Et nous avons donc le point Hollande

Quelque part, je devrais me réjouir. Si, si. Après avoir pleuré pendant des années sur le fait que les gens de gauche tombaient trop facilement dans l’anti Sarkozysme primaire, j’avais même sorti le point Sarko. Non parce que Sarkozy, on peut lui reprocher des tas de choses, de façon construite et argumentée. Mais non, on préfère taper dans la masse en reprochant tout et rien à celui qui nous gouverne. Alors forcément, aujourd’hui, c’est le point Hollande que je guette.

hollande

Et je suis servie et pas qu’un peu. Bon, j’avoue que celui sur la pluie me fait rire. Pour ceux qui n’ont pas suivi, ça donne “depuis que Hollande est élu, il pleut”. Je n’irai pas contester en étudiant la pluviométrie de ces dix derniers mois en les comparant aux années passées parce que je trouve ça bon enfant. Et que j’ai une vie, quand même. Mais alors pour le reste, on tombe dans la crétinerie la plus complète. Insulte préférée : le flanby, que l’on sort à toutes les sauces (caramel). Je me suis déjà indignée sur ces sobriquets insultants donnés à nos personnels politiques. On vous a déjà dit : pas le physique. Si t’es pas capable de tâcler sur autre chose, c’est peut-être que tu ferais mieux de fermer ta gueule, histoire de pas passer pour plus con que tu ne l’es. Oui, moi, je reste optimiste, je me dis toujours que le Point Hollande (ou le point Sarkozy) ne sont pas la preuve manifeste de la bêtise. Peut-être qu’à ce moment là, l’individu était simplement fatigué et a cédé à la facilité. Naïve, moi ? Naaaaaaaaaan !

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Lundi soir, Boston est sous les bombes et Twitter se sent obligé de réagir à tort et à travers mais de réagir quoi qu’il arrive (moi même, je me suis bien moquée des journalistes d’I télé, j’avoue). Quand je tombe sur ce message : “J’imagine la conf de presse de Flamby suite à un tel attentat chez nous. Peur sur la Gaule. #Boston”. Alors forcément, je me suis légèrement énervée, expliquant les bases du respect au jeune homme (sans parler de décence et de sens de l’à propos) mais autant dire que j’ai fait chou blanc. Je lui ai même demandé combien de conférences de presse d’Obama et combien d’Hollande il avait vues, lui qui semblait si expert dans la comm des deux hommes. Je m’attendais à une analyse sémantique poussée voire une analyse corporelle, l’utilisation ou non de verbes d’action, de gestes faibles… Mais non, c’était juste gratuit mais il avait le droit car il avait utilisé le mot “imagine” et que ce n’est que son avis. Perso, je n’appelle pas ça un avis mais juste une attaque gratuite contre un Président qui n’a tellement rien à voir dans cette histoire mais passons.

mon-avis

Admettons qu’il s’agisse d’un avis. Tu ne peux pas déclarer un truc en balayant toute contre argumentation d’un “c’est mon avis picétou”. Les faits, mon enfant, les faits. On ne parle pas de goûts vestimentaires ou culinaires où on ne peut pas vraiment prêcher un non convaincu. Moi par exemple, tu pourras me vanter tant que tu veux les mérites du roquefort ou du sarouel, je ne mangerai jamais de l’un (ça a un putain de goût de pétrole… Enfin, je suppose que le pétrole doit avoir un peu ce goût là) et ne porterai jamais l’autre (sauf quand je serai vieille et que je serai obligée de remettre des couches). Par contre, un avis politique (ou historique voire culturel) doit se baser sur des faits. C’est quand même pas si compliqué. Si tu avances quelque chose, soit en mesure de le prouver. Hollande est mou dans ses discours ? Ok, j’attends ton analyse sémantique. Non ? Ok alors Hollande est un Président mou ? C’est marrant, y en a d’autres (quoi que ce sont souvent les mêmes in fine) qui le traitent de dictateur, faudrait savoir…

hollande-dictateur

Ah ça, pour taper allègrement sur le tout politique, y a du monde. Sans doute pensez-vous que placer le nom d’un politique dans un commentaire vous fait paraître plus intelligent. Et bien je vais vous révéler un secret : c’est faux.

