CV amoureux vs CV professionnel

Parfois, mon esprit fécond a de drôles de pensées. De drôles de comparaisons. Par exemple, il y a quelques temps, quand j’étais au chômage, je somnolais quand je repensais à des conseils que m’avait donné une personne rapport à mon CV. Il m’expliquait donc que mon CV donnait une impression d’instabilité avec beaucoup d’expériences qui ne durent que trois ou quatre mois. En gros, les gens risquent d’avoir peur de m’embaucher et de me voir me casser au bout d’un trimestre.

 

Evidemment, si mes emplois n’ont pas duré plus, c’est parce que c’étaient des CDD mais ça, ça se voit pas forcément sur mon CV. Donc en gros, trop d’expériences tue l’expérience, on va dire. Il va falloir que je refasse ce fuckin CV (ça me gonfle, le CV, ils ont qu’à me rencontrer directement, suis tellement géniale). Donc, dans mon demi sommeil délirant, je passe sans transition de mon CV pro à mon CV amoureux. Petit résumé de ma vie : après une relation de 4 ans et demi dans ma prime jeunesse (de 19 à 24 ans), j’ai eu quelques CDD de 15 jours à 2 mois et demi, quelques piges occasionnelles (en gros, des multi shots avec des mecs que je n’ai jamais considérés comme ma moitié) et une poignée de participation unique. De toute façon, moi, j’aime pas les one shot, je trouve que quand ça se passe bien, y a pas de raison à bouder son plaisir, même si on ne tombe pas amoureux à la fin. Mais bon, il y a des fois où y a pas forcément le choix. Peu importe, c’est pas le sujet. Donc voilà, en 2 ans et demi, mon CV amoureux (ou plutôt sexuel) s’est considérablement allongé et maintenant, je me demande à quel point ça peut jouer contre moi.

L’autre soir, je discutais avec Lo sur MSN et on parlait de l’éternelle différence entre les hommes et les femmes : « un homme qui couche, c’est un séducteur, une femme qui couche, c’est une salope ». Et on en revient à la dichotomie pute/sainte : on couche et on désire la pute, on épouse la sainte (quitte à la cocufier avec la pute, ensuite). Donc, moi, parce que j’ai eu quelques partenaires dans ma vie, je serais plus dans la catégorie pute, je suppose : on me désire mais on ne s’attache pas, on me baise mais on ne m’aime pas (bon, y
a eu des exceptions quand même, je suis pas en train de faire mon aigrie, là, hein). Bien entendu, je suis pas obligée de faire la revue de mes amants lorsque je rencontre un homme (Dieu merci, d’ailleurs). Mais je note que l’expérience n’est pas toujours un atout en amour. Ca a même effrayé un mec qui voulait me faire tout le kama sutra avant de lire mon blog et qui a été un peu
refroidi : « t’es plus jeune que moi et tu as plus d’expérience ». Et alors ? A chaque mec que je rencontre, je repars de zéro à mes yeux. Peu importe que j’ai couché avec 2 mecs, 20 ou 50, ce n’est pas ce qui compte.

Pourtant, pour moi, l’expérience serait plutôt un atout, si on y réfléchit bien. D’abord ça m’évitera de devoir filer un mode d’emploi au jeune homme face à moi mais surtout, je me dis que s’il a bien vécu sa vie, il sera peut-être plus susceptible de se poser. Coureur de jupons ? On a tous des périodes où on déconne un peu, c’est pas pour autant que le jour où on dit « stop, je me pose », on le fera pas. Perso, une fois en couple, je suis fidèle, j’ai pas besoin d’aligner un nombre astronomique d’amants par an. On peut vivre et tenter plus de choses avec un homme qu’avec 30, je vous jure.

Bref, il est étonnant de remarquer que parfois, on nous reproche notre passé amoureux et professionnel alors qu’ils ne sont finalement dus qu’à des aléas de la vie, finalement. Pourquoi je ne suis pas restée avec de mes exs ? Ben parce qu’on n’était pas heureux ensemble, qu’on ne s’aimait pas ou plus. Pourquoi t’es pas resté à ce poste ? Parce que c’était un CDD ou que j’avais fait le tour du poste et j’avais besoin de voir ailleurs. Pourquoi un CV trop long, qu’il soit amoureux ou professionnel, devient un handicap alors que ça peut montrer la
richesse d’une personne ? En journalisme, faut piger beaucoup pour se faire un trou. En amour, faut embrasser pas mal de crapauds pour trouver son prince. Opportuniste, moi ? Oui et alors ? Je préfère être opportuniste et aller de l’avant que passéiste et pleurer parce qu’il ne m’arrive rien. Si on voit ça comme un défaut c’est que clairement, M le DRH ou M le prétendant, on n’était pas fait pour cheminer ensemble.

