Quel site de rencontre choisir ?

Je parle, je parle mais vous me dites “non mais Nina, c’est bon, ça va, on a compris le principe alors sur lequel on va pour (te) choper ?” Alors, c’est très simple :

  • pour choper : ça dépend
  • pour me choper : actuellement aucun mais ça, j’en parlerai une autre fois

1155-site-rencontre

“Quoi, tu nous saoules avec tes articles sur les sites et tu n’es même pas foutue de nous dire lequel est le plus mieux du monde ? Tu servirais pas un peu à rien ?”. En fait, la réponse se cache derrière la définition que vous mettez derrière le mot rencontre. En gros : si vous avez envie de fricoter avec une personne nue dans votre lit, vous n’allez pas forcément aller sur les mêmes sites que si vous cherchez une personne qui apposera sa signature à la fin d’un contrat de mariage à vos deux noms. Par exemple, je ne suis pas certaine que Tinder, basé sur une sélection uniquement sur des photos, soit le site le plus adapté pour trouver l’Amour. Ca peut sans doute arriver, je dis pas, mais je ne pense pas que l’utra majorité des utilisateurs soient dans cette optique. De la même façon, adopteunmec semble plus dédié au plan cul qu’au plan love. Meetic semble, lui, s’adresser plus à ceux qui recherchent un peu plus sérieusement mais là, encore, ça dépend sur qui on tombe.

maman-cherche-l-amour

Le problème finalement n’est pas d’aller sur un site de rencontre : une fois le pas franchi, ce n’est finalement pas si pire. Le problème, c’est d’en trouver une qui nous correspond. Je n’ai moi-même pas testé tous les sites (je dois pas en connaître la moitié, je pense), j’ai débuté sur Meetic, poursuivi sur Adopte, pas mal traîné sur OkCupid, échoué sur Tinder (mais vu que le 2e résultat était l’un de mes directeurs, j’ai tout effacé et j’en fais encore des cauchemars la nuit). J’ai vaguement testé Obs rencontres y a fort longtemps et un autre dont je n’arrive pas à retrouver le nom. J’ai fait de jolies rencontres, de moins jolies, des franchement atroces, eu des dialogues intéressants, des échanges glaçants… Des prises de contact un peu directes, d’autres marrantes, d’autres encore bien foirées. De façon générale, je ne pense ne jamais refoutre les pieds sur Adopte un mec ou Tinder : pas de discussion intéressante, on sait de suite pour quoi on est là : on est des sacs à foutre. Bon, déjà, arriver à trouver un mec qui écrit à peu près correctement, c’est une aventure, alors le reste… Après, y en a qui ça correspond, qui se sentent bien là bas donc si ça leur convient, autant y rester.

poupee-gonfable

Car c’est bien là le plus grand défi. Déjà, au début, faut s’habituer aux coutumes locales. ca flashe, envoie des charmes ou Dieu seul sait quoi, votre page est vite transformée en flipper géant avec tout qui clignote dans tous les sens. Au début, on est un peu intimidés, on répond à tous les messages par politesse, on peut vite se sentir agressés ou lassés par tous ces galants “tu veux baiser” et autres poésies. C’est pas qu’on soit contre dans l’absolu mais on aime bien aussi savoir à qui on a à faire avant et ne pas trop se sentir sale après… Faut s’accrocher pour ne pas tout envoyer balader en se disant que seuls les goujat-e-s fréquentent ce genre de sites et que c’est pas là qu’on va trouver l’amour, tiens.

trouver-lamour

Alors j’ai envie de vous proposer un plan, tout droit sorti de mon cerveau de marketeuse devenue obsédée par son métier : le A/B testing. C’est très simple. La plupart des sites de rencontres payants proposent toujours une période d’essai gratuite donc l’idée est de vous inscrire en même temps sur deux sites avec les mêmes photos, profil, description (même pseudo si vous en avez envie, peu importe)… et fréquentez les en parallèle. A la fin du test, vous serez plus à même d’élire celui qui vous convient le mieux.

ballons-ciel

Et pour ma part, mon chouchou était OkCupid : c’est fou ce qu’un site anglophone semble de suite être une barrière aux relous. Et quand certains insistaient et se conduisaient comme tels, leur fiche était supprimée au bout de 48h max. Magie.

 

Une petite manucure au bureau ?

Avec mes amis, de temps en temps, il nous plaît de nous offrir une petite conversation mail. Ainsi, un beau jour, Enzo nous interpelle : une des filles de son open Space s’epile… Au bureau… Oh mon Dieu !

Pour les chanceux qui ne travaillent pas en open Space, je vous explique un peu l’ambiance : on est plusieurs dizaines dans un même espace de travail, il n’y a aucune cloison entre nous (on n’est pas aux States) et selon où tu es placé, tu peux avoir la Terre entière qui mate ton écran. Donc youporn, tu oublies de suite.

