Mais Pourquoi sont-ils si méchants?

Par Diane
Aujourd’hui, j’ai à vous soumettre une grande perplexité personnelle. Je me suis pris récemment un PAF dans la gueule, si je puis m’exprimer ainsi, qui me rend de fait assez perplexe sur le fonctionnement de la petite cacahouète gluante qui flotte dans notre boite cranienne.
En effet, en faisant un tour d’horizon du Paysage Audiovisuel Français, je constate qu’il est extrêmement à la mode, chez les animateurs, d’être méchant.
Que ce soit Baffie, carlier/fogiel ou encore cette grosse bouse incommensurable que peut être le maillon faible, il est très tendance de se faire démolir la gueule avec le sourire silvouplait, devant des milliers de téléspectateurs ravis. Tiens encore récemment, j’ai pu voir sur le cable une formidable émission américaine, un petit bijou du genre, où un teenage fait sur mesure genre roi/reine de promo devait choisir sur des critères personnels un partenaire avec qui fricoter derrière un arbre, ce choix devant s’effectuer entre une belle brochette de prototypes
du même genre, qui attendent patiemment leur tours dans un beau camion. Mais c’est formidable, me dites vous, ces jeunes pousses innocentes et naives peuvent s’ouvrir à l’amour! Eh bien le meilleur, c’est que les candidats en question (ceux qui sont dans le camion) ont pour but de rester le plus longtemps possible en présence de roi/reine de promo, car chaque minute passée en plus leur fout un dollar dans la poche… merveilleux non?
Et même une fois les candidats écartés un par un par le jugement juste et réfléchi du roi de promo (« suivant! ah nan, tes dents, elles sont franchement trop moches! ; -elle avait un gros cul celle là! – j’aime pas les rousses, elles puent! »), le petit veinard qui se retrouve dernier en lice, a le choix entre partager un nouveau rendez vous d’amûûûr et voir éclore les
émouvants prémisses d’une timide et gauche idylle naissante…..ou se barrer de là avec 200 dollars en poche. (« elle vaut pas 200 dollars, cette morue! »)
Et bien sûr, en attendant, on a le droit à une petite présentation de chaque candidat en lice qui émet clairement et prosaïquement ses arguments de vente: « j’mappelle Michael, j’ai 21 ans, et jvais tous les éclater avec mes muscles, cette bande de gros mous! » ou, version féminine « jm’appelle Kelly -jennifer, brenda, ou tout autre de la bande à beverly hills- j’ai 19 ans et avec moi, ces pétasses n’ont qu’à bien se tenir! » (démonstration à l’appui de ses qualités individuelles par un trémoussage lascif et interdit au moins de 12 ans > flouté parce qu’elle se tripote à moitié les nichons) Bref cette émission est un beau petit  joyau de connerie et de concupiscence, et je pèse mes mots.

Alors, que les téléspectateurs se repaissent hagards et béats de méchanceté, de cruauté et d’humiliation, bon, ça… et encore, (moi même j’avoue être une inconditionnelle du Dr House et que Carlier quand il était à france inter, me faisait bien marrer) il me semble que la méchanceté peut avoir ça d’intéressant qu’elle est pratiquée par des gens intéressants. (un génie froid et méchant, ça fascine, un mec con et méchant, ça bassine), MAIS que les gens se plient à cela, que les invités viennent à ces émissions là, qu’ils se bousculent au portillon
pour venir se faire insulter…..ça me dépasse. 
Alors j’ai tenté de trouver quelques explications qui valent ce qu’elles valent:
1/Ils sont masos (dixit  Kenickie à Rizzo -grease-, «  »rhhaa insultes moi vas y j’adooore çaaa »)
2/ils sont absolument prêts à tout pour une illusoire et éphémère heure de gloire en passant à la télé et pourront soupirer d’aise en entendant leurs boulangers raconter à mme robichet comment ils se sont fait anéantir l’amour propre en direct live.
3/cela permet à eux spectateurs frustrés de vivre par procuration leur propre méchanceté qu’ils sont obligés de contenir au quotidien
4/quelque part, la méchanceté donne un certain contrôle sur l’autre, et est donc jouissive, même si ça parait un peu autodestructeur. (cf JP Sartre: « moi je suis méchant, ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister ») Un monsieur spécialiste de la question nous affirme même que « les méchants ne sont pas heureux. sans cicatriser leurs plaies anciennes, leur méchanceté en ouvre de nouvelles. Leur besoin de tout maîtriser les rend incapables d’avoir des relations humaines simples. Ils rabaissent les autres pour se sentir supérieurs. en vain. Leur ego démesuré n’éponge jamais totalement leur misère sentimentale. » ouf. Les livres et le films avaient donc raison, les méchants sont toujours punis!! (on a eu chaud, quand même)


Bref, cet engouement pour les méchants et la méchanceté en soi a quelque chose d’un peu inquiétant, mais à la fois est aussi révélateur: je me demande: se pourrait-il que nous dans cette société là, on se sentent obligés d’être trop gentils dans un monde bisounours (je caricature, hein) parce que il faut être gentil et pas s’énerver et pas s’engueuler ni rentrer en conflit, et ce contre
nature, ce qui créerait une sorte de frustration que l’on pallie en se gavant de méchanceté audiovisuelle?

