2014, année où tu oses

Un an pour la trouver celle-là, je suis une merde.

Voici, comme chaque année, mon petit exercice teinté d’autoflagellation préféré : le bilan de l’année. Aaaaaah, alors, 2014, assieds-toi, prends un verre d’eau, voyons un peu ce que tu as donné. De prime abord, autant te le dire de suite : tu as cartonné.

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2014 a été une année assez intense, je dois l’avouer, mon corps a pas mal morflé entre coups de stress et nuits grises (semi nuits blanches), vie privée un peu régulièrement mise entre parenthèse, abandon de toute activité extraprofessionnelle régulière. Heureusement, sur le côté sport, j’ai été pas mal régulière jusque vers octobre, idem pour la nourriture, j’ai eu de grandes phases de bien manger (mais aussi des phases malbouffe terribles, avouons le). Ma santé physique a été légèrement sacrifiée sur le temple de ma vie professionnelle j’avoue. Mais ça paye, pour le moment.

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Car 2014 sera l’année de la réussite professionnelle. Surtout sur la fin. En fait, pour vous raconter un peu, dans mon dernier taf, y a eu une partie “Nina se défonce et tout le monde applaudit” puis la phase “Nina se défonce mais elle est l’enfant mal aimée enfermée dans son placard et seuls les clients et commerciaux applaudissent mais c’est pas eux qui la managent”. Donc comme toute enfant mal aimée, j’ai planifié ma fugue (métaphore bien boîteuse mais laissez-moi vivre ma vie). D’abord, j’ai agi sous couvert, préparant méticuleusement mon baluchon. Rajout de contacts sur LinkedIn, lancement de réseaux sociaux pro où je montrais que j’étais informée, préparation d’un blog marketing (mort né… enfin, à ce niveau, c’est même mort foetus)… Entretiens. D’abord discrètement puis au fur et à mesure de ma placardisation, de plus en plus assumé. Jusqu’à ce que je prenne des pauses déj de 3h sans rien justifier. Et sans que ça ne semble déranger qui que ce soit, d’ailleurs. De toute façon, la boîte allait mal, un licenciement économique se dessinait, je voulais en être, fallait prouver ma motivation… à me barrer. Puis j’ai rencontré cet homme. Au début, je lui ai dit non mais il a insisté alors on s’est vus, on s’est parlés, on s’est compris. Il m’a présenté son chef qui m’a vue, qui m’a parlée, qui m’a comprise. Hélas, j’étais trop chère. Sauf que son meilleur ami était mon DG qui venait lui-même de démissionner (ma boîte, c’était le Titanic mais le moment précis de la scène de panique où tout le monde veut monter dans le bateau de sauvetage, voyez ?). Et celui-ci me fit un joli cadeau “Nina ? Tu la prends sans négocier ce qu’elle a demandé, elle les vaut.”. A l’arrivée, j’ai réussi à partir avec un joli chèque, sans période de préavis tout en ayant déja signé ailleurs pour le salaire que je voulais. 2014, l’année où j’ai réussi à la jouer très fine.

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Depuis, je suis une Autre. Après un mois à m’ennuyer un peu, je suis devenue la Reine de la “social intelligence”, poste gentiment inventé par mon chef, un peu, dont je n’avais pas forcément bien pigé le contenu car je croyais être boss des études sur le social (mon rêve), je suis surtout boss de la stratégie sociale (un peu mon rêve finalement). Alors parfois, j’en chie, oui, mais pour le moment, tout le monde me trouve super, j’en ai définitivement terminé avec mon syndrome de l’Imposteur. Level professionnel : I won.

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Ensuite, 2014 a été l’année des voyages et ça, c’était un gros point positif aussi : Maldives, Barcelone, Oman, Lacanau, Tunisie, Belfast, Lisbonne. De super voyages qui m’ont quand même coûté un peu chers en conneries diverses et variées : appareil photo Canon volé à Barcelone, combinaison de plongée cassée à Oman (pas très grave, suffit que je remplace la fermeture, ça me coûtera une cinquantaine d’euros), ordinateur de plongée cassé en Tunisie, écharpe semée à Lisbonne (mais j’en ai rachetée une autre depuis). 2014, année de la découverte mais un peu année du boulet aussi. Pour 2015, j’ai déjà de nombreux projets de voyage, va juste falloir que je règle ce côté casse-tout et poissarde, ça commence à me fatiguer.

