Soutien Psychopaslogique

Par Eric

Avez-vous remarqué que c’est toujours lorsque vous ne vous sentez pas bien , que vous auriez besoin d’un peu de réconfort même si pour rien au monde vous ne l’avoueriez , même pas si c’était Heather Graham qui vous demandait ce qui ne va pas (bon , si , ok pour Heather Graham) , que vous vous retrouvez dans la situation de devoir remonter un pote qui également a des soucis problématiques ?

Pas de contestation : ce n’est pas un pléonasme . J’ai tellement de soucis que je suis bien obligé de les regrouper en catégories , les autres étant soucis annexes (par exemple mon pharaonique découvert) , soucis dérisoires (la lutte armée contre les kékés au Guatemala) et soucis existentiels (devenir président de la république , pour commencer) .

Il faut savoir relativiser , allons allons …

Bref , hier soir , un de mes meilleurs amis n’allait pas trop , sa copine ayant décidé que la petite pause , qu’il avait jugé utile après qu’elle soit sorti un soir d’égarement avec un abruti quelconque , soit transformée en une pause un peu plus marquée , bref définitive . Et qu’elle reste avec l’abruti quelconque , mais a ce niveau la , il s’agit plus que d’un soucis dérisoire .

Légèrement éméché , il a passé la soirée a chanter tristement « have a break , have a kit kat » .

Des lors , j’ai tenté d’aider a le remonter , ce qui en soit n’était pas facile ayant moi-même quelques inquiétudes en ce qui concerne mon propre sort . C’est vrai ! Analyser la rupture des autres , c’est en quelque sorte prendre des notes sur les âneries qu’il ne faudra pas dire soit même lorsque l’on se sera soit même fait larguer , le panel est tellement large …

Par exemple :

– « lui elle s’en fout , c’est juste qu’elle avait besoin d’un peu d’air » me semble peu crédible , personnellement j’ai du mal a respirer en roulant une pelle . Question de pratique peut être .

– « elle m’a beaucoup plus marqué que la précédente » ne serait pas foncièrement idiot si l’on ne pensait pas ça a chaque fois . A ce jeu la , c’est un coup a être plus marqué au fer rouge qu’une vache Texane .

– « on se remettra peut être ensemble » est un classique , et d’ailleurs cela arrive assez souvent . Seul problème , les rechutes n’aboutissent qu’a revivre en une semaine la relation , soit le passage du génialc’esttoutbeautoutnouveau a tum’empechesdevivrec’estfinid’ailleursjet’aitrompé .

– « j’ai une photo de ses seins sur mon portable , ils sont les plus beaux que j’ai jamais vu » . Ok , mais je les préfère plus petits . Question de point de vue .

Sur le chemin du retour , nous sommes tombés sur une quantité hallucinante de couples s’embrassant , alors pour soutenir le pote , je me suis amusé a chaque fois de parler a voix haute et faire comme si je continuais une conversation en disant « et tu imagines que si ça se trouve il l’a déjà trompé ? » , mon ami rentrant dans mon jeu et répondant « bah elle était avec son ex hier soir et elle l’a pas raté non plus » …

C’est mesquin des mecs bourrés .

En fait , c’est terriblement minant de remonter un copain qui vient de se faire larguer , personnellement , j’ai passé la soirée a me voir a sa place , ce qui a eu pour conséquence que je n’ai pu faire autrement que m’imbiber au moins aussi violemment que lui , en souvenir de mes cuites de célibataire .

Ca se commémore , si si !

Post Scriptum : et voila , cette vingtenaire ac se termine , je suis ravi d’être arrivé jusque la et je remercie ceux qui ont voté pour moi spontanément (ou parfois moins « spontanément » , mais j’aime a me rassurer en me disant que nous sommes quelques uns a avoir demandé quelque fois le renforts de nos infortunés contacts msn) , et j’espère en avoir fait rigoler un ou deux . Toute une vocation …

Suivons le mouvement

L’été, en général, j’en profite pour beaucoup lire, je sais pas pourquoi. Après avoir suivi les conseils littéraires avisés d’un charmant jeune homme (Fante, Djian), après avoir lu quelques essais pour faire ma culturée, faut un peu laisser reposer le cerveau. Et pour ça, rien de mieux que la télé (bon, même si je fais autre chose en même temps, sinon, je m’endors). Donc après Karma et Milan (deux garçons que j’estime), moi aussi, je vous parle de l’Ile de la tentation.