Bon, personnellement, j’ai un peu de mal à concevoir qu’on puisse prendre plaisir à se faire démonter la gueule, insulter et mépriser par des inconnus, et le tout devant des milliers de téléspectateurs ahuris, mais il faut avouer que c’est intéressant comme phénomène, et que si vous avez des explications à founir, je suis preneuse.

Vengeance, à servir glacé

L’autre jour, je lisais un blog voisin et néanmoins ami (celui de Lilvirgo, pour pas le nommer) sur lequel j’ai lu un débat sur la vengeance (suite à une rupture), ce qu’il était
bon ton de faire ou pas. Bon, et ben moi, ça m’a inspiré, voici le résultat de ma réflexion.
 
VengeanceCover
 
Bon imaginons que quelqu’un vous blesse, de préférence votre moitié qui vient de vous larguer comme une vieille chaussette malodorante et trouée. Forcément, vous le prenez un peu mal, c’est naturel. Donc après les larmes vient la colère et là, vous avez envie de lui décalquer sa tête à ce bâtard de sa race (oui, c’est fou comme la colère favorise la vulgarité). Et c’est là que pointe l’envie de se venger, de taper là où ça fait mal, c’est-à-dire sous la ceinture. C’est fou comme des personnes plutôt douces et sereines peuvent se montrer perverses en cas de vengeance. Tu as voulu voir mon mauvais visage ? Et bien tu vas souffrir !
 
De façon tout à fait personnelle, je n’ai pas le goût de la revanche car je ne suis pas très rancunière. Soit je réagis de suite (et je ponds des articles assassins, par exemple), soit je laisse pisser. Or avec le temps, ma colère s’apaise d’elle-même et je ne vois plus l’intérêt de se venger. Parce que je suis une personne très snob, je ne trouve personne digne de ma haine. L’indifférence est parfois une réponse bien cruelle aux provocations de certains. Pourtant, des idées de vengeance, j’en ai. J’ai été tentée à une époque de laisser des mots doux dans les chiottes du Marais genre « je suce au 06 .. .. » à un petit con à qui ça aurait fait les pieds. Mais comme j’avais effacé son numéro de mon téléphone et que je pense pas toujours à avoir un marqueur dans mon sac, je ne l’ai point fait. En plus, j’aurais jamais su si ça avait marché ou pas, c’est frustrant quand même. Yojik avait suggéré sur le blog de Lil de laisser le numéro de portable de l’indélicat sur le site pour qu’on lui envoie tous un petit texto d’insulte… Tiens, idée remarquable mais :
– est-ce une bonne chose d’impliquer des lecteurs innocents dans un bête processus de vengeance
– est-ce que ça aurait marché ?
– est-ce que j’aurais pas eu des soucis avec la loi parce que je divulgue un peu des données persos et je suis pas sûre d’avoir le droit, surtout si c’est pour que monsieur (ou
madame) reçoive 50 textos du genre « t’as une petite bite, sale bâtard de ta race » (oui, nous sommes toujours en colère donc toujours vulgaire).
 
Pourtant, la vengeance, vile et débile, ça fait du bien, ça soulage. Quand l’autre empaffé a annulé notre week-end entre amants pour le 15 août, j’ai été tentée de lui envoyer des textos aux heures où il était avec sa dulcinée mais je l’ai pas fait car la pauvre fille ne m’avait rien fait, pas la peine de l’impliquer là-dedans. Puis il méritait pas que je m’énerve pour si peu (même si je paie pas les textos donc ça m’aurait rien coûté). Ben oui, moi, la vengeance, elle n’a jamais lieu parce que finalement, si je le fais pas de suite, je n’y pense plus. Je préfère garder ma rancune pour les gens qui le valent bien et ils sont pas très nombreux. Et puis la vengeance peut provoquer un cercle vicieux dont on se passerait bien. Je me venge, tu te venges, je me re-venge, tu te re-venges… Youpi, on est partis pour 10 ans, là ! En plus, ça monte toujours en puissance. Une petite vengeance entraîne une vengeance un poil plus grosse, qui entraîne une réponse un peu plus importante… Jusqu’à ce qu’à la fin, ce soit la guerre totale et meurtrière sans qu’on ne se souvienne plus vraiment ce qui a entraîné tout ça. Donc, petit conseil : si vous voulez vous venger de quelqu’un, évitez les personnes que vous aimez bien car vous risquez de les perdre.
 
