Jésus, ou le succès d’une secte

Par Lucas

Rappelez-vous.

C’était il y a quelques semaines.
Je vous quittais sur un laïus avec cette promesse d’article sur la religion et Tatiana avait marqué sa désapprobature  sur le sujet, en sentant venir Victor (vous ne connaissez pas polémique Victor ?)
Bref, venons-en aux faits au lieu de faire de fulgurants traits d’esprits qui ne lassent pas de lasser Diane laissée esseulée, si si, cela se lit sans lazis.


Bref disais-je,

Lucas est un intégriste.
Pardon je vous la refais.
Je suis un intégriste (autant assumer).
Intolérant au possible,
Fermé à tout débat,
Incapable de subtilités pour convaincre le croyant,
Brut de décoffrage,
Et je le vis trrrrrrrrrès bien.

Cette attitude est le résultat de 15 ans de discussion avec des cathos.
Ceux qui ne sont pas d’accord avec moi peuvent rester dans leurs convictions, moi je nage dans l’absurde et j’y suis fort aise. Vous savez l’absurde, la philosophie de Camus. Cette idée comme quoi notre présence sur Terre n’a aucun sens et…
mais je m’écarte du sujet…

Je suis un intégriste disais-je.
Pratiquant forcené.
Je suis athée.
Non, pas agnostique, athée.
Sur Jésus Christ, j’ai fait une croix. (merci Vincent Baguian pour cette canzone)

Voila 20 ans que je parle religion avec des croyants sans qu’on réussisse à faire avancer le débat.
J’ai donc renoncé à avoir une discussion intelligente sur le sujet.
J’ai surtout renoncé à avoir une tolérance.
Car  je ne comprends pas.

Je ne comprends pas le fait que moult personnes croient qu’il y a un Dieu là haut.

ATTENTION !
Je précise tout de suite.
Je ne veux même pas admettre l’existence d’un créateur omnipotent.
Tous les scientifiques s’accordent sur le fait que notre voie lactée, voire même plus largement l’univers connu n’est qu’un atome d’un ensemble encore plus immense, un ensemble même pas concevable à notre échelle humaine. Comme si un acarien voulait s’imaginer la planète Terre, toute proportion gardée c’est un peu ça et encore, je minimise…

Mais quand bien même une force indescriptible et incommensurable serait à l’origine de tout ça,
Pourquoi faire d’elle une divinité à qui il faudrait donner allégeance et / ou respecter les règles instaurées avec des ppes de vie à la con et des impératifs dénués de fondements ?

Même si on admet qu’il y a un Dieu là haut, quess qui nous dit qu’il n’a pas crée notre univers comme d’autres mâchent leurs crottes de nez ou font des sudoku : pour s’occuper…

Ce que je comprends encore moins avec les gens qui croient en un Dieu quelconque, ce qui me rend fou furieux, c’est cet enrobage chrétien, musulman, bouddhiste, que sais-je encore. Hey les gens, Allah, Dieu le père, etc, sont-ils tous une seule et même personne ou se font-ils des belotes entre potes ?
Parfois je me dis que Jesus, Marie et Joseph, ont été inventé par Raoul, le précurseur des sectes et que la sienne a graaaaaave marché. Ou tout simplement un mec qui voulait assoir son pouvoir sur les autres avec un c’est pas moi qui le dit moi chuis qu’un instrument, un messager…

Aujourd’hui en 2008 j’ai l’impression d’assister à un retour à la religion, comme les américains l’ont fait il y a 10 ans, comme si ca rassurait la population de se dire qu’une force au dessus va peut-être… (mais faire quoi au juste ?)
Quand je vois l’évolution de l’humanité, les millions d’années pendant lesquelles l’être humain s’est façonné, de Lucie à Neanderthal, je me pose des questions. Tiens, je vais les poser seulement aux chrétiens…

Pourquoi Dieu ne nous a pas fait parfait dès le départ et qu’il a attendu ses millions d’années pour que notre cerveau progresse ?
Pourquoi Dieu nous a-t-il fait croire à ces personnages loin des australopithèques et d’ores et déjà formés, ces êtres que sont Adam et Eve ?
Pourquoi les chefs de la religion catho ont-ils toujours stigmatisé le plaisir et notamment le sexe ?
Pourquoi Dieu a-t-il attendu Cro Magnon pour envoyer Jicé faire son David Copperfield ?
Je pourrais continuer les questions ad libitum mais on n’a pas que ça à faire.