J’avoue ne jamais avoir suivi cette émission jusqu’à présent. J’avais vu les deux premiers épisodes de la première saison, celle avec Brandon et Diana (rien que les prénoms, ça vous situe les gens, surtout que ce sont des pseudos !). Guillaume 1er m’avait fait regarder ça car il avait « craqué » sur un couple qu’il aimait bien mais je me souviens pas de leur nom et là, j’avais découvert les vertus du montage. On vous fait un super montage de l’émission suivante où on vous fait croire qu’il s’est passé des trucs trop graves alors
qu’en fait, non.

Cette année, je tombe dessus un lundi soir (je savais pas que c’était aussi diffusé ce soir-là). Déjà, je découvre que c’est présenté par Céline Giraud, une fille que j’estimais beaucoup en tant que journaliste sportive, autant vous dire que je suis déçue de la voir là. Bon, bref, nous avions quatre couples mais un s’est marié sur l’Ile entre temps. Moi je dis, un mariage devant les caméras de TF1, c’est la sse-cla, quand même. Oui car ces gens-là, ils parlent une langue étrange, c’est censé être du français mais je comprends pas toujours, leur syntaxe est assez curieuse. Genre ils finissent jamais leur phrase : « Non mais tu vois ce qu’elle m’a fait… Et puis d’abord, Gisèle, elle me fait trop… Non mais voilà, quoi ! ». Donc, ce que voulait dire cette personne, c’est que sa copine avait fait quelque chose qui lui déplaisait au plus haut point et qu’il allait donc se venger en forniquant avec Gisèle. Oui, c’est très amusant, l’Ile de la Tentation, il faut combler les trous pour comprendre ce qu’ils disent. Un jeu hautement intellectuel, donc.

Cette année, ils ont pris du lourd. Les filles sont toutes vulgaires, les mecs tous crétins. Mais vraiment, y en a pas un(e) pour rattraper l’autre, c’est incroyable. Chez les filles, il y a Mélanie, la fausse blonde avec de vraies fourches qui a le bon goût de mettre un trait marron autour de ses lèvres siliconées. Pour elle, c’est le summum de la classe, je suppose. Elle est venue sur l’île avec Vincent, un benêt qui a vite fait de trouver la dénommée Shanice (une fan de Friends un peu illettrée, je suppose) très à son goût. Nous avons ensuite Eric, nain vilain et Sandra, la volcanique Brésilienne ou Colombienne ou de par là, quoi, qui fait tout le temps la gueule. Franchement Sandra, elle a pas l’air gentille. Après, il y a Harry (qui porte bien sur son visage l’étendue de son intelligence) et Emeline qui n’arrête pas d’expliquer que son mec voulait lui faire un bébé avant de venir. Elle, elle est dégoûtée parce que son mec la trompe
avec une brunette et qu’aucun tentateur ne la drague parce que, faut dire ce qui est, c’est quand même la plus moche de toute. Après, y a un nouveau couple qui est arrivé et qui s’aiment très très fort, comme c’est mignon.

Cette année, c’est très amusant, tout le monde a trompé tout le monde, sauf Emeline, donc. Mais le pire, c’est l’hypocrisie des mecs. Vincent flirte sévère avec Shanice et quand il voit comment se comporte sa dulcinée qui a décidé de lui rendre la monnaie de sa pièce, il déclare : « ah ben puisqu’elle se gêne pas, je vais m’amuser moi aussi ! ». Et ils sont tous pareils, ils flirtent sans gêne avec une tentatrice mais si leur moitié fait pareil, c’est un scandale… Si c’est pas un peu hypocrite quand même ! Parce que l’Ile de la tentation,
c’est ça : on monte des images innocentes pour vous faire croire que vous êtes cocu(e). Et encore, y en a qui s’emballent d’un rien. On voir Mélanie se frotter à un mec en dansant et son cher et tendre pète les plombs. Bordel, comme si t’en faisais pas autant, c’est juste une danse. Mais bon, sur l’Ile de la tentation, on vous monte les images de telle façon que vous ne voyez que le mal. De toute façon, j’ai du mal à croire que ce soit de vrais couples vu qu’ils sautent sur la première pétasse ou le premier bodybuildé venu. Perso, quand je suis amoureuse, Brad Pitt pourrait me passer à côté que je le verrais même pas (même avec mes lunettes) alors bon…

