La double arnaque des vacances de Noël

A la mi septembre, j’ai entamé les négociations avec Ioulia et Simon : je veux la semaine de Noël, je laisse celle du réveillon. A ma presque grande surprise (Simon est juif donc Noël, il s’en fiche un peu, déjà), je n’ai pas eu à discuter, c’était la semaine du réveillon la plus dure à obtenir. Maintenant, je sais pourquoi : les vacances de Noël, c’est l’arnaque.

Déjà, quand j’étais à la fac, je devais me résigner : aux vacances de Noël, quoi que tu en dises, tu ne révises pas. Pas tellement par flemme (enfin, si aussi) mais par manque de temps. Cette année, je comptais sur les vacances pour faire baisser ma tension en me reposant et en allant à la piscine de ma ville natale (de 16 à 17h30, seul créneau horaire d’ouverture qui m’arrange, l’autre étant 12-14h), je souhaitais aussi déménager le blog vers une autre plate forme (spoiler, on va dire), dompter wordpress, écrire des milliers d’articles, commencer des projets que j’ai en tête depuis des lustres. Mes vacances en vrai ont ressemblé à ça : vendredi, train et repos ; samedi, rhume, voiture, courses et soirée pour les 28 ans de Lucie ; dimanche, rhume, sapin, rangement de la chambre de Yohann qui arrive le lendemain ; lundi : courses, aller chercher Yohann à la gare, courses ; mardi : courses, paquets cadeaux ; mercredi : courses, paquets cadeaux, expédition mystérieuse au cœur de la nuit, préparation du réveillon, réveillon ; jeudi : Noël donc cadeaux, manger, digérer, manger, dormir. Là, vendredi, c’est mon premier vrai jour de vacances sachant que je dois encore aller faire des courses cet après-midi et aller voir ma tatie. Demain, virée à Toulouse pour aller voir ma dernière aïeule encore en vie (ça va être un peu bizarre, je crois), mamie Bartoldi et dimanche, départ. Donc on résume : ma tension doit toujours être au plafond, j’ai pas eu le temps d’aller à la piscine (qui m’a semblé fermée quand on est passé devant avec Yohann, de toute façon), de migrer le blog ou de même me pencher sur wordpress, je n’ai AUCUN article en avance, ceux que j’avais écrits dans le train sont déjà publiés.


Mais en plus, il y a une double arnaque dans l’histoire. On m’avait dit : « ah, tu descends dans le sud, tu vas avoir du beau temps ». Ouais, c’est ça ouais ! Depuis que je suis arrivée, j’ai vu le soleil deux fois : dimanche et deux heures mardi après-midi. Le reste du temps, un brouillard à couper au couteau. Et aujourd’hui, il tombe des flocons énormes, le jardin est tout blanc, il neige. Et curieusement, c’est un peu ce qui me rend plus légère. Les vacances ont été un peu mornes : premier Noël sans ma mamie alors qu’on n’a pas eu le temps d’encore tout à fait réaliser son départ (enfin, moi, j’ai parfois du mal à réaliser), Yohann qui ne va pas bien non plus à cause de sa famille biologique qui est en dessous de tout. D’ailleurs, je réalise à quel point ma famille est globalement parfaite. Même si on se chamaille des fois, on est très « tribu ». J’en parlerai plus un autre jour, là, j’alourdis mon article qui se veut léger, faute !


Bref, j’ai jamais trop aimé les vacances de Noël, sauf quand j’étais petite. Maintenant, c’est la course au cadeau, la course au réveillon, la course à tout. Je pensais revoir mes amis de Toulouse vus samedi soir pour l’anniversaire de Lucie, je réalise que je n’aurai pas le temps.  J’avais promis à M. Le chien qu’on se verrait, j’ai pas eu le temps. Je m’étais promis d’avancer sur certains plans, ce fut impossible. Et lundi, retour au boulot, aussi crevée qu’au départ. Prochaines vacances ? Pas programmées pour le moment mais je sens qu’en février, je vais m’offrir une semaine chez mes parents à dormir. Non mais !