En fait, à mes yeux, une religion c’est une sorte de système conçu par un être humain, un mec (ou une nana) qui invente des règles, des principes, tout ça, et qui a lu et compris « Petit Traité de Manipulation à l’usage des Honnêtes Gens ».
Après tout, le catholicisme à Rome, n’est ce pas le triomphe d’une secte sur la religion d’Etat ?

Car enfin si le Dieu catho existait pourquoi aurait il laissé les Romains, les Grecs, les Phéniciens, tout ça, balancer leurs Junon, leurs Hera et tout le bazar pdt des années et des années avt de se dire : ça suffit maintenant, JC tu descends mettre le holà…
(ce que la bible ne dit pas c’est que à ce moment là, Dieu était tellement vénère qu’il a fait un dobeul jeu de mot, mythique, en disant : « Purée, ça va chier, j’vous prie d’me croire ! » [merci Vincent Baguian]

Je pourrais aller plus loin.
Et parler de toutes ces personnes qui se disent non croyantes mais qui vont se marier à l’église parce que tu comprends c’est plus festif et grandiose qu’à la mairie. Bah non j’comprends pas et je trouve que c’est une hypocrisie odieuse qui vient dénaturer la pureté de l’engagement.

Parfois je me dis que la seule chose qui pourrait nous faire croire en Dieu c’est l’invention de l’orgasme. Ce qui nous pousse à nous reproduire et maintenir l’espèce : c’est peut-être par fainéantise qu’un dieu a inventé ce stratagème de l’orgasme pour en faire un automatisme.

Je vous laisse sur ce grand n’importe quoi et je vais aller me pencher sur la possibilité de me faire du fric en commercialisant des osties au gout malabar.

Ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne

C’est pas juste ! Déjà enfants, on percevait à quel point la vie n’était pas toujours tendre avec les gentils et que parfois, les méchants gagnaient haut la main. Longtemps,j’ai laissé ma rancune et mes désirs de vengeance de côté, me disant que la vie finirait par me venger car on ne peut pas s’en tirer quand on est un beau salaud. Ou salope, au choix.
Maintenant, je suis (hélas) adulte et j’ai bien compris que ça ne marchait pas toujours comme ça.

 

Comme tout un chacun, j’ai des principes et des règles. En un mot, je peux tout faire tant que je peux encore me regarder dans une glace. Je me bats dans la mesure de mes moyens pour faire mon petit bonhomme de chemin mais quand je vois les routes que prennent d’autres qui finissent par me passer devant, j’ai comme un sale goût dans la bouche. Peu importe le mérite, vaut mieux parfois la combine.

Est-ce que vous vous souvenez du maillon faible, le jeu de Boccolini ? Je trouve que c’est une assez bonne métaphore de la société finalement : ce n’est pas le meilleur qui gagne mais celui qui a été assez malin pour se faire discret jusqu’à ce que ce soit son heure. Si on prend l’exemple de la politique française, c’est carrément ça. Prenons nos deux candidats du second tour, Nicolas et Ségolène. Honnêtement, à l’heure actuelle, je ne sais pas lequel je méprise le plus tant je les trouve aussi minables l’un que l’autre. D’un côté Ségolène qui s’est incrustée en cours de route alors que les éléphants du parti s’étaient épuisé sur le référendum européen et qui a remporté tranquillement la mise. Plus d’un an et demi après, j’en pleure
encore. A droite, Sarko qui reste quand même un phénomène : il n’était ni le plus beau, ni le plus intelligent, il avait son lot d’ennemis, les journalistes le détestent et le descendent régulièrement, malgré le mythe de la presse complice. Je dirais même que Sarko, il est globalement un peu crétin et que s’il n’avait pas de beaux discours écrits par des mecs un peu plus évolués, il ne serait rien de rien. D’ailleurs, y a qu’à voir les résultats dès qu’il improvise, le « quand y a des grèves, personne ne s’en aperçoit », j’ai un peu envie de lui suggérer de vivre ma vie une semaine en période de grève qu’on rigole. Et encore, je dis ça, je suis vraiment pas la plus pénalisée dans l’histoire.

