Ego journalisme

Petit débat sans prétention sur un statut Facebook de Zeno la reine, l’autre soir. Elle publie un lien vers un article de Matthieu Ge, chroniqueur associé sur Le plus du Nouvel Obs qui parle du débat actuel autour du harcèlement de rue (faut que je rajoute ma pierre à l’édifice, tiens). Je vous résume rapidement l’article : ce monsieur explique pendant la moitié de l’article qu’il a fait une petite bévue sur twitter en déclarant fort maladroitement au sujet du reportage de Sophie Peeters sur le harcèlement de rue à Bruxelles « les Françaises ne disent rien sur ça, ça doit donc être limité à Bruxelles » (???). Comme pas mal de twitterers lui tombent dessus, il décide de saisir son clavier et nous sort un magnifique article mêlant acte de contrition et analyse sociologique au débotté de ce fameux harcèlement de rue. En résumé un tiers de « Mea culpa, j’ai mis le feu à Twitter (parce que je suis un tel influent, tu comprends), deux tiers de « je parle d’un sujet genre expert alors que j’explique deux lignes plus haut que 12h avant, j’avais même pas conscience du phénomène ».


Comprenons nous bien : les propos de ce jeune homme sont bien plus naïfs que méchants (contrairement à certains qui s’en sont donnés à coeur joie) et l’effort de se pencher sur un sujet qui nous échappait jusque là est louable. Là où ça me titille plus, c’est la contextualisation de l’article, le mélange de « ma vie mon oeuvre » puis la volonté d’évangélisation, limite « si je sais pas, c’est sûr, vous ne saviez pas non plus ». Quand j’etais étudiante en journalisme, et même avant quand je faisais ma maîtrise sur la crise constitutionnelle canadienne à travers un journal québécois relativement pro indépendantiste, la question de l’objectivité journalistique était saillante. Le journaliste n’est pas là pour raconter sa vie mais pour relater les faits de la façon la plus neutre possible. Bien entendu que l’objectivité pure n’existe pas. Mais ce nouvel ego journalisme me fait un peu frémir. Même quand il s’agit d’une chronique.

Vous allez me rétorquer que j’en fais autant avec mon blog. Normal, c’est mon blog, c’est limite le principe du truc. Vous ne venez pas ici pour vous informer (du moins je l’espère, ce serait bien triste) mais pour lire mon scribouillage sur ce qui me passe par la tête. Ça peut être de l’actu tout comme mes observations urbaines, mes atermoiements ou mes petits bonheurs… Bref, je me sais être le centre de cette petite bulle virtuelle. Et je ne prétends pas semer ma bonne parole, somme toute relative, sur des supports autres. Oui, j’ai écrit quelques articles chroniques sur Closer car j’y ai été invitée mais honnêtement, est-il justifié et justifiable de prendre pour prétexte une altercation twitter impliquant au mieux une trentaine de personnes comme base d’article sur un site généraliste ?


Faut dire que l’égo journalisme n’a en soi rien de nouveau. À la télé, on adore les émissions immersion, celle où le journalisme ne raconte plus les faits mais,une aventure personnelle prenant pour prétexte une découverte (d’un milieu, d’une diaspora, d’un mode de vie…). Je vous avais parlé y a pas mal de temps de Marine au pays de la terroriste de la minceur (le week-end détox où tu t’imposes un jeûne violent tout en faisant plein de sport), on a aussi Harry Roselmack et sa belle plastique en immersion. Et tout un tas de reportages du genre comme fourchette et sac à dos ou j’irai dormir chez vous. Et sans doute des milliards d’émission que je connais pas. On ne veut plus voir de reportages avec une voix off impersonnelle qui débite des faits sur des images relativement parlantes, on veut du vrai, du franc, du vécu, du « je ».


