Pour 2016, je me résous à

Ma liste des bonnes résolutions, c’est un peu comme l’enveloppe de jeux à gratter que me ramène ma tante chaque année* : si y en a pas, c’est plus vraiment Noël. Et autant vous dire que là, je suis remontée comme un coucou, décidée à devenir en 2016 mon moi rêvé, tout en acceptant mes défauts. Genre je renonce officiellement à être une lève tôt. Après tout, pourquoi ne pas faire le soir ce que je me sais incapable de faire le matin ? Y a bien que le dicton populaire pour trouver que ça a plus de valeur le matin que le soir…

Et j'attaque d'entrée avec un mantra moisi
Et j’attaque d’entrée avec un mantra moisi

Alors pour commencer, reprenons mes résolutions 2015, histoire de se marrer un peu.

  • Devenir une psychorigide de la to do list : oui au boulot, non dans ma vie perso. Du bien mais possibilité de mieux.
  • Le samedi/dimanche glande : ah oui, ça, totalement tenu, sans doute un peu trop d’ailleurs !
  • La gamelle du midi : pas du tout et tiens, je la reprends pour cette année
  • Le yoga : non même si j’ai fait mon stage Yoga qui m’a fait souffrir. Le problème majeur du yoga, c’est quand même ses horaires + son prix : si ça s’adresse pas directement à la bourgeoise entretenue, je ne vois pas à qui ça s’adresse. Et ça m’emmerde parce que j’ai vraiment envie d’en faire mais les prix me bloquent.
  • Choper des stages : non, sauf un stage photo où on est parties avant la fin avec Amy parce qu’on avait froid et qu’on voyait pas trop le truc. J’ai fait un voyage extraordinaire avec Olympus aux frigos, aussi, c’était fort sympa, je conseille à tout le monde (aux Frigos ou ailleurs).
  • Ecrire pour de vrai : *gros soupirs* non
  • Changer de style vestimentaire : non pas du tout et j’avais oublié avoir parlé de ça un jour tiens
  • Acheter des plantes : ah oui, ça, ça va.
Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c'est mon cadeau de Noël mais j'ai des plantes quand même
Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c’est mon cadeau de Noël mais j’ai des plantes quand même

Et en bonus : trouver un mec, ça, c’était fait dès fin 2014 et apprendre une nouvelle langue, je joue bien avec Duolingo pour apprendre l’espagnol. Ah et sur le côté d’arrêter d’être un boulet, il me semble que ça fait un bail que j’ai rien cassé ou que je suis pas tombée, ça fait du bien. Dernier drame en date : l’appareil photo presque cassé aux Philippines (mais non) et une bouteille de shampoing renversée dans mon sac de sport (petit format, héhé)

batman

Alors bilan pas top top. Du coup, ça tombe bien, y a des trucs qui vont dans le sens de ce que je veux pour 2016. En fait, 2016 sera l’année de l’équilibre (entre vie privée et vie pro mais aussi dans mon estomac), du moi (Nina) et du nous (Victor+Nina) et tout va se jouer autour d’un concept clé : “la journée parfaite”. C’est le principe de la to do list. Chaque jour, je dois faire : mes cours duolingo, écrire un article, écrire 3 pages de roman, faire au moins 2 planches (de sport, pas de dessin), monter 10 étages et je note mon alimentation et mon sport et mes dépenses. Je fais ça depuis novembre à peu près et j’ai dû avoir à peu près 3 jours parfaits (lose). Je passe désormais à l’étape supérieure : les gommettes. En gros, à la fin de chaque journée, je mets une gommette sur mon agenda pour évaluer la journée. Selon le nombre de gommettes “journée parfaite” ou “très bonne journée”, je gagne un petit cadeau. Sinon, ceinture du cadeau plaisir. Je vous re détaillerai ça dans un prochain article si ça vous intéresse. 2016, année de la psychorigidité ? Oui, madame, oui, monsieur !

gommettes

Parce qu’en 2016, je dois poser les jalons pour la suite. Je ne souhaite pas changer de taf pour le moment et même, j’aimerais rester là jusqu’à mon départ de Paris pour soit la province (Bordeaux en tête de liste) voire l’étranger. Mais pour réussir ce plan, faut que je puisse offrir un joli éventail de compétences à valoriser par la suite. Donc cette année, je bosse mon anglais à mort, je renforce mon italien, j’apprends l’espagnol (un peu plus sérieusement que sur Duolingo même si j’aime bien), je rechope quelques bases en allemand et peut-être en russe, juste pour faire la fille intello. Puis j’essaie de renforcer des compétences autres que la data analyse qui me sera toujours très utile.

