Entraînons-nous à devenir des stars

Des fois, quand je rêvasse, j’aime bien imaginer que je suis une star. Une star de quoi, j’en sais trop rien et à la limite, on s’en fout. Donc j’imagine que je suis genre sur un plateau télé avec Ardisson ou chais pas qui et que je dois répondre à des questions. Je sais, c’est stérile mais j’adooooooooore !

 david-guetta

Alors, au cas où, j’ai décidé de m’entraîner à devenir une star. Il y a quelques mois, j’ai lu le bouquin de David Abiker, Le Musée de l’Homme, j’en ai parlé à peu près 158 fois et y a un chapitre qui me faisait mourir de rire : en gros, il prenait une interview dans Elle et il y répondait à la place de Mélanie Doutey. Et bien, moi, je vais faire comme David, je vais prendre une interview à la con et je vais y répondre. Ça pourrait devenir une chaîne de blogs, tiens ! Je réponds et je refile le bébé à d’autres blogueurs ! Quoi que non, c’est chiant. Bon, allons-y, lançons nous. Alors, je vous mets la question, la réponse « people » et le commentaire (si besoin est) de moi, personne anonyme et qui gagne même pas le SMIC puisque, rappelons-le, je suis au chômage.

 
1) Mon juron préféré en voiture

«  Connard ! » ou je lâche un bon vieux « Putain ! » qui ne fait pas avancer le schmiblick mais ça va mieux en le disant

 

En fait, je dis « connasse » car je pars toujours du principe qu’un mauvais conducteur est une femme. Ouais, c’est horrible de dire ça mais faut avouer qu’à chaque fois que quelqu’un me fait un sale coup genre sortir de la place de parking sous mon nez sans même regarder ou changer de file pile devant moi sans regarder, ce sont des femmes. Par contre, les voitures qui arrivent à toute berzingue en me faisant des appels de phare pour que je me pousse (oui, il semblerait que ma voiture puisse se glisser sous les camion mais je suis pas au courant) ou qui me font des queues de poisson parce que j’ai osé les doubler et qu’ils ont voulu prendre leur revanche, ce sont des mecs.

 
2) Je pourrais y passer des heures

Dans mon bain, devant la cheminée, dans les bras de mon namoureux, sous la couette.

 
3) La dernière fois que j’ai trop bu…

Lundi, pour le repas de Noël : champagne, vin blanc, vin rouge et à nouveau champagne.

 

En fait, une fois le repas avalé et mon café absorbé, je me suis rendue dans ma chambre pour écraser ma bulle tandis que le reste de la famille regardait Camping… Enfin, ma grand-mère et Yohann dormaient aussi mais comme je tiens à mes cervicales, je suis allée dans mon lit. Mais ça, c’est pas glamour donc on le dit pas dans une interview de star.

 
4) Ma phrase fétiche
Si j’ai pas confiance en moi, personne ne le fera à ma place
 

En fait, ma phrase fétiche, j’en ai une différente par semaine et ça varie selon les circonstances.

 
5) Je me regarde dans la glace et je me dis…
Mouais…
 

En vrai, je me dis que je suis vraiment trop pleine de graisse mais quand je serai célèbre, j’aurais les moyens de me payer une liposuccion et un coach personnel donc y aura plus de soucis à ce niveau là…

 

6) Si je devais choisir entre PPDA et H. Roselmack
Harry, un homme très séduisant
 

Un putain de beau gosse, ouais ! PPDA, même jeune, je le trouvais pas séduisant. Par contre, s’il peut me trouver du boulot, je peux changer d’avis !

 
7)Mon dernier achat ?

Un tailleur très chic pour le réveillon, gilet, chemise et pantalon

 

Acheté chez H&M mais ça fait pas star du tout donc je précise pas. Surtout qu’en vrai, mon dernier achat (hors cadeaux de Noël) fut « la culture générale pour les nuls » mais ça me ferait passer pour une conne. Alors que je pense que tout le monde devrait le lire car on apprend plein de trucs !

 
8) A mon dîner idéal, je réunirais

Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, pour voir si leur mode de vie les rendait vraiment heureux

 

Ça, c’est pour faire intellectuelle. Parce qu’en vrai, je prendrais juste mon chéri et moi dans un lieu super génial !

 
9) On me confond avec

Jodie Foster, Gillian Anderson ou Kate Winslet, ça dépend des gens

 

En vrai, on me dit que j’ai de vagues airs de… Sinon, on me confond avec ma sœur mais c’est pas star !