Du coup, en open space, tu adoptes une attitude, celle du travailleur. T’en fous pas une rame ? Aie toujours ouvert sur ton Pc un PowerPoint ou un excel que tu mets en pleine fenêtre quand on vient te parler. Si tu ne bosses pas, tente au moins de faire semblant. C’est pas qu’on passe son temps à s’épier les uns les autres mais l’être humain ne peut pas être concentré pendant plusieurs heures d’affilée, arrive toujours un moment où on lève le nez de l’écran pour rêvasser 5 mn et qu’est-ce qu’on regarde ? Notre environnement donc les collègues… Dis donc Marcus, tu crois que je te vois pas piquer un roupillon en loucedé derrière ton écran ?

Revenons en à notre histoire d’épilation et on dérive sur le vernissage des ongles que je qualifie d’activité de dinde jemenfoutiste. Je parle du vernissage en open Space, hein, pas de façon générale. Moi même, je ne dédaigne pas un peu de couleur sur mes petits ongles. Mais en open qpace, je trouve ça assez intolérable par rapport au message que ça renvoie (sans parler de l’odeur) : »hé coucou ! J’ai rien à faire et je vous le signale ostensiblement ».

Vous me direz que c’est peut-être plus honnête que de faire semblant de bosser… Oui sauf que non. De 1, ceux qui ont 3 milliards de dossiers pourraient ne pas apprécier la nonchalance attitude. De 2, le manager pourrait être étonné que cette salariée se tourne tranquille les pouces plutôt que de demander du travail. De 3, on se dit qu’on devrait peut-être revoir ton contrat : si tu n’as rien à faire, c’est peut-etre parce que tu sers à rien.

Bref, je pense qu’adopter une attitude professionnelle en open space est plutôt une bonne idée, même si on travaille dans un milieu cool… Et puis merde, le vernis, ça pue (et tes poils, on n’a pas envie de les retrouver sur la moquette du bureau).

L’ami gay, accessoire tendance?

Par Jane

Petit exercice préparatoire: Comment s’appelle l’ami gay de Carrie dans Sex and the City?

La dernière fois que je me suis posé la question, ça m’a pris un bon quart d’heure (et l’aide de Nina) pour m’en rappeler, et presque l’aide de Wikipedia, qui est absolument fantastique concernant les séries, il n’y a qu’à voir les multiples pages dédiées à « des Jours et des Vies ». Mais je m’égare…

L’ami homosexuel de Carrie, pour ceux qui seraient toujours en train de se poser la question, s’appelle Stanford. Mon nouveau moyen mnémotechnique pour conserver l’information en archive est « il a
le même nom qu’une université américaine ». Depuis j’ai envie de l’appeler Harvard. Ce qui est à peu près aussi glamour.

Quand on décortique son rôle dans la série, Stanford ne sert à rien. Ou presque. Quand Carrie et lui se croisent, ils se conduisent comme s’ils ne pouvaient pas vivre l’un sans l’autre, à grands coups de « ma chérie » et autres surnoms trognons. Sauf qu’en vrai, ce personnage est très secondaire. Il ouvre les portes du New York hype, il permet d’effleurer la sexualité gay, et il se tape des mecs totalement bonnasses à chaque apparition. Mais à part ça? On ne le voit pas durant 10 épisodes, et on ne s’en rend même pas compte. Quand on se rappelle de son existence.

Pourquoi avoir alors intégré un tel personnage à la série? Pour la caution gay? Pour faire passer le message si subversif « on fait une série qui parle de sexe (et de city) et pour être totalement wild on parle même d’homosexualité »?

Pour casser des clichés? Pour le dernier point, c’est plutôt raté, le Stanford en question représentant ce qu’un ami qui aime les hommes appelle communément « les follasses ». Comme si on disait que Paris Hilton représente la féminité. Un peu réducteur.

J’ai donc sorti le mien, d’ami gay, et l’ai analysé en quelques points:  

– Son homosexualité est-elle un critère décisif dans notre amitié?
Quand je l’ai connu, il était hétéro. Il y a eu la phase bi. Maintenant, il est définitivement rangé des vagins. Il y a longtemps, il me parlait de ses copines. Maintenant, de ses copains. Et de plein d’autres choses qui n’ont rien à voir avec la sexualité. Comme des personnes normales.  

– S’il était hétéro, ça changerait quelque chose?
Je l’ai connu hétéro. Puis hétéro hésitant. Puis bi. Puis définitivement homosexuel. Et ça n’a rien changé. Sauf peut-être qu’il y a 10 ans, il ne m’aurait jamais traumatisé en me disant d’un ton léger qu’il y a certaines choses qu’une femme ne fera jamais aussi bien qu’un homme. J’aurais préféré rester dans l’ignorance et l’auto satisfaction.

– Dans le monde réel, ça change quelque chose?
La serveuse lui fait un rentre dedans même pas discret, et ça le fait rire. Il me montre une photo de son mec, et je suis dégoutée d’être une fille. Mais sinon, la différence? Il n’y en a pas. Sauf qu’il n’y aura jamais de tension sexuelle entre nous, donc pas de malentendus.

– Je garde ou je jette?
Si je l’ai choisi juste parce qu’il aimait les hommes, je me dis que j’ai un sérieux problème quand même, et que je devrais plutôt faire une collection de cache-théière pour m’occuper. Ou me poser quelques questions sur mes critères de sélection amicale.

Si je l’ai choisi parce c’est une personne que j’apprécie, indépendamment de tout critère de sexualité, je garde, et précieusement. Comme le reste de mes amis.