Petite drague en boîte

Par Manonthemoon

Thierry se forçait a croire qu’il n’avait rien fait de mal ! Apres tout, il n’était pas le premier. Puis tout avait était si vite. D’abord les petits regards, tous ces sous entendus, le sentiment de se comprendre a demi mots, le désir, corps pour corps, ne pas oser, puis si, enfin, pour le bonheur de chacun…sur le moment il ne pensait pas faire quelque chose de mal, seul sa conscience formaliste lui disait de se confesser, bien qu’il soit athée. « allons bon mon p’ti Thierry, il ni a pas de mal a se faire du bien ! ». Non, il n’était pas le premier, il savait éperdument que d’autres médecins ont déjà brouettés leur patients. Mais il ne parvenais pas a oublier qu’il était vétérinaire…

 

Un gros désolé pour ce texte minable, je n’ai guère eut le temps pour véritablement me pencher la dessus (m’y suis pris un peu tard faut avouer…) mais s’il est possible de te rendre autre chose, ou plutôt quelque chose, le 12, fait signe et j’aviserais =)

 
Bonne chance pour ton concours !
 

Merde, je peux pas rester la dessus, j’envoi quelque chose d’autre, attention, impro (t’as même les comm’ qui vont avec ^^)

 
Hum hum
 

Un matin comme un autre, metro, ANPE, dodo, la 1ere étape s’annonce olfactivement complexe, la 2e nerveusement tendue, et la 3e seras enfin la pour faire le pont avec la 1ere…youpi !

 

J’attendais mon RER comme a l’accoutumée, la gueule dans le rectum, le rectum a la clavicule, 12.6g de caféine dans le sang, mais toujours ce sale goût de weed crameux de la veille au fond de la bouche, qui te tire la langue et t’arrache les yeux. Finalement, je n’irais pas a la recherche de croûton aujourd’hui, mieux a faire. Je fous dredg a fond dans ma 205 diesel blanche, et je roule, je roule…Devenue décapotable, mes cheveux aux vent, la musique résonne dans mes tympans, Hollywood capitale du chewim-gum me permet d’oublier la bedave de la soirée, les yeux stop de picoter, comme dirais un gaulois au gros ventre, quand l’appetit vas, tout vas, et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai faim…J’ère sans but jusqu’à la soirée, me fait beau, du moins prend une douche, j’attend 2h pour partir dans la boitounette de village, plus tu y vas tard moins tu dépenses, question de tactique…Tite chemise retourné sur le col en V du polo Ralph Lauren, le tout sur un fute sombre et des shoe dites « classes » qui te destroy le pied comme Lorie te destroy ta journée. L’air d’un clown, mais bon, parais que ça fait bien…je roule toujours dans ma 205 diesel blanche, ce coup si c’est Interpol en musique de fond, suffis d’avoir un peu de calme avant la tempête…je rentre sans trop de problème, ils manques de monde la dedans, guerre que les survet’ basket casquette qui rentrent pas, même mes converse auraient pu le faire…après 2 verres au bar, je décide d’accoster, une jolie brune, l’air énigmatique, pas la fille a danser ou a boire, parfait…attaque ciblée, le sempiternelle « ça manque un petit peu d’ambiance non ? » pour aborder, tout se roule et se déroule, le plus normalement qu’il soit, elle ne me regarde pas spécialement, pourtant je pense avoir le succès qu’il faut…je look de plus près, elle dois avoir la 25aine, commerciale (se voit aux chaussures) et narcissique (comme tout commercial) bref, une proie tellement sur d’elle, de sa supériorité, qu’elle en devient parfaite pour se distraire un soir en servant de vide couille. Pas un pas sur la piste de danse, je sens qu’elle veux s’amuser un peu, je lui propose de sortir, elle me dis « ou » je lui répond « ou vous voulez… » en pensant très fort « pourvu qu’elle aime les 205 diesel blanche… ». Bref, 2 heures après, nous nous sommes tranquillement chez moi, teille de tequila quasi a poil sur le lit, elle commence a sérieusement relooker un peu plus bas que ma tête, moi je ne fais pas que commencer mais je n’ai plus a me cacher. Espérons qu’elle boive assez, fin pas trop, les douches romaines c’est pas mon trip…je la regarde, pour le moment chacun a enlevé lui même ses vêtements « il fait chaud tu trouves pas ? » mais chacun, du moins moi, souhaite plus ! Décide de partir a l’assaut, quand elle me sort soudain qu’il faut qu’elle rentre chez elle, qu’elle n’a pas le temps, qu’elle est désolé, elle me glisse un faux numéro sur la table, pas même un regard en sortant, rien, que dalle…

Bastien, un ami, le lendemain matin « sexe le persil entre les dents »

Je tiens a signaler que cette histoire est entièrement vrai (pas moi ^^) et que j’espère que la personne concerné (un certain Julien) ne lira jamais ceci…

Auberge Nina, brouette à toute heure

Je suis actuellement censée préparer un dossier sur l’e-administration et le droit mais je n’en ai pas envie donc j’écris un article. Le thème du jour : sommes-nous des filles
faciles ?
 