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D’ailleurs, à propos de boulot : on stoppe tout, on arrête de courir droit vers le mur. Ca fait un mois que j’ai des nuits courtes, j’ai réussi l’exploit de dormir à peine 10h en 3 jours la semaine du 15, de commencer mes journées à 8h pour les terminer à 2 ou 3h du matin et ça, ça va pas être possible longtemps, mon corps va me lâcher. J’ai tant de boulot que ça ? Mais même pas en plus, j’ai une charge qui me paraît normale à légèrement élevée mais surtout j’ai des réunions toute la putain de journée, je commence à réellement bosser à 18h. Du coup, je vois pas tous mes mails et deux ou trois fois, on a frôlé la catastrophe. Sous entendu : j’avais pas vu une demande du client. Donc va falloir mettre le ola là dessus, surtout quand on me presse pour venir à une réunion de dernière minute qui a duré un peu plus d’une heure et où j’ai parlé 2 mn (sketch du 23 décembre). Ah oui, en 2016, je ne vais plus en réunion sans mon ordinateur portable pour éviter de perdre mon temps. Donc le boulot, on met la pédale douce et on va au sport entre midi et deux, 3 fois par semaine. Piscine, fitness ou gym suédoise (je vais me réinscrire), peu importe le flacon, pourvu qu’on ait les endorphines. Et on mange mieux parce que ça aide à avoir meilleure forme.

bonnes résolutions

En 2016, je deviens aussi une gauchiste éclairée : en gros, on lit plus et mieux pour avoir de vrais arguments détaillés pour expliquer en face que non, l’Etat d’urgence ou la déchéance de nationalité, ce n’est pas rien et qu’il faut arrêter de se faire enculer à sec avec le sourire parce que « mais c’est pour les terroristes ». J’admire la capacité de certains à avaler encore de telles couleuvres mais à un moment, il faut se réveiller et arrêter de croire que les politiques veulent notre bien. Non, ils veulent leurs réélections ce qui pousse un gouvernement faucialiste à aller tranquillement piétiner le terrain de l’extrême droite. Mais arrêtez d’être con, ils ne voteront jamais pour vous ! Les gentils gauchistes qui ont voté pour vous en 2012 non plus d’ailleurs… De façon générale, j’ai une vraie envie de plus de culture donc en 2016, on lit !

lire

Et puis surtout, 2016, j’écris. Comme dirait un mantra de merde qui n’existe sans doute pas mais que je vais inventer : “arrête de rêver ta vie, vis tes rêves !”. Non parce que j’en ai marre de parler d’écrire un livre et de pas le faire, il faut se bouger le cul. Ah tiens, je vous parlerai de mes résolutions de blog demain.

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi...
Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi…303

Ah et pour le côté « nous », j’ai pas super envie de détailler mais en gros : étape 1/on aménage ensemble, étape 2/on se pacse, étape tout le temps /on voyage, on vit des truc cools ensemble, on s’aime et on rigole. Mais bon, ça, c’est pas tellement une résolution, c’est plus des faits. La vraie résolution sera de garder du temps pour nous (en arrêtant de bosser la nuit, par exemple)

* Cette année, j’ai gagné 18 euros, d’ailleurs

Barcelona, Barcelonaaaaa !!