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Côté relations personnelles, il faut que je m’investisse plus dans mes relations amicales, que je sois plus disponible (et donc moins au boulot) et que je sois plus à l’origine des pots entre potes, je laisse trop l’initiative aux autres. Côté amour, j’ai quand même eu une jolie histoire cette année même si c’était plus celle de 2 potes qui jouent au couple mais on a bien rigolé et notre petit périple en Tunisie (UCPA, on a certes fait plus romantique) reste un excellent souvenir pour moi. D’autres petites histoires, aussi, celles qui me font me rendre compte que je plais plus que je ne crois. Par contre, je plais de plus en plus aux mecs maqués, ça devient légèrement redondant cette histoire…

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Bref, si je résume, l’année 2014 fut quand même bien sympa. Quelques déconvenues et déconfitures, certes, mais quand on fait le bilan, je m’en sors très haut la main. Je m’en suis presque sortie sans une égratignure (me suis bien vautrée dans l’escalator l’autre jour mais à part un pied bleu, pas de  mal). En 2015, on remet ça (la recherche d’un nouveau job en moins, bien sûr) en une chouille moins intense ?

J’en ai marre d’être une victime

Comme je disais hier, il m’est arrivé une triste aventure à Barcelone : j’ai été volée. Alors que j’étais bien, alors que j’arrivais enfin à me détendre, alors que je profitais de cette douce journée de mars, j’ai été volée. Et ça m’a salement énervée.
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L’histoire est banale. Attablée à la terrasse d’un resto, j’attends Zeno partie aux toilettes, je range tranquillement mon sac, mon appareil posé à côté de moi. Soudain, un mec passe derrière moi et me parle, voulant savoir si la table était libre. Je marmonne un oui, me demandant pourquoi il me demandait ça quand soudain, je percute : plus d’appareil. Le mec a détourné mon attention. Je hurle, je pars à leur poursuite, y a trois mecs qui courent, j’en attrape un, triomphante. Pas de bol, c’était un gentil touriste allemand qui avait essayé de m’aider. Avec le recul, il était évident qu’il ne s’agissait pas d’un des voleurs vu qu’il ne m’en a pas collé une pour que je le lâche. Bref, j’ai récupéré Zeno, on a fait un tour dans les petites rues des fois que (des fois que quoi, la question reste entière), je parle à un musicos qui me dit que, si je veux, il peut me dire où ils ont jeté mon portefeuille. Pas de chance : c’est pas mon portefeuille qu’on m’a piqué mais mon appareil photo. Au moins, la vie m’a appris que j’étais parfaitement capable de déposer plainte en anglais. Et que, oui, en terrasse, tu laisses rien traîner.
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J’ai fait contre mauvaise fortune bon coeur : mieux vaut l’appareil photo que les papiers ou la carte bleue. Et puis je dois bien avoir une assurance qui va me rembourser un peu (non, en fait). Repartons de bon pied et faisons des photos avec mon téléphone pourri (vu que j’ai noyé mon iPhone 4. Mon année 2014 est très funky), ce sera toujours ça de pris. Mais ça m’agace, ça me démange. Dois-je m’en vouloir de mes quelques secondes d’inattention ? Oui mais non. Merde à la fin, j’ai aussi le droit, non, le devoir, de lâcher du lest. Barcelone est une ville réputée pour les vols, y a qu’à voir le défilé dans le commissariat pendant que nous attendions mon tour. J’ai eu une réaction, j’ai tenté de pas me laisser faire et finalement, je crois qu’il était plus sûr pour moi de choper un gentil touriste plutôt qu’un des voleurs qui aurait eu vite fait de me frapper pour que je le lâche (ce que j’aurais certainement fait, je sais pas me battre). Comme me dit ma mère « oh ben t’as eu du bol : la dernière fois qu’on a été à Barcelone, ton père a tellement été tabassé qu’on a fini aux urgences ». Voilà, voilà.
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Pourtant, même si je raisonne, ça n’est qu’une goutte d’eau de plus dans mon vase déjà trop plein. Parce que j’ai été cambriolée 15 jours plus tôt et même si on ne m’a rien volée, ça commence à faire beaucoup. Que, comme je le disais, à force d’être la gentille de service, je suis devenue la super bonne poire et ce triste incident en rajoute, encore et encore. Je dois reprendre les choses en main, d’une façon ou d’une autre. Même si en l’occurrence, ce vol n’a rien à voir avec ma « gentillesse », pas plus que la visite de ma cave, mais c’est juste que ça me fatigue.