C’est toujours ce qui me retient de pratiquer une vengeance dure et implacable : le risque que ça dégénère en guerre des nerfs (allitération en « ère »). Parce que,
moi, je suis une fille qui aime la vie, les papillons, les étoiles, les feuilles et même les loutres parce que c’est trop mignon. M’engueuler avec quelqu’un, ça doit être sur le moment, ça dure un quart d’heure et on n’en parle plus. J’ai pas envie de passer mes journées à ruminer ce que cette pétasse trop conne ou ce bâtard de sa mère qu’a couché avec le facteur (souvenons-nous que nous ne sommes pas fins dans ces moments-là) m’a fait et essayer de leur rendre la monnaie de leur pièce. J’ai pas le temps et ça fait longtemps que j’ai quitté la maternelle. Et puis surtout, après, je m’en veux. Pas d’avoir été salope mais de m’être montrée aussi petite que celui dont je me venge. Oui, sur le coup, ça m’a fait du bien, c’est vrai. Mais maintenant que je me regarde dans la glace, je me trouve un peu minable. Cette personne ne mérite même pas que je lève un cil pour elle alors se torturer l’esprit pour mettre en place une vengeance implacable, non, tu aurais mieux fait de t’abstenir. C’est finalement plus jouissif de regarder des personnes vous provoquer et ne pas leur répondre, les regarder faire avec un petit sourire en coin, comme on regarde un chiot essayer de bouffer notre pantalon. Parce qu’après tout, la vengeance, c’est un investissement en terme d’énergie de temps et d’énergie. Et moi, je veux pas les gaspiller pour n’importe
qui.
 
PS : Si certains se le demandent, oui, j’ai hésité à foutre un vrai numéro dans cet article, pour voir… Mais je suis restée sage !

Le sexe après lui

Rupture. L’un s’en va, l’autre reste. Fini la vie à deux, les habitudes, les « mon chéri, ma puce », les réveils câlins, les petits bisous et les petits mots doux. La rupture, quoi. Elle survient rapidement ou non, au bout de 10 jours ou au bout de 10 ans. Mais curieusement, il y a un sujet donc personne ne parle lors de ruptures : le sexe. Par décence ou par tabou ?

Un couple, c’est beaucoup de choses, un mélange bien compliqué d’un tas d’ingrédients. Il n’y a même pas de recette type, c’est chaque couple qui doit faire ses propres dosages. A l’arrivée, soit un superbe gâteau (à voir ensuite s’il est comestible ou non) ou un immonde tas de pâte. Non, jamais je ne renoncerai à mes métaphores foireuses, faut te faire une raison, lecteur. Parmi ces ingrédients, il y en a un qui reste quand même essentiel quoi qu’on en dise : le sexe. C’est triste à dire mais je me vois mal faire ma vie avec un mec qui ne me permet pas de m’épanouir sexuellement. Ce n’est pas le seul critère de choix mais ça en est un, soyons honnête. Bon, je ne fous pas le mec dehors si la première tentative a été foireuse, rassure-toi, mais si au bout d’un moment, ça ne passe toujours pas, ça va commencer à me travailler et pas qu’un peu. D’ailleurs, quand ça commence à sentir le roussi dans un couple, c’est l’activité sexuelle qui en pâtit la première. Avec Guillaume 1er, sur la fin, on dormait chastement l’un à côté de l’autre, on avait des gestes de tendresse mais plus de sexe. Pendant six mois, nous avons cohabité sans nous toucher. Ce n’est pas que nous étions du genre à le faire cinq fois par jour mais on le faisait quand même beaucoup plus régulièrement qu’une fois tous les six mois… Mine de rien, c’est dur à vivre, cette perte de désir. Si même l’homme qui m’aime ne me désire plus, qui peut encore avoir envie de moi ?