Et ça se décline ailleurs. Dans la presse, on multiplie les articles tabloïds à base de « ça m’est arrivé » par exemple. Et le web offre des sites journalistiques de libre contribution ou à peu près où chacun peut prendre sa plume et voir son article publié sur le nouvel obs, le huffington post, rue 89… Le je remplace les faits jusqu’à nous proposer une prose exhibitionniste nous permettant de nous donner la sensation d’être exceptionnel, un guide pour les gens perdus dans leurs opinions politiques ou sexualité. Limite un prêt à penser avec argumentaire déjà rédigé à la première personne. Sauf qu’un journal (collaboratif ou non) n’est pas un blog. Si je trouve normal de lire du moi moi je sur un blog, le lire sur un site médiatique me gonfle. On est dans la course au scoop, au premier qui parlera, au « j’ai un avis sur tout », « puisque vous avez réagi à mon tweet, je vous fais un article ». En somme un verbiage incessant qui, pour peu qu’il soit pas trop mal torché vous fera avaler les pires couleuvres. Parce que pondre un article à chaud détruit ma recherche documentaire de base (checker sur Wikipédia ne compte pas) et le minimum de recul nécessaire pour parler au mieux du sujet concerné. Alors youpi, alignons les poncifs, citons deux, trois chiffres, les premiers sortis par Google (confronter ses sources ? Quelle blague) et voilà le travail.

Ça a au moins le mérite de choper facilement du lecteur. À défaut de le fidéliser.

Engage-toi, indigne-toi !

L’autre jour, je lisais un article intéressant dans Philosophie magazine (jemelapete.com) à propos de notre époque qui nous épuise par une nécessité d’indignation perpétuelle. En gros il faut que l’on ait un avis sur tout, nous devons quoi qu’il arrive être des citoyens éclairés, éveillés, à l’inverse de la grenouille qui cuit à petit feu. Quitte à s’épuiser en vain.

(c) Antonin Moulart

Je baigne dans le magma médias sociaux toute la journée, c’est mon métier mais aussi mon bruit de fond. A défaut d’écouter la radio, je zieute Facebook et Twitter et suis (vaguement) ce que racontent les congénères. Et je suis fascinée. Fascinée par la nécessité de l’individu média social d’avoir un avis sur tout, en permanence, mais surtout un avis critique, violent. On est bien plus souvent dans le rejet que dans la bénédiction. On live tweet les discours politiques de Sarkozy, Le Pen ou Hollande à grand coup de hashtags (pour ceux qui ne connaissent pas Twitter, le hashtag est un mot clé précédé d’un # donc si j’utilise le hashtag #fhollande2012 par exemple, si quelqu’un clique dessus, il aura accès à tous les tweets intégrant le dit hashtag) histoire de ne pas passer inaperçu.

Un certain recul ? Une possible réflexion ? Non, non, on est à chaud tant que le hashtag est dans les trends topics (les sujets du moment), faut que les gens connaissent à tout prix notre avis. Le web citoyen est éclairé, il tire à boulet rouge sur tous les somnifères médiatiques car il est celui qui sait. Ce qui donne d’un côté des tweets assassins sur TF1 collabo et de l’autre les live tweets sans le moindre intérêt de Confessions Intimes. Du type : « Jérôme, c’est vraiment un gros beauf avec son tuning » « Ohlala, Karine cause bien la France. LOL ! ». Indispensable.

Sauf qu’il y a des sujets sur lesquels je n’arrive pas à avoir un avis spontané, je suis partagée et j’ai besoin de me renseigner, de prendre du recul pour m’exprimer (ou pas d’ailleurs). Genre l’histoire de Megaupload où nombre de twittos ont hurlé au scandale, à la censure, à la fin de la liberté d’expression. Heu, la liberté d’expression, c’est se faire de la tune easy en proposant des films et séries que nous n’avons pas tournés ? Non, je demande hein. Si d’un côté, je comprends le côté préoccupant des lois SOPA et co qui menacent la créativité web et la libre expression, de l’autre, j’ai un peu de mal à pleurer pour un mec qui s’est fait des ronds sur le dos des créateurs de séries, réalisateurs et consommateurs. Et je suis assez agacée de voir la capacité des internautes à s’indigner quand leurs intérêts sont directement touchés (« je vais faire quoi sans megaupload moi ? ») plutôt que pour certaines causes un peu plus critiques à mon sens. Oui, megaupload, c’était bien pratique (bien que je ne m’en suis que peu servi, je reconnais) mais bon, un peu comme les torrents et co, je les utilise en sachant bien que le robinet risque d’être coupé un jour. Même si je continue d’acheter des biens culturels, même si ça m’a permis de découvrir des artistes dont j’ai acheté les CD, même si je n’aurais jamais dépensé un rond pour certains films téléchargés par curiosité. Et jamais regardés pour la plupart, en plus. Sauf que bon, chacun y va de sa petite histoire, la main sur le coeur mais comme j’ai dit, ils sont nombreux à s’indigner à l’heure de passer à la caisse.