La culture de la gratuité

Discussion jeudi avec Summer : « je suis dégoûtée, y en a encore un qui nous a lâché pour mister personnality, je n’organiserai plus de concours ! ». Et là, je déballe ma science de community manager (j’adore ce terme) : « Ben ouais mais tu comprends, les gens, ils sont passifs souvent, s’il n’y a pas de carotte au bout, ils restent spectateurs, c’est comme ça ». C’est vrai qu’un verre avec la girlie team, c’est moins tentant qu’un iphone, un blackberry ou un sony vaio.
Mais si j’avais les moyens d’avoir tout ça, je les aurais déjà pour moi ! Enfin, pas l’i phone, j’ai vraiment du mal avec le truc mais le blackberry et le sony vaio par contre…

 

En 7 mois d’expérience de community manager (j’adore ce terme, hihihi), j’ai dû mettre en place nombre d’animation dont le but est de faire participer les internautes pour générer de l’action. Oui, les résultats se mesurent en terme de nombre de commentaires et d’articles postés sur les forums mais aussi en nombre de messages postés sur le forum de TMF.com à l’heure actuelle. D’ailleurs, c’est la cata, sur TMF.com, on voulait un certain nombre de messages par jour, on n’en est qu’à la moitié. Bouh ! Mais le problème est que si on n’offre rien à l’internaute, il ne voit pas l’intérêt de participer. Dans mon ancien taf, on avait les bons points, le truc qui ne sert strictement à rien mais qui déclenche des guerres pas possible entre les blogueurs. Parfois, on proposait des vrais lots comme des téléphones portables et là, la participation explosait. Dans mon boulot actuel, on a instauré des points sur un des forums, géré par Simon et ça marche ! Alors que sur TMF, on gagne rien et la plupart des messages sont de la pub. Autre info intéressante : moins le concours demande d’effort, plus les gens participent. En gros, si je lance un concours « écrivez une phrase en comm », par exemple, il y aura beaucoup plus de participants que pour un concours plus créatif qui consistera à aller prendre des photos ou produire un vrai texte. C’est le jeu ma bonne Lucette.

Je crois que nous en sommes arrivés à une telle société du spectacle qu’aujourd’hui, il paraît naturel de prendre sans rien donner en retour, sauf s’il y a un cadeau à la clé. On attend que les autres fassent le show pour nous (en gros). Des fois, ça me fait un peu l’effet des jeux du cirque à Rome, les morts en moins, on se régale de la lutte, de la sueur des autres. Par exemple, je pense que sur tous les téléspectateurs d’une émission de la télé, il n’y a pas 20% qui aimeraient se retrouver à la place des candidats. Par exemple, Secret Story, émission qui ne nécessitait aucun talent particulier. Les candidats passent leurs journées avachis sur des canapés à discuter, s’engueuler… C’est à la portée de tous. Qui l’a regardé et qui aimerait être à leur place ? Pourtant, si on regarde, c’est que ça nous amuse. Mais c’est aux autres de se mouiller, pas à nous. On attend que les gens produisent le spectacle et s’ils ne sont pas à la hauteur,

on se plaint. Tu donnes, je prends, si j’aime pas, je jette. Le cas des concours sans lot à faire pâlir d’envie ton voisin est typique : quand on a lancé le concours mister personnality, un candidat a jeté l’éponge sous prétexte qu’il ne voulait pas jouer sérieusement. Le fait que nous, on l’organise sérieusement, que Summer y passe du temps et co, c’est normal. Mais que le candidat
bouge son cul pour écrire un article tous les 15 jours, là, c’est un scandale enfin ! Lui, il a une vie, il n’a pas que ça à faire. Alors que nous, si, apparemment. Le fait de s’engager dans un jeu, même sans contrat et sans lot, apparemment, n’est pas une raison pour le faire jusqu’au bout. Bien sûr, il peut y avoir des cas exceptionnels : lors de mister vingtenaire, on avait perdu Lucas22, ce qui m’avait étonnée mais quelques jours plus tard, explication : « mon net est tombé en rade, j’ai pas pu me connecter avant ». Ok, je comprends.

