en dis. Non pas qu’il y ait rien à raconter (hihihi !) mais j’ai pas envie de partager ces moments-là avec une autre personne que le jeune homme en question. Ce n’est pas tant une question de pudeur qu’une question de respect, je crois. Et puis même, je suis pas sûre que les lecteurs soient ravis de savoir qu’on a fait l’amour de 15h17 à 15h49 et qu’après des préliminaires riches en jouissance, on a entamé le coït par un sage amazone avant de se retrouver on ne sait trop comment en levrette… Bon, à part les trois du fond qui se paluchent en fantasmant sur Nina, on s’en fout. Et puis d’abord, on se paluche pas en pensant à moi sans autorisation, non mais !

 

Bref, en lisant ce livre, je me suis demandée où était ma ligne rouge. En tant que personne puis en tant que blogueuse. Vais-je aller dans une boîte à partouze juste pour dire
« ouais, moi, je suis une femme libérée, j’ai couché avec plus de 5 mecs en même temps ! ». Bon, je vois pas ce que ça pourrait m’apporter sur le plan humain. Si un jour, l’envie m’en prend, why not ? Mais bon, pour l’heure, c’est pas à l’ordre du jour. Et faire les choses juste pour me donner une image de nana libérée trashy, bof. Mais vraiment bof, j’en vois pas l’intérêt. Je m’en fiche pas mal de pas faire comme les icônes trashs de la littérature ou autre. L’échangisme est à la mode ? Je l’ai jamais suivie, moi, la mode, je vois pas pourquoi ça changerait aujourd’hui. Je ne fais les choses que parce que j’en ai envie, ça me permet de me regarder dans la glace sans rougir.

 

Voilà pour la personne. Maintenant pour le blog. Bon, ici, on parle clairement de sexe et parfois de façon assez « poussée » mais toujours en respectant une certaine
limite. Y a des fois où je me demande : « mais si tu faisais ça, en parlerais-tu ? ». Je crois que tout dépend du ça et avec qui, si ça a changé quelque chose dans ma vie ou pas. Comme tout le monde, j’ai des fantasmes, j’en parle parfois sur le blog. J’ai parlé par exemple du triolisme, mais c’est aussi parce que c’est un fantasme assez partagé et qu’il est intéressant de voir ce que les gens en pensent et, s’ils l’ont vécu, ce qu’ils en retirent. Ceci étant, si j’avais une telle expérience, est-ce que j’en parlerais ici ? Et pourquoi ? Pour faire ma nana libérée qui va au bout de ses fantasmes ? Tant que ce n’est pas fait (si tant est qu’un jour ça se fasse), je ne sais pas. Je crois que si je le fais avec un mec auquel je tiens beaucoup, j’en parlerai pas. Parce que quand j’aime, je partage pas, surtout pas les souvenirs communs. Et puis même, comment en parler ? Comment ouvrir une porte sur mon intimité sans faire dans le racolage gênant ? Tout dépend la façon dont on en parle, certes. Rien ne m’oblige à faire dans le graveleux, j’aime pas ça, de toute façon. Mais si c’est juste pour la ramener, je trouve ça à la limite du pathétique. Ma vie ne se limite pas à mes expériences sexuelles, j’ai beaucoup d’autres centres d’intérêt, il se passe pas mal de choses dans ma vie, même si je n’en parle pas ici. Par exemple, en ce moment, je m’investis beaucoup dans le boulot mais j’en parle pas tous les jours car c’est un peu monotone mes journées, le « lever-petit déjeuner-boulot-déjeuner-boulot-dîner-boulot (ou pas) », les réunions et tout le tralala. Je pense que ça ne passionnerait personne, c’est le genre de petits trucs dont je parle à mes amis mais de là à faire un article, bof.

 

Des fois, j’ai l’impression qu’on est autant dans la surenchère sur les blogs que dans les médias. Ce sera à celui ou celle qui ira le plus loin, qui sera le plus trash, le plus
subversif… Bof, ça m’intéresse pas. Je vous raconte pas mes séances de masturbation, ce que je peux bien faire d’Ernest le gode dans ses moments-là, si tant est que je l’utilise (ça, vous saurez pas)… Parler de masturbation en général est un sujet intéressant (j’en parlerai un jour). Un article « hier soir, je me suis masturbée comme ça et comme ça », je sais pas trop à quoi ça m’avance. Comme si j’étais la seule à me masturber, tiens ! Après, on peut parler des expériences que l’on fait en toute pudeur comme Emma l’a fait avec les boules de geisha. C’est pas pour flatter ma copine que je dis ça mais son article est un modèle du genre : elle raconte de façon claire sans pour autant tomber dans le vulgaire et bêtement racoleur. Il me semble que de tous les articles que j’ai écrit ici, le plus excitant (enfin, au vu des comms) fut celui sur le baiser. Tout simplement. Un truc que tout le monde partage, les plus prudes comme les plus chauds. Je me refuse à aller très loin dans le sexe juste pour en parler sur mon blog. Il y a même des sujets que je ne peux pas aborder. Par exemple, un jour, je parlais à Gauthier de ma première fois et il m’a dit : « non, ça, tu peux pas en parler sur le blog ». Effectivement, je peux pas sans tomber dans le trash et puis, depuis le temps, c’est digéré, je vois pas ce que ça m’apporterait. Et ce que ça t’apporterait à toi, lecteur.

 

Oui, lecteur, c’est aussi à toi que je pense dans ses moments-là. Un an que j’existe sur la blogosphère et je pense que ce que tu aimes chez Nina, c’est pas son côté aventurière du sexe (pas très présent, surtout en ce moment de non vie sexuelle) mais plus le côté « tentative d’analyse des relations hommes/femmes et de la vie des vingtenaires en général ». Je crois, et tu me dis si je me trompe, que tu t’en fous de savoir que j’ai baisé la nuit dernière et dans quelle position (je précise, j’ai baisé avec personne, cette nuit). Et je m’en fous de te le raconter, ça tombe bien. Ce que tu aimes, ce sont les histoires, les « comment on s’est rencontré », « comment ça s’est terminé » (oui, hélas pour moi, ça se termine, des fois), le « ce que ça m’a apporté et pourquoi c’était bien à ce moment-là ». Je crois, lecteur, que ce que tu aimes, c’est l’histoire de deux personnes qui se rencontrent pas juste un pénis et un vagin qui se mêlent (ou autre configuration selon les personnes impliquées).

 

Donc, lecteur, aujourd’hui, je te le dis. Je n’irai pas dans un club échangiste juste pour te le raconter. Je ne coucherai pas avec une fille juste pour te le raconter. Je baiserai pas avec Sagamore Stévenin juste pour te le raconter. Ceci étant, si ça arrive, je vais pas bouder mon plaisir, hein ! Mais je ne franchirai jamais la ligne rouge juste pour attraper deux lecteurs de plus. Je ne vis pas ma vie en fonction de mon blog et je ne vais pas faire des trucs qui ne m’attirent pas juste parce que j’ai rien trouvé de mieux que le sexe pour me mettre en avant. Au fond, je ne suis qu’une fille comme les autres. Et c’est précisément pour ça que tous les jours, tu viens prendre des nouvelles de Nina, lecteur. Me trompe-je ?