L’avion partira quai n°6

Maintenant qu’on a choisi la destination, faudrait voir comment on y va. Evidemment, si la destination est lointaine, la question ne se pose pas, on part en avion. Mais si on part en France ou dans les pays limitrophes, on choisit quel transport ?

Moi, l’avion, j’aime pas, autant le dire. Je ne trouve pas naturel de me retrouver à de telles altitudes dans une boîte de conserve géante. Si je devais voler, j’aurais des ailes. Mais bon, ça m’est déjà arrivé de le prendre et plusieurs fois même. L’avion, ça a l’avantage d’être rapide : en à peine une heure, nous voici à Amsterdam, par exemple. Par ailleurs, en avion, on est quand même chouchoutés : on nous propose des boissons et du manger, gratuit ou payant selon la compagnie qu’on a choisi, on est dans des fauteuils plus confortables et on peut même choper un journal gratuit avant le décollage. Pour les vols longs, penser à faire quelques exercices pour éviter l’effet engourdissement et jambes lourdes et penser à s’hydrater parce que l’air en boîte, ça assèche

Mais l’avion comporte moults inconvénients. D’abord les aéroports sont rarement en centre ville et même jamais donc on perd quand même pas mal de temps à y aller et  en revenir. D’autant qu’il faut arriver au moins une heure avant le décollage, le temps d’enregistrer les bagages et d’embarquer. Si on rajoute également une bonne demi heure de récupération des bagages  à l’atterrissage, on ne gagne pas tant de temps que ça sur de brèves distances. Puis l’avion, c’est polluant. Mais surtout, à chaque vol, j’ai une frayeur. Pas tant le crash même si j’aime mieux être déjà au sol mais surtout celle de ne pas retrouver mes bagages sur le tapis. Ca, c’est un peu la spécialité de mes parents, perdre les bagages. Je sais pas comment ils se démerdent mais leurs valises ne partent jamais dans le même avion qu’eux, c’est incroyable. Donc pour des vacances pas trop gâchées, au cas où, on prend toujours les appareils photos, camescopes et autres en bagage à main. Ca évite aussi les soucis avec des bagagistes indélicats qui iraient fouiller dans la valise. Ce n’est pas que tous les bagagistes sont malhonnêtes, bien au contraire, mais on sait que certains se sont déjà servis donc on fait attention.

Dernier point pour les avions : les grèves et problèmes techniques. En avion, c’est radical : si on voit un souci technique gênant sur un appareil, on en change, ce qui peut occasionner des retards. Mais à choisir, je préfère arriver quelques heures plus tard que mourir. Le truc, c’est que les plannings des aéroports sont très très serrés. Si tu rates ta fenêtre de décollage, ça va être galère d’en attraper une autre. Et si on tombe en pleine grève des aiguilleurs du ciel, là, on entre dans un univers plein de suspense et de surprise : mais quand va-t-on décoller ? J’ai vécu pour vous la grève des aiguilleurs du ciel en Corse en 99. La famille Bartoldi est assise joyeusement dans la salle d’embarquement et attend. Elle attend toujours. Bon, il fait faim, on va faire une expédition punitive au point relais puisque c’est le seul endroit où y a de la nourriture. On va aussi acheter des magazines du coup parce qu’on a fini ceux qu’on avait. Au bout de deux heures, enfin, on nous parle « les passagers à destination de Toulouse sont priés de se présenter porte… ». Ben après deux heures d’attente sans aucune nouvelle, vous êtes contents de voir que vous existez encore et qu’on n’a pas oublié votre vol. Le seul avantage de tout ceci c’est qu’en cas de gros retard, la compagnie vous prend en général en charge, sauf les low coast. Oui, choisir une compagnie qui coûte cher, c’est capitaliser sur sa possible lose. Moi par exemple, si je veux prendre un low coast, j’ai intérêt à ne pas prendre un vol proche de la nuit ou de planifier un rendez-vous proche de l’heure de l’atterrissage. Enfin, ça, c’est en général d’ailleurs. J’ai eu peu de soucis de retard d’avion dans ma vie, essentiellement parce que je ne le prends jamais,mais je vois pas pourquoi ma poisse ferroviaire épargnerait totalement mes voyages aériens…

Le prix? Aujourd’hui, il y a quand même moyen de voyager en avion pour des tarifs pas si onéreux que ça. Mais pour des destinations exotiques, le low coast dit aussi vol charter, c’est un peu à quitte ou double : ils ne s’écrasent pas tous mais niveau confort, c’est pas ça du tout et 12h avec un siège qui fait mal au cul, je ne le souhaite à personne.

Bonne période/mauvaise période

J’aime bien avoir des théories sur la vie. Quand je m’ennuie, je réfléchis et je bâtis des théories, ça m’occupe. J’ai donc tout un système de pensée sur les bonnes et mauvaises périodes et leur enchaînement. Le tout n’ayant aucun rapport avec le cycle menstruel, je vous rassure.
 