Mais bon, c’est vrai que des fois, y a de quoi désespérer, nous, on investit du temps et on n’a rien en retour. Bien sûr, il m’arrive aussi de vouloir participer à un concours Internet et de laisser filer le temps au point que j’ai raté la dernière échéance. Bien sûr, certains concours ne correspondent pas à mes capacités comme les concours dessin, par exemple. Mais des fois, les gens ne se rendent pas compte que ce qu’on fait n’est pas gratuit non plus, on ne le fait pas juste pour amuser les foules, ça prend du temps et on n’en a pas non plus à profusion. Summer est dégoûtée à vie des concours à organiser,moi, je n’en ai plus envie non plus, donner tout le temps sans ne rien recevoir, c’est limite chiant. Surtout quand on se fait en plus cracher à la gueule. Même écrire des articles prend du temps, on vous en donne un tous les jours (je sais, on n’est pas obligés, ce n’est pas ce que je veux dire), l’immense majorité des lecteurs ne dit rien, ne réagit pas. Parfois sans doute parce qu’il n’a rien à dire. Souvent parce que la place de lecteur anonyme est plus confortable. Mais c’est vrai que des fois, on aimerait juste un petit retour. Mais je crois que c’est, ce n’est pas trop à la mode. A y penser, je crois que ça ne l’a jamais été.

EDIT : Puisque vous n’êtes même pas capable de lire un article en entier et en détail avant de me faire un procès, JE NE VOUS REPROCHE RIEN alors merci d’arrêter de m’insulter. Je parle d’un phénomène GENERAL prenant des EXEMPLES que je connais mais cet article n’est pas un reproche. SI 10 d’entre vous ont compris, c’est que ce n’est pas impossible. Prochain
comm qui me dit que je suis chiante de me plaindre ou qui me traite de merde, je ferme les comms sur cet article. Vous n’êtes pas capable de lire un article correctement, je vois pas pourquoi je devrais subir vos reproches (alors que je ne vous en fais pas, c’était écrit en toute lettre dans l’article)

Ah tiens, c’est encore grève ?

Je suis fascinée par l’adaptabilité de l’homme à son environnement et aux obstacles qui se dressent contre lui. Si, si, tout le monde ne se noie pas dans un verre d’eau. Un exemple
totalement au hasard : les grèves des transports. Dans l’épisode 1, tout le monde était catastrophé/énervé/tassé dans le métro. Dans l’épisode 2, on garde l’entassement mais pour le reste, j’ai l’impression d’une globale indifférence. Boaf, on fera avec, c’pas grave !
 

Si je prends mon cas personnel, j’avoue que cette fois-ci, la grève constitue un problème mineur mais y a une grosse différence, aussi : j’ai changé de taf. Et alors ? Et
alors c’est plus facile d’aller à taf 2 en tant de grève qu’à taf 1. Juste pour vous expliquer :

– taf 1 : 15 minutes de marche, métro 1, métro 2, re-10 mn de marche

– taf 2 : 15 minutes de marche, métro et 15 mn de marche, point.

Forcément, un métro de moins, ça fait la différence et en plus, il fait beau donc c’est pas gênant de marcher. Même que du coup, j’arrive au travail réveillée et déjà en pleine
ébullition alors qu’avec les transports, j’arrive au travail la tête dans le pâté et en plein manque de caféïne. Mais si moi, j’ai de bonnes raisons d’être plus zen, j’ai l’impression que je ne suis pas la seule. Au boulot, c’est devenu limite une blague « et c’est la grève, je viens en vélo, demain, hihihi ! ». Oui, je bosse avec des filles maintenant donc on rigole en
i. Même le pauvre Alix qui met 2h30 à venir est totalement résigné. C’est comme ça, c’est comme ça, puis c’est tout.

