Naples, un concentré d’Italie du Sud

Fin mai, je clique frénétiquement sur « acheter ». Deux billets d’avion, des apparts Airbnb, deux billets de ferry, une mini croisières, deux autres billets d’avion. Serais-je devenue la zélée employée d’une agence de voyage ? Pas du tout : je réservais les 15 jours de vacances pour Victor et moi. Au menu : Naples, Athènes et les îles grecques.

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Arrivés à Naples, nous voici à remonter du port vers le vieux Naples où nous avions notre appartement. Grimpant dans de petites rues pavées au linge séchant dehors, je m’extasie : j’ai toujours adoré ces petites voies tortueuses si typiques de la Méditerranée (et un peu de Lisbonne aussi). « Ohlala, il est trop bien ce quartier, regarde… Oh, attention un scooter ! Non mais regarde le linge qui sèche et… Attention le scooter ! Et les petits autels avec la vierge là et… MAIS PUTAIN DE SCOOTERS ! » Sans rire, la montée entre la large Via Toledo et l’immeuble où nous allions résider dure environ 5 minutes et on en avait déjà assez des scooters qui déboulent dans tous les sens dans ces rues pas très piétonnes. Je hais ces machines du diable. Mais passons outre, nous voici devant l’immeuble qui va nous accueillir 4 jours. Après une montée de marches plutôt tendue (4 étages mais avec des escaliers à la méditerranéenne donc hautes et étroites), on découvre notre appart et OH MON DIEU une terrasse splendide avec vue sur le dôme de la galleria umberto I et derrière, la baie de Naples. Mais comme c’est joli ! Rassérénés par cette splendide vue (et une bonne douche), nous voici repartis dans les petites rues de Naples pour repérer un peu les lieux : le port d’où partent les navettes pour les îles, ok ! La gare qui nous permet de partir à Pompéi et Bari le dernier jour, ok ! Bien promenons-nous, à présent.

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On a eu droit à de splendides levers de lune sur notre terrasse (je suis nulle en photo de nuit)

Armée d’une délicieux et rafraîchissant granité (ma grande passion), on se balade, à droite, à gauche,on finit par se rendre au pied du funiculaire pour grimper sur les hauteurs, on se prend un ticket de métro, on rentre dans la station et… ah ben le ticket ne marche pas sur le funiculaire. Il faut savoir une chose sur l’Italie (surtout du sud) : les renseignements, tu peux te les foutre au cul. Par exemple, nous avions repéré un bus qui nous permettait de nous rendre à Bari assez tôt le dimanche pour prendre le ferry pour la Grèce. Par acquis de conscience, on va vérifier sur place. Bon déjà, on met 10 bonnes minutes à trouver l’entrée du bureau, je vais voir la dame pour lui demander si ce bus part bien dimanche… “ah ben non, il circule pas le dimanche !”. Info que nous n’aurions jamais eu sans demander. Donc pour le funiculaire, on avait regardé les différents billets proposés, il n’y en avait que pour le métro… Et bien non, c’était pas ça, tant pis pour nous. On décide de ressortir de la station et là… ben on peut pas ! En fait, on était dans une sorte de gare de banlieue et ils empêchaient les gens de s’approcher du quai le temps que le train arrive et que les gens descendent. Nous étions donc là, bloqués dans la station en attendant que les quais, nous permettant d’accéder aux escaliers, réouvrent et je découvre un Victor complètement décomposé. “Je m’attendais pas à ça…” A ce moment là de l’histoire, j’étais ravie de lui avoir offert un week-end à Rome et non un week-end à Naples comme je l’avais envisagé au départ…

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On se trouve un petit resto pour dîner. Comme toujours en Italie, on se régale et pas qu’un peu, le tout pour une somme très raisonnable. On rentre à l’appart et on décide de décoller le lendemain pour Ischia, une des trois îles au large de Naples. Et on a oublié la capitale amalfitaine. Non vraiment, à partir de là, on a passé nos journées ailleurs, je n’ai quasi aucune photo de la ville (quand on connaît ma façon pour le moins frénétique de tout immortaliser, ça donne une ampleur du truc). Je suis persuadée que Naples pourrait être top mais a) c’est vraiment sale et b) les jolies façades étant derrière des échafaudages, on a peu de mal à se rendre compte, vous voyez…

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Heureusement, on avait cette terrasse canon… on a rapidement pris le pli de prendre des pizzas (et un super baba au rhum) à emporter pour les déguster sur notre terrasse, à moitié nus, avec l’énorme lune rousse qui se lève sur la baie. On redonnera une autre chance à cette ville, une prochaine fois…

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Là, c’était au lever du soleil, c’est beau

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En attendant, restez connectés, je vous parlerai de Capri, Ischia et Pompéi un autre jour.

NB : Pour vous dire à quel point j’ai pas pris de photos, j’ai mis quasi toutes celles que j’avais…

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11 réflexions au sujet de « Naples, un concentré d’Italie du Sud »

  1. Bénédicte dit :

    Comme je suis contente et rassurée de lire cet avis mitigé sur Naples !
    J’y suis allée également 5 jours début août et je n’ai pas du tout été charmée par cette ville. Et pourtant, que j’aime l’Italie !
    Mais Naples, c’est un peu comme Marseille : une ville au potentiel si peu exploité.
    Ville salle, chaleur suffocante, Napolitains vraiment pas agréables, tarifs des monuments illicites ont eu raison de moi. Seul mon ventre fut satisfait de ce séjour : des produits et des plats simples mais tellement goutus.

    Heureusement, ces vacances furent sauvées avec une escapade à Procida et quelques jours sur la côte almafitaine…où je veux définitivement m’installer…

    Hâte de lire ton ressenti sur le reste de ton séjour (notamment Pompéi et les îles) !

    • Ben je t’avoue que ça me fait plaisir aussi de lire ton comm, tout le monde m’avait dit du bien de Naples et là… Je suis comme toi, j’adore l’Italie mais là, j’y ai retrouvé tout ce que je n’y aime pas (les scooters en tête) sans plus percevoir le charme de l’Italie. Ta comparaison avec Marseille est très vraie ! Je trouve Marseille sale alors que je vois bien les superbes façades, la topologie… Sinon, je note Procida !

      Ca arrive vite les îles et Pompéi, promis !

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