J’en avais envie, je me suis fait plaiz’ : j’ai enfilé mon sac à dos, pris ma fidèle Zéno sous le bras et c’est parti pour 4 jours en Terre catalane. Hop !
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Avant de vous raconter le périple, faut que je vous donne quelques éléments : j’ai vécu 25 ans dans le sud ouest, je suis à moitié catalane (française, certes) et je n’ai jamais étudié l’espagnol car dans mon lycée, ça se faisait pas espagnol LV3. C’est ainsi qu’à quasi 34 ans, j’avais jamais mis les pieds à Barcelone. Cette destination virant à l’obsession, j’ai pris les quelques jours qu’il me restait à poser et nous voila parties.
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Barcelona ! Like a jewel in the sun

Après une heure et quelques de coma dans un avion de la vueling (j’ai réussi à m’endormir avant le décollage), nous voici donc à Barcelone, je suis excitée comme une puce. Bus, métro, nous voici à Gracia, au nord de la ville. Point histoire : ce quartier était, à l’origine, un village qui a été avalé par l’expansion de Barcelone. Le quartier a conservé son côté village avec plein de petites placettes. Les drapeaux catalans fleurissent aux fenêtres, on va déjeuner à 13h, heure où personne ne mange car il est trop tôt.
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Après un panini avec de la charcutaille espagnole, du fromage espagnol et des patatas bravos avec ailloli (écrit comme ça, oui), on se rend au Parc Güell. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est assez compliqué à décrire. A la base, il s’agissait d’une cité jardin sur les hauteurs de Barcelone mais seules 3 maisons furent construites. Edifié par Gaudì, figure de proue du modernisme catalan, c’est…comment dire… ca pourrait ressembler à des maisons conçues sous acide. Et j’adore. J’ai un amour un peu particulier pour l’architecture espagnole et son côté mi tarte à la crème mi grandiloquent. Du coup, le parc Güell et son étrangeté me séduisent, je mitraille le moindre bout de céramique. Ajoutez à ça le temps magnifique et je suis aux anges. On finit la journée par un petit dîner pépère dans un resto conseillé par notre hôte AirBnB avec des calamars ultra frais et du risotto à l’encre de seiche (ma grande passion) et je suis tombée amoureuse de Barcelone.
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Le lendemain, comme il fait toujours beau, on joue de prudence et on file à la plage en profiter un peu. Quelques orteils dans l’eau, une petite sieste sous le soleil exactement. Je veux apprendre l’espagnol et venir vivre ici. Bon, par contre, se reposer sur la plage devient un véritable défi tant on est emmerdées toutes les deux minutes car des vendeurs de boissons ou des nanas TRES insistantes qui veulent nous faire des massages. Mais laisse moiiiiiiiiiiiiii ! On remonte ensuite vers le port pour nous rendre dans le quartier de la Ribera, pas loin du barrio gotico pour un nouveau déjeuner en terrasse avec un poisson hyper frais et une tartine d’un espèce de pâté poivron-tomate à se damner. Puis on repart sur Montjuic pour visiter la fondation Mirò. Alors autant vous le dire, je suis pas du tout un cador de l’art contemporain, j’essaie de garder une certaine neutralité, de ne pas rejeter le truc d’emblée mais globalement, Mirò, j’ai du mal à saisir… A la fin, ça finit à la blague « c’est quoi, ça, tu penses ? » « Oh bah comme d’hab, une femme, un oiseau, une étoile ». Le seul truc qui me parle, ce sont les titres un peu surréalistes qu’il donnait à certaines de ses oeuvres, à mi chemin entre écriture automatique et Kamoulox. A noter cependant la jolie vue sur Barcelone en direct de la terrasse.
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Le lendemain, la météo est plus morne, nous allons donc nous faire plein de visites avec, en tête : la Sagrada Familia. C’est ainsi que nous avons perdu la matinée. Comme une fatiguée du neurone que je suis, je pense pas 30 secondes qu’on pourrait réserver les billets sur Internet (alors que j’avais tenté de le faire pour le Musée Rodin quelques jours plus tôt) et nous voici à la fin d’une titanesque queue qui fait pas le tour du bâtiment, certes, juste la moitié. Une demoiselle vient rapidement nous voir « oui, alors voilà, les caisses sont fermées jusqu’à midi donc vous feriez mieux d’acheter vos places sur Internet, les points wifi sont là, là et là. Merci bisous ! ». Ok, il est 10h23, on va donc jouer la carte de l’Internet. Sauf que mon nouveau téléphone acheté 3 francs 6 sous n’a pas envie de bosser et celui de Zeno ne veut pas valider le paiement. Ok, on joue notre dernière carte : on rentre dare dare à l’appart (20 mn marche) pour tenter le coup sur ma tablette. Ouiiiiiiiiiii ! Bon vu qu’on a pris des places pour 14h, allons nous restaurer sur la petite place d’à côté, recouverte de pollen. Mais manifestement, je suis pas allergique au platane, en voilà une bonne nouvelle !
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La sagrada familia, donc. Il y a deux faces très distinctes, la nativité, très, TRES riche et la passion, limite un peu flippante, le début et la fin de la vie du Christ en somme. Au milieu, une étrange basilique aux sublimes vitraux, à l’atmosphère très festive avec toutes ces couleurs qui rebondissent sur les surfaces blanches, des colonnes pensées comme des troncs d’arbres. Selon les endroits où l’on évolue, le style change radicalement comme le cloître qui passe presque pour « classique », l’austère façade de la Passion oppposée à la luxuriance de celle de la Nativité… Initiée par Gaudì, elle est toujours en construction. Je sais pas si vous vous rendez compte mais on assiste à la construction d’une gigantesque basilique débutée alors que nos grands-parents n’étaient même pas nés et qui s’achevera sans doute sur nos vieux jours (j’ai lu une estimation à 2026, j’y crois pas trente secondes). Bref, je suis enchantée… mais aussi épuisée. Il faut le savoir, en Catalogne, ça souffle et pas qu’un peu (foi de la fille qui a passé tous ses étés d’enfance en Catalogne) donc on ressort de là saoulées d’air, épuisées.
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Après une pause cappucino, chocolat chaud, nous voici reparties à l’aventure, un petit tour chez Zara, on enchaîne Le barro gotico, la cathédrale avec des danseurs de Sardane devant, on remonte jusqu’à Passeig de Gracia avec la Casa Battlò puis on termine à Gracia dans un resto bio terriblement bon avec une serveuse géniale qui parlait très bien français, nous offrant ainsi le dialogue suivant : « bon, je vais prendre ce cocktail » « non, tu veux pas prendre ça, non » « Heu, celui là alors ? » « Non, tu veux pas non plus, c’est pas bon » »Bon alors si je veux boire du vin rouge, par exemple, je veux quoi ? » « Celui là est très bien ». Ouais, j’avoue, il est très bien.
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Dimanche, je repars sous la pluie (Zeno est rentrée plus tard). Le coeur un peu gros. Parce que j’ai pas envie de rentrer. Parce que j’apprendrais bien l’espagnol pour venir vivre ici. Mais aussi parce que j’ai eu une triste aventure durant ces 4 jours : on m’a volé mon appareil photo Reflex Canon super trop chouette. Je vous raconte ça demain.