 

10) Dans Desesperate Housewives, vous vous identifiez à :

Susan, la fille qui a une lose incroyable en matière d’amour. Lynette, un peu aussi, la plus humaine de toutes.

 

Je déteste Teri Hatcher, Susan devient super gonflante dans la saison 2 mais je peux pas le dire ça !

 
11) En mode, je me damnerais pour…
Une robe Vanessa Bruno
 

Ça ressemble à quoi une robe Vanessa Bruno ? Non parce que moi, je veux la robe rouge à carreau de chez Promod mais c’est pas du tout star, Promod !

 
12) Un petit creux la nuit ?
Qui dort dîne
 

Non mais je vais pas me relever, une fois couchée, j’ai la flemme.

 

Bon, ils m’emmerdent, moi qui prend exprès de l’eau chaude au citron le matin parce que toutes les stars font ça, ils me le demandent même pas ! N’empêche que c’est bon et ça fait une boisson sans sucre et sans excitant.

 

Bon, promis, je vous mets un article sérieux bientôt, juste que là, je suis claquée et incapable de réfléchir correctement !

 

(interview piquée à Cosmo de janvier, p 16, « Star Express », avec Héléna Noguera)

Nous ne sommes pas les paillassons de ces narcisses boursouflés

Cette phrase tirée de Friends me paraît un adage que toutes les femmes (et ça marche pour les hommes aussi, finalement) doivent garder en tête. Je resitue le contexte pour ceux qui ne connaissent pas la série ou n’ont pas vu cet épisode. Phoebe achète un livre hautement féministe qui explique aux femmes qu’elles ne doivent pas se laisser marcher sur les pieds. Sans être une féministe bornée et monomaniaque, il y a des choses qui me font hurler.


 


 

Mercredi, je traînais sur les blogs et je découvre le nouvel article de Mel qui me fout de mauvais poil. Cette demoiselle s’est fait plaquée d’une façon ignoble par un narcisse boursouflé qui mériterait bien un coup de pied au cul (et une chaude pisse, ça calmerait son zizi hyperactif, tiens). Oui, comme j’ai pas de vie sentimentale, je vis celle des autres par procuration. Et là, Mel a la réaction de toute fille normalement constituée qui a son petit cœur brisé : « ras le bol des mecs, j’en ai marre, c’est terminé ! ». Et là, je dis stop. Aucun homme ne mérite qu’une femme abandonne le terrain amoureux. Aucun ! Même Brad Pitt. Regardez la petite Jennifer Aniston : elle s’est faite plaquer par un des hommes le plus sexy de la planète en proie au démon de midi, elle s’est consolée dans les bras d’une baraque. Et elle a bien fait.

Oh, bien sûr, je ne jetterai jamais la pierre à Mel de penser ça ni à aucune autre femme puisque je suis la première à dire la même chose après une déception amoureuse :
« ces mecs, tous des connards, je me fais lesbienne ou je rentre au couvent. » Et là, la voix de la raison (à savoir Gauthier) me répond : « Mais non, t’aime trop la queue et t’es pas croyante. ». C’est bon d’avoir un meilleur ami, y a pas à dire. Evidemment qu’on s’en remettra pas en deux jours, évidemment qu’on va être plus méfiante et le prochain Brad a intérêt de montrer patte blanche avant qu’on l’autorise à entrer dans notre vie. Mais à 26 ans, on n’a pas le droit de laisser tomber tous les hommes à cause d’un seul. Surtout quand c’est un connard comme Roberto.

Y a des fois où ça m’énerve. Dans mon entourage, il n’y a que des filles bien, c’est pas pour rien que ce sont mes amies (car qui se ressemble s’assemble, n’est-ce pas !). Elles comme moi avons eu à faire à des narcisses boursouflés qui se sont bien essuyés leurs pieds boueux sur notre ego, transformé en paillasson. Non seulement on en sort avec le cœur en morceau mais avec l’ego en berne. « Bouh, personne il m’aime, mais pourquoi ça m’arrive à moi ? ». Oui, tiens, pourquoi ça m’arrive à moi ? Je suis pourtant une fille charmante et conciliante, jolie et sympa, je ne devrais pas avoir à vivre ce genre d’épreuves. C’est pas normal qu’un mec oublie de me rappeler ou qu’un autre m’utilise comme punching ball en crachant tout son fiel sur ma pauvre pomme. L’autre soir, énervée, j’en parle à un copain sur MSN, sortant une phrase du genre : « Bordel, les hommes sont-ils tous des connards ou c’est moi qui ai pas de chance ? » Et lui de me répondre : « Tu connais la réponse. ». Oui, je la connais. En 26 ans, ma vie sentimentale ne fut pas de tout repos, comme l’immense
majorité des demoiselles de mon âge. Tous les hommes ne sont pas des connards, non. L’amour, c’est un peu comme la bicyclette, faut tomber plusieurs fois avant de savoir en faire.