Mais la question que je me pose toujours c’est : pourquoi ? Pourquoi des gens vont dans cette émission ? Pour tester leur fidélité ? Mais enfin, soit on a confiance en l’autre et on n’a pas besoin de le tester, soit y a un souci dans le couple. Evidemment, ils s’en tapent de leur couple, ce qui compte, c’est de « passer à la télé ». Ah, que ne ferait-on pas pour ses 15 minutes de gloire ! Mais bon, doit-on mettre son couple en péril juste pour ça ? Moi, je suis plutôt du genre « pour vivre heureux, vivons cachés ». Parce que j’ai pas envie que la boulangère me dise : « Ben dis donc, Sagamore, il avait l’air de bien l’aimer, Jessica, à la télé » ou des trucs du genre. On t’a
demandé ton avis connasse ? Mais bon, je l’ai bien cherché, aussi, fallait pas que je m’exhibe sur cette foutue île. Puis je vois bien que les gens dans la rue, ils parlent à voix basse quand je passe dans la rue pour commenter ma soit-disant idylle avec Illich (oui, les filles ont des noms latins, les mecs des noms slaves, vous avez remarqué ?). Non, je n’ai pas embrassé ce bdoybuilder décérébré, je préférais Andreï mais comme on m’a inventé une idylle avec l’autre, j’ai du me le coltiner tout le reste du jeu.

Donc voilà, aller sur l’Ile de la tentation, c’est avant tout « passer à la télé » en espérant que ça aboutira sur quelque chose. Le bilan est en effet prometteur : en 4 ou 5 ans, seuls Brandon et Diana sont passés à la postérité et encore… A part chez Cauet, on ne les voit plus nulle part, ce qui est normal en soit. Après tout, devenir célèbre parce qu’on a roulé une pelle dans une piscine, c’est du déjà vu (et Loana, elle, au moins, elle a couché). En fait, je crois que c’est là tout le pathétique de cette émission. 8 beaufs qui ne pourront jamais
briller par leur intellect trouvent une nouvelle voie pour tenter de briller quelques instants et deviennent la risée de l’hexagone. Et ils en sont fiers en plus ! Alors certains diront que c’est pour vivre « une aventure humaine » (c’est leur grande expression, ça). Ben, je veux pas dire mais le côté aventure, je le vois pas trop, là. Autant dire : « j’en ai marre de bobonne et je veux me taper des canons. » En plus, je plains hautement les tentateurs/tentatrices : quand on voit la gueule des candidat(e)s, ça donne pas envie de tenter qui
que ce soit mais ils sont là pour ça. Déjà, y en a une qui commence à dire : « Non mais Vincent, il veut qu’on ait une relation suivie en rentrant sur Paris, moi, je trouve qu’il va un peu vite ». Sous-entendu : « c’est un gros beauf, je vais pas me le coltiner en dehors de l’émission, ça va pas ! ».

Bref, l’Ile de la tentation, c’est vraiment une aventure humaine plutôt effrayante, une plongée dans les abysses de la beaufitude. Céline, toi que j’estimais, pitié, barre-toi de là !

Fidélité, infidélité, polyamour

Grande thématique amoureuse : faut-il être fidèle ou pas ? Ou commence l’infidélité ? A chacun sa réponse. Pour moi, la fidélité existe à partir du moment où il y a tentation : quand je suis en couple et que je n’ai envie de personne d’autre, je ne me considère pas comme fidèle. C’est plus un état de fait : je suis avec un tel et je ne vois personne qui pourrait me donner envie d’aller voir ailleurs.
 