Et si je me mettais en couple ?

En 8 ans de blog (!!), j’en eus connu des hommes. J’ai dû en évoquer une dizaine ou une quinzaine ici, j’en ai croisé pas mal plus. Séduire un homme, je gère. Là où je suis archi nulle, c’est pour les choisir. Et là, je vous le dis officiellement : j’ai envie d’être en couple.

Couple In Love

Depuis quelques temps, j’ai mis la pédale douce sur mes activités post job : punie de piscine, j’ai décidé d’arrêter la chorale suite à des histoires sans intérêt (non mais la vie associative, au secours…). Donc mon emploi du temps s’allège et je pourrais avoir le temps d’avoir un mec… Même si je compte me rendre dans une nouvelle salle de sport juste à côté de chez moi et je me prends la tête sur mes activités de l’an prochain (continuer ou non la plongée et j’ai très envie de faire des percussions. Si tu as un avis sur ces questions, les comms sont à toi!), j’ai plus de temps.

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En fait, être célibataire, ça fait un moment que ça dure et j’ai envie d’une nouvelle aventure. Tenter la vie à deux. Partir en week-end en amoureux, se faire une soirée DVD tranquille. Rien de bien extraordinaire. Sauf que :
– rencontrer un homme célibataire qui me plait , c’est pas évident (surtout la partie célibataire. C’est pas que je sois difficile, c’est que je dois avoir des goûts très communs et j’arrive toujours après la bataille)
– arrêter de craquer sur des mecs à problèmes pensant que j’allais les guérir. Mais bon, la naturopathe m’a dit que moi aussi, j’avais le droit de sortir avec des mecs équilibrés.
Bref, c’est la merde.

