Dis 33

Samedi, mon compteur personnel prenait un an de plus. Me voici à 33 ans. Mais je m’en fous, j’ai toujours l’air d’en avoir 25. Mais un anniversaire, ça compte non ?

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Ben non. Enfin, plus comme avant. Avant, mon anniversaire était une date clé pour reprendre des résolutions perdues de vue depuis janvier. L’an dernier, mon anniversaire est arrivé peu après l’annonce de la grossesse de ma soeur donc autant dire que je m’en foutais un peu. Cette année, j’ai un peu repris ma vie en main des début mars en arrêtant de fumer (pas une clope depuis le 04 mars) ET en faisant un régime basé sur un équilibre alimentaire. Oui les 2 en même temps, je suis folle. Donc bon, niveau résolution, je n’ai plus grand chose à ajouter.

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Ensuite, c’est l’occasion de faire le bilan. A l’image de l’année 2012, mes 32 ans ont été de véritables montagnes russes. Ça a bien continué jusqu’à aujourd’hui ! Non mais pour vous situer le truc, prenons la journée du 24 janvier : le même jour, je perds ma carte bleue, je me troue la jambe dans le métro mais j’apprends une très bonne nouvelle. Du coup, je ris ou je pleure ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Et la lose a frappé fort le jour même de mon anniversaire. Laissez moi vous raconter… Comme si vous aviez le choix.

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Samedi, lever tôt (8h30, c’est très tôt pour un samedi) pour aller chez l’infirmière qui me dit que je suis en fin de cicatrisation, youpi ! Bref profitant de ma matinée, je vais à la laverie (je suis tellement débordée en ce moment que j’ai pas le temps d’appeler un plombier… Sans mauvais jeu de mot). Je reviens, j’ouvre la porte et là, énorme bruit d’eau chez moi. Mon Dieu ! Que se passe-t-il ? En fait la fixation du pommeau de douche s’est arrachée, faisant tomber ce dernier qui, dans sa chute, a allumé le mitigeur à pleine eau… Je suis rentrée, la baignoire était à 3/4 pleine quand même…

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(Non ma baignoire n’est pas sale, c’est l’email qui est cramé)

33 ans, l’année du WTF ?

PS : J’avais tellement de beaux cheveux petite…

La balade de la provinciale bouseuse

Paris. 2 ans que j’y vis. Ca fait un bail, certes mais il n’en reste pas moins que quoi qu’il arrive, je serai toujours née en province, dans cet ailleurs où aussi incroyable
que cela puisse pareille, on a l’électricité et l’eau chaude. On a même l’ADSL. Dingue non ?

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Globalement, j’aime Paris, aucun souci. Je me balade dans la rue telle une princesse moderne (au moins). Sauf que quoi que je fasse, quoi je dise, je serais toujours née en
province et pour certains, c’est carrément un défaut. Bon, avant de continuer, je précise que, non, tous les Parisiens ne sont pas comme ça donc attendez un peu avant de me lapider. Il y a quelques temps, on prenait un verre du côté de Beaubourg avec Jane et elle m’expliquait que parfois, elle avait le sentiment d’être une parvenue. Mmmm, pas mieux. Dans ma province natale, je suis la fille du docteur, celui qu’on dit qu’il est chez les francs maçons (ça me fait toujours autant rire ça). A Paris, je suis une merde qui vit en banlieue et n’a même pas des fringues de marque. Non, H&M ou Promod, ça compte pas comme des marques. J’ai même pas un sac Vuitton ! Non mais cette lose, quoi !

Bon, je caricature, of course, mais j’essaie d’illustrer cette élite parisienne à laquelle on ne peut pas appartenir si on est provinciaux parce que la province, rien que le mot pue la bouse de vache. Y en a même qui disent province en faisant unes espèce de grimace de dégoût. Pourtant, des Parisiens de Paris (sans parler de Paris intra muros), c’est quand même pas si courant que ça.

Parfois, je suis franchement agacée par ce rejet. Petite, quand je partais en vacances, les autres enfants se moquaient des fois de mon accent. Maintenant, ça me rend sympa
(même si je le perds, enfer et damnation) sauf auprès de certaines personnes. Ben, oui, moi, à 14 ans, je sortais pas dans les boîtes hyper VIP parisiennes. Déjà, je ne vivais pas sur Paris à ce moment là et de toute façon, je pense pas que ma mère m’aurait laissé sortir si jeune en boîte. Ouais, en province, on est pas toujours très cools ! Même qu’on est alcooliques, arriérés, démodés, incultes et qu’on roule tous en voiture tuning avec des chemises à carreaux, des bretelles et des bérets.