Quand la tentation est là, la fidélité devient parfois pesante… Comme j’ai expliqué à Bouc et Moustache, je ne
suis pas fidèle par moralité mais plus par peur de blesser l’autre, de trahir sa confiance. Quand j’étais avec Guillaume, j’ai été sérieusement tentée par d’autres hommes. Le premier, Fabien, faisait de la radio avec moi. Dès qu’il m’effleurait, j’avais des frissons partout. Pour faire court, j’avais très envie de lui, au point de m’en rendre malade. Dès que le voyais,
systématiquement, je rêvais de lui la nuit suivante… Et c’était hautement érotique. Je me suis vraiment posé la question sur la conduite à suivre :
– d’un côté, Guillaume. Je l’aime mais au bout d’un certain temps, la routine s’installe… Ai-je envie de le quitter ? Non. Ai-je envie de le blesser ? Non. Ai-je envie de le tromper ?…
– de l’autre, Fabien. Il y a une complicité indéniable entre nous, je crève d’envie de lui. Est-ce que je l’aime ? Non. Est-ce que je pourrais envisager de sortir avec lui ? Pourquoi pas mais ça ne durerait pas. Ai-je envie de lui ? Oui, oui et encore oui. Et lui ? Je n’en sais rien mais certaines choses me font penser que je ne laissais pas totalement indifférent (je ferai peut-être un article sur lui plus tard pour développer cette histoire).
 
Fidélité…
Tromper ou pas ? Je suis terriblement tentée, j’ai envie qu’il m’embrasse (hypocrite, je ne ferais jamais le premier pas, même si j’en ai envie), qu’il me caresse, qu’on fasse l’amour comme des sauvages, toute la nuit… Juste une fois. Après tout, l’infidélité, c’est courant, tout le monde se laisse tenter, pourquoi pas moi ? Juste une fois, pour éteindre le
brasier. Mais je le sais : c’est comme la cigarette, on en fume une, « juste parce qu’on en a envie » et c’est le cercle vicieux, on n’en sort plus, après. Surtout qu’autant en matière de tabagisme que de sexualité, je n’ai AUCUNE volonté, je ne peux dire non à mes envies.
 
Mais j’ai été fidèle, pourquoi ? D’abord parce que je ne voulais pas blesser Guillaume mais si Fabien avait fait un pas vers moi, je crois sincèrement que j’aurais craqué. Re-belote avec Bertrand, mais la situation est différente : mon couple avec Guillaume est dans le coma, Bertrand est charmant, il s’intéresse à moi (pas forcément en tant que petite amie potentielle mais en tant que camarade étant attirée par le journalisme). Je suis de mauvaise foi : si je pèche avec Bertrand, c’est parce que je suis en manque avec Guillaume qui ne me donne plus rien. Tout bascule un soir de juin : après des partiels, on sort entre potes de promo, Guillaume n’est pas là et je flirte gentiment avec Bertrand, on discute, on se frotte un peu, je le regarde avec des yeux plein d’étoiles mais je suis saoule alors je ne suis pas sûre qu’il se soit rendu compte de quoi
que ce soit. Je suis très tactile avec lui alors que je ne le suis jamais, une main posée négligemment sur son épaule, quelques mots susurrés à son oreille pour couvrir la musique…Le lendemain : double combo. Fabien m’appelle pour m’inviter à un barbecue, je ne pense qu’à Bertrand et à la délicieuse soirée que nous avons passés. Est-ce normal d’avoir plus envie de voir un gars de ma promo que mon petit ami ? Est-ce normal d’avoir envie d’aller au barbecue de Fabien et de ne pas voir mon petit ami, du coup ? Explosion en plein vol : je romps avec Guillaume.
 