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Alors je tourne le truc dans un sens, dans l’autre, je cherche, je veux trouver. Je dois trouver la force de dire merde, de dire stop, d’aller cogner symboliquement. La piscine me fait du bien mais je ne me rends pas plus « méchante ». Alors finalement, je repense au conseil que m’avait donné mon chef il y a 2 ans sur les arts martiaux. Et s’il avait eu raison. Peut-être du kendo, c’est classe, ça, le kendo. Et du yoga pour être « en phase ». Et après ? Puis-je faire le job seule ou suis-je alourdie par 34 ans de trop bonne éducation ? Je suis pas sûre.
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Mais je note déjà que je change, que je m’impose déjà plus. Et c’est pas fini. En espérant que ça n’en reste pas là.

Barcelona, Barcelonaaaaa !!

J’en avais envie, je me suis fait plaiz’ : j’ai enfilé mon sac à dos, pris ma fidèle Zéno sous le bras et c’est parti pour 4 jours en Terre catalane. Hop !
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Avant de vous raconter le périple, faut que je vous donne quelques éléments : j’ai vécu 25 ans dans le sud ouest, je suis à moitié catalane (française, certes) et je n’ai jamais étudié l’espagnol car dans mon lycée, ça se faisait pas espagnol LV3. C’est ainsi qu’à quasi 34 ans, j’avais jamais mis les pieds à Barcelone. Cette destination virant à l’obsession, j’ai pris les quelques jours qu’il me restait à poser et nous voila parties.
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Barcelona ! Like a jewel in the sun