Oui, certains mecs sont d’immondes porcs qui n’ont aucun respect pour notre personne mais je ne pense pas que ce soit notre faute. En général, ce genre de mec sera tout aussi odieux avec ses prochaines compagnes donc il ne faut pas culpabiliser. Quand je me demande ce qui ne va pas chez moi, pourquoi j’ai une lose amoureuse anthologique, je me dis que mon seul défaut, c’est ma naïveté. Je prends tous les crapauds qui passent pour de beaux princes mais un matin, je me réveille et les mots d’amour ne sont plus que d’atroces croassements. Et là, je m’énerve, je hurle, je pleure : « Mais comment ai-je pu être aussi naïve ? ». Car même quand on se fait lourder comme une merde par un narcisse boursouflé qui ne mérite aucune considération de notre part, on se demande toujours ce qu’on a mal fait, on se sent coupable.

Et bien, non. Un connard est un connard malgré nous, ça n’a rien à voir avec ce que l’on est ou ce que l’on a fait. A chaque peine amoureuse, quand je vais pleurer dans les jupes de Gauthier, je me prends toujours le sermon suivant : « Moumour, arrête de te remettre en question à chaque rupture, tu n’y es pour rien ! ». Ben oui… Donc pourquoi devrais-je empêcher tous les beaux princes de vivre une histoire d’amour avec moi parce que, dans ma vie, j’ai croisé la route d’un narcisse boursouflé et goujat ? Ce n’est pas juste !
De toute façon, aucun homme, quel qu’il soit, ne mérite que l’on renonce à notre vie amoureuse pour lui. Bien sûr, tout ne se passe pas en 24 heures, faut le temps de cicatriser et de repartir sur les chemins de la conquête amoureuse mais crois-moi, Mel, un jour, un Paulo remplacera l’insignifiant Roberto et ton cœur, certes cabossé, rebattra joyeusement et tu iras jusqu’à oublier cet ignoble connard. En attendant, je t’autorise à griffonner son numéro dans les toilettes de tous les clubs gays de la Côte, ça nous fera rire.

L’amour est un jeu risqué, on ne gagne pas toujours (même assez rarement, finalement) mais faut-il réellement arrêter de jouer après une défaite ? L’amour n’est-il pas le sel de la vie ? Bon, il n’y a pas que ça, certes, mais on va pas s’en priver juste à cause d’un connard qui passait par là… Ou d’une connasse, d’ailleurs, car certaines sont très douées pour détruire des cœurs en y enfonçant le talon aiguille de leur chaussure.

Si on résume, je pense que personne ne mérite qu’on renonce à l’amour pour lui ou pour elle. C’est comme si on renonçait aux études à la première mauvaise note ou que l’on démissionnait après un souci au travail. Non, c’est trop bête. Est-ce qu’un Roberto mérite qu’on se prive de doux moments avec un autre homme par la suite ? Non ! Est-ce qu’un Roberto mérite qu’on se cloisonne dans un couvent pour le reste de nos jours ? Non ! Perso, quand j’ai une peine de cœur, je me rappelle de toutes les fois où je me suis relevée. J’ai survécu à tant de choses, je vais pas abandonner maintenant, ce serait trop bête. Avoir souffert tout ça pour ça, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Aucun narcisse boursouflé ne réussira à nous briser le cœur de façon irrémédiable. Qu’on se le dise !

Les blogs

 Ecrire un blog peut paraître amusant, comme ça, mais c’est quand même du boulot alors pourquoi le faire ? Mercredi, alors que je faisais semblant de travailler, je me Baladais sur mes blogs fétiches, à savoir celui de Maliki et celui de Nicolin (voir liens).