Faut dire que les médias n’aident pas à faire circuler une image cool de la province. Par exemple, prenons notre ami Jean-Pierre Pernault. Ben, forcément, si on se limite à
son journal, faut pas s’étonner de passer pour des bouseux. Y a 3 ans, j’ai vu un reportage sur un marché à côté de ma ville natale, bonjour les clichés : balances à poids parce que
l’électronique, ça pue, bérets et accents du terroir à gogo, bâtisses en vieilles pierres… Ah, merde, ils ont raté leur coup, si on regarde bien, on voit un poteau électrique. Pourtant, il y a des grandes villes autre que Paris genre Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg… Ou Toulouse. Oui, la ville où j’ai vécu 7 ans, que même y a un métro ! Je me souviens, en 99, j’étais venue sur Paris avec Rachel, d’origine parisienne, j’avais trop l’impression d’être la débile de service « fais attention à ton sac, on va te le voler ! Non mais le métro aux heures de pointe, tu sais pas ce que c’est, tu te rends pas compte ! Aaaaaaaaaah non, c’est pas vrai, j’ai pas pris l’accent du sud, c’est trop horrible ! ». Bon, forcément, tu me connais lecteur,
moi et mon caractère patient : « Mais arrête de me prendre pour une teu-bê, je suis déjà venue sur Paris et les heures de pointe, je connais ! ». Non parce qu’à Toulouse, à la
fac, quand on sort à 18h, faut prendre le métro en sens inverse et remonter deux stations plus haut pour espérer pouvoir rentrer dans la rame avant 19h, qu’on est pliés en deux, que si on pouvait entasser les gens vers le haut, on le ferait. Non mais vous pensez vraiment avoir le monopole de la foule ? Et puis je me suis jamais fait piquer mon sac parce que même si je m’habille pas chez Prada, Gucci ou D&G, ben, c’est pas écrit sur ma gueule que je suis provinciale. Et d’ailleurs, je dirais même qu’être provinciale, c’est un atout. On est pas sclérosé culturellement, on sait qu’il existe une vie au delà des lignes de métro et que la vie culturelle en province est tout aussi intéressante, voire même plus. Moi, je viens du pays de Nougaro et de Zebda et j’emmerde les parisiano-centrés. Oui, j’ai pas fait des écoles parisiennes, je n’ai pas forcément mes entrées dans le beau monde (et encore, pour une provinciale, je me démerde pas si mal) et alors ? Moi, je ne m’arrête pas à une petite vision étriquée des choses. Moi, je ne me fie pas aux sacs et chaussures des gens (bon, ok, je les regarde même pas). Mes parents n’ont pas eu la bonne idée de me faire naître à Paris (voire à l’hôpital américain de Neuilly), est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne ? Une personne méprisable ?

Bref, le prochain qui me dit « han, tu viens de province ? » en plissant le nez, je lui fais livrer une bouse de vache par la Poste. La province, y a que ça de vrai !

Encore un peu de chile (Mexique, volume 3)

Par Tatiana

Le 16 avril

Aujourd’hui c’est l’anniversaire d’une de mes meilleures amies de bac a sable. On s’est connues à la maternelle. C’était juste une dédicace en passant, qu’elle ne lira pas d’ailleurs vu que je ne lui ai pas donner l’adresse du blog. Mais bon au moins vous voyez que je suis une bonne amie.