Arreter-de-se-prendre-la-tete

Alors en attendant, je m’affûte, je fais plein de sport, je réfléchis à un nouveau look, je vais même à des soirées célibataires des fois que (j’en ai une ce soir, tiens). J’essaie de provoquer le hasard puisqu’il m’a toujours apporté des hommes sur un plateau d’argent. Bref, je ne chouine pas sur mon lit en attendant que ça arrive. Je ne chouine pas du tout d’ailleurs vu que je suis pas en manque, c’est une envie et non un besoin. Parce que j’ai la sensation que j’ai besoin de me poser pour me projeter. Je n’ai pour l’heure aucun projet au delà du mois d’août et je devrais avoir la maturité de voir à un peu plus long terme. Professionnellement parlant, j’ai certes une idée d’où aller mais si j’ai appris quelque chose de mes jeunes années de travail, c’est que c’est pas toujours toi qui pilote la voiture. En attendant, faut que je devienne une bête en anglais. Et en italien. Et que je chope une troisième langue (le russe me tente toujours même si c’est pas forcément le plus utile mais l’espagnol, j’ai peur de trop m’embrouiller avec l’Italien, les langues asiatiques ne me tentent pas. Éventuellement l’hébreu car j’aime bien les sonorités mais apprend-on une langue parce qu’on la trouve jolie à l’oral. Si tu as un avis, les commentaires, tout ça…).

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En fait, je suis un peu fatiguée de courir. Je suis à la Reine de l’instabilité, que ce soit de mon fait ou non, j’ai envie de lâcher mon trône. Professionnellement, j’ai la sensation que je vais pouvoir un peu rester sur ma branche quelques temps, mon poste me permet d’évoluer en son sein. Mais en privé ? J’ai certes mon groupe d’amis qui reste un socle solide, ma famille… Rencontrer des hommes, c’est toujours plaisant, le premier baiser, la première nuit, c’est toujours un peu excitant… Mais arrive un moment où ça blase. Cet été, j’avais redécouvert le plaisir d’une relation simple, l’envie d’être juste ensemble, peu importe où au fond. Même si cette relation était une arnaque en fin de compte, ça faisait du bien. Et j’ai envie de remettre ça.

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Maintenant, ça reste facile à dire…Car si j’ai à ce point collectionné les histoires compliquées, n’était-ce pas précisément parce que j’avais pas tant envie de m’engager que ça ? Suis-je vraiment guérie de ce travers ? Tant de questions qui trouveront leur réponse un jour ou l’autre, sans doute.

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En attendant, les percussions, ça vire à l’obsession, vous n’imaginez pas… (oui, la stabilité dans mes loisirs, j’y compte pas, par contre)

Où trouver l’homme. Etape 3 : le cours de danse

 (Je rappelle à mon lectorat que cet article est purement fictionnel. En vrai, je ne cherche pas de mec. Et en vrai, je n’ai jamais pris de cours de danse, d’ailleurs. Enfin, si, quand j’étais en maternelle mais je m’en souviens plus trop.)

Après ma prospection en piscine et en salle de sport, je continue à explorer les milieux qui bougent mon corps. Alors, c’est naturellement que je vais tester le cours de danse et plus précisément de tango car comme dirait Julio Iglesias qui est quand même l’archétype du latin lover : « C’est une danse verticale qui évoque un plaisir à l’horizontale ». Enfin, il dit à peu près ça mais on ne trouve pas tout sur google, en fait. Le tango, c’est sensuel, sexy, torride. Idéal pour ma quête, en somme.