Ce dernier utilise également over-blog et il avait des problèmes pour mettre en ligne ses planches, je commence donc à poster pour raconter mes propres malheurs à ce sujet. Puis je trouve une nouvelle planche sur ses questions existentielles de blogueur. Intéressée par le sujet, je lui pose la question suivante : « Est-ce que tu n’as pas peur que des nanas te draguent rien que pour être sur ton blog?? Je ne doute absolument pas de ton pouvoir de séduction mais frantico s’était posé la question à un moment et je te demande ton avis à ce sujet. » En effet, sur le blog de Frantico, aujourd’hui abandonné (quelle tristesse), des lectrices le contactaient pour copuler joyeusement avec lui. Pourtant, il se décrivait comme un loser de la drague, un petit gros à lunettes et chauve… Nicolin me répond qu’il pense que, au contraire, ça doit les faire fuir. Personnellement, et je lui fais part de mon avis, je suis convaincu que certain(e)s seraient prêt(e)s à tout pour avoir une certaine célébrité et coucher pour qu’on parle de soi dans un blog que l’on lit tous les jours ne me paraît pas si incongru que ça. D’ailleurs, Nicolin m’avait proposé un deal : « je parle de ton blog si tu parles du mien », j’avais répondu : « pour être dans mon blog, il faut coucher ». Tu vois, Nicolin (car je sais que tu lis cet article vu que je t’ai donné le lien pour le faire), je t’ai menti, je parle quand même de toi, même si je n’ai pas pu tester tes dons d’étalon.

Bon, suite à cette réponse un peu provoc’, il m’invite à aller sur son chat privé pour qu’on discute (je faisais alors toujours semblant de travailler) et la conversation fut, à mon sens, très intéressante car elle soulève plusieurs points intéressants concernant les blogs.

Les blogs sont-ils des instants de vérité ? Vous qui me lisez et qui ne me connaissez pas, êtes-vous sûrs que je sois réellement une jeune fille de 25 ans ? Qui vous dit que mes brouettes et râteaux existent réellement ? Il en va de même pour tous mes amis : sont-ils réels ou le fruit de mon esprit fécond ? Il reste une aura de mystère, un point d’interrogation difficile à effacer. Il y a quelques temps, j’avais participé au tournage d’un film amateur réunissant une certaine communauté parmi laquelle je pensais retrouver la fameuse
Maliki, dont j’ai parlé plus haut. Pour ceux qui auraient la flemme d’aller voir sur son blog, Maliki est une jeune femme à l’âge indéterminé (une vingtenaire, assurément), qui se représente avec des cheveux roses et des oreilles pointues et qui publie une fois par semaine un petit strip sur sa vie. J’aime beaucoup son style, c’est une loseuse comme moi, à savoir qu’il lui arrive des
petits pépins qui font beaucoup rire quand on les prend avec autodérision. Je l’adore d’autant plus qu’elle a deux chats profondément débiles qui feraient passer la mienne pour un félin normal. Je pensais que miss Maliki serait là car je savais qu’elle était amie avec une des actrices du film, elle parle souvent de cette demoiselle dans son blog.

Arrivée sur le tournage, je repère une nana brune avec des mèches rouges (version rouge fluo…) et je me dis : « tiens, c’est peut-être elle, Maliki ! » donc ni une, ni deux, je fonce vers elle et lui demande si j’ai raison. Elle me répond : « Ah non, c’est pas moi… Maliki n’est pas là mais, tu sais, c’est un garçon. »

La foudre est alors descendue du ciel pour me frapper, je la regarde avec ma bouche grande ouverte, mes amygdales impudiquement exposées. Je lui demande de répéter, persuadée d’avoir mal compris et elle me confirme, m’assénant cette terrible sentence : « Tu sais, il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur le net ! ».

Lors de ma conversation virtuelle avec Nicolin, on est un peu parti dans le même délire : qu’est-ce qui te prouve que je suis celui ou celle que je prétends être ? Rien mais est-il vraiment utile de le savoir ? Toi, mon lectorat, as-tu envie de savoir à quoi je ressemble, être sûr que j’existe ? Que mes histoires ne sont pas le fruit de mon imagination fertile ? Bon, évidemment, vu mes histoires pourries, on aura du mal à penser que c’est inventé… J’invite mon nouveau lectorat à lire l’article intitulé « Christophe » dans la catégorie Nina : c’est pas possible d’imaginer un vent pareil, ça ne peut être que du vécu. Mais le doute subsiste.