Je crois que le web et surtout l’utilisation qu’on en fait (mise en scène perpétuelle d’un nous engagé, éclairé, pétri d’intelligence et de bonnes réflexions) nuit au débat par la rapidité de jugement et, donc, de condamnation. C’est noir ou blanc, c’est brut et c’est comme ça. Je crois qu’admettre qu’on n’a pas assez d’infos pour exprimer un avis est preuve de sagesse, ne pas parler comme tous les autres histoire de est preuve de maturité.

Je vais donc prendre le temps de lire des articles sur anonymous et je vous ferai part de mon avis. Si j’en ai un à l’arrivée. Non parce que moi, j’aime bien l’idée du groupuscule comme ça, d’une résistance mais y a des trucs qui me turlupinent un peu alors je n’arrive pas à prendre partie définitivement dans l’histoire. Et peut-être que j’en parlerai pas parce que je me serai pas décidé et que mon blog pourra se passer d’un article vide sans intérêt ni réflexion.

J-500 Logan’s Run

Par Enzo

Dans 500 jours, je ne serais plus un vingtenaire. Je ne pourrais plus être encore considéré comme jeune, mais définitivement comme adulte. Dans la vie active depuis plusieurs années, aucune reprise d’études (je peux affirmer sans trop me tromper que je ne replongerais pas pour un doctorat).
Hier, c’était le début du Bac avec cette philo qui me manque un peu. Comme le faisait remarquer Nina, c’était il y a 11 ans pour nous. Si je compte, ça fait 18 années depuis que je suis rentré au collège. Ma psy me dit de dépasser ces mauvais souvenirs, d’aller de l’avant,
mais au fond de moi je n’ai pas l’impression d’avoir énormément changé. Je reste l’archétype du gringalet timide (putain même cette expression fait vieux).

Malgré un indice de masse corporelle dans la zone saine (plutôt que dire zone normale et rajouter une dissertation sur le concept de normalité), l’environnement me soutient l’inverse : ma famille, ma belle-famille, la société. La nourriture ne sert plus à se nourrir, c’est une nécessité sociale avec des codes spécifiques.

Comme les codes spécifiques de l’apparence. Mince c’est bien, sauf pour un homme. Pour un homme, il faut des plus gros muscles dont on a pas besoin au quotidien (d’où la nécessité de forcer leur développement à la salle de gym). Et puis il faut faire attention aux combinaisons de code : mince + blanc + crane-ras, ça fait malade parait-il. Bon évidemment quand on a une chimio, les cheveux
ont plutôt tendance à tomber que rester courts, mais si après il faut être logique, on ne s’en sort plus.

Aux plus mauvais moments de mon adolescence, je me disais que plus tard je serais grand, fort et musclé. Comme une revanche. Comme une intégration. A force de remettre les choses au lendemain pour rester à rêver, j’en suis peut-être toujours au même point. Malgré le recul ou l’analyse que je peux avoir sur certains mécanismes, je reste toujours touché par la subtile pression
extérieure. Peut-être est-il temps d’accepter ce que la société veut de moi, correspondre à un cliché pour moins réfléchir, ne plus chercher à s’expliquer, laisser paraître l’explication. Intégrer l’exemple pointé du doigt et essayer d’y arriver.

Peut-être seulement pour adoucir le cap des 30. En 500 jours, est-ce possible ? A moins qu’il ne s’agisse que d’une énième résolution/rêve, un peu lié à l’attirance des chiffres ronds.

Postface: « Logan’s run » est le titre d’une série télévisé où la date limite de péremption de l’humain est de 30 ans*, age après lequel
il doit être euthanasié pour le bien commun.