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Me voici en cours et déjà, j’ai comme un doute : il faut danser en talon. Je sais à peine marcher avec… Là, je sens que ça ne va pas être facile mais d’un autre côté, je serai
peut-être possédée par le démon de la danse. Oui, à mon âge, je crois encore des fois au père Noël. Voilà le prof. Hum, caliente ! En voilà un latin lover tel que je les aime, brun au regard incandescent qui vous met le feu tout partout. Enfin, je vous fais pas un dessin, bien sûr. Oh mon Dieu, je veux danser, là de suite, absolument. Ah voici sa collègue prof, il nous montre des mouvements. Trop facile… Bon, je dois me trouver un partenaire qui n’est pas le prof, je vais prendre le gars là, il a l’air craca miaou. Et c’est parti, un, deux, trois, quatre, un, deux, trois… oh pardon, c’était ton pied. Bon alors en fait, le tango, ça a l’air plus simple quand on regarde que quand on pratique. Oh et puis on est proche, proche quand même. Faudrait voir à pas trop s’agiter, mon déo n’est pas non plus tout terrain. Et j’ai mangé quoi à midi ? Note pour moi-même : ne jamais prendre un sandwich au camembert le midi les jours de tango. Et toujours me laver les dents juste avant. Non parce que je sais pas comment elles font les princesses comme la belle au bois dormant : elle dort 100 ans et là, y a un mec qui arrive et qui l’embrasse alors que j’ose pas imaginer l’haleine après une nuit de 100 ans.

Bon, en attendant, moi, je dors pas, je danse. Enfin, pardon, j’essaie. Ok, je débute mais j’ai un défaut : je ne supporte pas de débuter, en fait. Oui, je crois toujours que
tout est facile et quand je n’y arrive pas du premier coup, j’ai tendance à considérer que je suis nulle et je laisse tomber. Un peu comme le dessin. Bon ok, mes BD faisaient peur mais ai-je fait l’effort d’aller au-delà de la simple constatation « je suis nulle ». Là, je dois m’accrocher parce que je suis présentement collée serrée à un mâle et même si j’ai payé 18 euros pour le faire, c’est pas une raison ! Je peux y arriver, c’est quand même pas sorcier, il suffit d’être concentrée. D’ailleurs, je me concentre très fort sur mes pas et sur la stabilité de mes chevilles parce qu’écraser le pied de mon partenaire, c’est déjà pas top mais alors si je me casse la figure en plus, je crois que mon
pauvre compagnon, il ira danser avec une autre la prochaine fois. En plus, elles m’énervent les autres greluches, là, elles ont l’air de mieux s’en tirer que moi. Pffff, je suis sûre que  c’est pas leur premier cours, aussi, c’est vraiment pas juste. Ah, tiens, le prof vient me voir pour m’aider un peu. Alors, là, deux options : où je me réjouis de l’aubaine d’avoir été remarquée par le bellâtre, soit je pleure parce que s’il vient m’aider, c’est que je m’en sors vraiment pas. Bon, après tout, je veux trouver un mec, moi, pas faire danseuse professionnelle donc on va prendre le parti de se réjouir. Tiens, je vais lui planter mon regard bleu azur dans les siens pour le faire fondre. Mmmmm, ses bras musclés qui me serrent fermement contre lui, je suis au paradis. Hé mais c’est que j’arrive même à faire quelques pas sans me planter. Je suis douée, je suis gracieuse, je suis amoureuse, épouse moi Pedro ou peu importe ton nom. Pour toi, je suis prête à apprendre l’espagnol. Ouais, moi, j’ai fait allemand en LV1 au collège et ça se faisait pas espagnol en LV3 dans mon lycée…

Mais… mais Pedro, pourquoi tu me lâches ? Mais tu vas danser avec une autre qui te dévore du regard, la tête bien droite. Merdeuse va, tu crois que tu es douée ? Et toi
salaud, comment oses-tu te compromettre dans d’autres bras quelques secondes après avoir quitté les miens. Ah, mon partenaire veut me récupérer. De suite, ça va moins bien, c’est lui qui est nul alors. Et par rapport à Pedro cœur d’artichaut, il est carrément pas choupinou.

Fin du cours, c’est l’heure du bilan : j’ai mal au pied à cause de ces talons et j’ai de la corne sous les pieds. Sans parler de mon cœur brisé et des 18 euros que j’ai payés.
Bon, la semaine prochaine, je me mets aux rollers.

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