 

Après tout, on peut pester tant qu’on veut, ça ne changera rien. Je ne suis ni syndicaliste ni au gouvernement donc je peux râler tant que je veux, ça fera pas avancer le schmiblick. Et puis, c’est con à dire mais on s’habitue. La première fois, on est emmerdés et on finit par trouver la solution au problème. Bien sûr, les rythme de travail sont décalés, pour nous
qui continuons, je fais du 11-20 en ce moment plutôt qu’un 10-19 (voire un 9h30-18h30) histoire d’éviter la foule qui m’empêche même de lire mon livre alors que c’est un tout petit livre de poche et que les gens qui montent, qui descendent et qui font marée humaine, ça finit par me donner la gerbe. Sauf aujourd’hui parce que vendredi, c’est petit déj et que c’est même mon service qui l’organise alors faut assurer quoi. Alors, certains diront un peu catastrophés et défaitistes : « non, mais c’est horrible, c’est comme l’histoire de la grenouille ! ». Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de la grenouille, je vous explique : si on plonge une grenouille dans de l’eau bouillante, elle en sort aussi sec mais si on la met dans de l’eau normale et qu’on fait chauffer à mesure, elle bouge pas et finit cuite. Maintenant, vous saurez cuisiner la grenouille grâce à moi, ce blog est vraiment une mine d’information. En gros, la parabole de la grenouille, c’est « quand on se retrouve subitement dans la merde, on se bat pour en sortir mais quand la merde vient petit à petit, on y reste ». Donc, là, si on reprend mon histoire de grenouille appliqué à la situation présente, les défaitistes pessimistes fatalistes disent en gros : « on perd vite notre capacité à s’indigner ». Ouais ok mais j’ai pas que ça à faire, moi, de m’indigner, j’ai une vie aussi.

 Par contre, je crois qu’il ne faut pas tomber dans l’euphorie optimiste non plus, ce n’est pas parce qu’on ne râle plus que toute l’opinion publique va supporter la cause des

cheminots. Selon un sondage lu dans le Monde de mercredi, si mes souvenirs sont bons, 59% des Français approuvent le gouvernement dans cette affaire. Moi, je pense juste que cette résignation face aux grèves n’a rien à voir avec mon opinion sur la question. Je reste à me demander si les méthodes utilisées sont les bonnes et je reste à voir le pour et le contre de chaque réponse. Je reste aussi à dire que ça me scandalise que certains métiers ne soient pas reconnus pénibles alors qu’ils le sont et qu’ils le méritent mais à la limite, ça, c’est une autre histoire (et je refuse d’en débattre en comm, c’est pas le sujet et c’est pas un blog politique, ici, merci de ne pas confondre). Bref, moi, je vois dans tout ça la politique du « faisons contre mauvaise fortune, bon cœur » parce que ça ne sert à rien de gueuler pendant 107 ans, on n’est pas impliqués dans le débat en cours, ce qu’on dit ne changera rien. En attendant, moi, je marche. Tant qu’il pleut pas, c’est plutôt agréable.

Avant…

Administration en maintenance, administration indisponible. Et mon article?? Et les comms en attente de validation depuis hier? Mon lectorat, pensez à mon lectorat bordel ! Avant, j’aurais gueulé, ouais, ouais. Mais pas aujourd’hui, pas en ce moment plutôt. Bon, déjà, si, aujourd’hui est un jour très particulier pour moi, je vous expliquerai ça demain. Ouais, je fais du teasing et alors.

Bref, en ce moment, j’ai pas envie de gueuler sur over-blog et ce pour plusieurs raisons :
– je passe ma journée à répondre à des crétins décérébrés qui nous menacent de procès au moindre pépin. Oui, les bugs c’est pénible mais c’est, par définition, imprévisible et on fait ce qu’on peut. Chez over-blog, ça marche pareil : alors qu’ils mettaient de nouvelles options, un truc a merdé et toutes les administrations ont été indisponibles. Ils ont taffé toute la nuit pour essayer de réparer ça. Oui, je pourrais m’emporter genre « mais ils ont pas le matériel adéquat », gna gna gna mais j’en sais rien et puis, reconnaissons que ça faisait un bon moment que tout fonctionnait sans soucis, hormis quelques ralentissements pas si gênants. Alors les gars, moi, je vous crierai pas dessus.
– j’ai un travail, une vie hors des vingtenaires donc si ça marche pas, c’est pas dramatique. Ce ne sont que quelques heures de perdues sur un blog, c’est rien. Et puis, vous l’aurez noté, je suis moins là en ce moment, je réponds aux comms de façon moins régulière. Ce n’est pas que je vous snobe, absolument pas, je lis vos comms régulièrement, c’est juste que j’ai souvent la flemme de m’y coller pour répondre. En journée, je n’ai pas le temps, en soirée, je glande. J’avais prévu un article un peu sur le sujet aujourd’hui mais je le garde pour plus tard, héhé.
– en ce moment, j’ai tellement d’autres préoccupations qu’une administration de blog suspendue quelques heures… Bon, ok, ça tombe pile le jour où j’ai dû réactiver la modération (mais je ne désespère pas, un jour, de pouvoir blogger tranquille, sans psychopathe ou troll, même si le mien, je suis quasi sûre de savoir qui c’est). Du coup, vous pouvez commenter mais vous voyez pas ce que disent les autres et s’il le faut, la blague super drôle et originale et subtile que vous venez de sortir, ça fait un peu 4 fois qu’elle a été faite. Et Dieu merci, on ne preumse plus par ici car 20 preums sur un même article, c’est un peu ridicule. Ouais, le preums, c’était rigolo deux minutes, après, c’était lourd.

