Où trouver l’homme ? Episode spécial : un amour de vacances

(Je rappelle à mon cher lectorat et aussi aux autres que tout ceci est une fiction, que là, je suis pas du tout à la plage mais au bureau et je me demande si je vais pas faire une dépression nerveuse d’ici la fin de l’année… Bon, ok, j’exagère, juste une crise d’angoisse).

A la recherche du prince charmant

Je pars donc en charmante compagnie, celle de Jérémy. Ca fait très cliché la balade au bord de la mer de nuit avec la lune (qui a la décence de ne pas être pleine) mais c’est quand même super agréable, surtout le sable froid qui masse mes petits petons nus. On discute en marchant tranquillement puis on s’assoit sur le sable, les pieds dans l’eau (mon rêve était trop beau… 3 fois que je la fais, c’est un comique de répétition). Evidemment, un homme, une femme, la mer, la lune, les étoiles, Roch Voisine, il devait arriver ce qui arriva. Nous fîmes ainsi plus intimement connaissance sur le sable frais avec la mer comme bande sonore.

Le reste des vacances devait donc être consacré en roucoulades, baisers, et autres activités réservées à un public averti. Un vrai conte de fée, tralali, tralala, Jérémy a tout un tas de qualités. Oui mais voilà, j’ai oublié une dimension essentielle dans cette histoire : je cherche THE man et pas A man. Un amour de vacances, c’est comme l’Ile de la tentation, on oublie qu’on rentrera forcément les mains vides (à moins de reprendre bobonne ou pépère mais en général, les échanges salivaires devant caméra, ça ne réussit jamais à un couple, c’est étrange quand même). Hé oui, c’est un amour de vacances, une histoire sans lendemain mais à laquelle on repense, les yeux plein de chagrin (chagrin) avec la même impuissance face au temps assassin. Ne m’oublie pas !* Hé oui, j’avais omis un détail : Jérémy n’est pas parisien, pas même francilien. Donc on s’achemine soit vers une relation amoureuse à distance mais je suis globalement contre (déjà testé, pas approuvé), soit notre relation se finit là, sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés.

Donc c’est la mort dans l’âme que je rentre seule, le vague à l’âme sur Paris mais j’ai été con moi aussi : quelle idée de prendre un amour de vacances pour l’amour de toute une vie (enfin, d’au moins quelques années, on verra la suite après). Mais comme je suis une fille extrêmement optimiste, je rentabilise mentalement cette expérience : il m’a vue sous un jour peu flatteur (piètre joueuse de volley) mais il a quand même voulu me prendre la main sur la plage et déguster des moules en ma compagnie. Si on considère qu’il était charmant, brillant, drôle, beau, qu’il sentait bon le sable chaud… Ca me motive pour repartir sur les sentiers de la guerre.

Parisiens, me revoilà !

* Mais qui a pu chanter cette sublime chanson empreinte de poésie ? Je vous le demande.

Où trouver l’homme ? Episode 19 : au beach volley

A la recherche du prince charmant
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(Lecteur, je te rappelle ou je te dis des fois que tu viendrais ici pour la première fois que tout ceci n’est qu’une vaste blague, une fiction. Là, en vrai, je suis à Paris en train de cuire dans mon bureau non climatisé, non ventilé, non aéré alors tu vois, le beach volley, ça tient plus du fantasme que de la réalité).

Des fois, je me dis que la vie ne m’apprend rien, comme dirait l’autre. Jusqu’à présent, j’avais testé le sport comme plan drague avec les échecs que l’on sait et même une terrible blessure, j’avais également tenté la plage. Que des échecs retentissants. Alors quand ma copine qui m’a entraînée sur le bateau où j’ai vomi me propose un beach volley avec des mecs « trop bien gaulés, bronzés et torses nus », je ne sais pas ce qui m’a poussé à accepter. La naïveté ? Un besoin irrépressible de me rincer l’œil ? En tout cas, sur le coup j’y crois.

Analysons objectivement les données de l’équation : le soleil et moi, on n’est pas copains, c’est un fait [élément trop réel du récit]. Donc passer une heure au soleil sur le sable blanc qui réverbère bien est déjà une mauvaise idée en soi. Par ailleurs, le volley, sur terrain dur, ce n’était pas trop ma tasse de thé au lycée, j’étais, il faut bien le dire, mauvaise. Disons que pour servir, ça allait mais pour le reste, faudrait voir à pas trop m’en demander non plus. Mais dans un fol élan d’optimiste, je me dis que a) j’ai peut-être progressé depuis selon la loi de je maîtrise mieux mon corps qu’à l’époque et b) on est là pour s’amuser donc peu importe.

J’aime cette espèce de naïveté que j’ai envers la vie, des fois. Constatation première : ça me brûle un peu les pieds le sable, quand même… Bon, je me débrouille comme je peux, je rate un nombre incalculables de balles ou les renvoie n’importe comment, je me casse la figure plusieurs fois, vu l’instabilité du sol. Et puis il faut dire ce qui est, courir sur du sable, c’est juste inhumain, ça coupe les jambes, ça fait tomber. J’ai chaud, je transpire et le sable trouve super drôle de se coller à ma peau. En plus, les beaux gosses de mon équipe, au vu de mes compétences sportives, ils me sourient drôlement moins qu’au départ. Hum. J’avais oublié dans mon équation de départ l’incroyable instinct de compétition des hommes.

Devinette : qui a fait partie de l’équipe perdante ? Moi. Heureusement, après l’effort, le réconfort, on va se boire un coca à la terrasse d’un bar. Oui un coca, il ne faut pas boire de l’alcool après avoir pris le soleil, je retiens des leçons, des fois, quand même. Là, les mecs se montrent plus gentils avec moi quand même, surtout ceux de l’équipe adverse. J’essaie de montrer que je ne suis pas qu’un boulet en racontant des blagues drôles tout en faisant attention à ne pas agiter les bras dans tous les sens comme à mon habitude puisqu’un verre renversé n’arrangerait pas mon dossier. Tiens, l’humour ça semble mieux marcher que le sport, un jeune homme semble mordre à mon hameçon. Un de l’équipe adverse, bien sûr.

Après le resto (le sport, ça creuse), il me propose un petite balade au bord de la mer, lui et moi, seuls sur le sable les yeux dans l’eau… Oui, je sais, j’ai déjà fait la vanne, ça s’appelle du comique de répétition. Evidemment, je m’empresse d’accepter. Nous saluons donc les autres et partons tous deux fouler le sable rafraîchi par la nuit tombée.


A suivre !