Soutien Psychopaslogique

Par Eric

Avez-vous remarqué que c’est toujours lorsque vous ne vous sentez pas bien , que vous auriez besoin d’un peu de réconfort même si pour rien au monde vous ne l’avoueriez , même pas si c’était Heather Graham qui vous demandait ce qui ne va pas (bon , si , ok pour Heather Graham) , que vous vous retrouvez dans la situation de devoir remonter un pote qui également a des soucis problématiques ?

Pas de contestation : ce n’est pas un pléonasme . J’ai tellement de soucis que je suis bien obligé de les regrouper en catégories , les autres étant soucis annexes (par exemple mon pharaonique découvert) , soucis dérisoires (la lutte armée contre les kékés au Guatemala) et soucis existentiels (devenir président de la république , pour commencer) .

Il faut savoir relativiser , allons allons …

Bref , hier soir , un de mes meilleurs amis n’allait pas trop , sa copine ayant décidé que la petite pause , qu’il avait jugé utile après qu’elle soit sorti un soir d’égarement avec un abruti quelconque , soit transformée en une pause un peu plus marquée , bref définitive . Et qu’elle reste avec l’abruti quelconque , mais a ce niveau la , il s’agit plus que d’un soucis dérisoire .

Légèrement éméché , il a passé la soirée a chanter tristement « have a break , have a kit kat » .

Des lors , j’ai tenté d’aider a le remonter , ce qui en soit n’était pas facile ayant moi-même quelques inquiétudes en ce qui concerne mon propre sort . C’est vrai ! Analyser la rupture des autres , c’est en quelque sorte prendre des notes sur les âneries qu’il ne faudra pas dire soit même lorsque l’on se sera soit même fait larguer , le panel est tellement large …

Par exemple :

– « lui elle s’en fout , c’est juste qu’elle avait besoin d’un peu d’air » me semble peu crédible , personnellement j’ai du mal a respirer en roulant une pelle . Question de pratique peut être .

– « elle m’a beaucoup plus marqué que la précédente » ne serait pas foncièrement idiot si l’on ne pensait pas ça a chaque fois . A ce jeu la , c’est un coup a être plus marqué au fer rouge qu’une vache Texane .

– « on se remettra peut être ensemble » est un classique , et d’ailleurs cela arrive assez souvent . Seul problème , les rechutes n’aboutissent qu’a revivre en une semaine la relation , soit le passage du génialc’esttoutbeautoutnouveau a tum’empechesdevivrec’estfinid’ailleursjet’aitrompé .

– « j’ai une photo de ses seins sur mon portable , ils sont les plus beaux que j’ai jamais vu » . Ok , mais je les préfère plus petits . Question de point de vue .

Sur le chemin du retour , nous sommes tombés sur une quantité hallucinante de couples s’embrassant , alors pour soutenir le pote , je me suis amusé a chaque fois de parler a voix haute et faire comme si je continuais une conversation en disant « et tu imagines que si ça se trouve il l’a déjà trompé ? » , mon ami rentrant dans mon jeu et répondant « bah elle était avec son ex hier soir et elle l’a pas raté non plus » …

C’est mesquin des mecs bourrés .

En fait , c’est terriblement minant de remonter un copain qui vient de se faire larguer , personnellement , j’ai passé la soirée a me voir a sa place , ce qui a eu pour conséquence que je n’ai pu faire autrement que m’imbiber au moins aussi violemment que lui , en souvenir de mes cuites de célibataire .

Ca se commémore , si si !

Post Scriptum : et voila , cette vingtenaire ac se termine , je suis ravi d’être arrivé jusque la et je remercie ceux qui ont voté pour moi spontanément (ou parfois moins « spontanément » , mais j’aime a me rassurer en me disant que nous sommes quelques uns a avoir demandé quelque fois le renforts de nos infortunés contacts msn) , et j’espère en avoir fait rigoler un ou deux . Toute une vocation …

Nina la séductrice

Lecteur, je vais te sortir une vieille histoire. Pourquoi ? Parce que d’abord ma vie est super calme. Ensuite, à l’époque, je l’avais pas raconté pour des raisons qui m’appartiennent. Mais bon, là, y a prescription.