Et puis merde, y a plus grave dans la vie genre là, je viens de pasticher mon haut blanc de café et je suis grave dégoûtée, je vais devoir me balader avec ma pistache toute la journée, ça craint ! Ca, c’est la mort, la cata…

En attendant, si tu es un homme célibataire (beau) et que tu veux gagner une soirée en tête à tête à tête à tête à tête… avec la girlie team, une seule adresse ! Envoie ta candidature à misterpersonnality2007@gmail.com . Promis, pour le dîner, je mettrai un top sans pastiche.

100

Aujourd’hui, je valide mon centième article, déjà ! Je pense que l’occasion est belle pour dresser un petit bilan de cette aventure bloguesque. Ai-je réussi ce que je voulais faire ? Vais-je poursuivre sur cette voie ? Telles sont les questions que je me pose et je vais voir si je peux y répondre.

je m'éclate sur mon blog

Quand j’ai crée ce blog, imaginais-je que j’aurais plus de 400 lecteurs par jour ? Des lecteurs aussi assidus ? Franchement… non. J’avais envie de créer un blog depuis quelques temps, on en parlait souvent en cours (journalisme oblige) mais un blog sur quoi ? En fait, ce blog n’est pas mon premier mais ma première tentative s’est terminée brutalement, je vous raconte !
 
Moi in Paris : mon premier blog
Mon premier blog n’avait rien à voir avec les vingtenaires, non. Il racontait ma nouvelle vie à Paris, je l’ai débuté très rapidement. Au départ, je ne mettais pas les vrais prénoms mais des initiales, ce qui rendait la lecture difficile donc au bout de 3 articles, voilà les vrais prénoms qui apparaissent : qui ira lire ça, de toute façon ? Mes seuls lecteurs sont les personnes qui ont l’adresse de ce site, à savoir Gauthier, Anne, Lucie et Clara (plus quelques autres, je crois). Je me lâche, donc, je parle d’un mec que j’ai en vue, je dis que c’est un connard car j’ai aménagé à 500 mètres de chez lui et qu’il m’appelle pas pour prendre un verre. Tout ça, c’est la faute de sa greluche que je déteste, je suis sûre qu’elle est mocheet patati et patata. Que des amabilités donc. Oui, lecteur, tu ne le sais pas mais je peux être d’une mauvaise foi pas croyable quand je m’y mets.
 
Or, ce garçon est directeur de publication dans un webzine où je travaille. Un jour, je suis au boulot, tout va bien, quand le téléphone sonne. Je décroche, mon rédac’ chef en face de moi. C’est la rédactrice en chef du webzine en question.
« Salut, ça va bien ? fis-je, enjouée.
– Oui. Dis…euh…je t’appelle car il y a un problème dans les liens… hum… Tu sais, en tant qu’administrateurs, on voit d’où les gens viennent avant d’arriver
sur le site.
– Oui, je sais.
– Ouais et tu es venue directement de ton blog sur le site ! »
Oh Seigneur Dieu !! Elle l’a lu, elle a compris. Heureusement, le vendredi, le directeur de publication ne bosse pas le matin donc il n’a pas eu le temps de le voir. 10 minutes plus tard, mon blog n’existait plus.
 