Après Guillaume, j’ai eu peur d’un retour à la sexualité. Pourquoi ? Parce que ça faisait quatre ans et demi que je ne faisais l’amour qu’à un seul homme. Oh, d’un point de vue statistique, j’ai de l’expérience, j’ai dû faire l’amour bien plus souvent en quatre ans que pas mal de gens de mon âge.  Mais pendant 4 ans, je n’ai fait l’amour qu’avec un seul homme, que je connaissais et qui me connaissait. Qu’allait-il se passer ?  Surtout que, suite à la rupture, j’ai eu une sacrée période d’abstinence. 4 ans de sexe avec un seul homme puis quasiment un an d’abstinence, allais-je retrouver mes marques ? Et des questions cons qui m’assaillent : est-il de bon ton de pratiquer la fellation lors de la première brouette ou faut-il attendre ?  Vais-je savoir stimuler un corps que je ne connais pas ? Mais aussi : va-t-il savoir me stimuler ? Finalement, je finis par me jeter dans le bain avec Louis, que je n’aimais pas et avec qui il n’y aurait aucune relation suivie. Comme ça, si je suis pas à la hauteur, ça sera sans conséquence. A l’arrivée, j’ai vite retrouvé mes habitudes. Le sexe, c’est comme le vélo, on n’oublie jamais.

Autre question que je me pose : est-ce que le prochain fera aussi bien que le précédent ? Voilà, imaginons. Avec Brad, c’était un feu d’artifice permanent, un aller direct et garanti pour le pays de l’orgasme, des parties de jambe en l’air anthologique qui me retournaient la tête. Rien que d’y repenser, j’ai chaud dans le ventre. Mais Brad et moi, ça n’a pas duré.  Ça arrive. Arrive Sagamore dans ma vie. Beau, intelligent, drôle, raffiné et compagnie… Oui, je sors pas avec n’importe qui, moi. La stimulation intellectuelle est là, la tendresse aussi (oui, on va pas parler d’amour de suite, faut pas déconner non plus). Il semble évident qu’entre lui et moi, il va se passer quelque chose. Et là, je me pose la question : est-ce que ça sera aussi bien d’un point de vue sexuel qu’avec Brad ?

Plusieurs fois, dans ma vie, après une rupture, dans mes moments de cafard, je repensais à ma relation passée et quand je pensais au sexe, je me disais : « je ne retrouverai jamais aussi bien. » Dieu merci, jusqu’à présent, la vie m’a donné tort. Car chaque homme est différent, aucun ne fait l’amour de la même façon (Dieu merci) donc je ne retrouve pas « aussi bien », je trouve autre chose de tout aussi jouissif. Mais cette crainte persiste. C’est sans doute lié à la nostalgie de ce couple passé puisque je n’ai jamais ressenti ça pour un simple plan brouette. Heureusement, je connais mon corps, je sais ce qui me plaît ou non et j’ai passé l’âge de la fausse pudeur. Ce qui me plaît, je le dis, ce dont j’ai envie, aussi. Je n’impose pas à un homme de me faire des choses, je lui indique juste que ça, ça me plaît beaucoup. Mais bon, c’est pas toujours évident de tout balancer de but en blanc, comme ça…

A l’inverse, comment assurer avec un mec qu’on ne connaît pas ? Après une relation suivie, on découvre vite ce qui plaît au monsieur et ce qui ne lui plaît pas. Mais bon, quand on se retrouve pour la première fois dans un lit avec un monsieur, c’est pas évident de trouver les clés de son plaisir. Bon, il y a de grands classiques mais figure-toi, lecteur, qu’il y a des mecs qui n’aiment pas qu’on leur mordille l’oreille. Si ! Alors que moi, j’adore ça et j’attaque toujours rapidement l’appendice auriculaire d’un homme… C’est super doux, j’adore ! Oui, je suis une fétichiste de l’oreille, j’adore. Enfin, l’avantage de passer plusieurs nuits avec mon mec attitré, c’est que je peux titiller tout son corps et voir ce qui lui plaît ou non. Or son plaisir participant au mien, c’est quand même mieux de taper juste.

Bref, à chaque rupture, j’ai cette angoisse, peur que mon dernier mec reste le meilleur amant que j’aurai dans toute ma vie et ne jamais plus atteindre le 7e ciel de façon aussi systématique. Heureusement, à chaque fois, je me suis rendue compte que c’était faux. Non pas que mes mecs successifs soient meilleurs que le précédent, juste parce que quand on s’entend bien, la jouissance est au rendez-vous.