Piou piou font les oiseaux dans le ciel bleu

Ceux qui vivent en France l’auront remarqué : il fait beau, à nouveau. Si, je vous le prouve : mercredi dernier, je suis arrivée dans mon pays avec ma grosse veste
matelassée genre taspé du 9-3. J’en suis repartie mercredi matin bien emmerdée par ma fameuse veste, un peu trop chaude pour la saison (mais bien pour dormir dans le train où ça caille).

beau-temps

Le printemps est enfin là et avec lui ses petites joies. En allant voir ma grand-mère, la semaine dernière, ma mère a décapoté sa voiture et nous voilà sur les bords du Tarn à parader. Rebelote mardi, après avoir pulvérisé les 358 bouteilles en verre qui traînaient chez mes parents dans le récup’ verre. J’adore ça, moi, jeter les bouteilles dans le récup verre, je les lance très fort pour qu’elles se cassent. Ca fait du bruit, ça défoule, c’est top. Nous voici reparties sur les petites routes de campagne, mes cheveux oranges voletant au vent, c’est le top
quand même… Y a aussi les chats qui se roulent sur la terrasses et reviennent tout chauds, la bonne humeur dès le matin, quand le ciel est bleu. On a aussi promené ma mamie dans le parc de sa clinique avec le fauteuil roulant (c’est très drôle en montée ou en descente parce que ma mamie est un peu obèse), elle était toute contente. On a même fait coucou à un âne tout cracra.

 

Mercredi, retour à Paris, donc, je prends un taxi pour rentrer chez moi. Oui, moi, le métro avec la valise trop large pour passer les portiques d’un côté et mon chat de l’autre, ça fait chier donc taxi. On longe la Seine, les terrasses de café. Je n’ai qu’une envie : jeter mes affaires et poser délicatement mon chat à la maison et repartir squatter une terrasse de café. J’aurais pris un magazine, peut-être un news mag pour me donner bonne conscience et j’aurais profité du beau temps. Seule dans ma bulle. Ou alors, je peux pousser le vice à aller dans un
parc m’étaler sur la pelouse tendre, couchée face au ciel bleue. Je me sens toujours pleine de plénitude quand je suis allongée à même le sol en regardant le ciel bleu, comme sur cette plage l’an dernier. Si y a quelques gros nuages blancs et voluptueux, c’est encore mieux, je les regarde bouger et j’essaie de trouver des formes à l’intérieur, comme quand j’étais petite.

 

Bon, évidemment, tout n’est pas rose au printemps. D’abord, il y a des allergies. Elles sont beaucoup moins violentes chez moi par rapport à y a quelques années mais j’ai de jolis accès. Par exemple, dimanche, j’étais donc chez mes parents, repas d’anniversaire avec ma mamie (celle qui n’est pas à l’hôpital, l’autre). Ma grand-mère me regarde : « toi, tu as des allergies ! » Elle dit ça parce que je pleure des yeux et du nez ? Ca me frotte les yeux, ça me gratte les oreilles et la gorge, c’est pas très agréable. Non parce que le nez rouge, c’est pas méga sex quoi (ni la voix nasillarde due à un nez bouché en permanence, malgré les nombreuses séances de mouchage). Ah oui parce que le corollaire du beau temps, du ciel bleu, des fleurs qui fleurissent et qui sentent bons, des oiseaux qui piou pioutent et le soleil qui brille, ben, les hormones, elles se joignent à la fête. Ca fait pshiiiiiiiiiiiiiit dans le string.


Et je sais pas si vous avez remarqué mais le beau temps ça rend les gens (enfin, les mecs entre 20 et 40 ans parce que je regarde pas les autres) beaux. Je tombe amoureuse toutes les 3 secondes et demi. Mais après, je concrétise pas parce que j’ai pas méga envie de me compliquer la vie avec un mec en ce moment. Ca me tombera dessus au moment où je m’y attendrai pas ou quand je dirais
« moi, les mecs, je laisse tomber, j’en ai marre ». L’an dernier, ça a carrément fait ça ! Je décide d’oublier un peu les mecs après une déconvenue (genre j’ai tellement couru que j’aurais pu être championne du monde de marathon sauf qu’à l’arrivée, ben, j’ai rien eu du tout) et là, zbam ! Coup de foudre à la con ou presque. Je me demande dans quelle mesure le printemps ne favorise pas le « coup de foudre » ou du moins le coup de cœur. En effet, tout est tellement beau au printemps, même l’amour.

 

D’ailleurs au printemps, c’est la saison des pâquerettes que l’on peut effeuiller « il m’aime un peu, beaucoup… ». Ouais, y a pas à dire, le printemps, c’est vraiment la saison de l’insouciance.