L’autre soir, je discutais avec miss Jane des hommes. C’était un peu à base de « tous des connards », j’avoue. Mais soyons objective : avec Jane, on est jeunes, belles et adorables. Pourquoi ils nous font des coups de pute, les hommes ? Ah ben oui, c’est ça, on est trop gentilles. Jane me dit qu’elle veut faire un article sur le fait d’être chieuse, je lui dis que j’en ai déjà écrit un. Je le relis et me rends compte que je n’ai tiré AUCUN enseignement de cet épisode malheureux.

En août, après avoir été baladée par un connard, j’avais dit que les hommes préféraient les chieuses et donc que j’allais en devenir une. Bon, ben, j’ai vite oublié ma résolution. Faut savoir que je suis pas une belliqueuse et ça m’emmerde le conflit, surtout avec mon mec. Moi, mon mec, ça doit être mon havre de repos, mon île de paix. J’ai pas envie d’être tout le temps sur son dos. Oui mais du coup, je me fais un peu traiter comme une merde. Genre, je te fous dehors à 0h30 parce que « tu comprends, j’ai encore du boulot » (mais moi plus d’amour propre), genre « oups, j’ai oublié de te rappeler…D’ailleurs, j’ai honte, je te rappellerai plus jamais », genre « je t’allume, je t’allume mais va pas croire qu’il va se passer quelque chose entre nous. D’ailleurs, moi, je t’ai jamais allumé, c’est toi qu’a mal compris ». Ouch. Oui, en ce moment, je l’ai un peu mauvaise, j’avoue. Mais à force de vivre tout ça, ma confiance en moi et en l’homme frôle le zéro, voire le négatif. Merde, je mérite pas tout ça.
Alors, tant pis, même si ça m’emmerde, c’est fini la gentille Nina qui dit « appelle-moi quand tu veux, profite bien de tes vacances ! » ou qui n’ose pas envoyer chier le mec qui vient lui parler sur MSN alors qu’elle sait très bien que c’est une tentative de drague amenée avec la subtilité d’un éléphant de mer et que, non, elle est pas intéressée. Même pas un peu. Surtout que quitte à vouloir m’honorer, merci d’éviter de me faire le plan « je suis amoureux d’une autre qui veut pas de moi, ça fait tellement longtemps que j’ai pas trempé mon biscuit que je violerais mon aspirateur. T’as pas une copine célib ? Et toi tu fais quoi ce soir ? » (oui, j’ai eu ça aussi). Pour info, je ne suis pas une roue de secours, je suis pas une pute et je suis pas non plus une poupée gonflable. Sous-entendu : respectez-moi, bordel ! Je suis pas chiante, je suis pas à appeler 100 fois mon mec par jour pour savoir ce qu’il fait, je lui laisse son indépendance parce que je suis pas chienne de garde (dans le sens canin et non hystérique du terme). J’ai pas envie de mettre la pression sur un mec pour qu’il me rappelle quand il me dit qu’il va le faire, pour qu’il me traite bien ou tout ça. J’ai pas le temps pour de telles conneries et ça me navre de constater que quand on est cool dans une relation amoureuse, l’autre en profite pour nous traiter comme une sombre merde.
Fais chier ! Oui, fais chier ! En ce moment, j’ai tellement d’autres préoccupations que ma vie amoureuse que j’apprécierais vraiment de tomber sur un mec qui partage la même philosophie que moi. On se voit quand on peut mais on se dispute pas toutes les 3 minutes, je te traite pas comme un chien pour acquérir le respect qui m’est dû. Y a des couples qui fonctionnent comme ça, y a qu’à voir qui porte la culotte chez ma sœur (n’empêche que quand elle lui demande d’aller acheter de la crème fraîche, du jambon et des oignons un vendredi soir à 20h, il râle mais il y va). Mais moi, je n’en vois pas l’intérêt. Si je veux dresser quelqu’un, je prends un chien ou je me fais faire un gamin (enfin, là, je l’élèverai, vous indignez pas). Un mec, je le récupère à l’âge adulte (ou à peu près), il est censé avoir intégré la base de l’éducation à savoir que quand on dit qu’on rappelle, on le fait, on fait pas le mort et que si on n’a plus envie de sortir avec la jeune fille, on a la décence de lui dire. On l’a fait pas non plus se déplacer à une heure indue pour la refoutre dehors une fois consommée. On lui fait pas comprendre qu’on a tellement envie de baiser qu’elle ou un cadavre, ça ferait pas grande différence.
Moralité (sans finalement grand rapport avec le reste de l’article mais je suis wild, moi) : quand une voyante te dit « l’homme avec qui vous êtes en ce moment, ça va pas durer », tu la crois. Quand elle te dit que ça va quand même te redonner confiance en toi, là, par contre, plantade parce que je me sens un peu totalement une merde. Même pas une belle merde, une merde de lapin. Que quand elle te dit que tu auras trois enfants, tu commences à penser qu’il y en aura un de chaque couleur puisqu’il est impossible que je garde un mec suffisamment longtemps pour en faire trois. Et que non, j’aurai pas des triplés !
Voilà, maintenant que ça fait deux jours que je râle, j’arrête. Demain je vous donnerai de l’amour (sublime teaser).