Après une heure et quelques de coma dans un avion de la vueling (j’ai réussi à m’endormir avant le décollage), nous voici donc à Barcelone, je suis excitée comme une puce. Bus, métro, nous voici à Gracia, au nord de la ville. Point histoire : ce quartier était, à l’origine, un village qui a été avalé par l’expansion de Barcelone. Le quartier a conservé son côté village avec plein de petites placettes. Les drapeaux catalans fleurissent aux fenêtres, on va déjeuner à 13h, heure où personne ne mange car il est trop tôt.
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Après un panini avec de la charcutaille espagnole, du fromage espagnol et des patatas bravos avec ailloli (écrit comme ça, oui), on se rend au Parc Güell. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est assez compliqué à décrire. A la base, il s’agissait d’une cité jardin sur les hauteurs de Barcelone mais seules 3 maisons furent construites. Edifié par Gaudì, figure de proue du modernisme catalan, c’est…comment dire… ca pourrait ressembler à des maisons conçues sous acide. Et j’adore. J’ai un amour un peu particulier pour l’architecture espagnole et son côté mi tarte à la crème mi grandiloquent. Du coup, le parc Güell et son étrangeté me séduisent, je mitraille le moindre bout de céramique. Ajoutez à ça le temps magnifique et je suis aux anges. On finit la journée par un petit dîner pépère dans un resto conseillé par notre hôte AirBnB avec des calamars ultra frais et du risotto à l’encre de seiche (ma grande passion) et je suis tombée amoureuse de Barcelone.
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Le lendemain, comme il fait toujours beau, on joue de prudence et on file à la plage en profiter un peu. Quelques orteils dans l’eau, une petite sieste sous le soleil exactement. Je veux apprendre l’espagnol et venir vivre ici. Bon, par contre, se reposer sur la plage devient un véritable défi tant on est emmerdées toutes les deux minutes car des vendeurs de boissons ou des nanas TRES insistantes qui veulent nous faire des massages. Mais laisse moiiiiiiiiiiiiii ! On remonte ensuite vers le port pour nous rendre dans le quartier de la Ribera, pas loin du barrio gotico pour un nouveau déjeuner en terrasse avec un poisson hyper frais et une tartine d’un espèce de pâté poivron-tomate à se damner. Puis on repart sur Montjuic pour visiter la fondation Mirò. Alors autant vous le dire, je suis pas du tout un cador de l’art contemporain, j’essaie de garder une certaine neutralité, de ne pas rejeter le truc d’emblée mais globalement, Mirò, j’ai du mal à saisir… A la fin, ça finit à la blague « c’est quoi, ça, tu penses ? » « Oh bah comme d’hab, une femme, un oiseau, une étoile ». Le seul truc qui me parle, ce sont les titres un peu surréalistes qu’il donnait à certaines de ses oeuvres, à mi chemin entre écriture automatique et Kamoulox. A noter cependant la jolie vue sur Barcelone en direct de la terrasse.
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Le lendemain, la météo est plus morne, nous allons donc nous faire plein de visites avec, en tête : la Sagrada Familia. C’est ainsi que nous avons perdu la matinée. Comme une fatiguée du neurone que je suis, je pense pas 30 secondes qu’on pourrait réserver les billets sur Internet (alors que j’avais tenté de le faire pour le Musée Rodin quelques jours plus tôt) et nous voici à la fin d’une titanesque queue qui fait pas le tour du bâtiment, certes, juste la moitié. Une demoiselle vient rapidement nous voir « oui, alors voilà, les caisses sont fermées jusqu’à midi donc vous feriez mieux d’acheter vos places sur Internet, les points wifi sont là, là et là. Merci bisous ! ». Ok, il est 10h23, on va donc jouer la carte de l’Internet. Sauf que mon nouveau téléphone acheté 3 francs 6 sous n’a pas envie de bosser et celui de Zeno ne veut pas valider le paiement. Ok, on joue notre dernière carte : on rentre dare dare à l’appart (20 mn marche) pour tenter le coup sur ma tablette. Ouiiiiiiiiiii ! Bon vu qu’on a pris des places pour 14h, allons nous restaurer sur la petite place d’à côté, recouverte de pollen. Mais manifestement, je suis pas allergique au platane, en voilà une bonne nouvelle !
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La sagrada familia, donc. Il y a deux faces très distinctes, la nativité, très, TRES riche et la passion, limite un peu flippante, le début et la fin de la vie du Christ en somme. Au milieu, une étrange basilique aux sublimes vitraux, à l’atmosphère très festive avec toutes ces couleurs qui rebondissent sur les surfaces blanches, des colonnes pensées comme des troncs d’arbres. Selon les endroits où l’on évolue, le style change radicalement comme le cloître qui passe presque pour « classique », l’austère façade de la Passion oppposée à la luxuriance de celle de la Nativité… Initiée par Gaudì, elle est toujours en construction. Je sais pas si vous vous rendez compte mais on assiste à la construction d’une gigantesque basilique débutée alors que nos grands-parents n’étaient même pas nés et qui s’achevera sans doute sur nos vieux jours (j’ai lu une estimation à 2026, j’y crois pas trente secondes). Bref, je suis enchantée… mais aussi épuisée. Il faut le savoir, en Catalogne, ça souffle et pas qu’un peu (foi de la fille qui a passé tous ses étés d’enfance en Catalogne) donc on ressort de là saoulées d’air, épuisées.
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Après une pause cappucino, chocolat chaud, nous voici reparties à l’aventure, un petit tour chez Zara, on enchaîne Le barro gotico, la cathédrale avec des danseurs de Sardane devant, on remonte jusqu’à Passeig de Gracia avec la Casa Battlò puis on termine à Gracia dans un resto bio terriblement bon avec une serveuse géniale qui parlait très bien français, nous offrant ainsi le dialogue suivant : « bon, je vais prendre ce cocktail » « non, tu veux pas prendre ça, non » « Heu, celui là alors ? » « Non, tu veux pas non plus, c’est pas bon » »Bon alors si je veux boire du vin rouge, par exemple, je veux quoi ? » « Celui là est très bien ». Ouais, j’avoue, il est très bien.
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Dimanche, je repars sous la pluie (Zeno est rentrée plus tard). Le coeur un peu gros. Parce que j’ai pas envie de rentrer. Parce que j’apprendrais bien l’espagnol pour venir vivre ici. Mais aussi parce que j’ai eu une triste aventure durant ces 4 jours : on m’a volé mon appareil photo Reflex Canon super trop chouette. Je vous raconte ça demain.

Encore un peu de chile (Mexique, volume 3)

Par Tatiana

Le 16 avril

Aujourd’hui c’est l’anniversaire d’une de mes meilleures amies de bac a sable. On s’est connues à la maternelle. C’était juste une dédicace en passant, qu’elle ne lira pas d’ailleurs vu que je ne lui ai pas donner l’adresse du blog. Mais bon au moins vous voyez que je suis une bonne amie.