Je parle politique mais c’est partout pareil. Bien sûr, il y a un facteur chance : être là au bon endroit et au bon moment, ça aide énormément. Mais honnêtement, est-ce que personne ici n’a été dégoûté par une promotion, une carrière fulgurante qu’a eu quelqu’un d’objectivement moins doué que nous. Et oui mais le talent, ça ne suffit pas, faut aussi
savoir tirer les bonnes ficelles. Prenons par exemple le monde de la télé. Quand Audrey Pulvar, la présentatrice antillaise du 19-20 de France 3 qui est une belle femme même si elle s’économise pas mal sur le sourire, explique sur le plateau de Pif Paf que le directeur de LCI lui a dit clairement « tu es très douée et compétente mais elle, elle est plus jolie que toi donc c’est elle qui l’emporte », ça démange un peu. Si je prends Melissa Theriau, elle n’a pas de diplômes de journaliste, elle a un niveau inférieur au mien mais elle a sa belle gueule et la voilà propulsée présentatrice de Zone Interdite. Bon, franchement, je m’en fous vu que la télé ne m’a jamais intéressée (du moins pas la présentation d’un JT) mais je peux comprendre qu’une fille parfaitement formée, très compétente mais moins jolie l’ait un peu en travers de la gorge.

Moralité : en fait, il n’y en a pas vraiment. Ca fait partie du jeu et on n’y peut rien. Mais je pense que plutôt que de maudire dans son coin celui qui a mieux réussi en prenant des chemins détournés, il faut aussi se remettre en question et se bouger le popotin. Notre premier et seul allié dans une ascension sociale, c’est nous mêmes et il est tout à fait possible de tirer des ficelles sans pour autant se dégoûter soi même. Alors au lieu de vomir sur celui qui nous a grillé la politesse, on regarde comme il a fait et on retient la leçon : ça nous servira forcément un jour ou l’autre.

Et comme je m’en lasse pas :

Le temps ne fait rien à l’affaire

Par Diane

(NB:tous les personnages décrits dans cet article sont des personnages on ne peut plus malheureusement et piteusement REELS dont n’ont été modifiés ou inventés que les noms)

1/Benjamin est un petit garçon de 8 ans dont les parents ont décidé de l’envoyer en colonie de vacances, où il se trouve que j’oeuvrais en tant que joyeuse animatrice avec tout le packaging chansonspetitsjeuxmoyensjeuxgrandsjeuxjeuxdébilesetinutilesonsebrossepaslesdentsavecdugeldouchebordel de circonstance. Benjamin, que je me casse le cul et passe des nuits blanches à leur préparer des putain  de bordel de chasse au trésor avec moultes super (non mais vraiment super, j’vous jure) énigmes, déguisements, décors et j’en passe, il en a pas grand chose à carrer. Benjamin, ce qui l’intéresse, c’est la destruction. Tandis que je m’évertue à apprendre à jongler à ses petits camarades (tout en révisant intérieurement les 10 commandements des vertus de la patience
shintoïste), lui, il tue les fourmis, araignées,mouches, chat du cuisinier et toute bête vivante qui fasse moins d’un mètre 40 qui peuple les environs. Benjamin aime également déchirer les dessins de ses congénères (j’aurais du mal à les appeler « camarades », déja parce que ça fait colo communiste, et ensuite parce qu’il leur tape sur la gueule dès qu’on a le dos tourné), dégommer les cabanes fraichement  construites (et pas seulement de schubert) ou, le vicelard, aller piquer des trucs pour les mettre dans les placards des autres… Alors là, on est en droit de se demander: benjamin est-il le fils envoyé sur terre de Mephistophélès pour faire concurrence à Jésus, ou a t-il été élevé par Landru et les Thénardier?  