Les vingtenaires : l’histoire.
J’ai continué à écrire mes aventures parisiennes mais par mail (un jour, je récupèrerai un vieux mail pour en faire un article, pour que vous compreniez le style). Entre temps, je rencontre Victoire. Un jour, on discute par messages privés sur notre forum préféré, elle me parle d’un jeune homme rencontré sur meetic qui veut l’amener au musée, ce qui la désespère : elle veut une brouette ! Donc je la rassure, lui disant que le musée ne pouvait être qu’un préliminaire à autre chose. Suspense, suspense ! Le lendemain, elle me confirme que j’avais
raison (comme si j’en doutais). Je m’en vais fumer ma clope, réfléchissant à tout ça et là, bang, une idée vient me frapper : et si je faisais un blog à la sex and the city ! Après tout, je suis journaliste, comme Carry, j’adore écrire et ce sera drôle ! Je reviens à mon bureau, tout excitée (dès que j’ai une idée de ce genre, je suis toute excitée mais dans le bon sens du terme, bande de pervers !) et j’envoie aussitôt un mail à des personnes dont je veux parler dans mon blog, leur demandant si elles sont intéressées. Cependant, chat échaudé craint l’eau froide : on aura tous de faux prénoms. C’est donc en ce jour funeste du 24 mai 2005 que sont nés Nina, Gauthier, Victoire, Lucie, Anne et Clara. Au début, le blog a eu du mal à partir, je ne le faisais pas sérieusement. Puis, mi-juillet, le déclic, c’est reparti ! Curieusement, c’est reparti au moment où j’entamais un nouveau stage, profondément soporifique !
 
Et alors ?
Nous voilà donc aujourd’hui au centième article, 400 visiteurs uniques par jour en moyenne et l’envie de continuer. Ce blog a pas mal changé par rapport à ce que j’envisageais. En effet, au départ, je voyais plus des articles à la « sex and the city », du genre : et tandis que Nina faisait ça, Victoire, de son côté… Au départ, je pensais tout écrire mais j’ai quand même une vie, à côté, donc chacun commence à écrire ses articles et ce n’est pas plus mal… Maintenant, il faut que je remotive certaines qui se laissent un peu aller ! 
 
Je suis étonnée de l’impact de ce blog : 400 lecteurs par jour, c’est énorme ! Tous les jours, je vois revenir les mêmes lecteurs qui laissent des commentaires, d’autres qui restent anonymes…  Je me rends compte que nous sommes devenus des gens que vous connaissez alors que nous savons si peu sur vous, mais c’est le jeu du blog, je suppose. En tout cas, certains m’écrivent, certains ne peuvent passer sans commenter les articles (Stef, même si tes commentaires sont trop longs, ils me manqueraient). Qu’on nous aime ou qu’on nous déteste, on nous lit, vous nous donnez vos avis. Ce blog est devenu un espace d’échange que j’apprécie énormément.
 
Et maintenant, que vais-je faire ?
Honnêtement, quand j’ai crée ce blog, je ne savais pas combien de temps il durerait… Nous en sommes à presque 4 mois donc deux actifs. Lundi soir, Clara m’a appelée, nous avons discuté et elle m’a demandé si je poursuivais le blog, je lui ai répondu par l’affirmative. « Mais tu n’avais pas dit que tu l’arrêterais le jour où tu aurais un mec ? » Si, je l’ai dit. Mais, finalement, l’un n’empêche pas l’autre. Certes, je ne parle plus trop de ma vie privée, sans doute car il n’y a rien à raconter : tout se passe bien. Et puis, j’ai encore beaucoup de sujets généraux à aborder, une vie professionnelle, amicale et familiale assez dense donc tout un tas d’articles en perspective. Enfin, je suis avec Arnaud depuis presque un mois,
allez savoir si ça va durer ou pas… Moi, je ne sais pas, en tout cas.
 
De plus, vu le succès de ce blog, vu les gens qui viennent tous les jours donner leur avis, tous les sujets que j’ai encore envie d’aborder, il est hors de question qu’il disparaisse. On se retrouve dans 100 articles pour un nouveau bilan !
 
Je vous embrasse tous et vous remercie, c’est quand même grâce à vous tous que j’ai envie de continuer.