Bienvenus au Mexique. Hier soir début de la feria à Aguascalientes. Ca dure un mois, et rassemble les mexicains de tout le pays. J’ai eu l’occasion de voir la culture mexicaine de plus près du coup. La feria c’est du 24/24 dans le centre ville où ils ont tout reconstruit exprès, même les super marchés sont rajoutés. C’est assez bizarre on dirait des faux décors un peu comme à disney : welcome to disneyland Mexico ! On fait le tour des stand et que de la nourriture, alors qu’on pensait y trouver un peu d’artisanat. Cela dit le meilleur est pour le soir, là où tous les jeunes Mexicains sortent. C’est un peu la seule période de l’année où ils peuvent un peu se lâcher les pauvres. On rejoint notre coéquipière de voyage qui était déjà avec des amis à elle. Bon, dans une boîte (bof) vu que bien sûr dans cette ville ils ne connaissent pas les bars, pubs ou autre endroits sympas. Ici la musique c’est techno ou typique mexicain genre mariachis et Cie. J’avais déjà pas l’impression d’être un morceau de viande sur le chemin mais alors là c’est l’apothéose. Je crois que je devais avoir un écriteau « en promotion aujourd’hui » sur le front. Etre une fille au Mexique c’est un peu le calvaire des fois, ils sont très machistes là-bas et donc considèrent qu’ils ont parfaitement le droit de nous dévisager tout le temps, de sous siffler et nous interpeller de manière totalement pas du tout flatteuse. Le pire c’est que vous ne pouvez même pas protester, ils seraient capables de vous en coller une. Autre travers de la mentalité mexicaine : fierté poussée à l’extrême. Ils ne supportent aucune critique de leur pays, ils n’y a qu’eux qui ont le droit d’en dire du mal. C’est normal qu’on n’aime pas qu’on critique son pays mais si par exemple ils disent un truc négatif sur leur pays et qu’on dit qu’on est ok, ben ça ne leur plaît pas. Ce soir là donc je parle avec un mec et il me demande si j’aime le Mexique, ce à quoi je réponds que ça ne fait pas encore assez longtemps que je suis là pour émettre une opinion (ce qui est vrai je suis la depuis 4 jours merde !). Là, déjà j’ai pas marqué de points. On continue à parler, de sa famille, du reste. Et vu que justement sa famille habite aux USA, il me demande si j’aime. Je prends des pincettes quand même, et je dis que c’est un beau pays blabla, mais que je n’accroche pas trop avec la culture américaine. Là, il me sort cash (alors qu’il n’a jamais mis les pieds en France et qu’il ne connaît pas beaucoup de Français), que de toute façon en France nous sommes étroits d’esprit. Le mec on s’est parlé en tout 5 min et il me sort ça ! Jamais j’aurais dit un truc pareil moi, j’hallucine. Ben merci, moi aussi je suis enchantée de te connaître. En tout cas il doit aimer les gens étroits d’esprit puisqu’il m’a collée toute la soirée. Genre je me frotte à toi en te faisant des regards qu’il pense sexy et que moi je vois alcoolisé et débile. A la fin j’osais même plus le regarder, j’avais peur de mettre à rire (remarque j’aurais peut être dû), ou qu’il tente un truc. Bon, parce que le pauvre jeune homme il est pas hyper sexy, comme tous les mexicains quasiment. Il paraît qu’il y en a des beaux, moi j’en ai pas vu. J’ai vu des mecs normaux mais pas beaux. Et puis dans cette ville je crois que c’est pire qu’ailleurs, j’ai jamais vu autant de mocheté dans un seul et même endroit. Du coup, l’alcool aidant je me suis mise à penser à mon ex (qui ne m’a toujours pas répondu d’ailleurs) et ça m’a déprimée. Vivement qu’on bouge de ce trou, ici c’est vraiment la lose.

