Une petite manucure au bureau ?

Avec mes amis, de temps en temps, il nous plaît de nous offrir une petite conversation mail. Ainsi, un beau jour, Enzo nous interpelle : une des filles de son open Space s’epile… Au bureau… Oh mon Dieu !

Pour les chanceux qui ne travaillent pas en open Space, je vous explique un peu l’ambiance : on est plusieurs dizaines dans un même espace de travail, il n’y a aucune cloison entre nous (on n’est pas aux States) et selon où tu es placé, tu peux avoir la Terre entière qui mate ton écran. Donc youporn, tu oublies de suite.

Du coup, en open space, tu adoptes une attitude, celle du travailleur. T’en fous pas une rame ? Aie toujours ouvert sur ton Pc un PowerPoint ou un excel que tu mets en pleine fenêtre quand on vient te parler. Si tu ne bosses pas, tente au moins de faire semblant. C’est pas qu’on passe son temps à s’épier les uns les autres mais l’être humain ne peut pas être concentré pendant plusieurs heures d’affilée, arrive toujours un moment où on lève le nez de l’écran pour rêvasser 5 mn et qu’est-ce qu’on regarde ? Notre environnement donc les collègues… Dis donc Marcus, tu crois que je te vois pas piquer un roupillon en loucedé derrière ton écran ?

Revenons en à notre histoire d’épilation et on dérive sur le vernissage des ongles que je qualifie d’activité de dinde jemenfoutiste. Je parle du vernissage en open Space, hein, pas de façon générale. Moi même, je ne dédaigne pas un peu de couleur sur mes petits ongles. Mais en open qpace, je trouve ça assez intolérable par rapport au message que ça renvoie (sans parler de l’odeur) : »hé coucou ! J’ai rien à faire et je vous le signale ostensiblement ».

Vous me direz que c’est peut-être plus honnête que de faire semblant de bosser… Oui sauf que non. De 1, ceux qui ont 3 milliards de dossiers pourraient ne pas apprécier la nonchalance attitude. De 2, le manager pourrait être étonné que cette salariée se tourne tranquille les pouces plutôt que de demander du travail. De 3, on se dit qu’on devrait peut-être revoir ton contrat : si tu n’as rien à faire, c’est peut-etre parce que tu sers à rien.

Bref, je pense qu’adopter une attitude professionnelle en open space est plutôt une bonne idée, même si on travaille dans un milieu cool… Et puis merde, le vernis, ça pue (et tes poils, on n’a pas envie de les retrouver sur la moquette du bureau).

Un peu de coquetterie dans ce monde de brute

Ce week-end, on ne va pas faire de love and sex (ça revient la semaine prochaine, promis), on va se lancer dans un exercice de style un peu différent, on va faire la fille. Je sais que sur ce blog, je mets rarement en avant ma coquetterie pourtant très prononcée. Pourquoi donc ce coming out féminin ? Surprise !


Je suis donc une accro aux produits de beauté. J’aime leur odeur, leur texture, j’aime tester de nouveaux produits, me tartiner de tout ce qui me tombe sous la main. Par exemple, je pratique assidûment le layering, cet art qui consiste à superposer plusieurs crèmes pour un effet mastoc. J’aime avoir des crèmes pour tout car mon principal problème, voyez-vous, est ma peau sèche. Je passe ma vie à l’hydrater et malgré tout, ce n’est pas encore parfait parfait… Hum.


Alors parmi mes multiples produits, j’ai du body shop. Ce que j’aime chez Body shop, ce sont leurs baumes parfumés, d’abord parce qu’ils sentent tellement bon qu’on aurait limite envie de les manger (mais il ne faut pas le faire !). J’aime bien leur texture, douce et crémeuse. Et cerise sur le gâteau, ce n’est pas testé sur les animaux, c’est même un de leurs arguments vente. Alors mes produits chouchoux Body shop sont le baume à lèvres yes yes yes ! au bon goût de fruits exotiques et le baume hyper hydratant à la cerise. Le premier est parfait pour les rencards car il réhydrate mes lèvres (ça évite que je me mange les peaux mortes et que j’en saigne, rassurez-moi, je ne suis pas la seule à le faire, hein ?), ce qui les rend…plus appétissantes, je dirais. Et je ne vous parle même pas du goût fruits exotiques, un vrai bonbon. Ca me rappelle un peu les gloss aux fruits que j’achetais quand j’étais plus jeune. Quant au baume à la cerise, il est top pour mon coude gauche. Pourquoi mon coude gauche ? Et bien car il est bizarrement victime d’une forte sécheresse (alors que le droit, non) dont je n’arrive pas à identifier la cause. Est-ce parce que je m’appuie plus souvent dessus ? Est-ce parce que j’étale mal ma crème hydratante à cet endroit là ? Plutôt curieux pour une droitière, ça devrait être l’inverse… Enfin, peu importe les causes, mon coude gauche est tout sec et tout laid, il est hors de question que je laisse les choses en l’état. Et depuis que Iasmina me l’a fait découvrir, je vois bien la différence. Ceci étant dit, heureusement qu’on peut pas se lécher son propre coude parce que l’odeur est vraiment appétissante.


