C’est bien de retenir la leçon… Mais pas à ce point !

Je voulais vous parler de mon week-end car j’en étais satisfaite, l’heure de plus m’a permis de faire foule de choses (je suis allée jusqu’à ranger sous mon lit, vous savez, ce lieu un peu légendaire qui sert de cimetière aux chaussettes…) mais finalement, je vais m’abstenir parce qu’on est déjà mercredi et qu’on est limite plus près du prochain week-end que du précédent. Alors on va parler couple et rupture. Et rémission. Enfin, on va parler amour quoi.


Il était une fois un garçon que nous nommerons Romain. Pendant quasi une demi décennie (5 ans quoi), Romain fut en couple avec Charlotte mais comme il arrive parfois, peut-être même souvent, ils finirent par se séparer. Charlotte m’expliqua qu’elle ne supportait plus son manque de concession, le fait qu’il ne veuille jamais sortir, qu’elle devait se battre pour le faire bouger… Bref, Charlotte et Romain se séparèrent.

Puis Romain rencontra Sandy et se dépêcha de se mettre en couple avec elle, l’amour n’attend pas, paraît-il. On peut aussi penser qu’il ne se supporte pas célibataire et s’est agrippé à cette fille comme Rose à son bout de bois lors du naufrage du Titanic. Référence ! Mais Romain n’étant pas idiot, il a noté que les femmes n’aimaient pas les hommes un peu mous qui  ne veulent pas sortir donc il se plie à la volonté de Sandy. Une sortie par ci, par là, et jamais il ne dit non. Charlotte est certes chafouine de voir que l’autre a réussi en 15 jours ce qu’elle n’a pas réussi en moult années. Ca m’avait fait un peu la même chose avec Guillaume 1er, j’ai lutté pendant quasi 5 ans pour qu’il
balance ses slibards sloggi gris (il devait en avoir une vingtaine) et ses pulls camionneurs 15 ans d’âge et ses chaussettes de tennis. Mais il avait des qualités aussi, faut pas croire, hein.
Deux ou trois mois après la rupture, il sort avec une jeune femme qui le relooke des pieds à la tête.  Alors évidemment, question : sommes-nous à ce point nulles ? Non, c’est le cas typique du « j’ai échoué, je change de vie, je prends le total contrepied de ce que j’étais ».

C’est bien de retenir les leçons de ses échecs passés, je ne dis pas. Seulement, j’ai toujours du mal à croire qu’on peut réellement changer du tout au tout. Sortons le bon vieil adage : « chassez le naturel, il revient au galop ». Qui d’entre nous n’a pas plusieurs fois dans sa vie pris la résolution de changer sur tel ou tel point et échoué plus ou moins lamentablement. Moi, par exemple, ça doit faire 10 ans que j’essaie désespérément de me lever plus tôt et j’ai beau faire, j’ai beau être motivée le soir en me couchant, quand le réveil sonne une demi-heure plus tôt, je grommelle, le fracasse et me rendors. Et le pire, c’est que je ne renonce toujours pas. Un jour, je me lèverai tôt pour pouvoir faire quelque chose le matin avant le boulot. Quelque chose d’autre que de me traîner sous la douche, me laver (tant qu’à faire couler l’eau, que ça serve), m’étaler mes crèmes partout, m’habiller, me maquiller et partir. Quelque chose d’utile, quoi.

De toute façon, il n’y a qu’une façon d’intégrer un réel changement, c’est d’y aller piano. Romain, en changeant du tout au tout, risque d’aller dans le mur. Parce que c’est trop brutal et que ça ne tiendra pas. Un peu comme quand on commence un régime radical et qu’on craque au bout de quelques jours pour se jeter sur la première chose hyper calorique qui passe  à notre portée.

Alors quoi ? C’est ça le message ? On ne peut pas changer ? Et bien non, je ne le pense pas. Enfin, si, mais petit à petit, on ne peut pas devenir un autre en quelques jours, c’est juste une question de logique. Et puis mieux que le changement, je vous propose : l’adaptabilité et le compromis . Ne pas toujours dire oui ou toujours dire non, faites des concessions mais gardez vos cojones dans le slip plutôt que de les offrir en cadeau à votre nouvelle copine pour qu’elle s’en fasse des boucles d’oreille.