 

L’histoire se déroule en février, il fait froid, il pleut. J’ai rendez-vous avec Gauthier et un charmant jeune homme qui s’appelle Bastien sur qui j’ai jeté mon dévolu. Je donne donc rendez-vous au jeune homme du côté de Bastille pour aller dans notre bar de prédilection mais je suis pas bien. Je me suis salement pris la tête avec quelqu’un dans la journée et j’ai très mal à la tête mais je pense que ça va passer. Je retrouve Bastien et direction le bar. On s’installe, Gauthier m’informe qu’il sera en retard, une bonne heure. Bon, Gauthier, il est toujours en retard mais là, c’était pour me permettre de profiter un peu du jeune homme en tête à tête. En temps normal, c’eut été appréciable mais je me sens pas bien.

 

On commande un cocktail. Je vais pas bien. Je commence à boire. C’est encore pire. En fait, mon mal de tête semble avoir des répercussions sur mon estomac. En pleine phrase, je me lève et cours dehors car j’ai la nausée mais ça passe. Je me rassois à ma place, un peu mortifiée. Bastien semble être sincèrement inquiet pour moi, j’imagine que les couleurs ont fui mon visage, je dois ressembler à un fantôme ! Bon, je laisse tomber mon cocktail et je prends un coca mais le résultat n’est pas forcément des plus brillants, je cours tantôt aux toilettes, tantôt dehors, sans pour autant arriver à vomir.

 

Gauthier arrive enfin, il voit ma tête et s’inquiète, pensant que mon entrevue avec Bastien se passait mal mais je lui explique que j’ai un petit souci gastrique. Bon, les deux garçons font connaissance tandis que je prie pour que mes soucis passent. Gauthier décide de me vendre mais il a des arguments pour le moins troublants : « Ouais, Nina, c’est une femme libérée… Enfin, libérée, libérée, elle aime bien se faire attacher de temps en temps ! ». Oh la vache ! Cette soirée est purement cauchemardesque, qu’est-ce qu’il lui prend de dire un truc pareil ! Bon, ça va, Bastien rigole en apprenant cette information, il part pas en courant, je suis rassurée.

 

Bon, mon estomac ne va pas mieux et soudain, je vomis. Mais je suis une fille bien, je mets ma main devant ma bouche et je cours au dehors, évitant de tout déverser sur Gauthier mais je démonte un peu la porte au passage. Je sors du bar : à droite, un groupe de gens donc je vais à gauche et je vomis. Pile devant la baie vitrée du bar. Donc tout le monde peut assister à mes prouesses gastriques meeeeeeeeeeeeeeeeerde ! Enfin, sur le coup, j’y pense pas, je retourne à ma place, sans doute blanche comme la mort et là, Gauthier m’informe poliment que j’aurais pu vomir de l’autre côté du bar, histoire qu’on me voit pas puis m’invite à boire une gorgée de coca. Je bois une gorgée ou deux, je retourne vomir et là, c’est bon, c’est fini mais je suis exténuée. On décide de quitter le bar, Bastien doit prendre un train tôt le lendemain et j’ai du mal à tenir debout. Je supplie Gauthier de me laisser dormir chez lui (à 10 mn à pied du bar) parce que je me sentais pas capable de rentrer chez moi (beaucoup plus loin, foutue banlieue). On quitte donc Bastien, Gauthier me ramène chez lui et me propose gentiment de me laisser une bassine au pied du lit mais c’est bon, la crise est passée, j’ai juste besoin de dormir. En cheminant, je gémis : « bouhouhou, je me suis cassée mon coup toute seule ! ». Et mon moumour de me rassurer : « Mais non, chuis sûr qu’il t’en veut pas, il avait l’air inquiet pour toi ». Bref, je me couche et j’écrase ma bulle pendant 12 bonnes heures, réagissant à peine quand Gauthier rentre de boîte. Le lendemain, ça va mieux, je rentre chez moi, bien dégoûtée.

 

A l’arrivée, Bastien ne m’en a pas voulu d’avoir passé la soirée à vomir, m’astiquant même sur le sujet lors d’un entretien téléphonique. Suis-je sortie avec lui ? Non, tu l’aurais su, sinon, tu sais que je ne te cache (presque) rien, lecteur ! Le problème ne venait pas de mon estomac, juste que Bastien avait une copine et était fidèle, c’est tout à son honneur.

 

En tout cas, je crois que c’est le pire plan drague de ma vie. Je n’avais pas vomi pour cause non alcoolique depuis 1997 ! Il fallait que ça tombe pile ce soir là. Enfin, ce qui me rassure, c’est que même malade, je n’ai pas dégoûtée Bastien à qui je plaisais bien, il me l’a dit à plusieurs reprises, ensuite mais bon, y avait sa copine et je suis pas du genre patiente, alors voilà…