Orgasme au féminin

Pour beaucoup d’hommes et même certaines femmes, l’orgasme féminin est un sacré inconnu. Si y a un truc que j’ai constaté chez mes partenaires, c’est qu’ils ne savent pas toujours reconnaître si j’ai eu un orgasme ou pas, certains se vantant de m’avoir fait grimpé au rideau alors que non. Alors l’orgasme féminin, qu’est-ce ?

female-orgasm

Première fois. Après cette brouette assez violente, je soupire : quoi, c’est ça le sexe ? Bon ? c’est sympa mais y a pas de quoi se taper la tête contre les murs. Puis un jour, j’ai découvert l’orgasme. A quoi ressemble l’orgasme féminin ? Je ne sais pas chez les autres femmes puisque je n’ai eu aucune relation homosexuelle donc je vais surtout parler de mes orgasmes, j’invite les commentatrices à parler de leur propre expérience, si elles veulent. Pour ma part, il y a d’abord une espèce de boule qui se forme au creux du ventre et tout à coup, la boule explose et je décroche complètement, je me mets à trembler comme une feuille, je ne contrôle absolument plus mon corps. J’ai souvent l’image de cette boule que j’imagine très lumineuse puis quand elle éclate, y a des filaments de lumières qui se dispersent dans tout mon corps. Juste avant l’orgasme, j’ai un peu l’impression que je vais tomber dans le vide, une espèce d’appréhension immensément agréable. Ca doit être comme un saut à l’élastique ou un saut en parachute, on est très excité par la sensation qui va arriver mais, en même temps, on a un tout petit peur. Enfin, je suppose, j’ai jamais sauté en parachute, j’ai peur du vide. Après, je suis morte, j’ai besoin de quelques instants pour revenir sur terre, me remettre la tête à l’endroit mais c’est super bon.

 

Seulement, l’orgasme féminin, c’est compliqué. Déjà, il y a le grand débat : vaginale ou clitoridienne ? Ben, personnellement, je dois pas être normale parce que j’ai
plus l’impression d’être un mélange des deux. La meilleure et la plus sûre façon d’atteindre l’orgasme, pour moi, c’est une pénétration doublée d’une stimulation clitoridienne. Ca ne veut pas dire que je n’ai jamais eu d’orgasmes avec que l’un ou que l’autre mais c’est autrement plus efficace. Sauf que beaucoup de messieurs, une fois entrés dans notre intimité, délaissent totalement le clitoris. Et bien non, je vous le dis : le clitoris n’est pas réservé aux préliminaires ! Bon, évidemment après, tout dépend de la position.

 

Par ailleurs, il me semble que le sexe au féminin, c’est tout aussi physique que psychologique. Enfin, pour moi, en tout cas. Si j’ai pas le moral, même pas la peine d’essayer de me faire grimper aux rideaux, ça ne marchera pas. De la même façon, avec un partenaire avec qui je ne suis pas en phase, ça ne partira pas non plus, sans doute parce qu’inconsciemment, je bloque. J’ai du mal à décoller avec des mecs qui ne cherchent que leur propre plaisir car, de toute façon, ils ne sont pas attentifs au mien, ils vont pas chercher à le provoquer. Pourtant, je trouve ça assez jouissif de faire grimper son partenaire au rideau et j’ai croisé des mecs exactement dans le même état d’esprit, qui adorent faire jouir leur partenaire. J’en parlais l’autre soir avec un pote sur MSN, il me disait que l’orgasme féminin est plus psychologique que le masculin qui, lui, est plus mécanique. Peut-être, je suis pas un mec. Ceci étant, chez les mecs, il ne faut pas croire que l’éjaculation est synonyme d’orgasme, ce n’est pas obligatoire.

 

Mais revenons aux demoiselles. Pourquoi certaines femmes jouissent et d’autres non ? Bon, il y a certes des problèmes de frigidité mais je ne crois pas que ce soit si courant
que ça. Selon les estimations, ça toucherait une femme sur 10, ce qui est déjà beaucoup. Ceci étant, je pense que certaines filles n’atteignent pas l’orgasme par méconnaissance de leur corps donc ne sachant pas ce qui les fait décoller, ce n’est pas évident de guider son partenaire. Oui parce que même si je donne pas le manuel d’utilisation, genre : « alors, si tu veux me faire jouir, tu fais comme ça et comme ça », y a toujours moyen d’arriver à ses fins. Après tout, qui mieux que moi peut connaître mon corps. Bon, bien sûr, y a des trucs que j’ai découvert dans les mains d’hommes et Dieu merci, quelque part. Mais la masturbation m’a rendue plus épanouie et plus sensible, il me semble. Par ailleurs, les hommes ne connaissent pas toujours le corps féminin parfaitement. En plus, tout le monde ne réagit pas aux mêmes stimulis. Chacun et chacune nos zones érogènes !