Non je ne changerai jamais…

Par Gauthier
 
Bon il se fait un moment que je n’ai pas raconté n’importe quoi dans ce blog, pourquoi ? Ben parce que ma vie est triste sans aucun intérêt. Si si si si si si, c’est vrai, je m’ennuie. Je vais pas faire un article là-dessus, parce que d’abord j’arrête pas de vous en parler, et en plus ça m’ennuie de dire que je m’ennuie. Alors je vais plutôt vous parler de ma vie rêvée, celle que j’imagine le soir pour m’endormir paisiblement, celle qui m’est interdite ? Non pas totalement, explications…
 
Voyez aujourd’hui par exemple, ma journée type : je me réveille en retard parce que j’ai joué aux Sims toute la nuit, Océane n’a pas réussi à me réveiller (c’est merveilleux je l’utilise comme réveil, vu que son fils la sort du lit tous les matins pile poil à l’heure idéale, je t’aime Océane). Donc j’arrive en retard en cours sans petit déjeuner, là je m’endors devant un prof qui se masturbe l’esprit sur des considérations géopolitiques, macro-économiques, sociales et humaines qui me dépassent avant 16h du matin. Mon cours de l’après-m’ est annulé parce que le prof à mieux à faire que de venir nous voir, je rentre chez moi, je mange du coca (ben quoi, le coca c’est un aliment pffff), je commente le blog, je réponds à mes mails (uniquement des pubs et des trucs administratifs, mes amis ont pas le temps de m’écrire de beaux mails grrr). Et mes voisins du dessus me poussent à mettre le Best Of de Destiny’s Child que je me suis fait livrer la veille pour couvrir le bruit de leur perceuse. À ce propos je me demande ce qu’ils font avec une perceuse toute la journée depuis une semaine, c’est à se demander s’il n’ont pas une vie sexuelle avec… Bref, on s’en fout…
 
Donc j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps pour penser… Mais penser à quoi ? Ben que je suis le prochain gagnant de la super cagnotte d’euro million à 2500 millions d’euros voyons ! Non j’exagère, 1000 millions me suffisent (quoi que je vais devoir me restreindre mais bon il faut savoir être raisonnable). Pour revenir à des choses plus rationnelles, j’ai fait toutes mes études sur Toulouse, j’y vis depuis la petite enfance, je n’ai donc jamais eu de rupture brutale dans mon environnement, je suis passé des amitiés de lycée à celle de fac, puis en même temps je me suis bâtit un réseau chez les pd, puis j’ai mélangé tout ça, et je me retrouve à la tête d’un groupe d’amis éclectique mais suffisamment bien construit pour nous permettre de passer des moments de bonheurs intenses. Et j’avais très envie de faire autre chose cette année, j’ai décidé en juin de candidater sur la capitale pour « voir du pays » et me forcer un peu à bouger, et puis dans mon domaine il y a pas beaucoup d’opportunité en province aussi, déjà que même pour finir en France ça va être compliqué, bref… Fallait que je bouge. Et ça me faisait plaisir en plus ! Bon le souci c’est que j’ai eu la décision de la commission le jeudi et que la rentrée était le mardi d’après !!! Là donc tu as 4 jours pour déménager, trouver un appart, et changer de vie, même pas le temps de te faire à l’idée.
 
Donc l’urgence à résider à organiser une fête de départ (alcool + amis + voiture explosée = bonne soirée mémorable), ensuite de me faire loger le temps de chercher un appart (hop on appelle mamie, elle connaît tout le monde), et trouver un appart (on drague des agents immobilier pour passer plus vite, visiter en avant première et on met en avant que nos parents sont rentiers, hop ça passe tout seul !). Oui bon ok mes parents sont loin d’être rentiers mais j’ai juste menti par omission lol
 
Et puis je me suis dit que j’aurai tout le temps de m’habituer à Paris « après ». Problème je m’habitue pas. Alors je me suis dit il y 15 jours à peu près « bon mon coco c’est le moment ou jamais de changer de vie, de te calmer, de mettre de l’ordre et de sortir un peu de tout ce carcan qui t’oppresse ». Résultats de courses : j’adore les carcans oppressants !!!! Et qu’est ce qui me manque en fait ? Sortir, boire, raconter des saloperies, aller dans des endroits connus, voir des gens connus, et surtout c’est vachement crevant de se faire des amis, dans le sens où combien de gens je vais devoir sonder et côtoyer avant de trouver les deux trois personnes intéressantes qui me correspondent ? Et surtout ne vais je pas changer en essayer de m’acclimater à cette capitale démesurée ?
 
Non je ne change pas, je suis un peu comme les royalistes pendant la république « je suis plus royaliste que le roi », entendez que je suis encore plus moi qui si j’étais moi à Toulouse. Je n’ai jamais autant parlé avec un fort accent toulousain (accent que je prends quand je veux, je maîtrise très bien ce genre de chose, faut dire aussi que je parle très bien et toc), je suis salace au possible en public. Un ami de passage qui ne m’a pas vu depuis 2 mois m’a fait remarquer Lundi « et ben t’es en forme ce soir », et Nina et moi on se regarde et on fait « ben non depuis qu’on va dans des bars à paris on fait toujours ça » (à savoir un hurle des mots tel « anulingus », « sodomie », « salope », etc… On drague ouvertement le personnel, bref on est sales). Et surtout je regarde avec envie tout contenant vodkaïque que je peux croiser avec cet œil de chien battu « mais, pourquoi je n’arrive plus à me rappeler quand était ma dernière cuite ? ».
 