18 avril

Ouf ! C’est parti pour le début du voyage. Là, je suis dans le bus pour Mexico DF (Districto Federal). Alors qu’il fait très chaud dehors, il fait très froid dans les bus. Aussi, j’ai sur moi un débardeur un T-shirt à manches longues, une polaire et mon duvet ainsi qu’une écharpe. Par contre niveau confort c’est top ! Les sièges sont larges, la TV. ça le fait assez. Je suis un peu morte vu que j’ai dormi seulement 5 heures cette nuit. Nous avons passé la soirée avec des Mexicains et des Anglais (le coloc de Maria et sa famille sont anglais). Je n’ai jamais autant parlé anglais que depuis que je suis ici. C’est dingue. Moi qui voulais améliorer mon espagnol… La journée fut plus galère : ménage le matin, courses l’après midi. On cherchait du papier bulle mais rien à faire ici ils connaissent pas. On est aussi allées voir un spectacle de dans traditionnelles, avec Mariachis et Cie. C’était pas mal.

21 avril

Ca fait maintenant 3 jours qu’on est au DF et je suis en dessous du seuil normal du nombre d’heures de sommeil. C’est pour ça que ce soir je ne suis pas sortie avec les filles. Le DF est une ville énorme c’est inimaginable pour nous Français. En même temps c’est la deuxième plus grande ville du monde je crois. Et la plus polluée aussi, c’est horrible. Les distances entre deux points d’un plan sont en fait énormes par rapport à celles qu’on a l’habitude de voir sur un plan de ville. On s’est faites avoir comme ça le premier jour. Idem pour les stations de métro, entre deux stations compter au moins 5 bonnes minutes. Bon, et puis faut faire super gaffe car c’est réputé pour être dangereux, en plus nous on loge dans un quartier un peu craignos.

1er jour au DF : mission administration et visite de Téotihuacan (site de pyramides Aztèques). On est arrivées aux pyramides aux heures les plus chaudes, car on s’est foirées sur le réveil. La fournaise ! L’impression de cuire sur place. Avec pas un chouille d’ombre et je ne sais pas combien de marche à monter. Ensuite direction l’aéroport, pour changement de billets d’avions de Mathilde, et immigration. C’est là qu’a commencé l’enfer. Les mecs de l’aéroport nous ont baladées dans tous le bâtiment pendant 3 heures !! Et je monte les marches et je les redescends. On en pouvait plus. Parce qu’en fait dans ce pays les gens même s’ils ne savent pas un trucs ils adorent faire comme si ils savaient même s’ils vous indiquent un truc foireux. En plus dans cette ville ils aiment pas trop les étrangers alors si occasion de faire d’une pierre deux coups, hop ! Une fois qu’on a eu à peu près ce qu’on voulait on rentre dans l’appart où on loge, qui est aussi loin du centre ville que Melun de Paris voire pire. En plus l’appart est très éloigné du métro et c’est bien galère pour y rentrer. Vous ajoutez à ça problème d’électricité sur la ligne de métro (rien que pour nous merci j’adore !). Donc on finit par sortir du métro, perdues, la nuit dans les rues du DF avec tous nos papiers car on en avait eu besoin ce jour là. Tout pour plaire quoi. Le deuxième jour, on est allées au bureau de l’immigration (ici l’administration c’est encore pire que chez nous, si tu leur dit que tu es pressée ils font exprès de te faire poiroter à tous les coups). En plus ils te disent des trucs faux genre « repassez à 12h 30 pour chercher les papiers », et quand tu viens « ben non c’est lundi qu’il faut venir ». grrrrrrrrr. J’te jure ! Ici y a vraiment moyen de devenir tueur en série si tu es du genre nerveux. Après on est allées au marché artisanal pour faire déjà un max de courses cadeau pour les gens, vu qu’on va laisser une partie de nos affaires chez les parents d’un ami, pour être moins chargées. Aujourd’hui Taxco : ville de l’argent. On était un peut déçues car les ¾ des bijoux sont moches et chers. En fait dans cette ville il vaut y aller le jour du marché là ça vaut le coup. On a quand même réussi à trouver quelques trucs heureusement.

23 avril

Ce WE on s’est éloignées de cette sale ville de médeux, pour aller à Morelia dans les montagnes (en fait y a de la montagne partout dans ce pays sauf dans le Yucatan). Au programme : flânerie dans la ville et visite du village de Paztcuaro qui possède le lac le plus beau du Mexique. Les villes de montagnes sont super mimi en tous cas toutes celles que j’ai eu l’occas de voir pendant mon séjour. Donc là, les deux super sympas. Dans la montagne au calme et tout ça fait du bien. Mathilde s’est fait voler son appareil numérique par contre. Donc ça nous a un peu plombé l’ambiance.