Donc, je n’ai jamais été infidèle mais est-ce par volonté ou par manque d’occasion ? Clairement le second. Je me connais : si je m’étais retrouvée seule avec un des deux jeunes hommes et qu’il avait tenté quoi que ce soit, j’aurais été incapable de résister…Enfin, je ne crois pas. Après, je m’en serais certainement voulue, j’aurais pas été capable de cacher mon
« forfait » car je suis nulle comme menteuse. Faire du mal à tout le monde pour un peu de plaisir, est-ce que ça vaut le coup ? En théorie, non. En pratique, je ne vais pas faire la moraliste alors que je ne sais pas si j’aurais cédé ou non.
 
Ou pas
A présent, l’infidélité dans l’autre sens. L’article d’Emma sur ses amours clandestines a soulevé un débat intéressant. Alors que j’étais en couple, on m’avait posé la question suivante : « Si ton mec te trompe avec une autre fille, tu en veux à qui ? » Au monsieur, of course. Ce n’est pas de la solidarité féminine mais la demoiselle n’est déjà pas censée savoir que mon mec a une copine (moi, en l’occurrence). Ensuite, puis-je lui en vouloir d’être tombée sous le charme de mon mec ? Techniquement non, puisqu’il m’a séduite aussi. C’est à lui de dire non, pas à elle. Depuis que je suis à Paris, j’ai rencontré plusieurs demoiselles qui sortaient avec des hommes mariés. C’est super facile de leur jeter la pierre : « et tu as pensé à sa femme ? Et à ses gosses ? Et à son chien ? » Mais elles souffrent, personne n’y pense, à ça. Oui, bien sûr : « elles n’avaient qu’à pas tomber amoureuse d’eux ». C’est tellement facile de choisir de qui on tombe amoureuse ou pas ! En matière d’amour, il est difficile de condamner et tellement facile en même temps : ouh, la vilaine briseuse de ménage ! Statistiquement, je pense que la proportion des hommes infidèles par simple plaisir de conquête et des femmes réellement briseuses de ménage est assez mince. L’amour, ça se commande pas. Fanficsworld a laissé un commentaire très intéressant sur le désir des autres quand on est marié. Mettre une alliance autour de son doigt n’empêche pas qu’on regarde les autres hommes ou femmes et qu’on peut être tenté, après. Faut-il condamner ceux qui franchissent la ligne ?
Chaque cas est particulier, impossible de répondre à cette question de façon tranchée. Je crois qu’il faut connaître la situation de chaque protagoniste avant de crier au scandale. Après tout, plus d’une fois, je m’en suis bien moquée de la greluche qui partageait la vie du mec que je visais : après tout, qui dit qu’il sera plus heureux avec elle qu’avec moi ?
 
La troisième voie ?
Solution intermédiaire : le polyamour ou les relations libres : on va voir ailleurs de façon consentie. La solution me semble pas mal si les deux sont d’accord… Mais me connaissant, j’aurais peur de finir par partir avec l’amant. Pierre, mon amant pervers, était un adepte de ce genre de relations. Un jour, il fait remarquer à sa compagne du moment (trois ans de relation, ils vivaient ensemble) que le voisin semble attiré par ses charmes, il la pousse dans ses bras. Résultat, elle est partie avec lui et ça m’a fait doucement rigoler. Je pense que, si dès le départ, elle était réticente, c’est qu’elle devait sentir que ça allait se terminer comme ça. Je crois que le concept est intéressant mais à partir du moment où on a qu’un seul amant/maîtresse, ça me paraît dangereux. Pierre m’avait expliqué ce concept : si on part du principe qu’on ne peut aimer deux personnes de la même façon, tous ces hommes m’apportent une forme d’amour différente et il  n’y a pas à avoir d’exclusivité à ce sujet. Sur le fond, ça se défend. Sur la forme, mes expériences amoureuses m’ont démontrée que je ne pouvais aimer qu’un homme à la fois, pour les autres, je n’avais que du désir.
 
Du haut de mes 25 ans, je me considère plutôt comme monogame, j’ai toujours été fidèle dans les faits. Une brouette ne mérite pas de blesser l’autre. Ce n’est pas pour autant que je jette la pierre aux infidèles ou à ceux qui sortent avec une personne déjà prise. Chaque cas est particulier et c’est trop facile de condamner sans savoir.