 

Les hommes ont une certaine fascination pour l’orgasme féminin comme j’avoue moi-même avoir une fascination pour l’orgasme masculin. Je veux toujours savoir ce que ça fait chez mon partenaire. Parfois, les mecs nous reprochent notre facilité à simuler l’orgasme mais seuls les mecs qui ne m’ont jamais fait jouir ne savent pas reconnaître mes orgasmes. Bon, j’ai jamais donné d’orgasme à une fille que moi mais vu comme je me tortille dans tous les sens, j’arriverai jamais à simuler une telle contraction. Il paraît même qu’au moment de l’orgasme, je fais un espèce de « gnnnn ». Possible, j’avoue que je m’écoute pas dans ses moments-là…Mais beaucoup de mecs prennent une expression bruyante pour signe d’orgasme. Que nenni ! Bon, je suis extrêmement expressive dans ces moments-là, je le fais pas exprès donc si on se fie à mes décibels, on pourrait penser que j’ai un orgasme du début à la fin. Il m’est arrivé une fois aussi d’exagérer un peu parce que j’en avais marre et j’avais hâte que monsieur termine. Ceci étant, est-ce parce qu’on n’a pas d’orgasmes que le coït est raté ? Non, messieurs. L’orgasme est en quelque sorte l’apothéose du plaisir, le paroxysme mais ça ne veut pas dire que ce qui a avant et après n’a pas d’intérêt, bien au contraire. Mais souvent, un homme est vexé de ne pas avoir donné d’orgasme mais la réciproque est vraie. Ca m’est déjà arrivé d’être avec un mec qui ne jouissait pas et, sur le coup, je me disais : « ben merde, je suis nulle ! » mais ça ne veut pas dire que le monsieur n’a pas pris du plaisir. Après tout, si on fait la moyenne, l’orgasme représente une partie infime de la brouette en terme de temps. Ce serait dommage de bouder son plaisir en attendant cette explosion qui doit durer une demi-minute ou une minute… Oui, je suis très mauvaise pour évaluer le temps pendant le sexe. Parce que le sexe, pour moi, ce n’est pas l’orgasme, pas que mon orgasme mais aussi tout le plaisir et la jouissance qu’on se donne.

La révolution clitoridienne doit avoir lieu

Depuis une semaine, je me lève tôt histoire de…profiter de mon chômage. Donc l’autre matin, me voilà à chercher du boulot en matant « Les maternelles », émission qui
s’adresse aux futures et jeunes mamans et à la pauvre chômeuse que je suis. Oui, tu ne le sais pas lecteur mais j’ai décidé d’aimer les enfants depuis qu’un super voyant m’a dit :
« c’est pas la peine d’avoir peur des enfants, vous en aurez ! ». Dont acte, je regarde les Maternelles et j’ai même joué avec une petite fille qu’était même pas à moi l’autre jour
dans le train. Bon, l’ennui avec les petits, c’est qu’ils ont un langage qu’on comprend jamais mais j’ai été sympa, je l’ai laissé faire un câlin à Kenya.
 clitoris
 
Bref, dès le premier paragraphe, je pars en digression mais rappelle-toi, lecteur, je suis malade, j’ai de la fièvre, je délire. Je regardais donc cette chouette émission et, à la fin, y a des petites interventions de chroniqueurs. Arrive une nana et là, je rêve : elle parle clitoris et explique où ça se trouve. Je frotte mes yeux. Non, je ne rêve pas : une journaliste est en train d’expliquer ce qu’est le clitoris et où il se situe. Je rappelle pour le lecteur distrait que cette émission est à destination des futures ou jeunes mamans donc des femmes qui ont déjà eu des relations sexuelles. Je suis atterrée. Alors, certes, on me dira que selon les cultures, la sexualité n’est pas la même mais tout de même. Evidemment, certains me parleront d’excision, je ne nie pas l’existence de ce fléau mais je pense que la majorité de mon lectorat féminin est encore en possession de son petit bouton. Alors, moi, Nina, je vais parler clitoris !
 
Clito quoi?
La première fois que j’ai entendu ce mot, je devais avoir dix ou onze ans. C’est mon père qui m’enseigna ce mot de la façon suivante : « Quelle est
la différence entre un Lego et un clitoris 
?
– Je sais pas !
– Ben retourne jouer aux Legos.
– Mais c’est quoi clitoris ? »
Bon, en fait, il racontait la blague à ma mère mais j’avais toujours les oreilles par là donc voilà. Bon, à ce moment-là, j’avais pas trop vu l’intérêt de la chose. Deux ans plus tard (à 13 ans), je m’en vais en centre aéré et les monos ont décidé de nous faire une super formation sur le SIDA et les capotes donc après avoir vu des documentaires sur le sujet et vu la monitrice qui enfile une capote sur un manche à balai (véridique), nous passons à la « pratique » : le visionnage de Basic Instinct. Ma mère fut très choquée quand elle sut que sa fi-fille de 13 ans avait vu un tel film. Pendant la séance, pendant les scènes torrides, je ressentis de drôles de palpitations dans ma culotte : qu’est-ce que c’est ? Comme je suis très conne, à l’époque, et que je connaissais le système du pénis qui bande (vive les centres aérés), ma première pensée est : « j’ai été un mec dans ma vie antérieure et il reste certains réflexes ». Ok, j’étais très con. Je ne sais plus comment j’ai compris que le vestige de mon pénis passé était en fait mon clitoris…
 
Bon, je me souviens pas trop de la découverte de cette petite chose clé de mon plaisir. Adolescente, mon plaisir passait surtout par l’élaboration de scénarios compliqués. Bref, là n’est pas la question. Toujours est-il que je sais où se situe mon clitoris mais ce n’est pas forcément grâce à mes partenaires. Alors, messieurs, petit cours sur le clitoris.
 