D’ailleurs, il se cultive. Mercredi soir, j’ai envoyé ma photo à Nicolin vu qu’il m’avait offert un joli dessin, mais pas n’importe quelle photo, celle où je fais ma star. Celle qui m’a valu je ne sais combien de flashes sur meetic. Celle où on ne voit que mes yeux parce que j’ai coupé le décolleté impressionnant qu’il y avait en dessous. Il faut savoir que je ne m’aime pas en photo donc quand j’en trouve une où je suis bien, j’en use et j’en abuse. Mais lui ne m’a pas rendu la pareille, pour « conserver le mystère », a-t-il dit. C’est vrai que je ne
peux pas l’imaginer autrement qu’en dessin, je ne sais pas trop comment je réagirais si je le voyais en photo… Déçue ? Peut-être pas, vu que je m’attends à rien mais c’est vrai qu’il est essentiellement pour moi un personnage dessiné. Cependant, cher Nicolin, si je ne t’ai pas perdu lors des précédents paragraphes, sache que ça me ferait bien plaisir de te croiser dans les rues de Paris, ce serait marrant. Et, non, je ne suis pas une nymphomane en mal de célébrité qui veut à tout prix te coincer dans un coin pour être dans ton blog. Mes exploits sexuels sont déjà évoqués ici et puis je suis pas sûre que ce soit une bonne idée de coucher avec un mec qui a connaissance de mon blog.

Car mon blog, je ne l’ai pas crée pour me taper un maximum de mecs qui se rendraient compte à travers ces lignes que je suis une espèce de déesse du sexe. D’abord, je ne couche pas avec n’importe qui et puis, reste cette question que j’avais posé à Nicolin (qui a beaucoup plus de lecteurs que moi) : n’as-tu pas peur qu’une fille veuille coucher avec toi juste pour être dans ton blog ? Personnellement, je pense être à l’abri mais si un gars qui lit assidûment mon blog venait à me proposer une brouette… Bon, s’il me plaît, je ne pourrai pas dire non mais en ferai-je un article, ensuite ? Pas sûr, même si ça me rapportera un point dans les statistiques qui ne sont pas du tout à mon avantage, en ce moment. D’un autre côté, j’ai pas envie que mes camarades de brouette passés et actuels tombent sur mon blog, je ne suis pas sûre qu’ils soient ravis de savoir que je partage ces moments intimes avec mes lecteurs (peu nombreux, certes)… Et puis je n’ai pas envie qu’ils sachent ce que je pense d’eux.

Alors pourquoi j’écris ce blog ? En fait, l’idée m’est venue un matin où je faisais semblant de travailler (pour changer). En fait, tout est parti de Victoire qui avait un rendez-vous avec un gars de meetic et qui doutait de l’issue de la soirée : ce jeune homme (Fulbert, nous en reparlerons dans la rubrique appropriée) voulait l’amener voir une exposition. Elle m’envoyait donc plusieurs messages dans la journée, râlant sur le fait que Fulbert ne semblait pas porté sur la brouette mais je lui ai dit : « il faut se méfier de l’eau qui dort,
ma Victoire… A mon avis, tu vas l’avoir ta brouette, c’est juste un fétichiste de l’art ! ». C’est fou ce que je peux dire comme bêtises quand je m’ennuie. Le lendemain matin, j’arrive au boulot (en retard), je m’installe à mon pc et me précipite sur notre forum de prédilection, elle m’envoie un message pour me dire que j’avais raison (comme si j’en doutais) et là, m’est venue l’idée des vingtenaires : nous sommes célibataires, nous avons la lose en amour, pour la plupart, nous vivons des histoires qui valent la peine d’être écrites par une future journaliste qui s’emmerde en stage. Tous les ingrédients sont là. Alors je me suis lancée…

Bien sûr, j’aurais pu faire un blog comme Frantico, Nicolin ou Maliki et raconter ma vie au jour le jour car il m’en arrive, des bêtises : la climatisation du train qui tombe en panne, mon troisième orteil du pied droit tout bleu parce qu’un plateau plein de linge humide lui est tombé dessus, mes histoires de téléphone et d’Internet, mes amendes car j’ai perdu ma carte orange… Oui, mais je ne sais pas dessiner. Alors, quitte à faire ce que je fais de mieux, écrire, autant qu’il y ait de la matière. Et avec huit vingtenaires, bientôt neuf, croyez-moi, y a du boulot !

Il y a deux catégories de personnes dans les blogs : ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent. Seuls les premiers savent ce qui est vrai ou ne l’est pas mais, au fond, est-ce que c’est vraiment important ?