2/Micheline a 28 ans (oui, je sais, comment peut-on décemment avoir 28 ans et s’appeler Micheline, mais laissez moi tranquille un peu, c’est mon article j’fais c’que je veux), des yeux bleus, des gros nichons (wouuuouuu, rien qu’avec ces mots là et l’aide de google, j’ai dû récolter quelque 15478 lecteurs en plus), et absolument aucun amour propre ni même sale d’ailleurs. Micheline est cultivée, elle fait des études, et ne fréquente que des gens cultivés, mais surtout pas intelligents. Ce qu’elle aime, c’est jouer. Et particulièrement avec ceux qui eux ne veulent pas jouer. Elle aime faire croire aux garçons qu’elle est fragile et ingénue, et surtout qu’elle est disponible. Elle aime s’asseoir sur leurs genoux, jouer un peu avec leurs cheveux en riant à leurs blagues et soupirer sur son « physique ingrat » et sur ses « kilos en trop » pour les entendre dire que « elle est fooollle voyons, elle est super belle comme fille », [NB: un petit coup de culture confiture pour briller en société: quand quelqu’un vous dit « mais j’suis trop mooooche » dans l’unique espoir de vous voir affirmer le contraire, ça s’appelle un Chleuasme] tout cela bien sûr, pour finir, une fois que le garçon en question aura mis sa personne et sa dignité à ses pieds en lui déclamant des sonnets qu’il aura lui même écrits à la gloire de ses gros nichons (wouuouuu, 14874 nouveaux lecteurs), par lui signifier qu’ elle n’a absolument aucun sentiment pour lui mais qu’on reste amis, hein, surtout.

3/Louis a 52 ans. C’est un fringant homme mûr, dans la force de l’âge. Il fait du sport et s’active beaucoup, et il a plein d’amis. Louis, son super kiff, (car Louis sait parler aux jeunes), c’est le pouvoir. Il est atteint d’une certaine et pathologique névrose qui fait qu’à 6 ans déja, quand Mozart composait ses premières oeuvres, le petit Louis persistait à se prendre pour Napoléon, ce dont il a d’ailleurs gardé quelques séquelles qu’il tentera de compenser avec des talonettes. Armé de sa folie des grandeurs, ainsi que de sa rolex et de son nouveau jouet qu’il a fait venir directement d’iltalie, (livré avec la guitare) Louis pense qu’il sait tout et peut tout faire. Avec l’aide de Dieu et du Public,un jour peut-être il règnera sur la terre et tous les connards qui la peuplent. Amen.

4/Jean Jacques Rousseau disait: « la jeunesse est le temps d’étudier la sagesse. La vieillesse est le temps de la pratiquer ». ….et Huguette n’a manifestement pas bien saisi la chose. Huguette a 80 ans, elle est à la retraite et habite un petit appartement parisien. Huguette, ce qu’elle aime, c’est son caniche nain « pépètte » qui, lui, n’aime personne. Pépètte est un chien délicat et de caractère, il ne faut point le contrarier, même s’il jappe lamentablement à la gueule de tout ce qui bouge et pond des étrons puantesques en plein milieu de la rue, sur lesquels on ne manquera pas de venir joyeusement glisser alors qu’on est en blanc, et en jupe bien sûr. Et tandis que son insupportable roquet prend bien le temps de renifler en vrac tous les poteaux du coin, mes jambes (en y laissant bien sûr au passage un peu de canigou au canard laqué du repas du midi qui était resté dans ses adorables bouclettes de menton) et le cul des autres petites merdes chihuahuasantes qui polluent les rues et le calme de nos appartements, Huguette finit tranquillement son paquet de gâteaux et, sans même jeter un coup d’oeil à la poubelle qui lui tend son sac à 2 mètres de là, le balance par terre avant de se remettre en route en évitant soigneusement l’étron encore fumant de son gremlins fétide.   Bref, je suis consciente que l’expérience est un atout majeur de la vie, qu’elle forge l’esprit, qu’elle aide à se définir une morale, des principes de vie; que c’est en faisant des erreurs, en souffrant et en expérimentant les choses qu’on peut vraiment en saisir les enjeux et en tirer les leçons qui s’en imposent, mais quand même, y’a des fois, j’ai juste ces quelques mots (tellement vrais) de Brassens qui me reviennent en tête…
Le temps ne fait rien à l’affaire

Quand on est con, on est con
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d’la dernière averse
Vieux cons des neiges d’antan