Régression et fin des haricots

Par Gauthier
J’ai pas mal de choses à raconter, le syndrome sunset beach s’est définitivement emparé de moi ! Que dire de mes week-ends de cette fin d’août ? Ben je régresse…
Chaque article est l’occasion de faire une rapide présentation d’une des facettes de ma vie. Cette fois-ci je vous propose deux aspect des plus intéressants : l’amour et l’alcool.
 
Commençons par l’alcool. Je ne suis pas alcoolique, je le serais si je buvais tout le temps, il se trouve qu’entre deux verres, je ne bois pas, donc tout va bien ! Non ? Ah bon… zut alors ! Ok je bois beaucoup trop, mais uniquement le week-end, et entre amis en boîte de préférence. À tel point que quand je dois aller en boîte sobre je m’ennuie et me barre au bout de 15 minutes. Ces deux dernières sorties, je me suis mis particulièrement minable encore. L’alcool a une faculté extraordinaire à me faire devenir complètement con, gentil, mais con, et surtout insupportable pour toute personne sobre non avertie. Heureusement pour moi mes amis sont dans les mêmes états que moi à chaque fois. Sinon je n’aurais plus d’amis. Selon l’humeur du moment j’oscille entre « je t’aime tellement que je te donne un rein si tu en as besoin » à « je t’aime tellement que j’aimerai te faire un enfant » ou plus grave encore « je t’aime tellement que jamais je te demanderai de me faire un enfant », et tout ce genre de vérités éthyliquement fatigantes de fin de soirée à la philosophie douteuse (eh mais quand suis saoul c’est vachement clair pour moi ! sisisisisi j’vous jure !!!!).
Comme en ce moment je suis à un carrefour de ma vie, que je bosse beaucoup en semaine et que je suis plutôt préoccupé par ma vie, mes cuites sont anthologiques. Faut dire que j’ai de l’entraînement, 5 ans à sortir tous les soirs et à claquer l’équivalent d’un SMIC en boissons, ça forge un foie !!!!!! Donc qu’il y a-t-il de nouveau me demanderez vous à juste titre ? Ben je régresse, oui complètement. Ça fait deux week-end qu’en fin de soirée, j’ai royalement 12/13 ans. Et ça donne des situations des plus comiques pour les spectateurs heureux de mes égarements.
Je ne peux pas trop expliquer donc je vais donner un exemple :
– Salut, je m’appelle Gauthier, je suis complètement saoul, et quand je suis saoul, je suis chiant, mais je suis gentiiiiiiiiiil, toi c’est comment ?
–  Ben moi c’est Hector (je rappelle que c’est un exemple je ne connais pas d’Hector lol)
–  Dis tu veux pas que je t’embrasse ? on t’a déjà dis que tu étais très mignon ? tu es trop mignon en fait, j’ai envie de t’embrasser et de te faire l’amour sur le bar maintenant…
– …
Là deux solutions : il t’embrasse ou il fuit ! Ben dans 80% des cas, ça marche !!!!! Et je galoche une pauvre victime, qui en général profite de la première opportunité pour se sauver, ou alors je change de cible et c’est reparti…
À deux reprises j’ai complètement concrétisé grâce à cette technique (mais si je vous dis que ça marche !!!) et quand je me remets de mes vapeurs alcooliques le lendemain et que je me souviens de ce que j’ai fait, je ne peux pas rappeler ce garçon. À supposer que j’aie son tel. Imaginez donc, un mec comme ça moi je le méprise au plus haut point… Logique non ? Je suis vache ? Non pas du tout, vas-y toi drague quelqu’un comme ça couche avec et rappelle-moi pour me dire que tu l’épouses et là je me fais interner promis !!!!!
 