Où c’est donc?
Bon, déjà, le clitoris, faut pas confondre avec les lèvres où je ne sais quoi. Si vous aviez regardé les Maternelles, vous auriez vu le schéma mais je sais que vous n’êtes pas tous au chômage donc j’explique rapidement. Le clitoris, c’est entre les petites lèvres, sous un charmant capuchon. Si vous ne trouvez pas, ne tâtonnez pas à l’aveuglette, prétextez un cunnilingus
pour « descendre à la cave » et jeter un œil à tout ça. Le clitoris, c’est un jolie petite chose, je trouve, rose, on dirait une toute petite langue qui pointe. Quelque part, je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser à un coquillage. Petite, je pêchais des tellines avec mes parents et on stockait les fruits de notre labeur dans un seau. A un moment, les pauvres crustacés sortaient une fine langue saumon. Et bien, quelque part, le clitoris, ça me fait penser à ça, en rose et en plus épais.
 
Le clitoris, c’est un organe de la même famille que le pénis (c’est ce qu’a dit la dame des Maternelles parce que le côté « famille » en parlant d’organe, ça me fait
bizarre…). Donc quand on est excitées, il entre aussi en érection et mine de rien, c’est très agréable que vous vous en occupiez… Je ne dis pas ça innocemment. Beaucoup d’hommes prétendent A-DO-RER le cunnilingus mais dans les faits, j’ai l’impression qu’ils nous disent plus ça pour nous attirer dans leurs filets qu’autre chose. C’est à dire soit le cunni est carrément zappé, soit il est pratiqué de façon peu appliquée, genre : « bon, je te lèche, tu me suceras après. » Alors je n’ai rien contre la fellation, bien au contraire, mais j’aime beaucoup le cunnilingus aussi… Après, je ne suis pas du genre donnant-donnant mais quand il est exécuté par un homme qui aime ça, c’est purement jouissif. Et puis une fois entrés par la grande ou la petite porte (surtout par la petite porte), ne délaissez pas notre pauvre clitoris : une stimulation à ce niveau-là en pleine pénétration (si la position le permet, of course), c’est un billet pour le septième ciel, je vous le dis.
 
Vive la masturbation
Mais revenons à nous, mesdemoiselles. Doit-on reprocher aux hommes de ne pas connaître notre clitoris ? C’est un peu facile, la masturbation n’est pas faite pour les chiens.
Et non, ce n’est pas mal, c’est même parfaitement sain et normal. D’abord, ça nous permet de mieux connaître notre corps, de savoir ce qui nous plaît ou pas. Ensuite, une petite masturbation, ça
détend ! J’aime bien m’endormir après un petit orgasme clitoridien favorisé par des scénarios érotiques (ou plutôt pornographiques) bien élaborés… La masturbation est une chose normale et si toutes les filles la pratiquaient, on ne devrait pas expliquer dans une émission à destination d’un public adulte ce qu’est un clitoris et comment l’utiliser. Alors, petit conseil du chef : si vous avez un vibromasseur style un riquiqui ladyfinger, plutôt que de l’enfourner directement sur le vagin, faites le vibrer sur le clitoris… Orgasme garanti au bout de cinq minutes grand maximum (c’est à dire quand les piles faiblissent).
 
Après tout, les hommes sont obsédés par leur pénis, pourquoi nous ne serions pas obsédées par notre clitoris (et notre vagin, aussi). Non mais mesdemoiselles, nous avons la chance de pouvoir avoir trois orgasmes différents (clitoridien, vaginal et anal, pour ceux qui suivent pas) contre deux pour ces messieurs (bon, moi, j’ai aussi l’orgasme auriculaire mais je suis particulière). Alors qui c’est le sexe faible ? Pas nous et revendiquons-le ! Oui au plaisir clitoridien ! Notre petit bouton ne sera plus ignoré.

Auberge Nina, brouette à toute heure

Je suis actuellement censée préparer un dossier sur l’e-administration et le droit mais je n’en ai pas envie donc j’écris un article. Le thème du jour : sommes-nous des filles
faciles ?
 