Dimanche après-midi, j’ai du boulot (pour changer) quand je vois miss Banana qui se connecte sur MSN. Pour ceux qui ne connaîtraient pas son blog (et qui devraient en avoir honte), Banana y raconte ses histoire de cœur et de sexe, liées ou non à meetic. Donc nous discutions tranquillement cet après-midi en attendant LA  rencontre qui aura lieu cette semaine. Nous discutons de nos blogs et du succès qu’il nous rapporte auprès de certains hommes, ce qui nous fait passablement rire : nous sommes désirées par des hommes qui ne savent même pas à quoi nous ressemblons. Pourquoi un tel succès ? Simplement parce que nous sommes considérées comme des filles faciles.
 
Depuis que j’ai crée ce blog, j’ai eu six amants, un chiffre qui n’a, somme toute, rien d’exceptionnel. D’autant que je ne dois pas forcément ces brouettes à mon charme naturel
mais plus à ma liberté sexuelle (et à ma photo sur meetic, aussi). Un homme dirait-il non à une brouette avec une femme qui ne lui plaît pas ? Difficile à répondre dans l’absolu mais je pense que pour certains, de la chair fraîche reste de la chair fraîche. Donc quand ils croisent la route d’une demoiselle de relativement petite vertu, ils n’hésitent pas longtemps : une brouette, c’est toujours ça de pris.
 
Sauf que… En tant que femme sensuelle, je n’ai pas envie de partager ma couche avec n’importe qui, n’en déplaise à certains. Ce n’est pas parce que j’aime le sexe que je le
pratique avec n’importe qui. On ne rigole pas avec le sexe, ça ne se pratique qu’avec envie ! C’est comme si vous deviez manger du foie gras tous les jours sous prétexte qu’il y en a toujours dans votre frigo. Mangez, mangez, vous aurez des marques plus ou moins bonnes, plus ou moins écoeurantes… Et bien si au bout d’un mois vous ne vomissez pas à la simple prononciation des mots « foie gras », vous êtes un surhomme.
 
Le sexe est avant tout une question de feeling. Personnellement, il y a des choses que j’ai envie de faire avec certaines personnes et pas avec d’autres, ça ne s’explique pas. Par exemple, si j’ai envie d’aller voir un film un peu underground, j’irai avec Anne qui aime ça plutôt qu’avec Gauthier. Pour le sexe, c’est pareil. On me répondra : « faute de grives, on mange des merles. » Et bien je suis désolée mais si je n’ai pas envie d’un mec, je ne vais pas me forcer, pas même pour l’hygiène.
 
Seulement voilà : comme on a une réputation un peu sulfureuse, on nous prend pour des Marie-couche-toi-là. « Tu sais, Nina, elle est chaude, tu peux y aller sans problème ! ». Et bien, si, il y a un problème, j’ai encore le droit de choisir, non ? Cet été, un de mes partenaires de brouette m’a présenté un de ses potes. On passe une très bonne soirée, on rigole, on boit. En fin de soirée, le jeune homme ramène tout le monde en voiture, il me dépose chez moi, je lui claque la bise et rentre chez moi. Le lendemain, mail de mon partenaire de brouette : « tu as dormi seule cette nuit ? Je n’aurais pas cru ! ». Ça veut dire quoi, ça ? Que j’écarte les cuisses à la première occasion ? Et bien non ! J’ai trouvé ce garçon très sympathique mais il n’y a pas eu d’attirance, j’y suis pour rien. Mon but dans la vie n’est pas de me taper le plus de mecs possible mais de prendre mon pied avec quelqu’un qui me plaît.
 
De ce point de vue là, je ne suis pas ce qu’on appelle une « fille facile », je préfère la qualité à la quantité, ce qui semble étonner certains. Non, je ne couche pas
avec tout le monde, non, je ne me déshabille pas devant le premier pénis venu. De toute façon, avoir un nombre incroyable d’amants ne veut pas dire que je suis un bon coup. Et vice-versa, d’ailleurs ! Je préfère remettre le couvert avec un jeune homme dont je connais les qualités.
 
Apprécier la brouette ne veut pas dire que je veux la faire avec n’importe qui. Apprécier la brouette ne veut pas dire que je suis prête à la faire la brouette avec un autre homme que le mien. Mon vagin n’est pas un hall de gare, y pénétrer se gagne. C’est agaçant : quand on a la réputation d’être une fille facile, les hommes pensent pouvoir se passer de l’étape séduction. Erreur, messieurs : nous avons encore le pouvoir de dire « non ». Et quand on a à faire à un gros lourdaud, ces trois lettres sont particulièrement jouissives.