Bienvenus au Mexique. Hier soir début de la feria à Aguascalientes. Ca dure un mois, et rassemble les mexicains de tout le pays. J’ai eu l’occasion de voir la culture mexicaine de plus près du coup. La feria c’est du 24/24 dans le centre ville où ils ont tout reconstruit exprès, même les super marchés sont rajoutés. C’est assez bizarre on dirait des faux décors un peu comme à disney : welcome to disneyland Mexico ! On fait le tour des stand et que de la nourriture, alors qu’on pensait y trouver un peu d’artisanat. Cela dit le meilleur est pour le soir, là où tous les jeunes Mexicains sortent. C’est un peu la seule période de l’année où ils peuvent un peu se lâcher les pauvres. On rejoint notre coéquipière de voyage qui était déjà avec des amis à elle. Bon, dans une boîte (bof) vu que bien sûr dans cette ville ils ne connaissent pas les bars, pubs ou autre endroits sympas. Ici la musique c’est techno ou typique mexicain genre mariachis et Cie. J’avais déjà pas l’impression d’être un morceau de viande sur le chemin mais alors là c’est l’apothéose. Je crois que je devais avoir un écriteau « en promotion aujourd’hui » sur le front. Etre une fille au Mexique c’est un peu le calvaire des fois, ils sont très machistes là-bas et donc considèrent qu’ils ont parfaitement le droit de nous dévisager tout le temps, de sous siffler et nous interpeller de manière totalement pas du tout flatteuse. Le pire c’est que vous ne pouvez même pas protester, ils seraient capables de vous en coller une. Autre travers de la mentalité mexicaine : fierté poussée à l’extrême. Ils ne supportent aucune critique de leur pays, ils n’y a qu’eux qui ont le droit d’en dire du mal. C’est normal qu’on n’aime pas qu’on critique son pays mais si par exemple ils disent un truc négatif sur leur pays et qu’on dit qu’on est ok, ben ça ne leur plaît pas. Ce soir là donc je parle avec un mec et il me demande si j’aime le Mexique, ce à quoi je réponds que ça ne fait pas encore assez longtemps que je suis là pour émettre une opinion (ce qui est vrai je suis la depuis 4 jours merde !). Là, déjà j’ai pas marqué de points. On continue à parler, de sa famille, du reste. Et vu que justement sa famille habite aux USA, il me demande si j’aime. Je prends des pincettes quand même, et je dis que c’est un beau pays blabla, mais que je n’accroche pas trop avec la culture américaine. Là, il me sort cash (alors qu’il n’a jamais mis les pieds en France et qu’il ne connaît pas beaucoup de Français), que de toute façon en France nous sommes étroits d’esprit. Le mec on s’est parlé en tout 5 min et il me sort ça ! Jamais j’aurais dit un truc pareil moi, j’hallucine. Ben merci, moi aussi je suis enchantée de te connaître. En tout cas il doit aimer les gens étroits d’esprit puisqu’il m’a collée toute la soirée. Genre je me frotte à toi en te faisant des regards qu’il pense sexy et que moi je vois alcoolisé et débile. A la fin j’osais même plus le regarder, j’avais peur de mettre à rire (remarque j’aurais peut être dû), ou qu’il tente un truc. Bon, parce que le pauvre jeune homme il est pas hyper sexy, comme tous les mexicains quasiment. Il paraît qu’il y en a des beaux, moi j’en ai pas vu. J’ai vu des mecs normaux mais pas beaux. Et puis dans cette ville je crois que c’est pire qu’ailleurs, j’ai jamais vu autant de mocheté dans un seul et même endroit. Du coup, l’alcool aidant je me suis mise à penser à mon ex (qui ne m’a toujours pas répondu d’ailleurs) et ça m’a déprimée. Vivement qu’on bouge de ce trou, ici c’est vraiment la lose.

18 avril

Ouf ! C’est parti pour le début du voyage. Là, je suis dans le bus pour Mexico DF (Districto Federal). Alors qu’il fait très chaud dehors, il fait très froid dans les bus. Aussi, j’ai sur moi un débardeur un T-shirt à manches longues, une polaire et mon duvet ainsi qu’une écharpe. Par contre niveau confort c’est top ! Les sièges sont larges, la TV. ça le fait assez. Je suis un peu morte vu que j’ai dormi seulement 5 heures cette nuit. Nous avons passé la soirée avec des Mexicains et des Anglais (le coloc de Maria et sa famille sont anglais). Je n’ai jamais autant parlé anglais que depuis que je suis ici. C’est dingue. Moi qui voulais améliorer mon espagnol… La journée fut plus galère : ménage le matin, courses l’après midi. On cherchait du papier bulle mais rien à faire ici ils connaissent pas. On est aussi allées voir un spectacle de dans traditionnelles, avec Mariachis et Cie. C’était pas mal.