Parlons maintenant de l’amour. Depuis le début de l’été j’ai officiellement un petit ami. Si c’est vrai, bon ok c’est pas des cornes qu’il a, ce sont des baobabs, mais bon il m’a dit « tu n’embrasses personne, tu ne suces personne, tu ne touches personne, tu ne regardes personne… Quand je suis là, et si je suis pas là arrange toi pour que je ne sache rien ! » ben moi j’ai pris ça pour autorisation de tromper en bonne et due forme, lu et approuvée en bas de page, toc on en parle plus !
Mais c’est pas si simple, il sort autant que moi, il connaît beaucoup de monde, et moi je veux pas le rendre malheureux, et puis je suis bien avec lui, même s’il est un peu décalé. D’ailleurs j’en ai déjà parlé c’est le garçon qui me ne donnait pas de nouvelles et que j’avais décidé de larguer la semaine où je suis parti en Andorre, et quand je suis rentré, on a eu une discussion et l’on a décidé de se donner une chance (et c’est moi qui réclamais qu’on se la donne cette chance).
Mais comme tous les jouets une fois qu’on a fait ce qu’on a voulu avec, on se lasse, et là je me lasse. Dans 15 jours, je vivrai à Paris normalement, ce qui m’éloigne suffisamment de lui pour éviter toute idée de relation stable et durable, j’ai donc décidé de façon unilatérale d‘en profiter tant que j’étais avec lui dans ma belle ville du Sud, et une fois à la capitale je lui dirais qqch comme ça « tu sais la distance c’est pas simple, il vaut mieux ne pas se faire de mal on arrête tout » bref j’ai déjà le discours. Et puis le fait de le tromper me déculpabilise sur le fait que je peux peut-être mettre en l’air quelque chose de sympa avec quelqu’un de bien.
Mais le monsieur est plein de ressources, il a décidé (lui aussi de façon unilatérale) de devenir steward, on en discute et il me dit « je serai obligé de vivre à Paris » BAM !!!!!!!!!
Et je fais quoi moi maintenant ? Je vous le demande… il a mis bien 1h à me dire ça, il tournait autour du pot, je ne comprenais pas où il voulais en venir, il passait par des « tu sais j’ai bien réfléchis » et des « toi tu en penses quoi ? » et moi je voyais pas du tout pourquoi il me demandait mon avis sur son avenir professionnel, après tout on se connaît que depuis deux mois, et c’est pas parce qu’on couche ensemble que je compte plus que ça ? Ben du coup je me retrouve avec un petit copain jaloux et qui va me suivre dans mon déménagement ! Si Dieu existe, il va me faire regretter d’avoir pleurer sur mon célibat un jour (et en plus ce jour-là je m’en souviens, j’étais sobre, la honte !).
De toute façon je suis désabusé, aigri et anti-couple à un tel point que je me persuade que c’est bien d’avoir quelqu’un (si un jour tu en arrives là sache que tu finiras ta vie tout seul !!!).
 
Bon pour finir sur une note comique je vais me projeter dans mon prochain week-end. Mon petit ami un brin possessif sera en boîte, dans les boîtes où je traîne, avec ses amis, pour fêter ses 26 ans (25 pour le reste du monde, mais 26 pour l’état civil, ça lui fait plaisir faut pas le contrarier…). Et moi je dois boire vu que j’ai deux anniversaires et une soirée apocalypse avec Océane au programme. A ceci tu rajoutes tous les garçons que j’ai galoché pendant l’été qui seront certainement en boite, et LE garçon du week-end passé à qui j’ai promis de passer le samedi avec lui, parce que pour lui on sort aussi ensemble et tu obtiens : moi en position fœtus sur mon lit « me suicide me suicide pas ? ». oui parce que je suis pas doué, j’assume mal ce genre de situations. Imagine, je décide de pas revoir le second et je vais en boîte avec mon « vrai » petit amis, et à je tombe dessus, je lui dis quoi ? je fais quoi ? s’il me fait une scène l’autre il va comprendre… Il est con mais y a des limites… Sinon je leur donne rendez-vous dans deux boites différentes et je jongle entre les deux, mais je vais tellement boire que je ne me sens pas d’assurer sur les deux plans, et puis ce n’est que reporter le problème au week-end suivant !!!
 
Moi je dis : vivement que je change de ville, à supposer que mon mec soit refusé à Air France, mais je l’aime bien alors je ne peux pas lui souhaiter ça… En fait je suis un salaud lâche au cœur tendre qui ne se sortira pas indemne de cette merde…