* 21ans dans le livre dont est tiré la série

Sea, sex and moto

Comme tu le sais lecteur, ce week-end, je n’étais pas là. J’étais loin, quelque part dans le sud ouest pour un petit week-end qui m’a fait un bien fou. Ma vie parisienne me saoule un peu en ce moment donc partir deux jours loin, en me déconnectant du reste du monde, ça vous repose une Nina.

 091

Vendredi, 17h30, je peste contre tous ces foutus Parisiens qui ont décide de partir en même temps que moi. En fait, c’est pas qu’ils partent en même temps que moi qui m’énerve, c’est leur propension à se planter pile en plein milieu, empêchant quiconque de passer. Bon, je pose mon divin fessier dans le train et c’est parti. Un peu (beaucoup) plus tard, j’arrive à destination et là, c’est le jeu : « toi aussi, retrouve ton hôte sur le quai de la gare alors que t’as même pas tes lunettes. » Evidemment, je sors du quai d’un côté, il rentre de l’autre et après avoir un peu tourné (et s’être appelés), on finit par se retrouver. Me voici donc parti pour un week-end avec Olivier, trentenaire, motard et homme fascinant. On se parle par MSN et téléphone depuis deux mois, autant vous dire que j’avais vraiment hâte de le voir. Il m’embarque dans sa voiture et m’emmène dans sa maison. Une baraque à son image : unique en son genre et bourrée de charme, je me sens de suite comme chez moi. On prend l’apéro en discutant, on s’embrasse un peu puis on file au resto. En moto, ouais ! En fait, ils ont annoncé un mauvais temps tout le week-end donc on se précipite sur le deux-roues car c’est pas sûr qu’on puisse en refaire par la suite. On file à toute vitesse, je m’accroche fort à lui, j’adore. Sur une moto, on se sent si libre, tout notre corps est caressé par le vent, c’est vraiment une sensation que j’adore. Surtout que de la moto, ça faisait un an que j’en avais pas fait.

 

On se fait un petit jap’ tranquille. Puis on a fait un petit tour en ville avant de rentrer à la maison se prendre un petit verre et se coucher. Bon, évidemment, deux adultes consentants dans un même lit, nous n’avons pas fait que dormir mais quand même un peu. Et franchement, les hommes d’expérience, c’est quand même vachement bien, ils vous amènent au pays des orgasmes multiples. Enfin, celui-là, en tout cas. Même s’il aime bien me faire mariner parce que paraît qu’il faut que j’apprenne la patience… Le lendemain, vu le temps maussade, nous n’avons pas bougé mais c’est pas grave, on a profité l’un de l’autre, on a beaucoup discuté aussi. J’avoue quand même que c’est super enrichissant de discuter avec quelqu’un d’un peu plus âgé qui a vécu plein de choses, ça permet d’avoir un certain recul sur ce que l’on vit. Bref, on reste tous les deux mais on ne s’ennuie pas, on passe encore une délicieuse journée.

 

Dimanche, quoi qu’il arrive, on avait décidé d’aller à la plage, j’y tenais particulièrement : j’y suis pas allée, cette année. On prend la voiture, le temps est mitigé. Plus on s’approche de la plage, plus le ciel est couvert. Tiens, les voitures en face ont les phares allumés… Tiens, ils ont les essuie-glace, aussi. Merde, il pleut. C’est pas grave, c’est pas ça qui va nous arrêter ! Bon, il flotte mais on commence quand même à longer la plage mais à peine arrivés, le temps se lève et là, tous les gens réfugiés dans les crêperies alentour débarquent mais contrairement aux plages méditerranéennes, on se marche pas dessus. J’avais promis à Olivier que je tremperai les pieds dans l’océan et vu que le soleil est revenu, je me lance. J’enlève mes bottes, mes bas, je remonte mon pantalon et j’y vais, armée de mon portable pour prendre une preuve de mon barbotage. Sauf que moi, je suis une fille de la Méditerranée donc pendant que j’essaie de photographier mes pieds, je fais pas attention aux vagues et je me retrouve avec de l’eau jusqu’aux cuisses sans trop comprendre ! Il n’empêche que l’eau est délicieuse et je regrette soudain de pas avoir pris mon maillot, j’ai très envie de me baigner. Mais mon string minimaliste ne peut pas faire office de maillot, pas plus que mon sous-tif certes très joli mais une fois trempé risque d’être tout transparent. Enfin, certains n’ont pas ma pudeur vu qu’on a vu passer un mec à poil courant joyeusement dans les vagues. Je sais pas pourquoi, mais un mec courant à poil a toujours un côté ridicule, avec son pénis qui ballotte.