La théorie
J’ai remarqué que, dans ma vie, les bonnes nouvelles arrivent par lot, tout comme les mauvaises nouvelles, d’ailleurs. Il y a des moments dans la vie où tout ce que je touche se transforme en or, j’ai l’impression d’avoir des ailes. Et d’autres où tout se métamorphose en chardon, le gros boulet que j’ai au pied me tire bien vers le bas.
 
En général, les nouvelles, bonnes ou mauvaises, vont par trois. Actuellement, je suis en train de passer de la mauvaise à la bonne, petit bilan de ma vie qui va mieux.
 
Mauvaise période
Je crois que ma mauvaise période a débuté par mon dernier stage, pourri au possible. Pour résumer, je « bossais » dans un sous-sol, je devais me trimballer mon ordinateur portable dans les couloirs tentaculaires du métro… Trois-quarts d’heure, voire une heure, avec une sacoche passablement lourde sur l’épaule, j’ai connu des moments plus sympa. Tout ça pour rien, en plus, je n’en foutais pas une, je séchais un jour sur deux. En même temps, j’étais censée travailler sur la culture dans les collectivités locales… En réalité, le monsieur avait besoin de moi pour tenir son site perso à jour. Bref, une pure catastrophe, deux mois de perdus. J’étais censée rendre un article début octobre sur le droit et l’e-administration, je ne l’ai pas fait et je ne le ferai pas. Oui, ce n’est pas sérieux mais, en même temps, qui m’a vendu un stage fictif ?
 
Là où j’ai eu la peur de ma vie par rapport à ce stage. La semaine dernière, je déjeune avec Clara, on fait la queue pour prendre nos plats chinois. Et là, elle me fait : « Tiens, tu sais qui m’a appelée ?
– M. Machin, notre directeur de master.
– Oui ! Il m’appelait car il voulait le numéro du journal où j’ai fait mon stage. Tu sais quoi ? La remise des diplômes c’est vendredi prochain ! Alors, je lui ai dit : ça veut dire que j’ai mon diplôme ? Il m’a dit que oui, sauf si le journal me casse mais bon… Tout le monde l’a sauf une personne qui a un problème avec son stage. »
Panique à bord ! Ils ont appelé mon dernier stage, le mec m’a descendue, je suis finie ! Me voilà partie à dramatiser, je vois tout en noir, c’est fini, la fin du monde, quel drame ! Clara me rassure mais je suis folle d’inquiétude. Je rentre chez moi et trouve sur Zoé sur MSN, je lui raconte mon désarroi mais elle me rassure : « mais non, quelqu’un a appelé pour toi, ce matin, ton tuteur de stage a fait plein d’éloge sur ton travail ! »
 
Ouf, fin du psychodrame. Enfin, non, pas tout à fait ! Je croise une copine de master sur MSN, je lui demande si elle a eu des nouvelles de Clara dans la journée et, là, elle me fait : « Non mais j’ai reçu un mail de M. Machin, la remise des diplômes, c’est vendredi ! ». Et moi, je n’ai rien eu, la panique ! Mais elle me rassure : c’était une réponse à un mail privé. D’accord mais dans ma tête se joue le dernier film à l’affiche : « Nina s’est plantée comme une buse à son master ! »
 
Parallèlement, en amour, ça commence comme dans un film… Ça finit comme dans une série télé : l’acteur s’est barré entre les deux saisons, on le fait disparaître comme on peut… Les jours passent, je n’ai pas de nouvelles et je pleure pour la première fois depuis que je vis sur Paris. Plus rien ne va, j’ai pas de boulot, je traîne en pyjama toute la journée, mon mec a disparu de ma vie sans que j’ai pu comprendre pourquoi… C’est la lose.
 
Bonne période
Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir Gauthier près de moi, il me sort, ça me change les idées. Mardi, je vais à une réunion à Bastille… Sauf qu’elle a été annulée et que personne n’a pensé à me prévenir. Donc après avoir avalé un coca à 4 euros 50, je file chez Gauthier pour une soirée anthologique : on a maté le DVD de Samantha ! (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sera mon article de dimanche). Alors qu’on rigole comme des bossus, texto de mon amie de master qui m’informe : j’ai mon diplôme. J’AI MON DIPLOME ! Et là, la pression des derniers jours disparaît et une seule question m’obsède : j’ai quoi comme mention ? Oui, ça peut paraître prétentieux mais je sais ce que je vaux.
 
Du coup, je suis plus confiante sur mon avenir professionnel. Concernant ma vie sentimentale…  Le hasard fait bien les choses, j’en parlerai dans un autre article… Mais là aussi, la vie me sourit !
 
Prochaine étape : trouver du boulot ! Comme je suis dans ma bonne période, ça ne va pas tarder. D’ailleurs, lecteur, si tu es rédacteur en chef à la recherche d’une journaliste besogneuse quand on lui ment pas sur sa mission, écris-moi à nina.bartoldi@hotmail.fr . Je sais, c’est culotté, mais je suis dans une bonne période, j’ose !