Je ne vous raconte pas tout ça pour vous dire que mon coude gauche sent bon la cerise, non. En fait, là, je vais m’adresser à vous, les filles. Quoi que je doute que les hommes soient arrivés jusque là. Figurez-vous que je suis conviée, avec d’autres blogueuses, à partir un week-end à Marseille, gentiment invitée par The body shop. Pour le moment, j’en sais pas beaucoup plus sauf que le week-end sera placé sous le signe « love ». Et là, si toi, derrière ton écran, tu es une fille et que tu as un blog, tu peux partir avec moi. Tu écris un article sur le thème « love », tu l’envoies à Vicky (pas ma chérie, une autre mais sympa aussi) à vbalnave[a]buzzparadise.com avec ton mail et ton adresse aussi. Et avec de la chance, le week-end du 17-18 octobre, tu viendras faire la nouba avec nous sur la canebière. Ouais ! Moi j’ai franchement hâte vu que je peux pas prendre de vacances en octobre comme je voulais (je précise qu’elles ne m’ont pas été refusées, c’est moi qui ai décidé de pas les poser, hein), ça va me faire trop de bien.



Allez les filles, on y va !

NB : Qui a essayé de se lécher le coude à la lecture de la phrase « on peut pas le faire »?

Avant l’entretien, je fais quoi ?

Bienvenue en chômagie

N’importe quel chômeur vous le dira : pour un entretien, mieux vaut arriver en avance, surtout en région parisienne où les transports sont taquins. J’en sais quelque chose. Après une telle déconvenue, j’ai pris l’habitude de partir 30 minutes en avance sur l’horaire. Du coup, quand tout se passe bien, j’arrive 30 minutes à l’avance à l’entretien. Et maintenant, je fais quoi ?

En général, il y a toujours un café dans le coin donc le mieux est encore d’aller boire un petit noir. Mais voilà, ça a l’air simple dit comme ça mais il faut savoir bannir certaines consommations juste avant un entretien. Par exemple, le croissant. Le croissant (ou la chocolatine, c’est pareil), c’est bon, c’est savoureux mais c’est gras : interdiction de toucher son pressbook et autres documents avant de s’être lavé les mains parce que les traces graisseuses, vraiment, ça fait mauvais genre. Par ailleurs, le croissant, ça fait des miettes et on s’en met partout, impossible de tout nettoyer en un coup de main. Evidemment, on peut aussi prendre soin de manger proprement mais personnellement, je bannis. De la même façon, tout ce qui est sucré sur le dessus est prohibé, comme les beignets, par exemple. Parce que y a toujours moyen qu’un peu de sucre se colle sur le coin de la bouche, ça ne fait pas sérieux.

Côté boisson, l’erreur à ne pas commettre, ce sont les boissons gazeuses. Surtout alcoolisées, on ne prend pas de bière avant un entretien même s’il fait très chaud. Vous vous la paierez après au besoin. L’inconvénient des boissons gazeuses, c’est que, comme son nom l’indique, il y a des gaz. Et roter à la figure d’un recruteur (ou devenir rouge parce qu’on jugule le flux), ça peut éventuellement être mal vu. Alors on prend un jus de fruit de préférence pas acide, un café ou un thé. Mais quoi qu’il arrive, avant de partir du bar, on passe par la case toilettes histoire de ne pas être pris d’une subite envie d’uriner en plein entretien et vérifier dans la glace que tout est nickel.

Mais boire un café, ça n’occupe pas plus que ça, il nous faut autre chose, quelque chose à lire. Réviser son entretien ? Si vous êtes paré, je pense que c’est inutile, ça ne servira qu’à mettre la pression. Je suis assez partisane de la lecture détente avant l’entretien genre un roman léger, un magazine féminin… Mais on se rappelle aussi de prendre un livre ou magazine sérieux, des fois qu’on vous fasse patienter dans l’entreprise avant l’entretien, ça évitera de passer dès le départ pour une dinde écervelée.

Autre détail qui a son importance, selon moi : l’odeur. Sous-entendu : on évite de fumer avant l’entretien. Evidemment, si vous êtes le candidat idéal, le fait que vos mains puent la clope et votre haleine le cendrier froid ne jouera pas contre vous mais en cas de choix très serré, je me dis qu’il vaut mieux mettre un maximum de données de son côté. Parce que les entreprises étant non fumeuses, une personne qui fume signifie du temps perdu, une dizaine de minutes par pause clope et ça peut monter vite selon votre consommation. Alors que le non fumeur, au mieux, il fait des pauses pipi mais ça prend moins de temps, normalement. Donc il est préférable de ne pas fumer juste avant pour avoir les mains et la bouche qui sentent bon le non fumeur. De plus, la cigarette, ça excite, on a les mains qui tremblent alors si on a pris un café juste avant, le recruteur risque de nous trouver fébrile. Vous pourrez fumer après sans souci. D’ailleurs, au sujet de sentir bon, allez toujours vous laver les mains dans le bar et avalez un bonbon à la menthe. Tout ça n’est que détail et ce n’est pas une haleine mentholée qui fait l’emploi mais quand on maîtrise le moindre paramètre, on se sent de suite plus en confiance. Et c’est ça qui fera la différence.