Donc le Gauthier parisien ça ressemble à quoi ? Le même qu’avant mais en pire. Et je peux vous assurer que quand il y a soirée ici, il faut que ça dégoise grave, sinon je me jette du 20e étage, le souci c’est que je n’ai pas ce qu’il faut pour dégoiser, donc je fais dans le local (petit verre dans des bars avec Nina n’ co, et il faut impérativement qu’on aille en boite). Je ne pensais pas que ça me manquerait autant.
 
Un truc de plus, vous croyez peut-être que les autres de Toulouse me pleurent ? Mais pas du tout, enfin ils me disent bien que je leur manque, mais eux ils continuent à vivre, ils ne sont pas rentrés en monastère comme moi. Ils se font des soirées, Océane m’appellent quand elle est saoule, elle me réveille parce que moi suis au lit, Lucie pas mieux, Mister Big c’est pire (lui en plus il a une vie sexuelle avec des arrières boutiques et c’est moi qu’il appelle en premier bien sûr, alors que l’autre n’a pas fini d’enlever le sperme de sa bouche). Bref je pourrai m’épanouir sentimentalement. Je suis dans une ville de 11 millions d’âmes, avec 4 millions de célibataires. Là dessus on fait l’abattement des 10%, ça me laisse donc potentiellement 400 000 homos (filles et mecs), donc 250 000 pd, donc 100 000 jeunes pd !!!! Oui ça mérite une petite explication, je me base sur des enquêtes très précises, 6 % de la population mondiale est homo, mais ça passe à 10 % dans des sociétés développées et permissives voire légalistes, il y a plus d’hommes que de femmes, et plus de jeunes que de vieux. Mes chiffres sont super approximatifs, mais vous m’en voudrait pas, ce n’est pas un mémoire de socio 😉
 
Donc 100 000 plans cul potentiels, si c’est pas du rêve ça quand même, je me sens presque minable de n’avoir couché qu’avec (environ) 300 mecs. Là, l’approximation tient plus de mon alcoolisme, de ma fainéantise, et de tout un tas de paramètres qui m’empêchent de savoir avec exactitude combien de mecs j’ai tripoté avec mon zizi… Mais je ne suis pas un top model, en province c’est plus simple, on trouve un mec en boite, il est bof moyen, mais baisable, donc on rentre avec, ici ya tellement de choix, qu’on attend toujours que le groupe de connasses bodybuildées qui dansent torse poil et string apparent s’intéressent à vous ! et forcement comme c’est pas du tout le cas, vous rentrez bredouille. Là je vais sûrement rappeler de bons souvenir à quelques un d’entre vous (n’est ce pas Boulou), mais pour se donner du courage, je bois, un peu, beaucoup, et moralité à la fin suis tellement torché que je suis incapable d’aller voir un mec, et surtout de le ramener. Un soir à Toulouse j’arrive en boite avec un mec qui me plait, je dragouille, je bois, il m’offre à boire, je retrouve le mec que je me suis taper dans les chiottes la semaine précédente, il m’informe qu’il aimerait bien remettre ça, il m’offre à boire, je bois, je vais sur un podium, un mec monte avec moi, il est beau, il est torse nu, il sent bon le cul (poésie quand tu nous tiens), je le galoche (ni une ni deux, je m’approche je le colle et je lui fou ma langue dans son orifice buccal), là le mec que je draguais demande à mes amis de m’informer « une fois qu’il sera moins occupé » qu’il rentre dormir, et mon plan de la semaine précédente me dit qu’il préfère rentré parce qu’il a trop bu (il a essayer de me suivre), le temps que je me rende compte de tout ça le beau mec du podium était en train de s’enfiler un autre couillon. Résultat des courses ? J’étais bien saoul, mais je suis rentré seul… Bon vu mon niveau d’alcool le manque de sexe ne s’est pas fait ressentir de suite, mais bon ça fait chier quand même. Ben ici c’est un peu pareil, sauf que je n’ai pas d’ex plans, et que je n’ai toujours pas réussi à draguer qui que ce soit… Mais bon c’est pareil 😉
 
Bon je voulais en venir où moi dans tout ça ? Ben oui, je me souviens, je suis une ex-pute en repentance, mais je suis toujours une pute du dedans, et je m’assume pas : je suis devenu sage, c’est la lose. Donc si vous avez besoin je me loue pour des soirées, prévoyez juste la dose de vodka, plus il y en a plus je mets l’ambiance. Nina peut m’accompagner suivant vos thèmes de soirée. ET NON BANDE DE COCHON JE NE PARLE PAS DE SEXE JUSTE DE METTRE L’AMBIANCE !!!! Quoi qu’une petite pipe, ça fait jamais de mal 😉
 
À bon entendeur…