21 avril

Ca fait maintenant 3 jours qu’on est au DF et je suis en dessous du seuil normal du nombre d’heures de sommeil. C’est pour ça que ce soir je ne suis pas sortie avec les filles. Le DF est une ville énorme c’est inimaginable pour nous Français. En même temps c’est la deuxième plus grande ville du monde je crois. Et la plus polluée aussi, c’est horrible. Les distances entre deux points d’un plan sont en fait énormes par rapport à celles qu’on a l’habitude de voir sur un plan de ville. On s’est faites avoir comme ça le premier jour. Idem pour les stations de métro, entre deux stations compter au moins 5 bonnes minutes. Bon, et puis faut faire super gaffe car c’est réputé pour être dangereux, en plus nous on loge dans un quartier un peu craignos.

1er jour au DF : mission administration et visite de Téotihuacan (site de pyramides Aztèques). On est arrivées aux pyramides aux heures les plus chaudes, car on s’est foirées sur le réveil. La fournaise ! L’impression de cuire sur place. Avec pas un chouille d’ombre et je ne sais pas combien de marche à monter. Ensuite direction l’aéroport, pour changement de billets d’avions de Mathilde, et immigration. C’est là qu’a commencé l’enfer. Les mecs de l’aéroport nous ont baladées dans tous le bâtiment pendant 3 heures !! Et je monte les marches et je les redescends. On en pouvait plus. Parce qu’en fait dans ce pays les gens même s’ils ne savent pas un trucs ils adorent faire comme si ils savaient même s’ils vous indiquent un truc foireux. En plus dans cette ville ils aiment pas trop les étrangers alors si occasion de faire d’une pierre deux coups, hop ! Une fois qu’on a eu à peu près ce qu’on voulait on rentre dans l’appart où on loge, qui est aussi loin du centre ville que Melun de Paris voire pire. En plus l’appart est très éloigné du métro et c’est bien galère pour y rentrer. Vous ajoutez à ça problème d’électricité sur la ligne de métro (rien que pour nous merci j’adore !). Donc on finit par sortir du métro, perdues, la nuit dans les rues du DF avec tous nos papiers car on en avait eu besoin ce jour là. Tout pour plaire quoi. Le deuxième jour, on est allées au bureau de l’immigration (ici l’administration c’est encore pire que chez nous, si tu leur dit que tu es pressée ils font exprès de te faire poiroter à tous les coups). En plus ils te disent des trucs faux genre « repassez à 12h 30 pour chercher les papiers », et quand tu viens « ben non c’est lundi qu’il faut venir ». grrrrrrrrr. J’te jure ! Ici y a vraiment moyen de devenir tueur en série si tu es du genre nerveux. Après on est allées au marché artisanal pour faire déjà un max de courses cadeau pour les gens, vu qu’on va laisser une partie de nos affaires chez les parents d’un ami, pour être moins chargées. Aujourd’hui Taxco : ville de l’argent. On était un peut déçues car les ¾ des bijoux sont moches et chers. En fait dans cette ville il vaut y aller le jour du marché là ça vaut le coup. On a quand même réussi à trouver quelques trucs heureusement.

23 avril

Ce WE on s’est éloignées de cette sale ville de médeux, pour aller à Morelia dans les montagnes (en fait y a de la montagne partout dans ce pays sauf dans le Yucatan). Au programme : flânerie dans la ville et visite du village de Paztcuaro qui possède le lac le plus beau du Mexique. Les villes de montagnes sont super mimi en tous cas toutes celles que j’ai eu l’occas de voir pendant mon séjour. Donc là, les deux super sympas. Dans la montagne au calme et tout ça fait du bien. Mathilde s’est fait voler son appareil numérique par contre. Donc ça nous a un peu plombé l’ambiance.

Bonne période/mauvaise période

J’aime bien avoir des théories sur la vie. Quand je m’ennuie, je réfléchis et je bâtis des théories, ça m’occupe. J’ai donc tout un système de pensée sur les bonnes et mauvaises périodes et leur enchaînement. Le tout n’ayant aucun rapport avec le cycle menstruel, je vous rassure.
 
La théorie
J’ai remarqué que, dans ma vie, les bonnes nouvelles arrivent par lot, tout comme les mauvaises nouvelles, d’ailleurs. Il y a des moments dans la vie où tout ce que je touche se transforme en or, j’ai l’impression d’avoir des ailes. Et d’autres où tout se métamorphose en chardon, le gros boulet que j’ai au pied me tire bien vers le bas.
 
En général, les nouvelles, bonnes ou mauvaises, vont par trois. Actuellement, je suis en train de passer de la mauvaise à la bonne, petit bilan de ma vie qui va mieux.
 