Où trouver l’homme ? Etape 1 : la piscine

(Article fictif à but humoristique, rappelons nous)

Bon, voilà, c’est parti, en 2008, je ramène un fiancé à ma famille. Pour ça, il faut que je sois appétissante comme un Iphone neuf. Forcément, je me dois d’être canon ou à peu près pour que l’homme sur qui je vais jeter mon dévolu ne puisse pas me dire non et ait envie de partager ma vie (et pas que mon lit). Je me mets en mode sirène, donc. Pas la mi-femme, mi-thon, plus le mode Yasmine Bleeth.

Alors la piscine, il faut s’équiper : un maillot sport, lunettes pour pas avoir les yeux explosés par le chlore et bonnet. La tenue réglementaire. Me voici donc en tenue de guerre… heu de sport. Je passe sous la douche et plouf, dans le bain. Et là, je découvre : la piscine, c’est plein de mecs en général merveilleusement faits en petit slip de bain. Avec mes lunettes, je peux mater ces petits corps sexy en plein effort, quel délice. Les plus lubriques diront qu’en plus, on peut avoir une bonne idée du paquet du monsieur mais je rappelle que la taille au repos n’est pas forcément indicative de sa taille dans sa superbe et j’ai rarement vu un mec en pleine érection à la piscine. Enfin, si, mais c’était dans une piscine privée alors ça ne compte pas.

Bref, la piscine peut vite se transformer en supermarché de l’Adonis. Sauf que faut réaliser que le matage restera essentiellement du lèche vitrine car si je peux mater les messieurs sous l’eau, la réciproque est vraie. Or, à la piscine, je suis pas au top de moi-même en terme de séduction, comme dirait Peggy. D’abord, le maillot sport, ce serait sexy, ça se saurait. Ca laisse voir à peu près toutes mes imperfections, mes cuisses capiteuses, mes jambes aux couleurs étranges (merci le lait autobronzant) et j’ai intérêt à ce que mon épilation soit nickel. Je ne suis pas un mec mais je ne crois pas que des poils disgracieux qui sortent du maillot, ça fasse rêver. Par ailleurs, je perds quand même deux atouts séduction majeurs : mes yeux, cachés derrière d’affreuses lunettes, mes cheveux cachés sous un bonnet qui me rend à peu près aussi sexy que Britney post rasage de crâne… Finalement, heureusement qu’il me reste mes
seins, même si le maillot de sport a un peu tendance à les écraser. Donc déjà, compter sur son physique à la piscine, c’est un peu mort. L’esprit, alors ? Et quand est-ce que je parle, hein ? Entre deux brasses ? Surtout qu’il ne faut pas oublier que je cherche un fiancé, pas un amant. Or le mec au beau corps, là, avec ses lunettes et son bonnet, je sais même pas à quoi il ressemble alors évaluer ce qu’il a dans le ciboulot, impossible. Et puis, enfin, il reste un dernier détail anti glamour au possible : l’odeur. C’est vrai que l’avantage à la
piscine, c’est qu’on ne sent pas la sueur vu qu’on est dans l’eau. Non, on sent juste le chlore. Et franchement, c’est pas une odeur qui me chavire, ça me rappelle juste les cours de natation de mon enfance.

Finalement, à la piscine, le seul endroit de drague possible, c’est au sèche cheveux, donc c’est un timing assez serré. Là, je peux essayer de faire des effets de cheveux sous le truc ignoble censé me sécher les cheveux piqué dans des toilettes. Le seul problème, c’est qu’en général, le seul de libre, c’est celui fixé à 1m80 du sol et je rappelle que j’atteindrai jamais le mètre 60. Du coup, je suis pas sûre d’être très sexy à me mettre sur la pointe des pieds pour essayer d’avoir un peu d’air chaud sur mes cheveux. Au pire, j’aurai l’air attendrissante. On peut aussi faire des effets de cil quand on se remaquille mais je rappelle que toute femme qui se remaquille a la bouche ouverte. Oui, ça empêche de cligner des yeux. En plus, pendant que moi, je me remaquille, qu’est-ce qu’il fait le monsieur ? Il remet ses chaussettes et ses chaussures. Alors imaginez un peu le truc :

« Comment vous vous êtes rencontrés ?

– Ben, je me remaquillais pendant qu’il remettait ses chaussettes ! »

Pour la mythologie du couple, on a connu mieux.

Donc, voilà, la piscine, c’est bien pour un corps de rêve mais pour la drague, non, vraiment, c’est pas le lieu. Alors la semaine prochaine, j’irai à la salle de sport.