Dimanche après-midi, j’ai du boulot (pour changer) quand je vois miss Banana qui se connecte sur MSN. Pour ceux qui ne connaîtraient pas son blog (et qui devraient en avoir honte), Banana y raconte ses histoire de cœur et de sexe, liées ou non à meetic. Donc nous discutions tranquillement cet après-midi en attendant LA  rencontre qui aura lieu cette semaine. Nous discutons de nos blogs et du succès qu’il nous rapporte auprès de certains hommes, ce qui nous fait passablement rire : nous sommes désirées par des hommes qui ne savent même pas à quoi nous ressemblons. Pourquoi un tel succès ? Simplement parce que nous sommes considérées comme des filles faciles.
 
Depuis que j’ai crée ce blog, j’ai eu six amants, un chiffre qui n’a, somme toute, rien d’exceptionnel. D’autant que je ne dois pas forcément ces brouettes à mon charme naturel
mais plus à ma liberté sexuelle (et à ma photo sur meetic, aussi). Un homme dirait-il non à une brouette avec une femme qui ne lui plaît pas ? Difficile à répondre dans l’absolu mais je pense que pour certains, de la chair fraîche reste de la chair fraîche. Donc quand ils croisent la route d’une demoiselle de relativement petite vertu, ils n’hésitent pas longtemps : une brouette, c’est toujours ça de pris.
 
Sauf que… En tant que femme sensuelle, je n’ai pas envie de partager ma couche avec n’importe qui, n’en déplaise à certains. Ce n’est pas parce que j’aime le sexe que je le
pratique avec n’importe qui. On ne rigole pas avec le sexe, ça ne se pratique qu’avec envie ! C’est comme si vous deviez manger du foie gras tous les jours sous prétexte qu’il y en a toujours dans votre frigo. Mangez, mangez, vous aurez des marques plus ou moins bonnes, plus ou moins écoeurantes… Et bien si au bout d’un mois vous ne vomissez pas à la simple prononciation des mots « foie gras », vous êtes un surhomme.
 
Le sexe est avant tout une question de feeling. Personnellement, il y a des choses que j’ai envie de faire avec certaines personnes et pas avec d’autres, ça ne s’explique pas. Par exemple, si j’ai envie d’aller voir un film un peu underground, j’irai avec Anne qui aime ça plutôt qu’avec Gauthier. Pour le sexe, c’est pareil. On me répondra : « faute de grives, on mange des merles. » Et bien je suis désolée mais si je n’ai pas envie d’un mec, je ne vais pas me forcer, pas même pour l’hygiène.
 
Seulement voilà : comme on a une réputation un peu sulfureuse, on nous prend pour des Marie-couche-toi-là. « Tu sais, Nina, elle est chaude, tu peux y aller sans problème ! ». Et bien, si, il y a un problème, j’ai encore le droit de choisir, non ? Cet été, un de mes partenaires de brouette m’a présenté un de ses potes. On passe une très bonne soirée, on rigole, on boit. En fin de soirée, le jeune homme ramène tout le monde en voiture, il me dépose chez moi, je lui claque la bise et rentre chez moi. Le lendemain, mail de mon partenaire de brouette : « tu as dormi seule cette nuit ? Je n’aurais pas cru ! ». Ça veut dire quoi, ça ? Que j’écarte les cuisses à la première occasion ? Et bien non ! J’ai trouvé ce garçon très sympathique mais il n’y a pas eu d’attirance, j’y suis pour rien. Mon but dans la vie n’est pas de me taper le plus de mecs possible mais de prendre mon pied avec quelqu’un qui me plaît.
 
De ce point de vue là, je ne suis pas ce qu’on appelle une « fille facile », je préfère la qualité à la quantité, ce qui semble étonner certains. Non, je ne couche pas
avec tout le monde, non, je ne me déshabille pas devant le premier pénis venu. De toute façon, avoir un nombre incroyable d’amants ne veut pas dire que je suis un bon coup. Et vice-versa, d’ailleurs ! Je préfère remettre le couvert avec un jeune homme dont je connais les qualités.
 
Apprécier la brouette ne veut pas dire que je veux la faire avec n’importe qui. Apprécier la brouette ne veut pas dire que je suis prête à la faire la brouette avec un autre homme que le mien. Mon vagin n’est pas un hall de gare, y pénétrer se gagne. C’est agaçant : quand on a la réputation d’être une fille facile, les hommes pensent pouvoir se passer de l’étape séduction. Erreur, messieurs : nous avons encore le pouvoir de dire « non ». Et quand on a à faire à un gros lourdaud, ces trois lettres sont particulièrement jouissives.