Mauvaise période
Je crois que ma mauvaise période a débuté par mon dernier stage, pourri au possible. Pour résumer, je « bossais » dans un sous-sol, je devais me trimballer mon ordinateur portable dans les couloirs tentaculaires du métro… Trois-quarts d’heure, voire une heure, avec une sacoche passablement lourde sur l’épaule, j’ai connu des moments plus sympa. Tout ça pour rien, en plus, je n’en foutais pas une, je séchais un jour sur deux. En même temps, j’étais censée travailler sur la culture dans les collectivités locales… En réalité, le monsieur avait besoin de moi pour tenir son site perso à jour. Bref, une pure catastrophe, deux mois de perdus. J’étais censée rendre un article début octobre sur le droit et l’e-administration, je ne l’ai pas fait et je ne le ferai pas. Oui, ce n’est pas sérieux mais, en même temps, qui m’a vendu un stage fictif ?
 
Là où j’ai eu la peur de ma vie par rapport à ce stage. La semaine dernière, je déjeune avec Clara, on fait la queue pour prendre nos plats chinois. Et là, elle me fait : « Tiens, tu sais qui m’a appelée ?
– M. Machin, notre directeur de master.
– Oui ! Il m’appelait car il voulait le numéro du journal où j’ai fait mon stage. Tu sais quoi ? La remise des diplômes c’est vendredi prochain ! Alors, je lui ai dit : ça veut dire que j’ai mon diplôme ? Il m’a dit que oui, sauf si le journal me casse mais bon… Tout le monde l’a sauf une personne qui a un problème avec son stage. »
Panique à bord ! Ils ont appelé mon dernier stage, le mec m’a descendue, je suis finie ! Me voilà partie à dramatiser, je vois tout en noir, c’est fini, la fin du monde, quel drame ! Clara me rassure mais je suis folle d’inquiétude. Je rentre chez moi et trouve sur Zoé sur MSN, je lui raconte mon désarroi mais elle me rassure : « mais non, quelqu’un a appelé pour toi, ce matin, ton tuteur de stage a fait plein d’éloge sur ton travail ! »
 
Ouf, fin du psychodrame. Enfin, non, pas tout à fait ! Je croise une copine de master sur MSN, je lui demande si elle a eu des nouvelles de Clara dans la journée et, là, elle me fait : « Non mais j’ai reçu un mail de M. Machin, la remise des diplômes, c’est vendredi ! ». Et moi, je n’ai rien eu, la panique ! Mais elle me rassure : c’était une réponse à un mail privé. D’accord mais dans ma tête se joue le dernier film à l’affiche : « Nina s’est plantée comme une buse à son master ! »
 
Parallèlement, en amour, ça commence comme dans un film… Ça finit comme dans une série télé : l’acteur s’est barré entre les deux saisons, on le fait disparaître comme on peut… Les jours passent, je n’ai pas de nouvelles et je pleure pour la première fois depuis que je vis sur Paris. Plus rien ne va, j’ai pas de boulot, je traîne en pyjama toute la journée, mon mec a disparu de ma vie sans que j’ai pu comprendre pourquoi… C’est la lose.
 
Bonne période
Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir Gauthier près de moi, il me sort, ça me change les idées. Mardi, je vais à une réunion à Bastille… Sauf qu’elle a été annulée et que personne n’a pensé à me prévenir. Donc après avoir avalé un coca à 4 euros 50, je file chez Gauthier pour une soirée anthologique : on a maté le DVD de Samantha ! (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sera mon article de dimanche). Alors qu’on rigole comme des bossus, texto de mon amie de master qui m’informe : j’ai mon diplôme. J’AI MON DIPLOME ! Et là, la pression des derniers jours disparaît et une seule question m’obsède : j’ai quoi comme mention ? Oui, ça peut paraître prétentieux mais je sais ce que je vaux.
 
Du coup, je suis plus confiante sur mon avenir professionnel. Concernant ma vie sentimentale…  Le hasard fait bien les choses, j’en parlerai dans un autre article… Mais là aussi, la vie me sourit !
 
Prochaine étape : trouver du boulot ! Comme je suis dans ma bonne période, ça ne va pas tarder. D’ailleurs, lecteur, si tu es rédacteur en chef à la recherche d’une journaliste besogneuse quand on lui ment pas sur sa mission, écris-moi à nina.bartoldi@hotmail.fr . Je sais, c’est culotté, mais je suis dans une bonne période, j’ose !