 

Je retourne auprès d’Olivier et on s’étale sur le sable humide, au soleil, assez loin pour pas se prendre une vague (marée montante, j’ai tendance à l’oublier, ça aussi). On reste allongés là une bonne heure, Olivier s’endort tandis que je savoure. C’est un moment de pur bonheur, vous savez, où tout est parfait ? Je le sens bien allongée sur le sable, le soleil caressant ma peau laiteuse, le ressac nous isolant des conversations voisines. Je sens mes batteries qui se rechargent, tout le stress parisien parti aux oubliettes. Je suis bien, tout simplement. On finit par rentrer, décidant de récupérer la moto pour se balader un peu mais en rentrant en ville, on retrouve l’orage. A cause de la pluie, on décide de manger à la maison, on passe au McDo se ravitailler. Après ce dîner hautement calorique, on boit un dernier verre puis on part se coucher car le lendemain, faut se lever tôt. Mais évidemment, on ne s’endort pas de suite.

Il pleut toute la nuit, on se serre souvent l’un contre l’autre. A Paris, j’entends pas quand il pleut et ça me manque. J’adore cette sensation quand il pleut, la nuit, et que je suis sous ma couette, je me sens protégée. Chez mes parents, je dors sous les toits donc j’entends bien le crépitement des gouttes sous les tuiles. J’aime ce bruit, ça berce. On se réveille quelques minutes avant la sonnerie du réveil (ça, par contre, j’aime pas, j’aime me réveiller et voir qu’il me reste encore une heure ou deux à dormir). On se prépare, on se lave, on petit-déjeune puis après avoir vérifié que je n’avais rien oublié, il me ramène à la gare. Je suis un peu triste de partir car j’ai vraiment passé un super week-end et l’idée de retourner dans la grisaille parisienne ne m’enchante pas du tout (mais alors pas du tout).

Dans le train, je suis placée à côté d’un monsieur au surpoids impressionnant qui mord un peu sur mon espace vital, juste à côté de pompiers qui montent manifester. Je mate discrètement le plus beau de la brigade (enfin, le seul beau), ils attaquent direct au vin et au pâté, à 8h30, c’est violent. Alors que mon voisin part au bar prendre un café, le beau pompier s’assoit à côté de moi mais bon, j’avoue que ce week-end a calmé ma libido pour quelques temps donc je reste lire mon foutu bouquin de Roland Barthes que j’arrive pas à finir. Au dehors, j’aperçois deux magnifiques arcs en ciel. Oui, c’est mon côté girlie-petite fille-licorne rose (© grr), je m’extasie sur les merveilles de la nature, les papillons et les arcs en ciel. D’ailleurs, dans la voiture, quand on rentrait de la mer, Olivier a eu droit à un « non mais ils conduisent vraiment comme des cons ici. Moi ça me dépasse cette façon de… OH UN ARC EN CIEL ! ». Puis je m’emmitoufle dans ma veste et soudain, on est à Paris et je comprends rien. On vient pas juste de partir ?

 

Bref, c’était LE week-end dont j’avais besoin, une mise au vert nécessaire qui m’a permis de me remettre sur les rails. Mon hôte est un homme charmant et chaleureux, à la fois fort et tendre à la fois. Un peu un deux en un. D’une virilité pas croyable à certains moments et super câlin à d’autres. Le genre d’hommes avec qui je me sens bien, à côté de qui je peux rester sans parler sans me sentir mal à l’aise. Il n’empêche qu’il paraît aujourd’hui évident que je pourrai pas vivre sur Paris tout ma vie : le vert, qu’est-ce que ça me manque !

PS : j’ai pas pu mettre la photo de mes pieds, j’arrive pas à passer les photos de mon téléphone à mon ordi mais y a des gens qui ont des preuves!